PSG – Metz 1-0, 09/12/00, Division 1 00-01

Pierre Ducrocq

Samedi 09.12.2000, Championnat de France, Division 1, 20e journée (9e place)
à Paris, au Parc des Princes :
PARIS ST-GERMAIN F.C. – F.C. METZ  1:0 (0:0)
– 42 965 spectateurs. But : Nicolas Anelka, 47′.
L’Équipe du PSG : Lionel Letizi – Talal El-Karkouri, Éric Rabésandratana, Sylvain Distin, Igor Yanovski – Édouard Cissé (Godwin Okpara, 87′), Pierre Ducrocq, Peter Luccin, Laurent Robert (Stéphane Dalmat, 70′) – Laurent Leroy, Nicolas Anelka (Aliou Cissé, 62′). Entraîneur : Luis Fernandez.
Avertissements à Talal El-Karkouri et Peter Luccin.
Expulsion : Talal El-Karkouri, 55′.


Maillot utilisé (à manches longues) :

Maillot domicile 2000-01 (collection http://maillotspsg.wordpress.com)
Maillot domicile 2000-01 (collection MaillotsPSG)

Billet :

(collection La Mémoire du PSG)
(collection La Mémoire du PSG)

Programme :

(collection La Mémoire du PSG)
(collection La Mémoire du PSG)

Photos du match :

Igor Yanovski (F. Prat)
Igor Yanovski (F. Prat)
Laurent Robert (F. Prat)
Laurent Robert (F. Prat)
Laurent Leroy balle au pied (F. Prat)
Laurent Leroy balle au pied (F. Prat)
De nouveau Laurent Leroy dans la défense messine
Peter Luccin
Edouard Cissé poursuivi (F. Prat)
Edouard Cissé poursuivi (F. Prat)
Pierre Ducrocq
Pierre Ducrocq
Les supporters du Virage Auteuil (F. Prat)
Les supporters du Virage Auteuil (F. Prat)

Compte-rendu (psgmag) :

Le PSG est la meilleure attaque à domicile avec 19 buts, alors que Metz est la dernière attaque à l’extérieur avec 4 buts. Comme à Istanbul mercredi, Luis Fernandez aligne une équipe avec seulement trois défenseurs (Distin, Rabesandratana et El Karkouri, en l’absence d’Okpara et Déhu blessés), et un milieu très amovible selon les phases de domination ou de défense : Yanovski à gauche, Luccin et E. Cissé dans l’axe, Ducrocq à droite assureront le rôle défensif principalement, alors que Robert et Leroy joueront derrière Anelka en attaque, Dalmat restant sur le banc en compagnie notamment de Fabrice Abriel, le seul meneur de jeu de l’effectif en l’absence de Benarbia (conflit) et Okocha (blessure). Malgré le mieux entrevu à Istanbul, les supporters parisiens accueillent leurs joueurs avec quelques banderoles leur rappelant quelques principes de base, comme se battre sur le terrain, ne pas accepter la défaite sans se révolter… : « Révolte », « L’amour des millions, oui… et l’amour propre ? », « Anelka : respecte les bouffons ! » (pour plus d’infos sur ce message, consultez les News du 12.12.2000). Toutefois, au coup d’envoi, les Tigris arborent un message extrait d’un chant : « Dans le malheur ou la gloire, fidèles à nos Couleurs ». Les deux équipes rentrent doucement dans ce match : même si elles sont bien en place tactiquement, elles ne se livrent pas beaucoup et jouent prudemment. On relève toutefois rapidement le premier duel du match : El Karkouri / Baticle. Si l’ancien Auxerrois est un habitué des mauvais coups (on se souvient de sa petite « altercation » avec Luccin au match aller), on peut malheureusement en dire autant du Marocain, pas avare en matière de fautes stupides, grossières et inutiles… Après un premier coup de coude sur Baticle, celui – ci lui répond de la même manière, puis ce sera à Meyrieu d’en faire de même : il lui assène un violent coup dans les côtes, mais l’arbitre ne voit toujours rien.

1ÈRE ATTAQUE : 24ème | 1ÈRE FRAPPE CADRÉE : 28ème

Cela dit, les attaques se font désormais des deux côtés. Paris passe la plupart du temps côté droit, avec Ducrocq, Leroy et Anelka, mais sans réussite. Quant aux Messins, ils alternent des deux côtés et mettent en difficulté la défense parisienne. Ils se permettent même d’adresser plusieurs frappes, non – cadrées, en direction des buts de Letizi, ce que Paris n’a pas encore réussi à faire. Le milieu de terrain du PSG éprouve des difficultés à faire face au pressing messin et, de ce fait, la domination est messine ! La première attaque parisienne construite intervient à la… 24ème minute, et elle n’aboutit toujours pas à une frappe : Leroy récupère une balle dans son camp, il lance Anelka qui dévie de suite vers Leroy sur la droite. Le une – deux fonctionne bien mais, à la conclusion du débordement de l’ancien Cannois le long du côté droit, les Parisiens sont 2 face à 5 adversaires. Le centre est donc facilement capté par Mondragon devant ses buts (24ème). Toutefois, cette action est suivie par quelques autres initiatives intéressante, comme ce centre d’E. Cissé (25ème) puis la frappe du droit de Robert, après avoir repiqué au centre. Mais même s’il a su parfaitement trouver un trou dans la défense messine en très large supériorité numérique, Robert ne parvient pas à cadrer la première frappe du match côté parisien (28ème) !

