PSG – Sochaux 1-1, 09/11/02, Ligue 1 02-03

André Luiz à la lutte

Samedi 09.11.2002, Championnat de France, Ligue 1, 14e journée (3e place), à Paris, au Parc des Princes :
PARIS ST-GERMAIN F.C. – F.C. SOCHAUX-MONTBÉLIARD  1:1 (0:0)
– 40 992 spectateurs. Buts : Bartholomew Ogbeche, 64′, J.Mathieu, 84′.
L’Équipe du PSG : Lionel Letizi – Cristóbal Parralo, Talal El-Karkouri, Mauricio Pochettino, Gabriel Heinze – Fabrice Fiorèse (Alex Nyarko, 71′), Frédéric Déhu, Jérôme Leroy, André Luiz (Selim Benachour, 62′) – José Aloísio (Bartholomew Ogbeche, 58′), Martin Cardetti. Entraîneur : Luis Fernandez.
Avertissements à André Luiz, Frédéric Déhu, Jérôme Leroy et Alex Nyarko.


Maillot utilisé :

Maillot domicile 2002-03 (collection MaillotsPSG)
Maillot domicile 2002-03 (collection MaillotsPSG)

Billet :

(collection La Mémoire du PSG)
(collection La Mémoire du PSG)

Programme :

0203_PSG_Sochaux_programmeLMDP


Photos du match :

Aloisio balle au pied
Aloisio balle au pied
Gabriel Heinze
Gabriel Heinze
Frédéric Dehu
Frédéric Dehu
André Luiz à la lutte
André Luiz à la lutte
Le Virage Auteuil
Le Virage Auteuil

Vidéo :


Compte-rendu (PSGMAG.net) :

Le coup de pied d’Ogbeche n’a pas suffi à désamorcer une rencontre où la peur de mal faire en première période a fait le lit à l’excitation en seconde. Deux périodes bien distinctes, et d’une certaine façon deux matches. Sans véritable créateur, Paris s’en est donc remis aux mains de ses travailleurs. Cette première place, les Parisiens n’ont fait que l’effleurer… Terminer à dix après avoir pris un but à cinq minutes de la fin du temps réglementaire, le tout en se privant d’un envié fauteuil de leader, c’est le tableau d’une triste soirée de fin d’automne dans ce décor si friable du Parc des Princes. Derrière les questions métaphysiques du pourquoi, du comment, se cache l’essence même d’un tel constat : Paris n’est sûrement pas encore prêt à assumer ce statut qui lui colle aux crampons. Patience donc.
Mais s’il y a une autre question que chacun se posait c’est bien évidemment : est-ce le bon soir ? Si ce déplacement dans les Ardennes n’a fait que susciter l’excitation, la possibilité d’en faire de même ce soir – grâce notamment à la défaite auxerroise à Ajaccio (1-0) -, cette confrontation a tout de même une autre saveur. Retrouver le sommet dans son stade c’est un peu comme redécouvrir un vieux livre que l’on avait depuis si longtemps rangé. Il se mêle donc un parfum de nostalgie et de conquête à l’amorce d’une rencontre qui n’a pas écorné quelques vieux principes, à savoir surprendre là où on l’attend le moins. Sans son Ronaldinho, on croyait que l’autre jeune meneur de jeu parisien, Selim Benachour trouverait sa place au sein du onze de départ. Luis Fernandez l’a vu autrement, et c’est en fait la combinaison d’Andre-Luiz et de Jérôme Leroy qui doit se charger de conduire Paris, là où chacun l’attend ce soir.

Pour le reste, circulez y’a rien à voir. Un peu comme cette entame de match, où Paris cherche à ne pas trop se découvrir, et Sochaux à freiner ses ardeurs. Le décor est planté, il n’est donc pas question de voler dans les plumes de l’autre, prudence est mère… Tant et si bien que seuls quelques coups de pied vont égayer la morne plaine de Saint-Cloud. On joue court, quelques fois vite, mais la finition fuit les Parisiens, d’autant que Guy Lacombe a opté pour un régime plutôt défensif. Super excitant en somme… Mais enfin, tant qu’à poursuivre dans les adages, il n’est pas de forteresse imprenable, il n’y a que des assauts mal donnés, si bien que Paris livre le match que chacun ici attend de lui, celui qui doit le conduire à sa juste valeur. Reste que le bilan est maigre au moment du décompte de la première période. Trois véritables occasions franches sont à mentionner.

