Nancy – PSG 3-1, 07/01/01, Coupe de la Ligue 00-01

Le mur parisien se met en place...

Dimanche 07.01.2001, Coupe de la Ligue, 1/16 de finale, à Nancy, au Stade Marcel-Picot :
A.S. NANCY-LORRAINE (D2) – PARIS ST-GERMAIN F.C.  3:1 (1:0)
– 10 299 spectateurs. Buts : Moustaïd, 31′ ; Alcino, 55′, Ali Benarbia, 63′, Nicaise, 67′.
L’Équipe du PSG : Lionel Letizi – Jimmy Algérino, Frédéric Déhu, Éric Rabésandratana (Aliou Cissé, 59′), Grégory Paisley – Stéphane Dalmat (Sylvain Distin, 46′), Édouard Cissé, Ali Benarbia, Augustine Okocha – Christian Corrêa (Laurent Robert, 46′), Nicolas Anelka. Entraîneur : Luis Fernandez.
Avertissements à Édouard Cissé et Éric Rabésandratana.


Maillot utilisé (avec les sponsors de la Coupe de la Ligue) :

Maillot domicile 2000-01 (collection http://maillotspsg.wordpress.com)
Maillot domicile 2000-01 (collection MaillotsPSG)

Billet :

(collection Socios Nancy)
(collection Socios Nancy)

Photos du match :

Arrêt de Lionel Letizi (Ch. Gavelle)
Arrêt de Lionel Letizi (Ch. Gavelle)
Nicolas Anelka (Ch. Gavelle)
Nicolas Anelka (Ch. Gavelle)
Le mur parisien se met en place...
Le mur parisien se met en place…
La une de l'Equipe du lendemain
La une de l’Equipe du lendemain

Compte-rendu (V. Brunel, PSGMAG.net) :

Robert revenant de blessure, Luis Fernandez aligne un 4-4-2 « type Bergeroo » avec Benarbia au milieu, mais sans Madar en attaque (il ne signera que lundi). Ce sont les supporters parisiens que l’on entend le plus en ce début de match, malgré les 15 000 Nancéiens à avoir pris place dans le stade Marcel Picot. Le match part doucement, avec toutefois une domination parisienne dans la possession du ballon, même si les actions ont lieu principalement au milieu de terrain. La première grosse occasion de ce match est logiquement à mettre au bénéfice du PSG : Okocha réalise un bon travail au milieu de terrain, ce qui lui permet de lancer idéalement Christian devant le but. Le Brésilien est parti dans le dos de la défense nancéienne et se retrouve en bonne position devant le but, mais il rate quelque peu son contrôle et se détourne sur la droite. Il parvient toutefois à se redresser et à frapper au but dans un angle fermé, mais Laquait peut repousser sans trop de difficultés (7ème). Cette occasion concrétise la domination parisienne, grâce notamment à Paisley et Okocha qui remuent beaucoup.
APRÈS CHRISTIAN, ANELKA A UNE BELLE OCCASION… RATÉE !

L’ASNL tente de sortir à quelques occasions en contre, sans parvenir à aller au terme de leurs actions. Quelques coup – francs de part et d’autre portent le danger devant les buts ; toutefois, c’est toujours le PSG qui domine ce début de match. Après le premier quart d’heure de jeu, Nicolas Anelka est lancé en profondeur en un contre un. Anelka accélère côté gauche et se trouve en bonne position de tir, mais il essaie de se mettre sur son pied droit, se retourne et perd tout son avantage : Paul Fisher le repousse et l’ancien Londonien est obligé de passer en retrait vers Christian au second poteau… Malheureusement, le centre d’Anelka à ras de terre est trop court et Nancy se dégage (18ème). C’était là la deuxième grosse occasion du match, elle est encore une fois l’œuvre d’un attaquant parisien et encore une fois… mal négociée ! Au fur et à mesure du match, les Nancéiens progressent dans la récupération du ballon et, s’ils ne font pas le jeu, ils empêchent les Parisiens de construire quoi que ce soit. Cela a pour effet de créer beaucoup de déchet dans ce match assez plaisant mais pas très animé.