METZ PLUS DANGEREUX CAR PLUS MOBILE, ANELKA BLESSÉES

Paris reprend petit à petit la domination du match, mais Metz se montre toujours le plus dangereux, car le plus mobile (très regroupés en défense et très rapides pour monter en attaque). Le match n’est pas des plus fantastiques et on atteint rapidement les dernières minutes sans qu’aucune action n’ait porté le moindre danger. Seul Anelka se mettra en évidence, en boitant pendant une bonne dizaines de minutes pour une blessure derrière la cuisse gauche. Il reste toutefois sur la pelouse et sera à la réception d’un centre en retrait d’E. Cissé, après avoir débordé côté gauche. Mais la tête d’Anelka passe largement au – dessus (43ème), et la mi – temps s’achève donc sur ce score de 0-0 aussi logique qu’ennuyant (et ennuyeux), et sous les sifflets.

PREMIER BUT D’ANELKA DEPUIS 2 MOIS… TALAL EXCLU

Dès la reprise, El Karkouri reçoit le carton qu’il mérite depuis le début du match (46ème), alors qu’Anelka est toujours présent. D’ailleurs, il va se faire remarquer quelques secondes plus tard : Peter Luccin exerce un gros pressing au milieu et récupère du bout du pied un ballon dans le rond central. Ce bout du pied lance du même coup Nicolas Anelka en profondeur. Le numéro 9 parisien croise parfaitement sa course, emmène le ballon sur la droite de la surface et trompe Mondragon d’une petite balle croisée (1-0, 47ème). C’est le premier but d’Anelka depuis le 23 septembre (PSG 2-1 Nantes). Immédiatement après ce but, Anelka file derrière le but et va saluer le Virage Auteuil. Voilà un but dans le plus pur style d’ Anelka et qui permet de lancer la machine : l’ambiance repart de plus belle et les Parisiens semblent enfin libérés. Quelques minutes plus tard, Paris obtient ainsi un nouveau corner côté droit. Robert le tire au premier poteau, où Ducrocq effectue une talonnade à la Madjer qui a failli tromper Mondragon… Anelka aurait aussi pu détourner la balle au dernier moment, mais il a été surpris (50ème). Paris va mieux, mais le moment est peut – être (déjà) passé car notre ami Talal El Karkouri aura la bonne idée de faire une faute énorme côté gauche. Largement en retard près de la surface, il fauche le Messin et hérite de son second carton jaune de la soirée… Paris est donc réduit à 10 pour la dernière demi – heure et se retrouve avec une défense à 2 (55ème).

PARIS TIENT A DIX, DALMAT ET CHRISTIAN RENTRENT

Ducrocq descend donc en arrière droit et Yanovski arrière gauche, alors que Metz fait rentrer un attaquant supplémentaire pour jouer le tout pour le tout. Fernandez décide donc de faire sortir Anelka (applaudissements réciproques avec le Parc), blessé, et de le remplacer par A. Cissé (63ème). Paris joue alors en contre, et donne l’occasion au Parc de faire jaillir un magnifique « Paris est magique » comme on l’avait plus entendu depuis longtemps (67ème). Malheureusement, l’infériorité numérique se fait sentir et Gaillot, au terme d’une action messine côté gauche, frappe puissamment sur le poteau droit de Letizi, qui n’avait pas bougé (68ème). Robert, fatigué après tous les efforts qu’il a réalisé depuis le début de saison, est remplacé par Stéphane Dalmat, dont le nom est scandé par les supporters parisiens. La fin du match est plus délicate, mais c’est normal vue la situation et la solidarité des Parisiens fait plaisir à voir. D’ailleurs, il faut noter l’énorme match de Distin en défense centrale. Après une récupération de Luccin vers Dalmat côté gauche, le ballon arrive sur Leroy en pleine surface, mais dos au but. Il sert finalement Ducrocq derrière lui, qui perd la balle (77ème). Sur le contre qui suit, Baticle est lancé côté gauche. Il est parfaitement rattrapé par Distin, auteur d’un tacle parfait. Quant au pauvre petit Baticle, il effectue un cinéma aussi détestable que ridicule.

