PSG – Rapid Vienne 4-0, 18/10/01, Coupe de l’UEFA 01-02

Alex devance un autrichien

Jeudi 18.10.2001, Coupe de l’UEFA, 32e de finale, match aller, à Paris, au Parc des Princes :
PARIS ST-GERMAIN F.C. – S.K. RAPID VIENNE (Aut.)  4:0 (2:0)
– 27 155 spectateurs. Buts : Ronaldinho Gaùcho, 16′, Bernard Mendy, 27′ ; Nicolas Anelka, 55′, Ronaldinho Gaùcho, 60′.
L’Équipe du PSG : Jérôme Alonzo – Talal El-Karkouri, Mauricio Pochettino, Gabriel Heinze, Lionel Potillon – Bernard Mendy (Francis Llacer, 72′), Frédéric Déhu (Mikel Arteta, 46′), Hugo Leal – Nicolas Anelka, Ronaldinho Gaùcho, Alex Dias (Joaquim Agostinho, 69′). Entraîneur : Luis Fernandez.
Avertissement à Frédéric Déhu.


Maillot utilisé (en version Coupe d’Europe, sans logo sur la manche) :

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Maillot domicile 2001-2002 (collection MaillotsPSG)

Billet :

(collection La Mémoire du PSG)
(collection La Mémoire du PSG)

Fanion :

(collection La Mémoire du PSG)
(collection La Mémoire du PSG)

Photos du match :

Frappe de Ronaldinho
Frappe de Ronaldinho
Francis Llacer à la lutte
Francis Llacer à la lutte
Alex devance un autrichien
Alex devance un autrichien
Les supporters du Virage Auteuil, déplacés en Tribune Paris
Les supporters du Virage Auteuil, déplacés en Tribune Paris
Le Kop de Boulogne
Le Kop de Boulogne

Vidéo :


Compte-rendu (psgmag.net) :

Aloisio, Mikel Arteta et Francis Llacer sur le banc, Luis Fernandez innove pour ce match que l’on annonce capital pour un PSG en manque de victoires ces derniers temps. Au coup d’envoi, en attaque c’est donc Alex qui épaule Anelka de retour, El Karkouri qui est préféré à Llacer le seul « survivant » de la confrontation de 1996 en défense, et Bernard Mendy qui revient en grâce au milieu, à la place du Catalan Arteta. Trois joueurs frais sur lesquels l’entraîneur parisien compte beaucoup pour dynamiser le jeu de son équipe et dynamiter les Autrichiens de Vienne. Une formule rapidement gagnante, témoin ce violent tacle par derrière de Mendy sur Hilden qui aurait pu mériter un carton jaune (4ème). Paris se met doucement en place au milieu avec un trident très offensif : Mendy à droite, Hugo Leal et Ronaldinho dans l’axe. Mais à la surprise générale, ce sont les joueurs de Lothar Matthäus qui, les premiers, sur coup franc, font trembler le Parc et les filets de Jérôme Alonzo, remplaçant de Letizi. Le but de Zingler est refusé par l’arbitre italien M. Treossi (6ème). Clin d’œil ou coup du sort, c’est sur coup franc que Paris trouve l’ouverture par Ronaldinho dont la frappe flottante et finalement « rebondissante » trompe Payer (1-0, 18ème).

C’est cher payé pour le Rapid de Vienne, bienvenu pour le PSG qui en profite pour accentuer sa domination et sa maîtrise du jeu. Écarté du groupe qui affrontait Lyon dimanche en Championnat, Bernard Mendy affamé depuis le début de la rencontre, se lâche complètement peu avant la demi-heure de jeu. Un bon jaillissement au milieu de terrain lui ouvre le chemin du but, et c’est à grandes enjambées que le jeune espoir parisien fonce vers la cage adverse. Dans son élan, le latéral droit emporte tout ou presque. Rien ne semble lui résister et surtout pas Payer, totalement impuissant sur sa frappe tendue du gauche au ras du poteau. Le Parc explose et Mendy aussi ; son accélération en deux temps a fait valser toute la défense de Vienne (2-0, 27ème). Le onze de Luis Fernandez gagne les vestiaires sur cet avantage confortable mais « insuffisant » selon les dires de Marcel Desailly, interrogé au micro de Canal + dans les couloirs du Parc à la mi-temps. Paris revient sur la pelouse sans son capitaine Déhu (remplacé par Arteta) mais avec la même envie. Celle qui fait la différence au bout de dix minutes en seconde période. Bien lancé par Alex, Anelka profite de la sortie hasardeuse de Payer pour marquer du droit dans le but vide (3-0, 55ème).

