PSG – Lorient 5-0, 30/01/02, Division 1 01-02

Ronaldinho balle au pied (Ch. Gavelle)

Mercredi 30.01.2002, Championnat de France, Division 1, 23e journée (4e place)
à Paris, au Parc des Princes :
PARIS ST-GERMAIN F.C. – F.C. LORIENT  5:0 (3:0)
– 37 680 spectateurs. Buts : Frédéric Déhu, 4′, Fabrice Fiorèse, 13′, Ronaldinho Gaùcho, 40′ ; Jérôme Leroy, 55′, Jérôme Leroy, 69′.
L’Équipe du PSG : Jérôme Alonzo – Cristóbal Parralo, Mauricio Pochettino (Édouard Cissé, 42′), Gabriel Heinze, Didier Domi – Bernard Mendy, Frédéric Déhu, Mikel Arteta – Fabrice Fiorèse (Bartholomew Ogbeche, 63′), Jérôme Leroy (José Aloísio, 71′) – Ronaldinho Gaùcho. Entraîneur : Luis Fernandez.
Avertissements à Didier Domi et Mauricio Pochettino.


Maillot utilisé :

Maillot domicile 2001-02 (collection http://maillotspsg.wordpress.com)
Maillot domicile 2001-02 (collection MaillotsPSG)

Billet :

0102_PSG_Lorient_billet


Programme :

(collection La Mémoire du PSG)
(collection La Mémoire du PSG)

Photos du match :

Jérôme Leroy à la lutte avec Loko (Ch. Gavelle)
Jérôme Leroy à la lutte avec Loko (Ch. Gavelle)
Gabriel Heinze (Ch. Gavelle)
Gabriel Heinze (Ch. Gavelle)
Mikel Arteta (Ch. Gavelle)
Mikel Arteta (Ch. Gavelle)
La joie des parisiens (Ch. Gavelle)
La joie des parisiens (Ch. Gavelle)
Aloisio et Ogbeche (Ch. Gavelle)
Aloisio et Ogbeche (Ch. Gavelle)
Ronaldinho balle au pied (Ch. Gavelle)
Ronaldinho balle au pied (Ch. Gavelle)
Le tifo du Virage Auteuil... (Mouvement Ultra)
Le tifo du Virage Auteuil… (Mouvement Ultra)
… et la voile-maillot pour protester contre l'abandon du maillot Hechter (Mouvement Ultra)
… et la voile-maillot pour protester contre l’abandon du maillot Hechter (Mouvement Ultra)

Vidéo :


Compte-rendu (psgmag) :

Match référence, match de folie, appelez-le comme vous voudrez. Mais c’est avant tout, la victoire d’un collectif, où se sont parfaitement mélangés les nouveaux (Leroy et Fiorèse) et les anciens. Un groupe qui a côtoyé ce soir la perfection, et qui pourra s’appuyer sur ce match lors des prochaines échéances qui l’attendent. Qu’on se le dise, Paris aborde cette dernière ligne droite, pied au plancher.
Les 38 000 spectateurs ont adoré. Auteuil, Boulogne, la tribune Paris et la Présidentielle, tous sont restés pour revisionner sur les écrans géants du Parc les ralentis de ces cinq buts Rouge et Bleu. Un match rondement mené trois jours seulement après avoir disputé 120 minutes de jeu, plus une séance de tirs au but, en coupe de la Ligue face à Nancy. La rencontre de dimanche a même poussé Luis Fernandez a laissé Aloisio et Cissé souffler, et à incorporer Mendy et Fiorèse dans le onze de départ parisien. La dernière recrue du PSG ne tarde d’ailleurs pas à démontrer toute sa hargne et sa combativité. Fiorèse récupère rapidement un ballon dans les pieds de Delhommeau et joue aussitôt vers l’avant. Du rythme, voilà qui doit plaire à Luis Fernandez et au public parisien. D’entrée de match, le PSG s’installe donc dans la moitié de terrain adverse et gêne considérablement les relances des Merlus. Après seulement trois minutes de jeu, Paris hérite d’un bon coup-franc, une sorte de mini-corner. Arteta s’élance et brosse le ballon qui termine sa course sur la tête de Déhu. Le capitaine parisien dévie le ballon qui atterrit au fond des filets de Hamel (3e).

