Rapid Vienne – PSG 2-2, 01/11/01, Coupe de l’UEFA 01-02

Bernard Mendy

Jeudi 01.11.2001, Coupe de l’UEFA, 32e de finale, match retour, à Vienne, au Stade Gerhard-Hanappi :
S.K. RAPID VIENNE (Aut.) – PARIS ST-GERMAIN F.C.  2:2 (2:0)
– 10 400 spectateurs environ. Buts : R.Wagner, 11′, R.Wagner, 17′ ; Lionel Potillon, 53′, Hugo Leal, 90′.
L’Équipe du PSG : Stéphane Gillet – Talal El-Karkouri, Mauricio Pochettino, Gabriel Heinze, Lionel Potillon – Bernard Mendy, Frédéric Déhu (Hugo Leal, 70′), Édouard Cissé (Mikel Arteta, 46′) – Joaquim Agostinho, Ronaldinho Gaùcho (José Aloísio, 46′), Alex Dias. Entraîneur : Luis Fernandez.
Avertissements à Mikel Arteta, Frédéric Déhu et Bernard Mendy.


Maillot utilisé (en version Coupe d’Europe, sans les logos sur la manche, à manches longues) :

Maillot extérieur 2001-02 (collection MaillotsPSG)
Maillot extérieur 2001-02 (collection MaillotsPSG)

Billet :

(collection La Mémoire du PSG)
(collection La Mémoire du PSG)

Programme :

(collection La Mémoire du PSG)
(collection La Mémoire du PSG)

Fanion :

(collection La Mémoire du PSG)
(collection La Mémoire du PSG)

Photos du match :

Bernard Mendy
Bernard Mendy
Les supporters parisiens présents à Vienne
Les supporters parisiens présents à Vienne

Compte-rendu (psg.fr) :

Coup de froid sans conséquence

Paris a vécu le scénario auquel il s’attendait en début de rencontre. Les Autrichiens ont mis le feu à la défense parisienne et ont très vite menés 2-0. Heureusement, la sagesse l’a emporté sur la précipitation. Ainsi, Paris s’est remis au travail. La sérénité en plus, les hommes de Fernandez ont pratiqué un football qui leur ressemble un peu plus. Suffisant pour ne pas perdre.

Pour une fois la météo ne s’était pas trompée, pas plus que les visionnaires les plus pessimistes. Vienne a pris un coup de froid en l’espace de vingt-quatre heures, et Paris a connu le feu durant le premier quart d’heure. Sorti de ces considérations prévisionnelles, il y a des erreurs qu’il vaudrait veiller à ne plus commettre. Certes Paris a assuré l’essentiel en se qualifiant pour le tour suivant, et en ne perdant pas, mais jamais nous ne pouvions imaginer combien les appels à la prudence étaient empreints d’autant de clairvoyance.
Avec les dix degrés laissés sur le bord de la route, la défense parisienne s’est enrhumée comme elle aurait pu se l’imaginer dans ses pires cauchemars. Deux buts en un quart d’heure et puis c’est tout. Ensuite, la supériorité physique, technique mais surtout mentale du PSG a réparé ses erreurs. On notera quand même que d’un côté comme de l’autre, on se méfiait du loup, puisque les deux coaches avaient modifié leurs schémas de jeu du match aller.

Nouveaux schémas

Luis s’en est donc remis à une 4-4-2 plus classique, alors que Matthaüs évolue plus offensivement qu’à l’aller, à savoir en 3-5-2. Et Paris ne va pas tarder à s’en rendre compte. Après un premier tir de El-Karkouri (6e), ce sont les Autrichiens qui prennent la rencontre à leur compte. Le long de son couloir droit Wagner met le feu dans la défense parisienne. La première alerte est contrée et termine en corner. Sur ce même corner, Wallner retrouve Wagner aux six mètres, qui dépasse Potillon de la tête et trompe Gillet en glissant le ballon entre ses jambes. Gêné par Pochettino et Heinze, le jeune gardien parisien n’y peut pas grand chose (16e).
Et les malheurs de Paris ne s’arrêtent malheureusement pas là. Une faute de El-Karkouri, le long du couloir gauche cette fois-ci, permet au couple Wallner-Wagner de remettre ça. Le coup-franc du premier trouve le pied gauche du second, après que Gillet ait repoussé une première fois l’assaut devant une défense figée (16e). 2-0 en un peu plus d’un quart d’heure de jeu, c’est le scénario que Paris voulait par dessus tout éviter.

