PSG – Troyes 4-2, 01/03/03, Ligue 1 02-03

Ronaldinho (Ch. Gavelle)

Samedi 01.03.2003, Championnat de France, Ligue 1, 29e journée (9e place)
à Paris, au Parc des Princes :
PARIS ST-GERMAIN F.C. – A.T.A.C. TROYES  4:2 (1:2)
– 36 961 spectateurs. Buts : F.Adam, 10′, Benachour, 28′, Stéphane Pédron, 35′ ; José Aloísio, 58′, Fabrice Fiorèse, 69′, Jérôme Leroy, 90′.
L’Équipe du PSG : Jérôme Alonzo – Cristóbal Parralo, Frédéric Déhu, Mauricio Pochettino, Lionel Potillon – Jérôme Leroy, Paulo César (Romain Rocchi, 69′), Stéphane Pédron (Francis Llacer, 82′) – Fabrice Fiorèse, Ronaldinho Gaùcho, José Aloísio (Bartholomew Ogbeche, 72′). Entraîneur : Luis Fernandez.
Avertissement à Mauricio Pochettino.


Maillot utilisé :

Maillot domicile 2002-03 (collection MaillotsPSG)
Maillot domicile 2002-03 (collection MaillotsPSG)

Billet :

(collection La Mémoire du PSG)
(collection La Mémoire du PSG)

Programme :

(collection La Mémoire du PSG)
(collection La Mémoire du PSG)

Photos du match :

Aloisio balle au pied (Ch. Gavelle)
Aloisio balle au pied (Ch. Gavelle)
Jérôme Leroy (Ch. Gavelle)
Jérôme Leroy (Ch. Gavelle)
Cristobal fixe son vis-à-vis troyen (Ch. Gavelle)
Cristobal fixe son vis-à-vis troyen (Ch. Gavelle)
Lionel Potillon (Ch. Gavelle)
Lionel Potillon (Ch. Gavelle)
Ronaldinho (Ch. Gavelle)
Ronaldinho (Ch. Gavelle)
Le Virage Auteuil et tous les supporters en grève (Mouvement Ultra)
Le Virage Auteuil et tous les supporters en grève (Mouvement Ultra)

Vidéo :


Compte-rendu (psgmag) :

C’est parce que son équipe chérie ne gagne plus. Parce qu’elle ne lui ressemble pas dans la dévotion qu’elle estime devoir à un maillot. Parce qu’en d’autres temps, on lâchait les lions dans l’arène. Pour ces raisons et plus encore, le divorce semblait consommé entre Paris et son public. Comme une ultime étreinte, cette victoire sauve la face. Pas l’essentiel.
Colère au Parc, vœux en banderoles. Le rendez-vous s’annonçait corsé, il l’a été, au-delà même de nos espérances. Comme lors de la venue de Lyon en novembre dernier (2-0), c’est dans une arène peuplée en grande majorité de découragés, que Luis et sa troupe ont joué avec le feu. Et mieux que dans le théâtre antique, cette nouvelle scène digne des plus grandes absolutions a même rassuré une partie des plus vindicatifs. C’est tout dire. Pour autant, elle n’a pas soulagé un public qui ne se contentera plus de paroles mais bien d’actes. Comme un symbole de ce bras de fer que se sont livrés Fernandez et la grande majorité des supporters parisiens, c’est par une étonnante surprise qu’il dévoile son équipe du soir. Car s’il y a deux Lionel au PSG, le plus cité des deux ne figure pas dans le onze de départ au moment de l’entrée des joueurs sur la pelouse. Aussi, à la lecture de la feuille de match, le speaker du Parc a même évité de peu l’erreur diplomatique, surpris qu’il devait être par l’absence de… Letizi. Un choix pour le moins surprenant, qui ne manquera pas d’être commenté ici ou là. Pour le reste, les mouvements d’humeur annoncés sont exactement comme on les imaginait. Oui, la colère est dans le Parc.

Une colère sourde par le peu d’encouragements qui l’accompagnent, et froide par les banderoles qui la dessinent. Car ce Parc est en colère. Contre tous. Dans une telle ambiance, Paris a bien du mal à cacher sa nervosité. Les premiers pas parisiens sont prudents et timorés. Troyes, qui l’a bien senti, en profite pour mettre très vite en branle son plan de bataille. Pour Benachour et Leroy, cette soirée a tout du pain béni. Que rêver de mieux pour flamber face à Paris, que de rencontrer une formation en proie au doute ? Et le jeune international tunisien ne s’y trompe pas. Pour son premier coup-franc, Benachour glisse de la semelle à Adam qui expédie le ballon dans la lucarne de Alonzo (12e).

Un premier coup dur qui déchire les entrailles de ce Parc en colère. L’ovation des suiveurs troyens ne peut combler la bronca qui accompagne cette ouverture du score. Et ce scénario diabolique n’en est qu’à ses débuts. Paris, par un bon positionnement de son milieu de terrain (Fiorèse-Paulo Cesar et Pédron) parvient à relancer la machine. Quelques coups de génie de Ronaldinho offrent même l’occasion d’applaudir, aux deux seules associations parisiennes – Rangers et Gavroches – venues soutenir l’équipe de Fernandez.

Un premier centre de Paulo Cesar qui cherchait la tête de Aloisio est détourné in extremis par Régis (15e). Puis le milieu brésilien tente une combinaison sur un coup-franc avec Ronaldinho, mais là encore, son tir file à côté du cadre de Heurtebis (20e). Mais la colère du Parc va s’intensifier. Dans la même position que sur le premier but troyen, Benachour tente cette fois seul sa chance. Son tir est précis, et va se loger dans le petit filet opposé d’Alonzo (29e). Le Parc, atone, prend ce deuxième but comme une provocation supplémentaire, et la bronca qui s’ensuit est assourdissante par ce qu’elle connote dans cette rupture consommée.

