Auxerre – PSG 2-0, 24/05/03, Ligue 1 02-03

Aloisio balle au pied (Ch. Gavelle)

Samedi 24.05.2003, Championnat de France, Ligue 1, 38e journée (11e place)
à Auxerre, au Stade de l’Abbé-Deschamps :
A.J. AUXERRE – PARIS ST-GERMAIN F.C.  2:0 (2:0)
– 16 999 spectateurs. Buts : Kapo Obou, 9′, Kapo Obou, 28′.
L’Équipe du PSG : Jérôme Alonzo – Francis Llacer, Mauricio Pochettino, Gabriel Heinze, Lionel Potillon – Paulo César, Hugo Leal, Lorik Cana, Jérôme Leroy (Stéphane Pédron, 55′) – Bartholomew Ogbeche (Fabrice Fiorèse, 65′), José Aloísio (Alioune Touré, 65′). Entraîneur : Luis Fernandez.
Avertissements à José Aloísio, Lorik Cana, Jérôme Leroy et Bartholomew Ogbeche.


Maillot utilisé :

Maillot domicile 2002-03 (collection MaillotsPSG)
Maillot domicile 2002-03 (collection MaillotsPSG)

Billet :

(collection La Mémoire du PSG)
(collection La Mémoire du PSG)

Programme :

(collection La Mémoire du PSG)
(collection La Mémoire du PSG)

Photos du match :

Intervention d'Aloisio (Ch. Gavelle)
Aloisio (Ch. Gavelle)
Hugo Leal (Ch. Gavelle)
Hugo Leal (Ch. Gavelle)
Bartholomew Ogbeche (Ch. Gavelle)
Bartholomew Ogbeche (Ch. Gavelle)
Aloisio balle au pied (Ch. Gavelle)
Aloisio balle au pied (Ch. Gavelle)
Le parcage parisien (Ch. Gavelle)
Le parcage parisien (Ch. Gavelle)
Les torches dont la fumée provoquera l'annulation du but de Hugo Leal par l'arbitre...
Les torches dont la fumée provoquera l’annulation du but de Hugo Leal par l’arbitre…

Compte-rendu (psg.fr) :

Rendez-vous est pris

Si le PSG s’est incliné dans l’Yonne pour cette 38e et dernière journée du championnat de Ligue 1, l’inquiétude n’est pas pour autant de mise à sept jours de la finale de Coupe de France face à ces mêmes Auxerrois. Autant en ce qui concerne les hommes sur le terrain, que dans l’envie déployée, rien ne ressemblera à cette manche, et que le vainqueur sera lui aussi différent…

Avoir à en découdre en championnat avec un adversaire que l’on devra retrouver la semaine suivante en finale de coupe de France n’est certainement pas chose aisée. En choisissant de brouiller les pistes, et de présenter une équipe hybride, Luis Fernandez a peut-être fait le bon choix pour le 31 mai prochain, mais pas pour ce 24 mai. Dépassé par des Auxerrois bien rodés, le PSG n’est jamais vraiment rentré dans la partie. Une défaite qui n’apporte pas de grands enseignements sur ce que sera la finale de la coupe de France.

Si certains espéraient trouver dans cette ultime rencontre de L1 des indications en vue des retrouvailles de la semaine prochaine, c’était donc du côté auxerrois qu’il fallait chercher. Possible européen en cas de victoire, Guy Roux avait logiquement décidé d’aligner son équipe-type. En revanche, le 3-3-2-2 (Alonzo – Potillon, Pochettino, Heinze – Llacer, Cana, Paulo Cesar – Hugo Leal, J. Leroy – Ogbeche, Aloisio) proposé par Luis Fernandez devrait avoir peu de points communs avec la formation qui débutera au Stade de France.

La joie avant l’incompréhension

Pourtant, ce furent les Parisiens qui les premiers, se jetèrent dans la partie. Après seulement trente-cinq secondes de jeu, Jérôme Leroy trouvait Hugo Leal a l’entrée de la surface, qui enchaînait contrôle du droit, et frappe du gauche. Perdu dans les fumigènes allumés par les supporters du PSG, Fabien Cool ne pouvait qu’imaginer le ballon filer tout droit dans son but. Le Portugais n’avait même pas le temps de fêter sa première réalisation de la saison que les Ajaïstes, Guy Roux en tête, criaient déjà au scandale. Quatre minutes et une menace de réserve technique plus tard, le jeu pouvait reprendre, avec Luis Fernandez – sans doute agacé par le comportement de son homologue – en tribune.

Qu’à cela ne tienne, le PSG continuait de montrer qu’il n’était pas dans l’Yonne pour y faire de la figuration, mais le coup-franc de Paulo Cesar n’inquiétait pas Cool (6e). Dans la minute suivante, la première action dangereuse auxerroise sauvée sur sa ligne par Alonzo, permettait de ne pas oublier qui si une équipe se devait de l’emporter, c’était bien celle qui accueillait ce soir. Il ne fallait d’ailleurs pas attendre bien longtemps pour en avoir la preuve. Suite à débordement de Mathis côté droit, Alonzo ne pouvait que repousser le centre dans les pieds de Cissé, qui décalait Kapo derrière lui pour l’ouverture du score (1-0, 8e). En moins de dix minutes, les Parisiens venaient de passer par tous les sentiments.

