PSG – Lorient 0-1, 09/03/02, Coupe de France 01-02

Augustine Okocha (O. Lejeune)

Samedi 09.03.2002, Coupe de France, 1/4 de finale
à Paris, au Parc des Princes :
PARIS ST-GERMAIN F.C. – F.C. LORIENT  0:1 (0:1)
– 19 794 spectateurs. But : Chabert, 32′.
L’Équipe du PSG : Jérôme Alonzo – Cristóbal Parralo, Talal El-Karkouri (Alex Dias, 46′), Frédéric Déhu, Gabriel Heinze – Mikel Arteta (Bartholomew Ogbeche, 76′), Jérôme Leroy, Hugo Leal (Augustine Okocha, 36′) – Fabrice Fiorèse, Ronaldinho Gaùcho – José Aloísio. Entraîneur : Luis Fernandez.
Avertissement à José Aloísio.


Maillot utilisé (à manches longues et avec sponsors) :

Maillot domicile Coupe de France 2001-2004 (collection http://maillotspsg.wordpress.com)
Maillot domicile Coupe de France 2001-2004 (collection MaillotsPSG)

Billet :

(collection La Mémoire du PSG)
(collection La Mémoire du PSG)

Photos :

Passe de "Jay jay" Okocha
Passe de « Jay jay » Okocha
Fabrice Fiorèse
Fabrice Fiorèse
Ronaldinho
Ronaldinho
Mickel Arteta
Mickel Arteta
Augustine Okocha (O. Lejeune)
Augustine Okocha (O. Lejeune)
Ronaldinho passe un lorientais
Ronaldinho passe un lorientais
Le Virage Auteuil
Le Virage Auteuil

Compte-rendu (psgmag) :

Le PSG misait beaucoup sur cette Coupe de France… Mais une belle frappe de Chabert à la demi-heure de jeu lui a coupé l’herbe sous le pied dans sa quête de qualification pour les demi-finales. Éliminé de la coupe de la Ligue la semaine dernière, Paris n’a maintenant plus qu’un seul objectif à atteindre : accrocher l’Europe à l’issue du championnat. Et les Rouge et Bleu ont suffisamment de caractère mais aussi de talent pour y parvenir !
Les Parisiens ont déjà rejoint, la tête basse, les vestiaires depuis de longues secondes que Alonzo tire sa révérence à Le Garrec. En stoppant bon nombre d’offensives Rouge et Bleu, le portier lorientais vient d’offrir à son équipe une place en demi-finale de coupe de France, une semaine après s’être qualifiée pour la finale de la coupe de Ligue. Les Parisiens, privés de leur coach, n’ont pu rebondir sur leur victoire face à Bastia. Objectifs braqués sur lui, vers la tribune officielle, banderoles de soutien dans les deux virages… Bien qu’absent du terrain au coup d’envoi, Luis Fernandez se trouve au cœur de toutes les conversations en ce samedi après-midi ensoleillé. Un beau soleil et un match en direct sur TF1, qui explique certainement la faible affluence du jour (19 794 spectateurs).

Après dix premières minutes disputées sur un faux rythme, le match s’emballe finalement grâce aux longues chevauchées de Gabi Heinze. Après avoir affolé la ligne de touche, l’Hispano-argentin adresse un puissant centre dévié au premier poteau par Fiorèse. Le Garrec, bien campé sur ses crampons, repousse la première offensive du PSG (8e). Privé de Darcheville et de Feindouno, Lorient, avec le seul Kroupi en pointe, tente d’inquiéter l’arrière garde parisienne. Mais au four et au moulin, l’attaquant lorientais ne peut à la fois centrer et marquer, à l’image de ce ballon qui passe entre Alonzo et sa ligne de but (11e). Le PSG a maintenant le match bien en main. Aloisio est un point de fixation sûr et les débordements de Fiorèse à droite ou de Roni à gauche font régulièrement passer des frissons dans le dos d’Yvon Pouliquen. C’est au plus fort de sa domination que Paris se fait finalement contrer. Réduit à dix suite à la blessure de Leal, le PSG concède un corner. Le tir de Guel contré, atterri dans les pieds de Chabert qui ne se pose pas de question et arme une puissante frappe. Alonzo ne peut que constater les dégâts et aller chercher le ballon au fond de ses filets (31e).