Les Autrichiens ont à peine le temps de baisser la tête et d’engager que Ronaldinho lève déjà les bras au ciel, congratulé par tous ses partenaires après son petit exploit personnel. Plusieurs passements de jambes dans la surface conclus dans sa foulée par un intérieur du plat du pied droit qui échappe à Payer et corse l’addition (4-0, 59ème). Cette fois Paris est vraiment à l’abri et termine ce match aller en roue libre. Pour changer, du gauche Ronaldinho sert dans un premier temps Anelka – dont la tête heurte la barre (65ème) – avant de reprendre victorieusement de l’extérieur du droit un bon centre d’Agostinho, rentré en jeu. Mais l’arbitre refuse le troisième but du Brésilien pour une faute d’Anelka (72ème). Finalement, le match se termine comme il avait commencé, sur un but refusé. La qualification « en poche », Paris retrouve le sourire et le goût de la victoire. Mais il faut bien reconnaître que le Rapid de Vienne est très loin de son niveau d’antan.

Réactions :

Jérôme Alonzo : « Cela a été rendu facile parce que nous avons su faire preuve de rigueur. Cela aurait pu mal se passer si nous avions fait preuve de moins de rigueur ou d’enthousiasme. Nous l’avons rendu facile car nous avons été très respectueux des consignes, opportunistes et réalistes devant le but. C’est le genre de match qui peut faire prendre une autre dimension au PSG. Première réponse, dimanche, contre Sedan. Les cinq premières minutes, je n’étais pas vraiment fier. Quand on fait son premier match sous des couleurs comme cela, c’est vraiment spécial. Il m’a fallu un peu de temps pour me rendre compte de la place à laquelle je me trouvais. Après, cela a été un plaisir immense d’autant que cela a été un véritable feu d’artifice. Mais il faut vite redescendre car Sedan n’est pas très loin. En championnat, à 4-0, vous pouvez prendre un but dans les dernières minutes sans que cela ne porte à conséquence. En Coupe d’Europe, c’est complètement différent. Je n’ai pas été très sollicité mais moralement, c’est difficile. Je vais vite m’endormir ce soir parce que je suis vraiment épuisé. »

Frédéric Déhu : « C’est la première fois que nous marquons autant de buts sans en encaisser. Je crois que c’est la confirmation pour l’équipe du match contre Lyon, où nous avions effectué un bon match. Malheureusement, nous n’avions pas été récompensés de nos efforts. C’est dans la continuité, nous avons été sérieux et appliqués et nous nous sommes créés beaucoup d’occasions. Nous sommes enfin parvenus à les concrétiser. »

Lothar Matthäus : « Le succès du PSG est entièrement mérité. J’avais même prévu que l’équipe serait encore plus forte. Mon équipe, malheureusement, n’a pas pratiqué ce que nous travaillons à l’entraînement, ni ce que je leur explique lors des leçons théoriques. Visiblement, ils étaient impressionnés. J’avais même peur qu’ils déroulent un tapis rouge devant les Français. Les jeux sont déjà faits. J’espère que les joueurs auront appris quelque chose avec ce que je considère être un entraînement spectaculaire. Chacun des joueurs qui se trouvait sur le terrain a un contrat pro avec le Rapid. Et j’attends d’eux qu’ils se comportent aussi en professionnels. Certains d’entre eux n’ont pas été à la hauteur. Pardonnez-moi de ne pas citer de nom. Mais j’espère qu’ils réfléchiront. »