NANCY SORT DE SON CAMP… ET MARQUE | PENALTYS OUBLIÉS

Nancy multiplie les corners et les coup – francs, ils parviennent en conséquence à pénétrer de plus en plus souvent à proximité de la surface de réparation parisienne : une première fois Zé Alcino simule une faute dans la surface, puis c’est un corner qui mettra le danger devant les buts parisiens : au second poteau, Déhu retient Ouaddou par le maillot et Bertrand Layec « oublie » de siffler un penalty évident (30ème). Quelques minutes plus tard, une action débutée côté droit se termine côté gauche par une frappe de Moustaïd, qui a devancé Dalmat, étonnement au marquage sur ce joueur (1-0, 32ème). Paris réagit après ce but : Okocha s’approche de la surface nancéienne au prix de plusieurs dribbles décisifs, puis il lance Christian sur le côté gauche de la surface. Le Brésilien est là encore clairement retenu par le maillot et ne peut jouer comme il le souhaite (35ème). Peut – être pour « compenser » le penalty précédent oublié pour Nancy, Layec ne siffle toujours pas… Si Guy Roux avait été là, il aurait pu répéter que « un penalty oublié plus un penalty oublié ça ne fait pas 0, ça fait deux grosses fautes d’arbitrage » ! Toutefois, c’est le sursaut d’orgueil de la part des Parisiens qu’il faut relever à l’approche de la demi – heure de jeu, même s’ils n’arrivent pas à concrétiser les occasions qu’ils se procurent. Éric Rabesandratana est averti en cette fin de première période (39ème), il sera donc suspendu prochainement, puis c’est Hadji qui se voit averti à son tour (41ème).

PARIS NE PRODUIT PAS DE JEU, NANCY MARQUE ENCORE

A la mi – temps, Laurent Robert et Sylvain Distin remplacent Stéphane Dalmat et Christian, alors que Ducrocq et A. Cissé s’échauffent avec Di Blasi en vue d’une probable rentrée en cours de seconde période. Paris revient ainsi à un 3-5-2 qui devrait permettre plus de mouvements dans les couloirs et un regroupement défensif plus important dans les phases de récupération. Toutefois, Nancy débute la seconde période avec autant d’entrain que précédemment et Zé Alcino part à deux reprises en un contre un vers les buts de Letizi. La première fois, l’ancien Messin sort en dehors de sa surface et repousse le ballon ; la seconde, il détourne en corner. Paris ne parvient pas à développer véritablement du jeu, et seul Robert tente à deux reprises, sur deux frappes lointaines, de mettre en danger Laquait. Mais c’est toujours Nancy qui se montre le plus dangereux et notamment Frédéric Fouret : sur un appel en profondeur de Fouret, Distin se déchire et laisse l’attaquant nancéien filer au but. Son premier tir est repoussé par Letizi, son second l’est par Déhu, mais la balle revient encore une fois dans les pieds nancéiens : Zé Alcino pousse la balle au fond des buts, Rabesandratana (sur la ligne) ne peut empêcher l’ASNL de marquer un deuxième but (2-0, 54ème).

BENARBIA MARQUE SON 1ER BUT AVEC LE PSG, NANCY TRIPLE

A. Cissé remplace Rabesandratana, surpris et sifflé par son ancien public, à plus d’une demi – heure de jeu de la fin du match (58ème). Fernandez essaie de faire réagir ses troupes, mais les bonnes intentions de Robert et Okocha semblent vaines… A cet instant, Okocha ouvre parfaitement sur Robert côté gauche. L’ancien Montpelliérain contrôle et centre immédiatement au second poteau, dans la surface de réparation. Un défenseur nancéien se déchire et remet derrière lui vers… Benarbia, qui reprend de volée en force (2-1, 64ème). L’International Algérien signe ainsi son premier but depuis son arrivée au PSG, il y a un an et demi ! A partir de cet instant, on sent Nancy plus regroupé en défense, moins serein. D’ailleurs, le public se tait et on entend à nouveau les Parisiens. Mais pas pour longtemps, puisque Nancy repart déjà à l’attaque : Zé Alcino déborde encore une fois côté droit, il passe en revue trois défendeurs parisiens avant de glisser sur la gauche à Nicaise, tout seul. Le jeune Nancéien (qui disputait là son premier match en pro) reprend du plat du pied et marque certainement le but du KO pour Nancy (3-1, 68ème), car le PSG ne se crée plus d’occasions franches comme en première période, et on a plus vu Nicolas Anelka depuis la première mi – temps ! La fin du match est guère passionnante, puisque les Nancéiens ne se jettent plus trop à l’attaque, alors que les Parisiens ne réussissent pas à approcher balle au pied à moins de 40 mètres des buts de Bertrand Laquait. Les trois minutes de temps additionnel ne donneraient rien de plus, le PSG est éliminé de la Coupe de la Ligue dès les seizièmes de Finale et devra encore beaucoup travailler avant d’aller à Saint – Étienne samedi prochain…

Réactions:

