Monaco – PSG 2-0, 13/09/09, Ligue 1 09-10

Photo Ch. Gavelle, psg.fr (image en taille et qualité d'origine: http://www.psg.fr/fr/Actus/105003/Galeries-Photos#!/fr/2009/1894/20549/match/Monaco-PSG/Monaco-PSG-2-0)

Dimanche 13.09.2009, Championnat de France, Ligue 1, 5e journée (5e place)
à Monaco, au Stade Louis II :
A.S. MONACO F.C. – PARIS ST-GERMAIN F.C.  2:0 (0:0)
– 10 459 spectateurs. Buts : C.Y.Park, 85′, Nenê, 88′.
L’Équipe du PSG : Grégory Coupet – Marcos Ceará, Grégory Bourillon, Sammy Traoré, Sylvain Armand (Younousse Sankharé, 87′) – Ludovic Giuly (Christophe Jallet, 69′), Claude Makélélé, Jérémy Clément, Stéphane Sessègnon – Péguy Luyindula, Guillaume Hoarau. Entraîneur : Antoine Kombouaré.
Avertissements à Grégory Bourillon et Stéphane Sessègnon.
Expulsion : Stéphane Sessègnon, 90′.


Maillot utilisé :

Maillot domicile 2009-10 (collection MaillotsPSG)
Maillot domicile 2009-10 (collection MaillotsPSG)

Photos du match :

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Marcos Ceara (Ch. Gavelle)
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Stéphane Sessegnon pris dans la nasse monégasque (Ch. Gavelle)
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Guillaume Hoarau (Ch. Gavelle)
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Péguy Luyindula (Ch. Gavelle)
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Le parcage parisien (Ch. Gavelle)

Vidéo (le but de Nenê) :


Compte-rendu (psgmag) :

Première défaite de la saison pour les Parisiens.

Le match en bref

Cette semaine, le PSG a été victime de deux coups durs. Erding a finalement dû être opéré à l’épaule — il en aura pour au moins trois semaines d’indisponibilité —, et Sakho a de nouveau ressenti une douleur à la cheville, lors d’un match des Bleuets, et n’était pas complètement remis pour être aligné d’emblée. Kombouaré a ainsi dû faire débuter la charnière Traoré-Bourillon, et a offert sa première titularisation de la saison à Guillaume Hoarau. Côté monégasque, Guy Lacombe ne pouvait pas aligner son nouveau meneur de jeu Coutadeur ; en revanche, la toute dernière recrue Gudjohnsen était bel et bien titulaire.

Le match commence bien pour le PSG qui joue assez rapidement dans le camp adverse. Les Monégasques ne sortent pas, et le PSG en profite en se procurant les premières occasions. Sur un corner de Sessegnon, c’est d’abord Sylvain Armand qui, un peu surpris, reprend de volée au-dessus. Dans la foulée, un merveilleux centre de Ceara finit sur la tête de Giuly, et il faut une belle détente de Ruffier pour préserver le score. Puis, à la suite d’une action un peu confuse devant la surface, Jérémy Clément tente sa chance du droit, et Ruffier n’est pas loin de se mettre un auto-goal sur la parade qui suit.

Au bout de vingt minutes, les locaux se réveillent. Jimi Traoré se retrouve seul face à Coupet suite à un second ballon sur corner, mais sur son mauvais pied, il tire au-dessus. Puis Coupet doit s’employer à sortir devant Nenê, suite à un mauvais alignement de sa défense. Les Rouge et Blanc continuent, et réalisent plusieurs frappes rasant les poteaux parisiens, par Nenê, Alonso et Gudjohnssen. Si défensivement, Paris faiblit, offensivement, le travail incessant de Luyindula, et les bons appels de Giuly continuent d’inquiéter la défense adverse. Hoarau s’essaye même au coup-franc, et tire de justesse au dessus.

La mi-temps est sifflée après quarante-cinq premières minutes rythmées. La seconde période reprend sur des bases nettement moins offensives. Malgré une occasion immédiate pour Giuly, qui croise trop sa frappe après une bonne passe de Luyindula, le match se joue à une intensité bien plus faible. La fatigue et le terrain catastrophique du stade Louis-II y sont pour beaucoup. Malgré tout, la domination parisienne demeure, et les Monégasques sont incapables d’emmener le ballon dans le camp adverse. Après une interruption voulue par l’arbitre Laurent Duhamel, les Parisiens pressent très haut, et l’on sent que les joueurs de Guy Lacombe ne sont pas loin de craquer. Pourtant, c’est l’inverse qui se produit : sur un long ballon d’Alonso, le Coréen Park profite d’un nouveau mauvais alignement de la défense pour se présenter face à Coupet, et marquer (1-0, 85e).

Paris semble assommé, et malgré une tête de Luyindula rasant le poteau, consécutive à un centre tendu de Jallet, cela se confirme puisque Monaco double la mise sur une frappe sèche de Nenê à l’entrée de la surface (2-0, 88e). Le hold-up est parfait — même Guy Lacombe le reconnaîtra à la fin du match —, et le PSG perd beaucoup en cette fin de rencontre, puisque Stéphane Sessegnon se voit expulser pour un jeu dangereux.