Un festival Kapo

Malgré cette entame de match un peu folle, les 22 acteurs semblèrent décidés par la suite à ne plus attaquer. Entre deux bâillements, Djibril Cissé essayait bien quelques accélérations, mais rien de vraiment passionnant. Puis ce fut cette fois en sept petites minutes que les débats s’emballèrent sous la coupe d’un Kapo des grands soirs. A la 24e minute, sa frappe depuis l’entrée de la surface trouvait d’abord le petit filet d’Alonzo. Cissé accélérait ensuite mais son tir était mal repoussé par le portier parisien. Olivier Kapo était à l’affût, et doublait la mise (2-0, 28e). Mais le festival de l’international auxerrois n’était pas encore terminé. Sur une longue ouverture de l’ancien parisien Lachuer, le double-buteur du soir devançait toute la défense Rouge et Bleu pour placer sa tête… sur la barre (31e). Le triplé est passé tout près.

Et ce fut reparti pour un dernier quart d’heure des plus soporifique. Rien à se mettre sous la dent jusqu’à ce que Monsieur Kalt siffle la fin de cette première période. Mais que dire du début de la seconde ? Hormis une frappe d’Hugo Leal de peu à droite du but de Fabien Cool (47e), le jeu ne fut dès lors marqué que par les nombreuses fautes commises par un PSG quelque peu dépassé par les évènements. Puis la valse des remplacements débuta. Pédron à la place de Leroy (55e), Sirieix à celle de Kapo (60e), les deux entraîneurs pensaient sans doute à leur rendez-vous du Stade de France.

Entre deux accélérations de Cissé et une tête de Mexès au-dessus (62e), on s’ennuya alors ferme du côté de l’Abbé-Deschamps. Seul le duel entre Heinze et le « Djib » permettait de rêver un peu à une finale musclée la semaine prochaine. Les dernières minutes disputées pourtant sur un rythme enlevé n’y changeaient rien, c’était bien Auxerre qui emportait cette « manche ». « Et ils sont où les Parisiens ? » entonnaient les 15 000 spectateurs… Dans leurs têtes, sûrement déjà au Stade de France.

Réactions :

Luis Fernandez (entraîneur du PSG)
« C’est rageant de débuter un match comme cela sur un but refusé pour je ne sais quelle raison, avec un entraîneur de Ligue 1 qui entre sur le terrain. J’ai préféré partir de moi-même. Je ne conteste pas la victoire d’Auxerre, mais je ne comprends pas que le but ait été accordé puis refusé. Le comportement de Guy Roux est l’illustration de certaines choses qui se passent ici. Nous allons maintenant préparer cette finale de Coupe de France. Et ce sera un tout autre match. Auxerre est une équipe qui refuse le jeu et qui s’appuie sur la vitesse de Cissé ou la technique de Kapo. »

Guy Roux (entraîneur de l’AJ Auxerre)
« Au début du match, il y a eu un manque de discernement de l’arbitre. Monsieur Kalt doit immédiatement arrêter le jeu, personne ne voit plus rien… il a finalement rattrapé son erreur. L’arbitre de touche n’avait même pas remarqué que j’étais sur la pelouse. Maintenant, je souhaite du fond du cœur que Luis Fernandez soir sur son banc au Stade de France. »

Olivier Kapo (attaquant d’Auxerre)
 » On va essayer de décrocher l’UEFA samedi prochain (en finale de la Coupe de France, ndlr), ce sera un match important. Il va falloir bien se préparer. C’était bien de gagner ce soir devant notre public pour le dernier match du Championnat, mais le match le plus important ce sera la semaine prochaine. »

Jérôme Alonzo (gardien du PSG)
 » On n’est pas spécialistes des matches pour rien. Ce soir, Auxerre avait le jeu d’une équipe pouvant jouer en Ligue des champions. On n’était pas là ce soir, les corps étaient là mais pas les esprits. On est déjà au Stade de France. C’est sûr que cela aurait été mieux de gagner que de perdre, mais les Auxerrois peuvent aussi aborder la finale en étant trop confiants après leur victoire. Samedi, ce sera un autre match, on aura une autre équipe, l’équipe qui était là ce soir ne sera pas celle qui débutera la finale. »

M. Kalt (arbitre central de la rencontre)
« Au moment de la frappe de Hugo Leal j’ai jugé le terrain impraticable et j’ai donc refusé le but. Je tiens à souligner le parfait comportement des deux capitaines. Le quatrième arbitre a adressé un avertissement verbal à monsieur Roux, qui n’a jamais été grossier envers moi. En revanche lors du retour aux vestiaires, j’ai eu un échange violent avec monsieur Fernandez et j’ai lui ai demande d’aller suivre la fin du match en tribune. Un rapport a été fait. »


Le stade :

Le stade de l'Abbé-Deschamps
Le stade de l’Abbé-Deschamps

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