Mais Paris ne peut en rester là. Car il doit surmonter aujourd’hui sa peur, pour mieux éviter de se plonger dans un long tunnel noir insurmontable. Et de tout cela, les hommes de Fernandez en ont bien conscience. Cinq minutes après ce deuxième but, c’est le meilleur parisien de la soirée qui sonne la révolte. Pédron adresse une frappe imparable à Heurtebis, un tir qui vient s’échouer sur l’arête de la lucarne troyenne (34e). Ainsi, Paris se remet en course juste avant le repos, tout en montrant qu’il a envie de s’affranchir de ses doutes. Et si l’on excepte un slalom de Leroy au milieu des jambes de Pochettino, Jérôme Leroy et Déhu, Troyes n’affiche plus le même culot. Pourtant, les hommes de Hadzibegic font la course en tête. Si bien qu’après avoir multiplié les assauts dans la défense auboise, Paris égalise enfin. Pédron est évidemment dans le coup. Paulo Cesar lui glisse la gonfle du bout de la semelle, et l’ancien lensois contraint Heurtebis au plongeon. Aloisio qui a suivi, n’a plus qu’à faire trembler les ficelles (58e).

La colère du Parc mue en silence, histoire de signifier à ses vaillants combattants que la rédemption n’est pas encore acquise. Et, là encore, le message est passé. Plus qu’écouter, Paris entend les souhaits de ses suiveurs de toujours. Ronaldinho sur coup-franc trouve le poteau (63e), avant que Dehu ne connaisse la même conclusion sur un coup de tête (66e). Finalement, c’est Fiorèse qui met tout le monde d’accord. Ronaldinho lance un nouvel assaut, et trouve Fiorèse au milieu de trois défenseurs adverses. Le retour de Régis n’empêche pas Fiorèse de placer idéalement son ballon dans la niche troyenne, avant de courir vers le banc parisien pour mieux laisser exploser sa joie (70e). Paris vient de faire vivre à ses adversaires du soir le même scénario qu’il avait vécu une semaine plus tôt en Bretagne. Et ce n’est pas fini, puisque dans les arrêts de jeu, c’est Leroy qui est à la conclusion – du plat du pied – d’un centre du même Fiorèse (90e). La colère du Parc s’est un peu atténuée, sans pour autant que les slogans ne soient rangés au rayon du coup de gueule. Car comme l’exige la vindicte populaire, cette victoire ne doit pas être l’arbre qui cache la forêt. Loin de là même. Car une grosse colère comme celle que viennent de vivre ce soir les Parisiens laisse forcément des traces.

Réactions :

Luis Fernandez : « On est passé par tous les états. Les joueurs ont fourni une grande performance dans un match pas facile à jouer. Je suis très content pour les garçons. A 0-2 au bout de vingt minutes, vu les conditions, ils ont fait des choses et trouvé des solutions. Chapeau ! Etre mené et s’imposer, il n’y en a pas beaucoup qui l’aurait fait. Je n’ai pas eu peur, c’était même mieux d’être mené. Car quand on mène, on ne sait pas garder le résultat. On a ressenti ce soir ce que Guingamp a vécu contre nous (la semaine dernière). A la mi-temps, j’ai demandé aux joueurs de rester maîtres. (A propos des banderoles hostiles) Je ne les ai pas vues, je regarde le jeu. (A propos de l’ambiance) Je ne regarde que le jeu, laissez-moi prendre du plaisir… Mais ce soir, on a eu un aperçu de ce qui nous attend à Marseille… La titularisation d’Alonzo, c’est un choix de l’entraîneur. »
Farouk Hadzibegic (entraîneur de Troyes) : « On était venu pour gagner, et pas pour fermer le jeu. Nous sommes satisfaits par l’engagement mais déçus par le résultat. A 2-1 pour nous, on a gambergé, on a essayé de gérer. Mais Paris est une grande équipe. Si on était arrivé à la mi-temps à 2-O pour nous, c’était fini. On peut encore s’en sortir. Maintenant, on a Montpellier dans la tête. (A propos de l’ambiance) Le début de match était vraiment moche, ce silence de cathédrale. Je n’étais pas tranquille sur le banc. D’habitude, on joue dans une bonne ambiance, surtout au Parc de princes. »

Mauricio Pochettino : « Nous n’avons jamais baissé les bras. A 2-0 nous étions animés d’un sentiment d’injustice car cela ne reflétait pas la rencontre. Les efforts fournis en seconde période n’ont pas été vains. Nous avons gagné, c’est le plus important, mais surtout ne tirons pas de plan sur la comète. Nous aborderons le prochain match contre Marseille comme une vraie finale. Nous irons là-bas avec la volonté de gagner. Je comprends la réaction du public après trois défaites consécutives. Mais c’est la première fois que je vois ça. »

Jérôme Alonzo : « Nous savions que tout pouvait mal se passer. Sur le terrain comme en dehors. Nous ne sommes pas des sur-hommes, et nous appréhendions l’accueil du public. Concernant ma titularisation, je n’ai pas à la commenter, il s’agit d’une décision de l’entraîneur. Malgré l’accueil des supporters (le car des joueurs a essuyé quelques jets d’œufs, de tomates et de pierres), nous sommes allés les saluer à la fin de la rencontre. C’est certainement la meilleure mi-temps que nous avons réalisé depuis bien longtemps au Parc. Lionel (Letizi) m’a beaucoup aidé tout au long de la semaine. »


Le stade :

Le Parc des Princes
Le Parc des Princes

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