Pratiquement du 100 % de réussite pour Lorient qui est en train de jouer un bien mauvais tour au PSG. Mais ce petit but a le don de réveiller les Parisiens. Sur l’engagement, Aloisio pointe son nez dans la surface de Le Garrec. Alors que le Brésilien s’amène le cuir sur son bon pied, monsieur Poulat siffle un coup-franc indirect dans les dix-huit mètres pour un pied levé un peu trop du haut de la part de Le Lan (33e). Roni décale Heinze, mais la frappe du défenseur parisien s’écrase dans la muraille dressée face à lui. Tout s’accélère alors. On passe rapidement d’un but à l’autre et Kroupi, couvert par El Karkouri, s’en va à son tour défier Alonzo. Le remplaçant de Letizi remporte son face à face d’une belle claquette de la main droite (36e). Une tête de Leroy et une ultime frappe d’Arteta dans les arrêts de jeu ne permettent cependant pas au PSG de rejoindre les vestiaires sur un score de parité. Luis Fernandez a maintenant quinze minutes pour remobiliser ses troupes, et il commence par demander l’arrosage de la pelouse afin d’accélérer le rythme du match.

Les propos tenus par Luis ont dû être simple : capitaliser les 69 % de possession de balle Rouge et Bleu en première période. Alex, entré en jeu à la place de Talal, n’est pas loin d’achever le bon de travail de Roni (47e), dès le retour des vestiaires. L’engagement parisien semble de suite avoir gravi un cran supérieur. Le marquage est plus serré et les tacles plus appuyés. Reste maintenant à marquer ! Et ce ne sera pas une sinécure face à une défense « blanche » bien regroupée. A moins que… Après une très belle combinaison avec Okocha, Cristobal pique sa balle et offre à Alex une nouvelle occasion. Surpris d’abord de recevoir le cuir, puis du retour de deux Lorientais, le Brésilien ne peut parachever le travail de l’Espagnol (53e).

Le match est alors à sens unique. Le PSG pousse, aidé par son public, et se montre de plus en plus dangereux. Okocha, papa cette semaine d’un petit Jay-Jay Junior, éclaire le jeu parisien par ses longues transversales. Sur l’un de ses centres, puissant et travaillé, Roni place une tête à bout portant que Le Garrec repousse, un peu comme il peut, dans les pieds de Gabi. L’Argentin reprend le ballon qui rebondit une nouvelle fois dans le ventre de Le Garrec (61e). L’égalisation parisienne ne fait alors aucun doute. Nouveau centre de Ronaldinho pour la tête de Leroy au deuxième poteau. L’ailier du PSG remise le ballon dans l’axe et Le Lan est à deux doigts de tromper la vigilance de son propre gardien (63e). Les actions Rouge et Bleu se multiplient sous les vivas du public. Aux points, Paris serait qualifié, cela ne fait aucun doute. Mais l’écran géant indique toujours un désespérant 0-1. Un septième joueur à vocation offensive (Ogbèche) fait alors son entrée pour le PSG. Pouliquen contre-attaque et sort aussitôt un attaquant (Kroupi). Les objectifs sont bien diamétralement opposés pour les deux entraîneurs.

Les longs ballons de Roni ou de Jay-Jay se perdent maintenant dans les travées du Parc. Un tir en pivot de Ronaldinho offre bien au public parisien un ultime sursaut, mais c’est finalement dans le petit filet que vient mourir le ballon. Le quatrième arbitre octroie quatre minutes de temps additionnel au PSG pour égaliser. Trop peu pour inscrire ce but que Paris n’a pu marquer en 90 minutes de temps réglementaire. La pilule est amère… Reste maintenant à digérer la déception pour se reconcentrer au plus vite sur le championnat, avec l’Europe en point de mire…

Les réactions :

Laurent Perpère : « C’est une grosse déception, car je ne vois pas comment nous pourrions maintenant gagner un titre cette saison. Une qualification européenne est toujours la priorité de toutes les grandes équipes, et donc du PSG. Mais il n’y a pas le feu au lac, il reste suffisamment de matches pour accrocher cette place par le biais du championnat. »