La première est l’œuvre de Fiorèse qui reprend de volée un long centre au deuxième poteau d’Andre Luiz que la tête de Cardetti n’a pu capter (24e). Puis c’est une autre forte tête parisienne qui y met du sien. Heinze, esseulé au deuxième poteau pique sa tête mais Richert est bien heureux d’être au bon endroit (32e). Et enfin, cinq minutes plus tard, c’est Déhu qui extirpe un ballon qui a bien du mal à quitter l’entrejeu, puis il le glisse à Cardetti qui parvient à centrer du gauche. A la retombée du ballon, on trouve Aloisio, mais sur ce coup, Richert est sur ses gardes. Voilà le tableau d’une timide première période, où l’envie s’est mêlée à la peur. Et chacun sait ici pourquoi. En fait, c’est même Sochaux qui a le plus tiré au but. Les jeunes doubistes après avoir ouvert les hostilités sur une frappe de Santos déviée par El-Karkouri, et sur laquelle Letizi est obligé d’employer la manière forte en boxant loin de sa cage (14e), vont fermer le premier temps de ce bal. Mathieu reprenant de volée un long centre de Santos (45e).

Et si les adages sont loin de nourrir les desseins d’une équipe taillée pour la victoire, c’est comme souvent en revenant à plus simple que l’on s’extirpe du compliqué. En plus clair, Paris va trouver la voie nourricière grâce à sa jeune garde. Paris fait le siège de Sochaux, et après une série de corners, l’entrée en jeu d’Ogbeche va confirmer ces bonnes intentions. Aloisio, blessé (entorse du genou), laisse donc sa place au jeune Nigérian. Sur l’un de ses premiers ballons, après une action épique où le tir de Fiorèse est repoussé par Raschke… sur la tête de Leroy qui revient sur l’arête de la transversale, Ogbeche récupère le ballon à l’angle gauche de la surface de réparation et place son pied droit dans la lucarne opposée (65e).

Voilà Paris dans la situation où chacun l’espère. Mais il était sûrement écrit que Paris n’aura point de salut dans une rencontre où la seconde période est à l’opposée de la précédente. Et même si Paris a l’occasion de figer le moment, notamment par Cardetti qui gamberge en cherchant son pied gauche alors que le droit lui ouvrait plus singulièrement le chemin de la terre promise (70e), c’est Sochaux qui va lui couper l’herbe sous le pied. Vaines seront donc les tentatives du même Ogbeche (tir dans la même position que lors de son but mais que Richert écarte, 76e) ou encore de Cardetti sur une belle balle en cloche de Benachour mais que Raschke détourne in extremis (80e). C’était donc écrit, et chacun ici n’y pensa jamais : Sochaux repartirait moins bredouille que par le passé. Si la faute de Pochettino sur Zaïri est discutable, ce qui l’est moins c’est ce coup-franc que Pedretti adresse sur la tête de Mathieu, dévié auparavant par le derrière du crâne de Raschke, et qui fait mouche (85e). C’est le coup bas que chacun ici n’attendait plus. Et la sortie sur blessure du héros parisien de la soirée (son premier but au Parc tout de même, nda) laisse Paris à dix contre onze. Pedretti (sur la barre) et Leroy (deux fois) veulent inverser le cours de l’histoire, mais au fond chacun ici sait bien que Paris est encore loin du compte. L’histoire est un éternel recommencement.

Réactions :

Luis Fernandez (entraîneur-manager du PSG) : « Je suis un peu déçu car nous ne le méritions pas. Nous avons fait ce qu’il fallait pour l’emporter et même eu des occasions de tuer le match à 1-0, mais c’est toujours pareil lorsque nous jouons au Parc. Nous avons été confrontés à une équipe qui jouait derrière. C’est malheureux, regrettable, mais nous l’acceptons, et quand je dis cela, c’est aussi parce que je suis déçu pour le public. Mais je félicite Sochaux pour ce bon match nul. Nous ne subissons aucune baisse de régime, loin de là. Ce soir, j’ai retrouvé mon équipe. Je ne peux absolument pas en vouloir à mes joueurs. La place de leader sera pour plus tard, on fait durer le plaisir. Je crois qu’il faut surtout rester dans le bon wagon, et ne pas nous précipiter. Enfin, je suis touché par ce qui arrive à Andre Luiz. Il traverse un moment difficile mais d’autres joueurs l’ont déjà vécu ici. Daniel Bravo, Talal ou même Jose (Aloisio) ont été chahutés par le public avant d’être acceptés. Il faut donc être patient avec lui. Je voudrais que les supporters le soutiennent, il en a besoin. C’est un grand joueur, il a juste besoin de retrouver confiance. Je demande donc à tous ceux qui aiment le PSG, de le soutenir. »
Guy Lacombe (entraîneur de Sochaux) : « Je suis très content, surtout parce que nous sommes parvenus à revenir au score. C’est la première fois cette saison que cela nous arrive. Paris a fait un très bon match. Nous n’avons pas été très conquérants en première mi-temps, un peu plus en seconde, mais je suis dans l’ensemble très satisfait de ce point pris. Nous aurions peut-être même pu faire mieux… Enfin, l’important pour nous est de prendre le maximum de points sans nous soucier du classement. »