Une frappe lointaine de Chabert (5e) vient à peine troubler la quiétude parisienne, que Roni accélère et lance Fiorèse dans l’espace. Pour sa première occasion en Rouge et Bleu, l’ancien Guingampais ouvre son compteur but avec le PSG (15e). Une frappe de l’intérieure du droit qui plonge entre Hamel et son poteau gauche. Imparable. Fernandez, qui souhaitait que ses joueurs inscrivent un but dans les vingt premières minutes, en a deux après un quart d’heure de jeu ! Tout juste ce qu’il fallait pour enflammer Auteuil et Boulogne. La grande satisfaction du soir demeure cette superbe entame de match du PSG. En quinze minutes, Paris a fait sauter le verrou breton, chose qui n’avait pas souvent été le cas à domicile ces dernières journées. La soirée s’annonce donc belle au Parc des Princes. La machine Rouge et Bleu semble lancée et bien lancée. Seul petit grain de sable, Pochettino se tient le genou après un choc avec Darcheville. Et alors que le défenseur argentin demande à quitter la pelouse, Ronaldinho, à l’opposé de son coéquipier, s’élance pour tirer un coup-franc dont il a le secret. Trois petits pas d’élan et GOAAAAL ! C’est millimétré et c’est signé Roni (40e). Paris assomme les Merlus juste avant la pause et Pochettino en profite pour céder sa place à Cissé (42e).

Au retour des vestiaires, deux possibilités se présentent au PSG : aller de l’avant et y laisser des forces, ou bien gérer ce match et économiser son énergie. Seul hic, l’attente du public ne permet pas trop aux Parisiens de calculer. Le pressing de Cissé et d’Arteta au milieu de terrain porte rapidement ses fruits puisque Roni hérite d’un nouveau bon ballon à gauche des buts de Hamel. L’artiste brésilien, stoppé irrégulièrement, tire lui-même le coup-franc. Au deuxième poteau, Jérôme Leroy s’élève dans le ciel de Paris et place une tête qui mystifie Hamel (55e). Et de quatre pour le PSG ! Le Parc sombre alors dans la folie la plus totale. Boulogne réclame les encouragements de tous, Auteuil chante à s’arracher les cordes vocales et même la tribune présidentielle y va de ses encouragements. P.A.R.I.S., P.A.R.I.S… A ce moment, Ronaldinho se croit certainement sur sa terre natale, au Brésil. A trente mètres des buts lorientais, Roni s’élance alors dans un slalom complètement fou. L’attirail du parfait footballeur est de sortie : crochet, dribble court, grand pont… Une course folle qui s’arrête au point de penalty entre trois défenseurs. Qu’importe, le Parc est conquis et applaudit.

Ce Paris là fait plaisir à voir et le plus beau reste à venir. Jérôme Leroy, le long de la ligne de touche, adresse une puissante frappe, un centre-tir plutôt, que Hamel ne peut qu’accompagner au fond de ses filets (69e). Paris est chaud, très  » show  » et l’addition commence à être salée pour les Merlus. Soixante dix minutes de jeu et déjà cinq buts dans les valises. Le Parc chavire de bonheur, scande le nom de Leroy entre deux olas et en redemande encore. Alonzo se mêle à la fête. Le coup-franc est de Darcheville et la claquette du portier parisien tout simplement hallucinante (75e). Pourquoi s’arrêter en si bon chemin, après tout ? Aloisio, Ogbèche puis Mendy tentent tour à tour de croquer dans le gâteau. C’est à chaque fois rondement mené, mais ça échoue d’un rien. Le match se termine sur des airs brésiliens dans les tribunes comme sur le carré vert. Avant d’aller à Montpellier, puis d’accueillir Bordeaux et Marseille, Paris tient son match référence. Car c’est bien de cela dont il s’agit ce soir !

Réactions :

Luis Fernandez : « Nous avons vraiment réalisé un match plein : qualité, jeu, envie, disponibilité… Après les nombreuses occasions manquées face à Nancy, nous avons surtout enfin retrouvé l’efficacité au Parc, mais la blessure de Pochettino nous attriste… Je suis content de nos recrues du Mercato : Jérôme Leroy a su redonner de la clarté dans notre jeu, avec Roni et Arteta. Quant à Fabrice Fiorèse, il a beaucoup pesé par ses déplacements et ses appels de balle. On sent aussi Ronaldinho de mieux en mieux, sur les plans de la vitesse, de la dernière passe… Celle amenant le but de Fiorèse est superbe. Pour conclure, je veux dire merci au jardinier du Parc, qui a su améliorer l’état de la pelouse. »
Yvon Pouliquen (entraîneur de Lorient) : « Nous sommes pourtant arrivés plein d’ambition, après nos victoires face à Bastia et à Rennes… Peut-être même qu’inconsciemment, nous nous sommes vus  » trop haut « . Cueillis à froid dès la 3e minute, le retour sur terre n’en a été que plus rude, et nous sommes retombés dans nos travers avec une défense perméable, pour preuve trois buts encaissés sur coup de pied arrêté. Je n’ai pas l’habitude de parler des joueurs des équipes adverses, mais il est vrai que Ronaldinho a fait un grand match. Il est doté de qualités exceptionnelles mais dans leur genre, des gars comme Darcheville et Feindouno, chez nous, ont aussi du talent. »