E. CISSÉ SORT, LEROY TRAVAILLE ÉNORMÉMENT, PARIS GAGNE

Paris tient bon, mais Luccin est encore une fois averti (81ème) ! C’est la sixième fois en six matches (cf les News pour plus de détails)… Les cinq dernières minutes sont très éprouvantes nerveusement, mais Paris tient toujours. Édouard Cissé sort à son tour (sous les applaudissements réciproques avec le Parc), remplacé par Okpara (87ème). Laurent Leroy effectue un travail considérable pour lancer les actions parisiennes et se voit presque récompensé lorsqu’après avoir contrôlé dans la surface, il pivote et frappe au but… mais ça passe juste à côté (89ème). Dalmat hésite à reprendre de volée, mais Leroy continue son festival : il veut dégager le ballon côté gauche, pour éviter une relance messine, et frappe donc loin et fort… mais il est touché en plein élan par Kastendeuch et s’envole dans les airs (93ème). Les quatre minutes de temps additionnel se finissent lentement, très lentement, mais l’arbitre siffle enfin la fin du match et Paris emporte son premier match depuis PSG 7-2 Rosenborg, le 24 octobre dernier. Par ailleurs, c’est la première fois depuis le 13 octobre (PSG 2-0 Marseille) que Paris n’encaisse pas de but. Le Parc est en fête, ça fait longtemps…

Réactions :

Luis Fernandez : « Je suis soulagé. Je suis aussi content pour les joueurs qui ont affiché le même état d’esprit qu’à Galatasaray avec le succès en plus. Cependant, il nous faut encore trouver certains automatismes, tout n’était pas parfait. Nous avons encore une bonne marge de progression devant nous. Avant le match, j’ai juste rappelé à mes joueurs qu’ils avaient de la qualité. Cette équipe me plaît, j’ai envie de vivre une belle aventure avec cette bande de minots. Le plus important consistait à empocher les trois points. Nous nous sommes bien battus et nous avons été soutenus par le public. Ensuite, nous avons eu la chance de marquer ce but libérateur en début de seconde période. Je suis aussi content de voir que mes joueurs ont aussi bien pu jouer à 3 qu’à 4 défenseurs après l’expulsion de Talal. Il faut encore travailler. Nous avons plusieurs matchs difficiles qui nous attendent à commencer par celui de Lille mercredi. Il va falloir souffrir. Ce soir, nous avons fait preuve de solidarité, c’est important. »
Nicolas Anelka : « Enfin une victoire et en plus je marque ! Ca faisait pas mal de temps que j’attendais ça. Donc, bilan positif pour ce retour même si je suis pas certain qu’on est bien joué. Je crois même qu’on peut dire que la partie a été très moyenne… Mais bon ! L’essentiel est là et on a fait l’essentiel : inverser la tendance. Le seul truc qui m’a embêté ça a été cette petite blessure. Là, à la 35ème minute, j’ai pris une béquille derrière le genou gauche. C’est – à – dire à l’autre jambe que celle qui était déjà touchée. J’ai eu mal quelques temps et puis c’est plutôt rentré dans l’ordre. Comme ça m’est arrivé en première mi – temps, je me suis demandé si j’allais pas sortir et là, tout de suite, je me dis que j’ai bien fait de rester… »

Lionel Letizi : « Ce qui est important, c’est d’avoir pris les trois points. C’est un bon début pour Luis, on va continuer à travailler. Ce n’était pas évident de jouer contre ses anciens coéquipiers et je leur souhaite de s’en sortir. Quant à nous, je pense que la réussite va revenir, il n’y a qu’à voir avec quelle solidité défensive nous avons tenu le choc ce soir. »

Éric Rabesandratana : « On espère que cette victoire collective va relancer la machine. Nous avons mis du temps à rentrer dans le match. Dans les vestiaires, Luis nous a dit de croire en nous et son arrivée nous a fait énormément de bien. C’est quelqu’un d’ambitieux et cela a permis de nous remettre en cause collectivement et individuellement. Ce soir, nous sommes soulagés et nous avons à cœur d’enchaîner les victoires. »

Peter Luccin : « La confiance était entamée, mais pas l’ambiance. Le plus important, c’est la victoire. Certes, le problème psychologique n’est pas encore réglé, on attend le match contre Lille pour en savoir davantage. J’aime bien ce style de jeu en 3-5-2, un joueur comme Sylvain se sent plus à l’aise quand il sait qu’il a quelqu’un derrière lui pour le couvrir. »

Joël Muller : « Nous avons beaucoup de regrets. Depuis quelque temps, les matches se terminent de la même manière. Ce soir, c’est une faute individuelle qui nous met dans une position délicate. A 10 contre 11, le PSG s’est regroupé derrière et nous avons fait preuve de trop de précipitation à l’image du tir de Gaillot sur la barre. J’espère que l’on sera capable de garder ce même état d’esprit et retrouver notre efficacité avec l’arrivée de Tresor Moreno. Il nous reste deux matches d’ici la trêve, il nous faut les gagner. »


Le stade :

Le Parc des Princes
Le Parc des Princes

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