Talal El Karkouri (défenseur du PSG) : « Ce match nul à domicile est une grosse déception. Sochaux est revenu au score à cinq minutes de la fin alors que nous étions réduits à dix. Face à une telle situation, nous ne pouvons rien faire, c’est le football. Nous avons manqué de réussite mais cela arrive. Je voudrais dire aux supporters du PSG que nous avons TOUS besoin de leur soutien. Andre Luiz est un grand joueur, il a juste besoin d’encore un peu de temps. »

Mauricio Pochettino (défenseur et Capitaine du PSG) : « Nous avons tout fait pour gagner cette rencontre et c’est donc difficile de perdre deux points dans ces conditions. Sochaux est une bonne équipe, qui a fait un très bon match, et lorsque l’on est rejoint à cinq minutes du coup de sifflet final, c’est dur de se relever. Sochaux a joué en contre mais beaucoup d’autres équipes le font. C’est à nous de trouver les solutions. Ce n’est pas grave de manquer la première place ce soir, l’important étant d’y être au soir de la dernière journée. Ces points perdus à domicile sont embêtants mais pas inquiétants. Pour nous, c’est difficile d’accepter ce qui arrive à Andre Luiz en ce moment. Tout le monde va essayer de l’aider. Nous avons besoin de rester tous unis. C’est un très grand joueur, mais aussi un grand homme. »

Benoît Pedretti (milieu de terrain de Sochaux) : « Je préfère jouer à onze derrière et prendre un point, que jouer avec huit attaquants et perdre 3-0. Cela ne plait sans doute pas à tout le monde, mais ce n’est pas mon problème. »

Les notes du Parisien :

Letizi (6). Très peu sollicité, il s’est interposé avec à propos à chaque fois que cela a été nécessaire. Il boxe une frappe lourde de Mathieu en première période et sort intelligemment devant Pagis (57e). Ne peut rien sur le but.
Cristobal (5,5). Malade dans la semaine, l’Espagnol a réalisé un match sérieux. Il a connu toutefois quelques soucis avec la taille de Mathieu, très présent dans sa zone.

Pochettino (5). Le Capitaine n’a pas eu à trop s’employer. Deux approximations de la tête et il commet la faute sur le coup franc qui amène le but sochalien.

El Karkouri (5,5). A l’image de son partenaire de la défense centrale, peu de choses à dire sur son match. Il avait bien commencé avec de bons jaillissements. Grosse présence physique.

Heinze (6). Arrière gauche, il s’est retrouvé de nombreuses fois en position de centreur. Son entente avec Andre Luiz est à parfaire. Comme d’habitude, beaucoup d’engagement et de replacements précieux.

Déhu (5,5). Souvent bien placé, l’ancien capitaine a récupéré pas mal de ballons. Très peu de déchets. Devancé de la tête par Mathieu sur le but sochalien.

Fiorèse (5,5). De bonnes combinaisons côté droit avec Jérôme Leroy mais l’ancien Guingampais s’est montré à plusieurs reprises maladroit dans ses derniers gestes. Remplacé par Nyarko (71e) qui a été averti deux minutes plus tard.

J. Leroy (6). Hier, il a (presque) réussi à canaliser son énergie. Un carton malgré tout justifié. Il a multiplié les redoublements de passes avec Fiorèse, beaucoup tenté et couru. Une bonne frappe dans les arrêts de jeu.

Andre Luiz (3,5). En position plus offensive, le Brésilien n’a pas convaincu. Des mauvaises passes et des imprécisions ont gâché une évidente bonne volonté. Sifflé par le public à chacune de ses erreurs et au moment de son remplacement par Benachour, il est apparu affecté.

Cardetti (4,5). Invisible en première période, « el chapulin » s’est exposé un peu plus après la mi-temps. A la différence de ses précédentes sorties, il n’a pas marqué. Rate même une énorme occasion dans les six mètres sur une passe de Fiorèse. Sans doute la balle de match.

Aloisio (4,5). Il n’est jamais vraiment rentré dans le match. Des simulations et quelques gestes d’agacement. Il est sorti sur une civière. Remplacé par Ogbeche (58e) qui, tout de suite, a été percutant. Le Nigérian a ouvert le score (65e) avant de sortir sur blessure et de laisser ses coéquipiers à 10.


Le stade :

Le Parc des Princes
Le Parc des Princes

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