Fabrice Fiorèse : « Je voulais marquer pour mon premier match sous mes nouvelles couleurs, et voilà qui est fait ! Mais le plus important reste que nous avons gagné avec la manière. Quant à moi, j’arrive sur la pointe des pieds au sein d’un effectif comptant de grosses individualités, et je suis là pour progresser. En tout cas, j’ai été très bien accueilli au PSG et je suis heureux d’avoir honoré la confiance que l’on a placée en moi en ayant marqué ce premier but. »

Frédéric Déhu : « Cette large victoire, sans avoir encaissé de but, est la meilleure réponse qui puisse être faite, sur un plan personnel comme collectif, à ceux qui nous critiquent. Elle fait du bien au moral et nous ambitionnons plus que jamais de terminer dans les trois premiers. Dommage que Lens ait gagné… Cela va être très difficile pour le titre, même s’il faut garder espoir. »

Jérôme Leroy : « Il faut vite revenir sur terre… Nous allons bientôt rencontrer Bordeaux et Lyon, et c’est seulement après que nous pourrons faire un point précis quant à nos prétentions. Je suis bien sûr ravi d’avoir marqué deux buts au Parc, dont le second, je l’avoue, sur un centre-tir. J’honore ainsi la confiance accordée par les dirigeants, l’entraîneur et les joueurs. C’est vrai que j’ai reçu une belle ovation quand je suis sorti, mais il me reste encore du travail pour convertir ceux qui ne souhaitaient pas mon retour. Il ne faut pas s’enflammer, tout va si vite dans le football… »

Les notes du Parisien :

Alonzo (6). En regardant ses partenaires s’amuser, il a fait quelques étirements pour rester chaud, n’a pas manqué d’applaudir sur chaque but et a réalisé une belle parade sur un coup franc de Darcheville.
Cristobal (5,5). Les matchs se suivent et se ressemblent pour l’Espagnol. Sa devise : pas de risques, donc pas de déchets. Il reste collé dans le couloir droit de sa moitié de terrain et n’a jamais été pris de vitesse par Feindouno.

Pochettino (6). Il a réalisé une bonne première période, rythmée par des relances précises et des interventions propres. Averti et blessé, il a cédé sa place (42e) à Édouard Cissé (5,5) qui a pris le poste de Déhu. Étant beaucoup plus offensif que son capitaine dans cette mission, ses passes manquent encore de précision.

Heinze (6). Darcheville est tombé sur un os. L’Argentin a usé de tous les stratagèmes pour museler le deuxième buteur du championnat et a réussi l’exploit de ne pas prendre de carton.

Domi (6). Il est mieux qu’un remplaçant. Sérieux en défense, le latéral gauche n’hésite pas à mettre sa pointe de vitesse au service des offensives de son équipe. Il combine bien avec Jérôme Leroy.

Déhu (5,5). D’abord milieu récupérateur, il a très vite débloqué la situation en inscrivant, de la tête, son deuxième but de la saison. Après la sortie de Pochettino, il s’est replacé en défense centrale où certains de ses choix se sont révélés dangereux.

Mendy (5,5). Milieu offensif droit, il sait user de sa pointe de vitesse pour semer le trouble chez l’adversaire. Il a obligé les défenseurs lorientais à s’éloigner de leur surface, ce qui a créé des espaces pour les autres attaquants.

Arteta (7). Comme il court deux fois plus que les autres, on a l’impression qu’il occupe deux postes. A la fois milieu récupérateur et meneur de jeu, il a porté l’équipe vers l’avant. Sa lecture du jeu est remarquable.

J. Leroy (6,5). Milieu gauche, il s’est mis le Parc dans la poche en réalisant un doublé. En pleine confiance, il se fait plaisir et fait plaisir à voir. Il est sorti sous les ovations des deux kops, remplacé par Aloisio (71e).

Ronaldinho (8). Un but et deux passes en or pour Fiorèse et Leroy. Comme d’habitude, le Brésilien s’est révélé décisif. Il s’est offert un merveilleux raid solitaire digne de Pelé que vous n’avez pas fini de revoir à la télévision et qui aurait mérité un meilleur sort. La grande classe.

Fiorèse (6,5). Premier match au Parc, premier but sur sa première occasion. Au bout d’un quart d’heure de jeu, l’ancien Guingampais avait donc déjà rempli sa mission. Il possède le profil du chasseur de but que Paris recherchait. Remplacé par Ogbèche (63e).


Le stade :

Le Parc des Princes
Le Parc des Princes

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