Jean-Louis Gasset : « Nous étions dans la lignée de la rencontre face à Lyon. Le score de 4-0 nous satisfait amplement. Surtout, nous avons rectifié le tir au niveau des coups de pied arrêtés face à une équipe athlétique. Autre motif de satisfaction : les buts de Ronaldinho et Anelka. Lorsqu’on évolue face à une équipe qui pratique le marquage individuel tout terrain, c’est toujours difficile de débloquer la situation. Même si le premier but est un peu chanceux, il a mis un coup sur la tête des Autrichiens, qui ont ensuite perdu pied. Depuis la trêve imposée par France-Algérie, nous avons mis un schéma en place, même s’il peut évoluer selon les situations. Et nous sommes en train de bien le gérer. Les victoires donnent toujours confiance. »

Les notes du Parisien :

Alonzo (6). Une première sortie aérienne délicate, qui n’était pas de nature à le mettre en confiance. La suite a été plus conforme à ce qu’il espérait. Il a été peu sollicité mais a correctement négocié les ballons qui sont arrivés jusqu’à lui. Une première titularisation bien gérée.

Mendy (7). D’entrée de jeu, il a fait parler sa puissance et sa vitesse de course dans le couloir droit. Des initiatives offensives récompensées par un but plein de caractère au sortir d’un joli slalom. Son activité ne s’est pas démentie au fil des minutes. Llacer l’a remplacé poste pour poste à la 73ème.

Pochettino (6). Il a retrouvé l’axe de la défense parisienne. Vigilant sur les coups de pied arrêtés, l’Argentin a dirigé la manœuvre sans être véritablement inquiété. Il a profité des espaces libres pour venir apporter le surnombre au milieu.

El Karkouri (6). Le Marocain du PSG commet encore trop de fautes inutiles. Ses interventions sont dures et souvent limites. Mais elles font de lui un drôle de client dans les duels. Wallner, l’attaquant autrichien, a passé une mauvaise soirée.

Heinze (6). Il reste le même, match après match. Vigilant, le stoppeur ne ménage pas sa peine. Les attaquants autrichiens lui ont donné peu de soucis.

Potillon (6). Latéral gauche, il s’est montré disponible pour essayer de combiner avec Ronaldinho lorsque l’opportunité s’est présentée. Dans son couloir, il n’a pas non plus oublié son boulot défensif et a parfaitement cadenassé Taument.

Déhu (5). Défenseur central dimanche dernier face à Lyon, le capitaine parisien est monté d’un cran hier soir pour évoluer au poste de milieu défensif. Quelques sorties musclées, peu de prises de risques. Un bilan mitigé. Remplacé par Arteta à la mi-temps. Dans son rôle de milieu récupérateur, le Basque a affiché précision et efficacité. Il sert idéalement Ronaldinho pour le quatrième but.

Hugo Leal (5,5). Le Portugais n’est pas un aussi gros travailleur qu’Arteta. Mais il possède une vision du jeu intéressante. Dans une position de milieu de terrain avancée, il est monté en puissance au fil des minutes. Ce match-là lui aura peut-être donné confiance.

Ronaldinho (7). Il avait effectué une rentrée tonitruante dimanche dernier face à Lyon. Titularisé comme attaquant côté gauche, il a d’abord eu un impact limité. Mais il ouvre le score sur un coup franc anodin excentré. Un exploit personnel pour le quatrième but l’a rendu euphorique pour le final.

Alex (6). Légèrement décroché par rapport à Anelka, l’attaquant brésilien a eu du mal à se mettre en évidence. Quand il évolue trop loin de la zone de vérité, son influence sur le jeu est forcément réduite. Passeur pour le troisième but, il a été remplacé par Agostinho (71ème).

Anelka (6,5). Positionné à la pointe de l’attaque, l’international parisien a d’abord fait profiter des coéquipiers de ses appels croisés. Sur l’un deux, il ouvre le chemin du but à Mendy. Il a usé la défense autrichienne par ses courses en profondeur. Il inscrit le troisième but sur sa seule pointe de vitesse.


Le stade :

Le Parc des Princes
Le Parc des Princes

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