Lens – PSG 3-2 ap, 07/06/75, Coupe de France 74-75

Les parisiens avant le coup d'envoi (archives Jac79)

Samedi 07.06.1975, Coupe de France, demi-finale
à Reims, au Stade Auguste-Delaune :
R.C. LENS – PARIS ST-GERMAIN F.C.  3:2  après prolongations (1:1, 2:2)
– 23 249 spectateurs. Buts : Faber, 18′ sur penalty, François M’Pelé, 32′ ; Jacky Laposte, 82′, Faber, 84′ ; Žuraszek, 100′.
L’Équipe du PSG : Ilja Pantelić – Dominique Lokoli, Jacques Novi, Éric Renaut, Louis Cardiet – Denis Bauda, Jacky Laposte (Jean Deloffre, 106′), Albert Poli – Louis Floch, François M’Pelé, Michel Marella. Entraîneurs : Just Fontaine et Robert Vicot.


Maillot utilisé (fabriqué par Adidas, en version été) :

Réédition du maillot domicile alternatif 1974-76 (collection MaillotsPSG)
Réédition du maillot domicile alternatif 1974-75 (collection MaillotsPSG)

Billet :

(collection La Mémoire du PSG)
(collection La Mémoire du PSG)

Programme :

(collection La Mémoire du PSG)
(collection La Mémoire du PSG)

Photos du match :

Les parisiens avant le coup d'envoi (archives Jac79)
Les parisiens avant le coup d’envoi (archives Jac79)
Les Lensois...
Les Lensois…
Les capitaines et les arbitres
Les capitaines et les arbitres
L'ouverture du score de Faber, sur penalty
L’ouverture du score de Faber, sur penalty
Le Lensois Leclercq
Le Lensois Leclercq
Jacki Novi presse Bousdira, sou sels yeux de Denis Bauda
Jacki Novi presse Bousdira, sous les yeux de Denis Bauda
Tête de Notheaux
Tête de Notheaux
François M'Pelé devance Marie
François M’Pelé devance Marie
François M'Pelé pris en sandwich par deux lensois
François M’Pelé pris en sandwich par deux lensois
Toujours M'Pelé, ici à la lutte
Toujours M’Pelé, ici à la lutte
Rush de Jacky Novi
Rush de Jacky Novi
Eric Renaut presse le Lensois Kaiser
Eric Renaut presse le Lensois Kaiser

Vidéo :


Compte-rendu (France Football) :

La grosse « bourde » des Parisiens

A l’issue d’un débât passionné et haut en couleur, kes Parisiens avaient bien du mal à masquer leur amertume. Ils sentaient tous qu’ils venaient de frôler l’exploit de jouer la finale de la Coupe et, surtout, ils savaient qu’ils ne pouvaient finalement s’en prendre qu’à eux-mêmes si le chemin du Parc leur était barré.

82ème minute : une superbe « une-deux » entre Poli eu Bauda. Ce dernier adresse un joli centre qui sera superbement repris de la tête par Laposte. But merveilleux dans sa conception et sa réalisation qui, pensions-nous, devait assurer la qualification des Parisiens, lesquels, à ce moment, menaient 2-1.

Arnold Sowinski devait nous dire, plus tard, qu’à ce moment là, effectivement, il n’y croyait plus. Or, deux minutes plus tard, pour une faute qu’il aurait sans doute pu éviter, car il n’y avait dans l’instant aucun danger de but, Marella provoque un coup franc. On vit l’attaquant du Paris-S.G. discuter, parlementer, ainsi que quelques uns de ses partenaires. Tant et si bien que les Lensois voyant cela, jouèrent promptement le coup ; Elie donna sur la droite à Faber, et ce derneir, d’un tir coisé, trompa Pantelic.

A six minutes de la fin, tout était remis en question. Nous venions de vivre une période assez haletante, une seconde mi-temps menée tambour battant par les deux équipes et qui donnait à ce match de Coupe sa véritable dimension. Les Lensois avaient abordé cette rencontre tendus, inquiets et nerveux. Comme des favoris qui ont peur de ne pas être à la hauteur de leur réputation.

On s(attendait à les voir prendre la direction des opérations, à imposer leur loi. Mais il n’en fut rien et leur match débuta plutôt faiblement sur le plan technique avec des erreurs individuelles – des passes ratées nottamment – de part et d’autre. Les Nordistes butaient sur la « ligne » parisienne, se faisant prendre au piège du hors-jeu et, surtout, n’imposaient pas leur maîtrise collective comme on pouvait le supposer. Bref, les Lensois se situaient un peu en dessous de leurs possibilités, tandis que les Parisiens, compte tenu des malheurs qui s’étaient abattus sur eux, tenaient très bien leur rôle.

