PSG – La Corogne 1-3, 21/11/00, Ligue des Champions 00-01

Augustine Okocha

Mardi 21.11.2000, Ligue des Champions, Deuxième phase, Groupe B, 1re journée (4e place) à Paris, au Parc des Princes :
PARIS ST-GERMAIN F.C. – R.C. DEPORTIVO (Esp.)  1:3 (1:0)
– 31 810 spectateurs. Buts : Jimmy Algérino, 36′ ; Naybet, 63′, Toro Flores, 70′, Makaay, 90′.
L’Équipe du PSG : Lionel Letizi – Jimmy Algérino, Frédéric Déhu (Godwin Okpara, 74′), Sylvain Distin, Bernard Mendy – Augustine Okocha, Pierre Ducrocq (Édouard Cissé, 74′), Peter Luccin, Laurent Robert – Christian Corrêa, Laurent Leroy. Entraîneur : Philippe Bergeroo.
Avertissement à Pierre Ducrocq.


Maillot utilisé (à manches longues) :

Maillot domicile 2000-01 en version Europe (collection MaillotsPSG)
Maillot domicile 2000-01 en version Europe (collection MaillotsPSG)

Billet :

(collection La Mémoire du PSG)
(collection La Mémoire du PSG)

Fanion :

(collection La Mémoire du PSG)
(collection La Mémoire du PSG)

Photos du match :

Course d'Augustine Okocha (Ch. Gavelle)
Course d’Augustine Okocha (Ch. Gavelle)
Christian (Ch. Gavelle)
Christian (Ch. Gavelle)
Christian entre deux Corognais (Ch. Gavelle)
A nouveau Christian, entre deux Corognais (Ch. Gavelle)
Intervention de Bernard Mendy
Intervention de Bernard Mendy
Augustine Okocha
Augustine Okocha
Les Lutece Falco
Les Lutece Falco

Compte-rendu (psg.fr) :

Il y a eu deux équipes du PSG ce soir. Une première qui a su une heure durant monopoliser le jeu et offrir de bons ballons à ses attaquants. Et puis une autre, qui s’est désolidarisée et a laissé La Corogne prendre le contrôle de la rencontre et s’ouvrir le chemin de la victoire. Ça se complique.

Que dire. Que le PSG a réussi à tenir tête une heure durant à des Espagnols fiers jusqu’à la mort. Que la faena dans les deux premières « suerte » des compagnons de Jimmy Algérino était à la hauteur du maniement de la cape exercée par un milieu de terrain prolifique. Mais tout cela n’a pas été suffisant. L’entrée en jeu de Makaay a été le déclencheur d’un vaste chamboulement. La main a alors commencé à trembler, les deux oreilles se sont envolées.

Pourtant Paris était si beau et si fier dans son habit de lumière au moment d’entrer dans l’arène. La Ligue des champions, son hymne, ses étoiles et son timing bien huilé. L’équipe de Bergeroo ne tourne pas autour de son sujet. Avec Okocha à la baguette et Robert aux banderilles, les Parisiens secouent Molina au bout de dix minutes de jeu. Un premier corner de Robert trouve la tête de Christian, et l’ancien portier de l’Athletico Madrid est obligé de s’y prendre à deux fois. On poursuit dans les corners puisque la bête semble ne pas aimer être piquée de cette façon. Et cette fois le corner à droite de Robert file vers le deuxième poteau où Valeron dégage sur sa ligne (16e). L’entame du combat est plein de promesses, Paris déplace sa muleta avec l’insistance du torero qui sait que seul le mouvement parfait fera se lever la foule. Et comme il le veut, le public va sortir les mouchoirs blancs un peu avant le premier « suerte ».

Laurent Robert fait une « naturelle » (passe côté gauche) à Manuel Pablo. Il ramène le ballon vers l’intérieur, crochète latéralement et sert Algérino, seul à droite. Naybet a dévié au passage l’objet de tous les désirs, et ce ballon justement file et vibre dans les pieds du capitaine parisien. Personne ne semble le vouloir, à croire que le danger n’est pas là. Comme une insulte, Jimmy s’avance et cadre une lourde frappe qui glisse sous le ventre de Molina (36e). Un « arrêt » qui en rappelle un autre, lors d’une certaine finale du championnat d’Europe 1984…Mais Molina n’est pas Arconada, même si son style, s’en est rapproché un court instant. Paris n’a pas la main qui tremble, et le contrôle de la situation au bout de sa muleta. On croit que les vapeurs de l’Europe ont redonner des couleurs aux hommes du grand basque. Ce parfum décuple les énergies et force sûrement Paris à se sublimer. Le Parc a besoin de l’ivresse de ses matadors pour lui crier combien il sait sa volonté d’airain.

Après l’heure, c’est plus l’heure

La « stat » de cette première période est très significative : Le Depor n’a pas tiré une seule fois au but. C ‘est dire combien le pressing de Paris a été bénéfique, et à vrai dire on en reconnaît pas bien là, le champion d’Espagne qui vient d’écarter la Juve de cette Ligue des champions.

Et on a raison de ne rien y comprendre car si les matadors ont été en Rouge et Bleu en première période, ils vont franchement virer au bleu clair passé l’heure de jeu. La première pique des galiciens est signée Turu Flores (50e). La réaction d’orgueil de Paris est signée Robert. Un coup-franc ? Bien évidemment. A l’entrée de la surface légèrement décalé à gauche, le pied gauche de l’international traverse le mur de trois joueurs et file frôler le montant droit de Molina (56e). C’est la première tentative de mise à mort. Elle a échoué, mais il y a en aura une autre. Quatre minutes plus tard. Nouveau coup de pied arrêté du même Robert. Cette fois, son centre trouve la tête de Leroy qui s’est gêné avec Déhu et qu’un défenseur espagnol vient de sauver sur sa ligne. C’est la deuxième épée, elle vient de toucher l’os, mais pas le cœur.

Irureta n’est pas venu ici pour faire briller les Parisiens. La bande à Mauro Silva redresse la tête, bombe le torse et remet les pendules à l’heure trois minutes plus tard. Makaay tout juste entré en jeu dévie au second poteau un centre de l’ancien madrilène, Victor. Qui est le premier matador ibère ? L’international marocain, Naybet qui reprend de volée un ballon qui ne laisse aucune chance au gardien de cette arène (63e). La machine d’Irureta est lancée. Emerson et le milieu de terrain ont fait reculer un milieu parisien qui a de plus en plus de mal à jouer ensemble. Suffisant pour planter une deuxième pique. Valeron a vu Turu Flores excentré côté gauche. Algérino laisse s’échapper l’attaquant galicien qui n’a plus qu’à croiser sa frappe à bout portant.

Les sifflets grondent dans la foule, et les mouchoirs blanc ont fait place à un vaste vacarme et à quelques incantations très peu dignes. Paris essaye d’aller chercher le match nul. Celui et la bête et l’homme sortent non pas par la grande porte, mais au moins avec le sentiment du devoir accompli. Au lieu de ça, Makaay brise l’harmonie d’une soirée qui avait si bien commencé. Quelques spectateurs quittent déjà le stade. Au-delà de cette limite, le ticket n’est plus valable.


Le stade :

Le Parc des Princes
Le Parc des Princes

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