Déjà embêté par l’absence prolongée d’Erding, Kombouaré devra faire, au moins pour le prochain match, sans le Béninois. Paris affiche sur ce match à Monaco le même travers que lors de la saison dernière : il est regrettable que le PSG ne sache pas se contenter d’un match nul. Dans un cas comme hier soir, le PSG ne semblait pas avoir la fraîcheur nécessaire pour forcer la victoire, plutôt que de monter à tout va — comme sur le premier but monégasque, où le pressing parisien est réalisé très haut, et laisse trois défenseurs seuls derrière, alors que Paris n’a pas le ballon — il aurait peut-être mieux valu consolider le bloc défensif, et se satisfaire du match nul.

L’expulsion de Sessegnon

En fin de match, alors que Sessegnon avait déjà pris un carton jaune pour contestation, le Béninois a effectué un geste dangereux, sans trop réfléchir, en allant contrer un dégagement d’Adriano avec le pied élevé. S’il est évident que le joueur parisien s’est encore une fois inutilement emporté, on peut tout de même s’interroger sur la pertinence de l’arbitrage de Laurent Duhamel. Sur ce qui n’est finalement qu’un pied haut, Duhamel a choisi de sortir le rouge direct, ce qui est plutôt surprenant, quand on sait qu’en première temps, pour le même genre de geste sur Jérémy Clément — à la différence que le pied a atteint l’abdomen, et non le tibia —, Jean-Jacques Gosso n’a eu le droit qu’à une réprimande arbitrale. Peut-être Laurent Duhamel avait-il peur de subir les réprimandes publiques de Marc Batta s’il n’expulsait pas Sessegnon, comme ce fut le cas après PSG – Saint-Étienne la saison dernière ?

On peut aussi s’étonner de l’arbitrage général de Duhamel, qui a été très prompt à sortir deux cartons jaunes aux Parisiens. L’un pour Sessegnon donc, alors qu’il discutait, pas vraiment énergiquement, avec l’arbitre assistant. Et l’autre pour Bourillon, pour sa première faute, et pour un croc en jambe au milieu de terrain, particulièrement anodin. Quant aux Monégasques, ils ont pu mettre à terre Sessegnon ou Clément autant de fois qu’ils l’ont voulu — Gosso a par exemple été l’auteur de sept fautes sur l’ensemble du match —, sans que Duhamel ne daigne leur en tenir rigueur…

Une charnière expérimentale

Tout le monde, à commencer par Canal+, s’est focalisé sur l’association inédite Luyindula-Hoarau en attaque. Pourtant, suite à la longue indisponibilité de Camara, et au récent problème à la cheville de Sakho, c’est bien à l’arrière de l’équipe parisienne que se tenait la paire la plus inédite. Grégory Bourillon et Sammy Traoré ont été alignés ensemble et devaient donc contenir la super star adverse Gudjohnsen.

Si pour cette tâche-là les défenseurs parisiens n’ont pas eu trop de mal, les deux défenseurs ont bien plus soufferts face à la vivacité et aux remises astucieuses de Park, ainsi que face aux percées de Nenê. Malgré une domination parisienne globale des Parisiens, les joueurs monégasques ont pu se procurer plusieurs occasions en passant plein axe. Soit suite à des mauvais alignements défensifs, soit à la sortie de légères mésententes de placement, aux grosses conséquences.

L’idée n’est pas de jeter la pierre à ces deux défenseurs, que l’on sait capables de réaliser d’excellentes performances. Cependant, la complémentarité et l’osmose entre deux défenseurs axiaux ne s’improvise pas. Habitués à venir jouer les pistons, soit aux côtés de Sakho, soit aux côtés de Camara, les deux joueurs manquaient fatalement de repères en évoluant ensemble. Et malheureusement, dans un secteur qui n’est pas la force du PSG en ce début de saison, le fait de ne pas pouvoir aligner ses titulaires a fini par se payer : sans qu’il ne s’agisse de la principale responsabilité — les milieux ayant un peu abandonné leur bloc défensif en fin de rencontre —, les buts monégasques auraient peut-être pu être évités avec une défense un peu plus rodée.

Il ne faut donc pas tirer trop de conclusions sur les aptitudes défensives du PSG, mais bien admettre que l’équipe de Kombouaré a été victime de pas mal de malchance à un poste-clef, et qu’au bout de quelques matches, le bricolage est déjà de mise dans ce secteur de jeu. De quoi nuancer la fin de match difficile, et de croire que le retour définitif des blessés, permettra de stabiliser la défense du PSG.

Autres infos autour du match

La statistique intéressante de Paganelli

Juste avant le coup d’envoi de la rencontre, Antoine Kombouaré a eu la chance de répondre aux questions pertinentes de Laurent Paganelli. Celui-ci était tout fier de divulguer une information incroyable à l’entraîneur du PSG : il avait, selon lui, aligné rigoureusement la même équipe, à Coupet près, que celle qui s’était inclinée à Monaco l’an dernier. En fait, il y avait quelques différences supplémentaires entre l’équipe alignée hier soir, et celle un an auparavant : en plus de Coupet, Traoré et Bourillon ne jouaient pas, puisque Camara et Sakho étaient valides ; Sessegnon était suspendu et Rothen jouait à son poste de milieu gauche ; enfin, Pancrate avait été préféré à Luyindula. Ce qui fait que l’équipe supposée identique différait en fait de 5 éléments sur 11, soit près de la moitié… Laurent Paganelli avait encore bien préparé sa rencontre.


Le stade :

Le stade Louis II
Le stade Louis II

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