Sochaux – PSG 3-2, 20/04/01, match amical 00-01

Le même Algérino balle au pied (L. Vadam)

Vendredi 20.04.2001, match amical à Sochaux, au Stade Bonal :
F.C. SOCHAUX-MONTBÉLIARD (D2) – PARIS ST-GERMAIN F.C.  3:2 (2:0)
– 12 000 spectateurs environ. Buts : Frau, 5′, Frau, 11′ ; Éric Rabésandratana, 47′, Peter Luccin, 58′, Crucet, 60′.
L’Équipe du PSG : Dominique Casagrande – Jimmy Algérino, Sylvain Distin, Éric Rabésandratana, Bernard Mendy – Didier Domi, Pierre Ducrocq, Peter Luccin, Enrique De Lucas – Christian Corrêa, Mickaël Madar. Entraîneur : Luis Fernandez.
Avertissement à Enrique De Lucas.


Maillot utilisé :

Maillot extérieur 2000-01 (collection MaillotsPSG)
Maillot extérieur 2000-01 (collection MaillotsPSG)

Billet :

(collection La Mémoire du PSG)
(collection La Mémoire du PSG)

Photos du match :

Jimmy Algérino à la lutte avec un Sochalien (L. Vadam)
Jimmy Algérino à la lutte avec un Sochalien (L. Vadam)
Le même Algérino balle au pied (L. Vadam)
Le même Algérino balle au pied (L. Vadam)

Compte-rendu (psg.fr) :

Paris s’enrhume à Sochaux

Piaffant d’impatience de retrouver la D1 la saison prochaine, le lion sochalien, par une température quasi-hivernale, ne s’est pas privé de griffer déjà de bon coeur un PSG ne s’étant jamais remis d’un début de match catastrophique. Un Paris qui n’évolua certes pas dans sa configuration type mais qui, surtout en première période, pêcha par manque de concentration, d’enchaînements, de mouvements… Pas de quoi faire sourire Luis Fernandez : du coup, il a programmé un entraînement samedi matin au Camp des Loges.

Ça sent « Franche-Comté-ment » bon le foot à Bonal. Pas du côté de la température (Brrrr…), ni d’une pelouse mi-herbe, mi-synthétique, posée depuis seulement un an mais qui devra faire peau neuve durant l’intersaison. Mais on persiste et signe : ça sent bon le foot au sein de ce stade où évolue le FC Sochaux Montbéliard, l’équipe française détenant, avec 53 saisons au total en D1, le record de longévité en la matière.

Et même si les usines Peugeot sont maintenant cachées par les tribunes d’un stade ayant grandi et bien grandi, les flashes crépitent lorsque l’on repense au passé de ce club formateur où évoluèrent notamment les Genghini, Anziani, Ruty, Paille, Bazdarevic (occupant tous aujourd’hui des fonctions au sein du staff technique, traduisant là un esprit club des plus développés), sans oublier Stopyra, Sauzée, Bats, Rust, Sylvestre… Le flash le plus intense ? Une image forte de l’histoire européenne des clubs français, avec un Patrick Revelli qui, couvert de neige à Bonal, planta deux buts aux Allemands de l’Eintracht Francfort lors d’un huitième de finale retour homérique en UEFA durant la saison 80-81.

Ne nous emballons pas trop non plus car ce soir, on ne joue qu’un amical à Bonal, entre des Doubistes courant après le titre de champion de France de D2 et ayant déjà assuré leur remontée en D1 après pas mal de « saisons ascenseurs », et un PSG n’ayant plus aucun enjeu à se mettre sous la dent, condamné à travailler en vue… de la saison prochaine. En résumé : une fête, un honneur, un super entraînement pour Sochaux, l’occasion de préparer son match à venir de championnat face à Nice et de s’étalonner en vue de son retour parmi l’élite ; un devoir à faire pour les Parisiens privés de Vampetta, Okocha, A. Cissé, Arteta (retenus en sélection nationale), E. Cissé (cheville), L. Leroy (fracture tibia), Anelka (dos) et Robert. Un devoir néanmoins suivi par une petite mais ô combien fidèle colonie de supporters toujours « on the road ».

Deux coups de Frau !

Côté sochalien, manquaient à l’appel Santos, la perle brésilienne meilleur buteur de la D2 (cheville), la révélation Pedretti (sélectionné en équipe de France Espoirs) et Daf (retenu avec le Sénégal). Pas de quoi entamer le moral des Jaune et Bleu, pour preuve après seulement cinq minutes de jeu une échappée de Frau qui se retrouva seul devant Casagrande pour mieux croiser son tir et ouvrir le score. Un coup de froid pour Paris, qui n’en resta pas moins tétanisé au point de se voir rejouer le scénario six minutes plus tard par le même Frau, lancé par Durix. Un deuxième coup de Frau, 2-0 pour la D2, et bonjour la défense en ligne parisienne, pas vraiment au point !

Car Frau est rapide, certes, mais ça suffit maintenant : le voilà à la 16e lancé cette fois par Crucet. Pour une troisième édition ? Non, et merci Jimmy Algerino d’avoir fait l’effort. Et merci Frau, toujours et encore, d’avoir tiré cette fois au dessus suite à une nouvelle tergiversation parisienne dans la surface à la 18e. Et si Madar, l’ex-Sochalien de Paris, montra le bout de son nez à la ramasse mais rageur à souhait dans la surface de l’ex-Parisien de Sochaux Vincent Fernandez (22e), ce ne fut que pour être contré et voir un classique Durix-Frau faire frissonner de plaisir le stade Bonal, tant le coup passa encore si près.