Du coup, Luis Fernandez envoie Leal, Arteta et Letizi s’échauffer. Il y a de l’inquiétude et de la fébrilité, sur et en dehors du tapis vert. Mais Paris va bien se reprendre, et contrarier les vélléités locales. Par El-Karkouri tout d’abord, ce qui oblige Payer à s’allonger une première fois (20e). Dans la minute qui suit, c’est Cissé qui trouve Agostinho aux seize mètres, mais le Parisien échoue devant un Payer bien sorti de ses buts.
La tension à laquelle s’ajoute maintenant de la nervosité, sont palpables. Il faut absolument s’éviter la douche écossaise. Paris l’a bien compris, et fait corps. Les hommes de Matthaüs sont déchaînés et obligent Paris à quelques fautes que Monsieur Olsen ne laisse pas passer. C’est le cas sur ce coup-franc dangereux plein axe, rejoué après que Agostinho soit un peu trop vite sorti du mur. Après Lagonikakis c’est Wallner qui s’y colle, mais le mur repousse (25e). Les dix dernières minutes sont beaucoup moins enlevées, et l’on regagne logiquement les vestiaires, dans la sérénité.

Aloisio, le sang neuf

A la pause, Luis Fernandez effectue deux changements qui vont se révéler très vite productifs. Aloisio et Arteta prennent les places de Ronaldinho et de Cissé, poste pour poste. Un premier coup-franc de Déhu à l’entrée de la surface, contourne parfaitement le mur, et c’est au prix d’une extraordinaire claquette de Payer que le Rapid s’en sort (51e). Le deuxième coup-franc parisien de ce début de période va être le bon. D’une longue transversale partie du côté droit, Arteta trouve la tête de Potillon au deuxième poteau. Son coup croisé est parfait, et fait mouche (53e).
Sur leur lancée, les hommes de Fernandez maintiennent leur pressing sur le but de Payer. C’est Aloisio cette fois qui sème le trouble. Un joli dribble de la cuisse passe par dessus son défenseur, et la frappe qui suit oblige Payer à un nouvel exploit (55e). Il a du talent ce jeune gardien.

La réorganisation parisienne porte ses fruits, d’autant que la sortie à la mi-temps du héros local du premier quart d’heure, Wagner, n’a pas dû arranger les affaires de l’ami Lothar. Le Rapid reproduit un jeu à peine supérieur à celui pratiqué voilà quinze jours au Parc.
Alors comme ils n’y arrivent plus avec un ballon dans les pieds, les Viennois utilisent d’autres moyens, moins légaux ceux-là. Wallner sèche Heinze et écoppe pour l’occasion d’un avertissement mérité, avant que Déhu ne s’échauffe avec de nouveaux amis. Fernandez joue la prudence et remplace son capitaine par Hugo Leal, à vingt minutes de la fin. En sortant, Déhu en profite pour chambrer amicalement ce Wallner, bref c’est vraiment plus le même match.
D’autant que quelques minutes auparavant, Aloisio, après avoir passé la défense autrichienne en revue, se montre trop gourmand devant un Payer impeccable (60e). On se neutralise donc pour ce dernier quart d’heure, et si ce n’est ce tir de Wallner détourné avant les arrêts de jeu, il n’y a pas grand chose à se mettre sous la dent. Et puis, dans les deux minutes de temps additionnel, Aloisio qui doit encore être le seul à y croire, s’échappe sur la droite et trouve Hugo Leal. La ballon repoussé par la défense viennoise et repris du droit par l’international espoirs portugais. C’est le premier but du Parisien, un but qui compte, comme on ne peut l’imaginer.