Mais à vrai dire, le match n’avait pas encore pris tournure quand Lens bénéficia d’un penalty à la 18ème minute. Kaiser lancé à toute allure sur l’aile gauche fût stoppé en plein surface par Renaut. L’action se situait sur la « rive » opposée et il nous semblait, de loin, que le jeune défenseur parisien avait joué le ballon. Mais le Lensois allait si vite qu’il devait fatalement s’écrouler au sol. M. Vigliani, cependant, n’hésita pas un seul instant. A moins qu’il ait voulu « compenser » la faute commise, trois minutes plus tôt, par Novi sur Bousdira dans la surface également. Toujours est-il que Faber ne se fit pas faute d’ouvrir la marque pour son équipe.

M’Pelé enfin

La confrontation va tout de même monter d’un cran . Les Parisiens vont devoir appuyer un peu plus leurs actions et les Lensois se surpasser. Le dernier quart d’heure de la première mi-temps préfigura, en quelque sorte, la très bonne deuxième mi-temps que nous devions vivre. Ce fût d’abord l’égalisation parisienne obtenue à la 32ème minute au terme d’un mouvement : Floch-Laposte terminé par un tir sans angle de M’Pelé déporté sur la gauche qui surprit Lannoy.

L’équpe de Fontaine et de Vicot chercha à profiter de son avantage mais elle joua trop sur son avant-centre. Ainsi vit-on juste avant le repos, Marella s’engager à fond dans l’espace sans recvoir le ballon qui échut à M’Pelé marqué. Les Nordistes réagirent sur un « une-deux » Faber-Elie, le tir de ce dernier passa tout près du cadre.

100ème minute !

Nous assistâmes ensuite à une fameuse empoignade. Les Parisiens libérés de leurs craintes et de leurs complexes eurent qulques mouvements remarquables. A la 63ème minute, sur un centre en retrait de Floch et une reprise fulgurante de Marella, Lannoy eut un reflexe étonnant pour éloigner le danger. La réaction des Lensois ne se fit pas attendre qui obligea, par exemple, Pantelic à sortir le grand jeu sur un tir en pivot de Kaiser, là aussi suite à un centre en retrait de Faber.

Crispant. On sentait que cela pouvait basculer à tout moment. Et ce furent les deux buts obtenus en deux minutes qui firent monter la tension au maximum dans un stade électrisé, survolté, plein à craquer.

La prolongation, on le sait, fût fatale aux Parisiens. Ce but de Zurazek obtenu à la 100ème minute juste, sonna le glas de leurs espoirs et de leurs ambitions. Leurs regrets furent d’autant plus vifs que la Coupe des Coupes leur tendait les bras. Les Lensois, n’en doutons pas, seront dans cette épreuve, de très dignes représentants.

Réactions :

Novi : « J’avais pourtant prévenu les copains ! »

Jacky Novi a eu quelques dificultés à s’en remettre. Prostré sur son banc comme la plupart de ses camarades, il fixait désespérément le bout de ses chaussures. Et pourtant le detenseur parisien n’avait personneffament rien à se reprocher. On peut même dire qu’il venait de fournir un match exemplaire : efficace dans ses tacles, toujours bien placé, intervenant avec sang-froid et lucidité.

Seulement, Paris avait perdu. Et bêtement. « Les Lensois ont bien exploité le coup, reconnaissait-il d’une voix lasse. Et pourtant j’avais prévenu les copains. M. Vigliani, nous avait dit son accord pour que tas coups francs soient joués très vite. Nous étions donc prévenus.Il a fallu qu’on se mette à discutailler, que l’on conteste au lie de se placer.Résultat : Faber a pu tirer en toute tranquilité. Nous nous sommes conduits comme des gamins. »

ll rumine sa déconvenue : « Pour notre première saison en Division 1, arriver en finale de Coupe, c’eût été très bien. Dommage… »

Il se tait, n’incrimine personne. Il pensait à cette troisième apothéose qu’il ne connaitra pas, lui qui fût déjà deux fois vainquer avec l’O.M. : « Oui, je sais ce que c’est… C’est chouette. Il faut avoir connu ça au moins une fois dans sa carrière. Je regrette ce qui est arrivé pour les copains. »

Il revoit le penalty accordé aux Lensois par M. Vigliani : « Je ne cois pas qu’il y ait faute », dit-il.

Et quand nous lui rapellons qu’il en avait commis une qulques minutes plus tôt sur Bousdira, il ne pense pas d’avantage qu’lle méritait la sanction suprême. Cela dit, il ne cherche pas d’excuses ayant trop conscience que lui et ses coéquipiers s’étaient battus eux-mêmes…

« Oui, lâcha-t-il au bout d’un moment, nous tombons de haut. »

Il fut l’un des derniers à aller prendre sa douche. Capitaine d’un soir en l’absence de Jean-Pierre Dogliani, il eût tant aimé conduire ses troupes en finale.

« Allez, dit-il en rengeant ses affaires dans son sac, il faut s’en aller. Ce match, on ne peut plus le refaire. »


Le stade :

Le stade Auguste-Delaune
Le stade Auguste-Delaune

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