Jean-Louis Gasset : « C’est le scénario catastrophe d’un match de coupe de France. Une mauvaise entame, un peu dans le formole. Ensuite, nous encaissons un but alors que nous jouons à dix. Et puis en deuxième mi-temps, nous avons une multitude d’occasions, mais nous sommes tombés sur un Le Garrec en état de grâce. A la fin de tout cela, il y a une élimination… C’est vrai que c’est désolant de ne pas être parvenu à égaliser. Je ne sais pas trop comment expliquer cette entame de match… Peut-être l’horaire, ou le fait que ce soit notre troisième match en une semaine, ou encore un petit relâchement après la victoire à Bastia ? Il y a 1 000 explications mais pas une seule rationnelle. En deux samedis noirs, nous perdons deux possibilités de nous qualifier pour la coupe d’Europe. Mais il reste la bouée du championnat où nous pouvons même encore accrocher la Ligue des Champions. Il nous faut maintenant récupérer, car nous sommes fatigués, puis entamer un sprint lors des six derniers matches. Il faut relever la tête parce qu’en ce moment, on prend quand même beaucoup de coups. »

Yvon Pouliquen (entraîneur de Lorient) : « Nous étions venus pour nous qualifier, et nous avons tout mis en œuvre pour y parvenir. Cela nous a réussi et j’en suis donc très content. Maintenant, nous essaierons d’aller le plus loin possible, d’abord dans le championnat, puis dans les deux Coupes nationales. »

Les notes du Parisien :

Alonzo (5). Il a prolongé le sursis parisien en remportant un face-à-face avec Kroupi qui aurait permis aux Merlus de faire le break (37e). Sur le but de Chabert, il n’a pu que suivre le ballon des yeux.
Cristobal (3). Une belle action individuelle l’a porté dans la surface adverse (53e), c’est assez rare pour être souligné. Latéral droit reconverti dans l’axe en deuxième mi-temps, l’Espagnol s’est révélé inutile.

El Karkouri (3,5). Il a trop souvent été pris de vitesse par les rares appels en profondeur des attaquants bretons. Remplacé par Alex (46e, 3), qui s’est créé trois bonnes occasions. Comme d’habitude, il n’en a pas mis une au fond.

Déhu (3). Le capitaine est fatigué. Mal à l’aise, lourd, il a multiplié les mauvais choix en seconde période et a bizarrement compliqué le jeu de son équipe.

Heinze (5,5). Latéral gauche, il s’est manifesté par ses bons centres et par une motivation qui a fait défaut à la plupart de ses partenaires. Repositionné dans l’axe après la pause, il n’a pas davantage hésité à monter et a raté une bonne occasion face au gardien (61e).

Arteta (4,5). D’abord seul devant la défense, il a joué trop bas pour influencer le jeu. Il s’est retrouvé en deuxième mi-temps, effectuant quelques bonnes montées de balles. Le rendement de l’équipe semble dépendre de lui. Quand il n’est pas bien, Paris perd. Remplacé par Ogbèche (76e), qui n’a pas touché un ballon.

Fiorèse (4). On ne peut lui reprocher ni son engagement, ni son altruisme. Souvent esseulé sur l’aile droite, il s’est malheureusement trop souvent emmêlé les crayons face au pressing des Merlus.

Leal (non noté). Blessé après un choc avec Bedrossian, il a cédé sa place à Okocha (36e, 4) qui a joué beaucoup trop facile pour être efficace. Il s’est réveillé dans les dix dernières minutes. Trop tard.

J. Leroy (5). En première période, son entente avec Heinze sur le flanc gauche n’a pas sauté aux yeux. Mais son activité reste précieuse. Il ne manquait pas de motivation. Tout le monde ne peut pas en dire autant.

Ronaldinho (4,5). Il avait laissé son génie au vestiaire. Après une première heure transparente, il a retrouvé des jambes et s’est affirmé comme le joueur parisien le plus dangereux. Il s’offre la dernière occasion de la partie mais ne cadre pas son tir (86e).

Aloisio (4). Averti pour simulation (56e), le Brésilien est trop souvent sanctionné. Il ne joue qu’avec son physique. Comme Alex, il ne sait plus comment inscrire un but.


Le stade :

Le Parc des Princes
Le Parc des Princes

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