Brescia – PSG 1-1, 21/08/01, Coupe Intertoto 01-02

Le but d'Aloisio

Mardi 21.08.2001, Coupe Intertoto, finale, match retour (PSG est le Co-Vainqueur du Tournoi), à Brescia, au Stade Mario-Rigamonti :
F.C. BRESCIA CALCIO (Ita.) – PARIS SAINT-GERMAIN F.C.  1:1 (0:0)
– 20 000 spectateurs environ. Buts : José Aloísio, 75′, R.Baggio, 80′ sur penalty.
L’Équipe du PSG : Lionel Letizi – Cristóbal Parralo, Mauricio Pochettino, Gabriel Heinze, Aliou Cissé (Lionel Potillon, 59′) – Bernard Mendy (Pierre Ducrocq, 82′), Frédéric Déhu, Didier Domi, Augustine Okocha – José Aloísio, Nicolas Anelka (Mikel Arteta, 27′). Entraîneur : Luis Fernandez.
Avertissements à Cristóbal Parralo, Frédéric Déhu et Mauricio Pochettino.


Maillot utilisé (en version Coupe d’Europe, sans les logos sur la manche) :

Maillot extérieur 2001-02 (collection MaillotsPSG)
Maillot extérieur 2001-02 (collection MaillotsPSG)

Billet :

(collection La Mémoire du PSG)
(collection La Mémoire du PSG)

Fanion :

(collection La Mémoire du PSG)
(collection La Mémoire du PSG)

Photos du match :

"Jayjay" Okocha à la lutte (Ch. Gavelle)
« Jayjay » Okocha à la lutte (Ch. Gavelle)
Frappe d'Okocha
Frappe d’Okocha
Le but d'Aloisio
Le but d’Aloisio
La joie d'Aloisio après son ouverture du score
La joie du buteur après son ouverture du score
Le capitaine parisien brandit la Coupe Intertoto
Le capitaine parisien brandit la Coupe Intertoto
Les fans parisiens présents à Brescia
Les fans parisiens présents à Brescia
Craquage parisien...
Craquage parisien…

Compte-rendu (psgmag) :

JEU MORNE, BRESCIA IMPRÉCIS ET PARIS DÉFENSIF

Les Lombards sont les premiers à se mettre en action, avec leurs qualités toutes italiennes : agressivité, vitesse et vice. Ils se battent sur tous les ballons, à l’image des deux jumeaux du milieu de terrain, Antonio et Emanuele Filippini. Ce dernier se créé la première occasion de la partie sur une percée dans l’axe aux 25 mètres, ponctuée par un tir croisé qui rase le poteau de Lionel Letizi (12ème). Rien de mieux pour galvaniser Brescia, qui met encore un peu plus de pression. Mais les Italiens restent imprécis au plan offensif, et la paire défensive Gabriel Heinze – Mauricio Pochettino fait preuve d’une grande sérénité. Et ce n’est pas le superbe plongeon dans la surface de Luca Toni pour obtenir un penalty qui va troubler la charnière parisienne, pas plus que l’arbitre (17ème). Hormis ces demi – occasions, les hommes de Mazzone n’arrivent pas à être dangereux. Quant aux Parisiens, ils sont incapables de construire quoi que ce soit dans la moitié italienne. Et la sortie sur blessure de Nicolas Anelka (28ème) n’arrange rien, même si l’ancien Madrilène n’avait pas montré grand – chose. Bien vite donc, le jeu devient morne, haché par les fautes parisiennes et les erreurs techniques de Brescia. Luis Fernandez a beau hurler à ses joueurs d’aller de l’avant, rien n’y fait. La mi – temps est sifflée sur ce spectacle pour le moins ennuyeux.