On se répète, mais devinez qui se présenta une nouvelle fois deux minutes plus tard face à Casagrande ? Frau, bien sûr, qui cette fois buta sur le portier de la Capitale. Il aurait pu en mettre cinq ou six comme ça au lieu de deux, le Frau ! Et n’imaginons même pas si la flèche Santos avait été là elle aussi… La première période n’avait d’ailleurs plus qu’à suivre tranquillement son cours. Le Paris Saint-Germain, à la mine aussi grise que son maillot lors de sa rentrée au vestiaire, allait vraiment devoir se reprendre…

Rabé, poing rageur…

Il y aurait eu un coup de g….. de Luis à la mi-temps que cela nous étonnerait guère. Car aussitôt dit, aussitôt fait : si les deux formations revenaient avec les mêmes onze, Paris entrait dans la bataille avec d’autres intentions, traduites dès la 47e par le poing rageur de Rabesandratana : il venait là de réduire le score d’une espèce d’aile de pigeon suite à un corner dévié par Distin au premier poteau.

Sochaux avait tendance à reculer, le PSG à pousser à l’image de Christian, très actif d’ailleurs depuis le début de la rencontre, portant bien le ballon et fixant bien les défenseurs. Et c’est Peter Luccin qui ne rata pas l’occasion d’égaliser à la 58e : un ballon qui flotte, une volée d’instinct frappée sèchement à mi-hauteur et voilà le travail. Mais le but de Pete n’allait pas avoir le temps de libérer les siens puisque deux minutes plus tard, Meriem était séché juste à la limite de la surface et Crucet, à ras de terre et profitant d’un placement du mur parisien aux abonnés absents, crucifiait Casagrande.

3-2, la messe était déjà dite, car hormis un tir de De Lucas qui obligea Vincent Fernandez à effectuer une belle parade (72e), le score ne changea plus et le coup de sifflet final fut accompagné d’une clameur en disant long sur la satisfaction du public doubiste, dont la timidité s’était effacée au fil des minutes… Pas que le PSG, pour lequel Luis Fernandez n’effectua aucun changement (un peu dans le style : vous vous êtes mis dans cette galère, à vous de vous en sortir…), ne se battit pas jusqu’au bout, non. Mais Sochaux, que Jean Fernandez n’hésita pas à faire tourner, venait de démontrer qu’il était de la trempe d’une équipe de D1. Surtout quand en face, la D1 n’était manifestement pas au mieux…

Réactions :

Pierre Alain Frau (attaquant sochalien)
« C’est mon premier doublé de la saison. J’ai été surpris par les boulevards qui se sont offerts à moi dès le début de la rencontre, avec une défense parisienne qui ne joua vraiment pas bien la ligne ! Mais il ne faut pas s’emballer ni tirer trop d’enseignements en vue de la saison prochaine : ce n’était qu’un match amical et le PSG avait visiblement moins envie de bien faire que nous. Un joueur m’a cependant impressionné en la personne de Christian, un attaquant très complet. »

Jean Fernandez (entraîneur sochalien)
« Le PSG a vraiment eut du mal à rentrer dans le match et a manqué de concentration, ce qui fait que nous l’avons surpris d’entrée. Je n’avais pas connu tel scénario en D2 cette saison ! Même si la pelouse, avec les faux rebonds qu’elle occasionne, a altéré un peu notre jeu sur le plan technique, nous avons pu exprimer la valeur qui m’est chère : la vitesse. Quant à la prestation du PSG, elle est, je pense, à l’image de sa saison : les moyens athlétiques sont là mais Paris manque incontestablement de vitesse dans son jeu et ses enchaînements. N’oublions pas cependant qu’il ne s’agissait là que d’un amical. »

Pierre Ducrocq (milieu parisien)
« Trois mots : je suis déçu. Nous n’avons pas fait ce qu’il aurait fallu faire pour bien aborder ce match, à l’image des attaquants sochaliens qui, si souvent, se sont échappés dans notre dos. Il ne fallait pas non plus attendre de miracle d’un onze parisien loin d’être type, mais ce n’est pas une excuse. Luis est en colère et c’est normal. Du coup, on s’entraînera dès demain samedi et dimanche aussi. Au boulot, il n’y a que ça à faire. »

Luis Fernandez (entraîneur parisien)
« On essaye de combler les trous du calendrier. C’est ainsi que nous nous sommes retrouvés à Sochaux, une équipe qui revient bien parmi l’élite, au sein d’un joli stade. Malheureusement, nous sommes très mal partis : manque d’enchaînements, de mouvements, voire d’envie, jeu trop statique… Et même si nous nous sommes montrés beaucoup plus conquérants en seconde période, la première me reste en travers de la gorge. Je ne suis pas du tout content… Je tiens sinon à saluer le travail effectué par Jean Fernandez. Jean est aussi quelqu’un qui m’a tendu la main lorsque j’étais dans une situation difficile après mon passage au Matra Racing. Alors pour la saison prochaine, je ne souhaite qu’une chose : Paris champion de France et Sochaux… vice-champion ! »


Le stade :

Le stade Auguste-Bonal
Le stade Auguste-Bonal

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