Réactions (psgmag) :

Luis Fernandez : « Nous avons accompli une première mi-temps très difficile. Nous ne sommes pas rentrés dans le match face à un adversaire qui nous a mis dans des conditions délicates. Nous avons su être meilleurs en seconde période, mais en même temps, je n’avais pas peur car ce n’est pas dans ma nature. J’étais tout de même conscient de ce qui se passait sur le terrain. Il est clair que nous avions le résultat du match aller bien en tête et que nous aurions du être plus vigilants. C’est le danger de croire que tout est déjà joué. En football, il faut tout le temps être méfiant. Il y a peut-être un relâchement sur les coups de pied arrêtés. En même temps, je sais que si nous avions fait 0-0 à l’aller, nous n’aurions pas pris ces deux buts ce soir. A la mi-temps, j’ai observé et j’ai changé ce qui n’allait pas. Ce soir, c’était l’occasion pour certains garçons de montrer qu’ils peuvent jouer dans cette équipe. En conclusion, je suis très heureux que l’on dispute un tour de plus dans cette Coupe UEFA. »
Lionel Potillon : « Luis nous a bougé à la mi-temps. En deuxième, nous avons repris le dessus car notre début de match montrait que l’on pouvait mieux faire. Nous n’avons pas rendu la tâche facile à Stéphane Gillet et les deux buts qu’il a pris ne lui sont pas du tout imputables. Par la suite, il a bien fait ce qu’il avait à faire. Nous ne sommes pas rentrés comme il fallait dans ce match et nous aurions pu nous mettre à l’abri plus facilement. Mais au contraire, on a dû cravacher plus d’une mi-temps pour être enfin tranquilles. »

Bernard Mendy : « Notre entame de match a été catastrophique. Je me suis dit que nous allions revivre le même cauchemar qu’à La Corogne. Heureusement, nous avons su réagir. Les changements à la mi-temps nous ont permis de chercher loin devant José Aloisio. Ce soir, nous n’avons pas perdu nos automatismes même si le coach nous avait prévenu du match qui nous attendait. A la pause, le coach avait insisté pour que l’on garde le ballon devant, et c’est ce que nous avons fait en seconde période. »

Les notes du parisien :

Gillet (4). Il encaisse le premier but en laissant passer le ballon entre ses jambes et relâche le ballon du second. Mais, à chaque fois, il y a erreur de marquage au départ et flottement de la défense. Un bon arrêt en fin de rencontre.
El Karkouri (5). Arrière droit, il a été agressif dans un match fait de duels et de coups malicieux. Il a rempli sa besogne.

Pochettino (5). Il manque deux interceptions qui mènent aux deux buts viennois. Ensuite, son autorité a rassuré le collectif.

Heinze (5,5). Dans les moments difficiles, sa présence athlétique a été précieuse mais il se rate sur le corner du premier but autricien.

Potillon (5,5). Il inscrit le but de la délivrance et gomme ainsi son erreur de marquage sur le premier but viennois.

Mendy (5,5). Dans le couloir droit, il a apporté son dynamisme et ses percussions.

Cissé (4,5). Lassé de prendre des coups, il a perdu son sang-froid et sa lucidité. Remplacé par Arteta (46ème, 6) qui a délivré la passe décisive pour Potillon. En outre, il a rétabli la cohérence du jeu parisien.

Déhu (5,5). Comme Cissé, il a dilapidé son énergie à répondre aux provocations adverses. Après la pause, il a imposé son envergure au milieu du terrain. Remplacé par Hugo Leal (70ème) qui a marqué le but de l’égalisation.

Ronaldinho (4). Il n’a jamais pu imposer sa technique. Du coup, il s’est énervé à commenter les décisions de l’arbitre. Remplacé par Aloisio qui a offert un point d’ancrage au jeu parisien. Sa présence a apporté de la profondeur (5,5).

Agostinho (4). Une première période transparente. Ensuite, il a apporté quelques soutiens défensifs et offensifs.

Alex (4,5). Il s’est créé peu d’occasions d’exister à la pointe de l’attaque. Plus à l’aise avec l’entrée d’Aloisio.


Le stade :

Le stade Gerhard-Hanappi
Le stade Gerhard-Hanappi

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