BAGGIO RELANCE BRESCIA, SANS ÊTRE DANGEREUX | ALOISIO

La seconde période, qui débute en retard à cause de fumigènes, est marqué par l’entrée en jeu du « blessé » Roberto Baggio. Et le stratège à queue de cheval se met rapidement à l’œuvre. Des 25 mètres il ouvre sur Marek Kozminski dans la surface, dont le centre en retrait est poussé in extremis par Cristobal en corner (52ème). Le tout près du but de Letizi (57ème). Les affaires des Parisiens ne s’arrangent pas, d’autant qu’ils ne passent toujours pas la ligne médiane. Et pourtant, les hommes de Fernandez ont les moyens d’être dangereux. Enfin lancé dans l’axe, José Aloisio est fauché aux 25 mètres. Jay – Jay Okocha prend la balle et délivre un superbe coup franc, qui vient s’écraser sur la base du poteau, avant de rouler devant la ligne de Luca Castellazi (60ème). Une occasion qui, paradoxalement, relance les Italiens. Ils pressent les Parisiens de plus en plus haut, mais ne sont toujours pas dangereux. Mais le match va se débloquer sur un contre enfin bien mené par le PSG. Didier Domi s’échappe à gauche et centre au point de penalty. Aloisio jaillit, contrôle, pivote pour effacer son défenseur et frappe en force des 9 mètres. Imparable ! (0-1, 74ème).

PENALTY IMAGINAIRE ET AGRESSIVITÉ INCROYABLE…

Les joueurs de la porte d’Auteuil sont aux anges, un peu trop certainement. Brescia repart à l’attaque, Paris laisse faire. Lancé dans la surface, Baggio se trouve face à Letizi. Le portier international s’avance doucement, l’Italien crochète et tombe tout seul, de fort belle manière. Suffisamment pour obtenir un penalty, qu’il transforme lui – même (1-1, 79ème). Les Parisiens sont toujours qualifiés, mais il suffit d’un but à Brescia pour tout remettre en cause. Brescia démontre une agressivité incroyable, à la limite de la règle, dans les dix dernières minutes. Mais ni la talonnade de Baggio (83ème), ni la tête de Simone Del Nero (87ème) ne changeront quoi que ce soit. Au coup de sifflet final, au bénéfice du but marqué à l’extérieur, c’est Paris qui est qualifié pour la Coupe de l’UEFA, où il rejoindra Bordeaux, Sedan et Troyes, ces derniers ayant réussi l’exploit d’éliminer le Newcastle de Laurent Robert…

Réactions :

Luis Fernandez : « Je suis d’autant plus heureux qu’au début de l’été on ne s’y attendait pas ! Nous étions les invités surprises. En fait, en un mois, on en a rattrapé six. Brescia a toujours été à la limite au niveau engagement. Ils n’ont jamais essayé de montrer du jeu mais ont tout fait pour nous intimider. Quand Baggio n’est pas là, Brescia n’a aucune qualité technique. »

Lionel Letizi : « Sur le penalty, j’ai fait une erreur de débutant. Je m’en suis voulu un moment. Je fais tout pour ne pas plonger et ne pas le toucher. Finalement, il y a un contact très très léger. Baggio m’a eu à l’expérience. […] On a été sérieux, appliqués, avec pas mal de roublardise. A ce jeu, nos « Espagnols » (NDLR : Heinze, Cristobal et Pochettino) sont encore plus forts que les Italiens ! Ce soir, on a réussi au – delà de ce qu’on pensait. »

Frédéric Déhu : « On savait que ce serait un match difficile face à une équipe un peu truqueuse. Il ne fallait pas répondre à leur provocation, ce que nous n’avons pas toujours su faire en début de match. […] Après la mi – temps, on s’est calmé et on a su poser le jeu. […] L’esprit de solidarité et de combativité est notre principale force actuelle. »

Édouard Cissé : « On n’a pas pu développer notre jeu habituel. Cela s’est passé différemment et il a donc fallu se battre durant toute la rencontre. […] La perte assez rapide de Nicolas Anelka a provoqué un manque de profondeur dans notre jeu. José Aloisio s’est retrouvé tout seul devant. Heureusement, Jay – Jay a pris les choses en main à ce moment – là et nous avons vu que nous pouvions nous appuyer sur lui. »

Gino Corioni, Président de Brescia : « Lorsqu’on ne met pas les occasions dans ce genre de match, on finit par le payer. En plus, le PSG a tout de même ce coup – franc d’Okocha qui s’écrase sur le poteau. Les Parisiens méritent donc leur qualification. Il ne faut surtout pas sous – évaluer le PSG. J’ai vu une très bonne équipe à Paris, peut-être un peu moins bonne à Brescia. Mais de toute façon, c’est une grande équipe. Si elle allait loin dans cette compétition, je ne serais pas surpris parce qu’elle a une très bonne défense. »


Le stade :

Le Stade Mario-Rigamonti
Le Stade Mario-Rigamonti

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