Luis Fernandez : « Je me sens surtout déçu pour les garçons, ils ont essayé de faire le maximum dans la continuité du travail de ces derniers jours, par contre, si on peut être déçu par le résultat, pour moi ça allait mieux au niveau du jeu. Je suis content à ce sujet. Maintenant il faut préparer Saint – Étienne, un déplacement qui n’est pas de tout repos. Nancy nous a battu avec ses moyens, ils ont été agressifs, ils ont joué dans le bon sens, en nous laissant tenir le ballon avant de nous contrer. L’équipe a eu beaucoup plus d’initiatives dans le jeu, mais elle a buté sur une grosse défense, en plus, ils nous ont posé pas mal de problèmes devant par leur rapidité. Il faut féliciter Nancy qui a su construire sa victoire, nous on a mieux posé le jeu, il y a eu de bons enchaînements, mais ça n’a pas suffi. »
Francis Smerecki : « Notre système défensif est redevenu très performant. C’est pour moi l’une des clés de la victoire, je ne mets qu’un seul bémol : il ne faut pas se laisser griser, mais je saurais les rappeler à leur devoir. Mon équipe a retrouvé confiance en cette année 2001, les joueurs savent qu’ils peuvent bien faire et c’est une bonne chose. Il se sont laissés griser à 2-0, mais nous avions de la marge pour ne pas rester sous la menace. Notre forte détermination, le stade plein et la visite du PSG, tout était réuni pour qu’on sorte un bon match. C’est forcément plus facile d’être à la fois motivé et décontracté en jouant Paris en coupe, où l’esprit est plus libre, que lors du championnat dans lequel nous avons obligation de résultat. Je note au passage que huit des neuf équipes qualifiées avant notre rencontre avaient ouvert le score, nous sommes les neuvièmes, il y a de la logique dans ce résultat. »

Frédéric Déhu : « Ils ont su bien nous manœuvrer, attendre leurs opportunités et saisir leurs chances quand ils en ont eues. On avait le monopole du jeu, mais ce n’est pas suffisant. Si j’avais su comment faire pour réagir sur le terrain cet après – midi, je n’aurais pas attendu, j’aurais donné ma réponse à mes partenaires à ce moment – là. Maintenant, c’est vrai qu’on a encore perdu, mais il faut absolument continuer à travailler comme on l’a fait depuis la reprise. On s’attendait à une bonne prestation de Nancy puisqu’ils sont sixièmes de la D2, en plus il ont été motivés comme il le fallait, ils ont joué leur carte à fond. Les coupes, c’est vraiment à part, même si aujourd’hui il n’y avait pas de problème de motivation. On a encore pris une bonne claque derrière la tête. Dés demain, il faut se remettre en question et se remettre au travail. »

Lionel Letizi : « On a payé cash chacune de nos erreurs. Mais ça ne doit pas nous empêcher de continuer à travailler comme on l’a fait ces derniers jours. Il faut aller chercher un résultat à Saint – Étienne. Aujourd’hui, après une bonne entame de notre part, Nancy s’est bien réveillé. C’est une bonne équipe de toute façon. Ca ne parait pas logique que le PSG soit sorti par une équipe de D2, mais c’est le football. Nous sommes habitués depuis quelques années à voir ce type de surprises. Ce soir, c’était notre tour d’en faire les frais et ce n’était pas agréable. Mais bon, il ne faut pas baisser les bras : c’est une période sans réussite. On va continuer à travailler, la chance c’est comme ça, ça tourne forcément un jour. »

Édouard Cissé : « Quelque soit l’adversaire, une défaite n’est jamais agréable. C’est triste mais c’est comme ça, pour nous la coupe de la Ligue s’arrête là. Il faut maintenant prendre les matches les uns après les autres, à commencer par Saint – Étienne. C’est notre chance, en jouant un match par semaine, on peut oublier et essayer de faire de bons résultats après des échecs. Je suis déçu évidemment, puisque tous les buts arrivent sur des erreurs individuelles et qu’ensuite on doit courir après le résultat. Il n’y a pas d’inquiétude dans le vestiaire, c’est la déception qui domine. Maintenant il faut se concentrer sur le match à Saint – Étienne. »

Luis Fernandez : « Ce match a été vraiment difficile, je tiens à rendre hommage à Thouars , qui a fait un grand match. Il y a toujours des surprises en coupe de France. Je suis content parce que cette fois, la surprise n’est pas Paris. On a contrôlé mais on a souffert, c’est sûr. Notre volonté, notre détermination ont fini par faire la différence, malgré un gardien qui a voltigé, ce soir. Il a fait un grand match, nous empêchant d’ouvrir le score. Pour ce qui est des buts de Mickaël Madar, je suis content, c’est vrai. C’était important de lui tendre la main, à mon avis, par rapport à ce qu’il a fait ici ces dernières saisons. Ce soir, il a résisté à la douleur, il s’est battu. C’est un bon exemple pour le groupe. Au niveau du jeu, je vois le PSG depuis la reprise et je constate que nos adversaires nous posent de moins en moins de problèmes. On était bien en place, bien organisés, et on s’est créé quelques opportunités. Maintenant, on va continuer à travailler, en particulier s’efforcer d’ être plus pénétrants, dans la surface adverse. Il faut qu’on ait moins peur de rentrer dans la surface. »


Le stade :

Vue aérienne du stade Marcel-Picot en travaux
Vue aérienne du stade Marcel-Picot en travaux

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