Monaco – PSG 2-0, 18/11/00, Division 1 00-01

Augustine Okocha

Samedi 18.11.2000, Championnat de France, Division 1, 16e journée (4e place)
à Monaco, au Stade Louis II :
A.S. MONACO F.C. – PARIS ST-GERMAIN F.C.  2:0 (2:0)
– 14 229 spectateurs. Buts : Nonda, 3′, Nonda, 26′.
L’Équipe du PSG : Lionel Letizi – Jimmy Algérino, Frédéric Déhu, Sylvain Distin, Grégory Paisley (Bernard Mendy, 70′) – Stéphane Dalmat (Pierre Ducrocq, 46′), Peter Luccin, Augustine Okocha, Laurent Robert – Laurent Leroy, Christian Corrêa. Entraîneur : Philippe Bergeroo.
Avertissements à Pierre Ducrocq, Peter Luccin et Laurent Robert.


Maillot utilisé :

Maillot extérieur 2000-01 (collection MaillotsPSG)
Maillot extérieur 2000-01 (collection MaillotsPSG)

Billet :

(collection La Mémoire du PSG)
(collection La Mémoire du PSG)

Programme :

(collection La Mémoire du PSG)
(collection La Mémoire du PSG)

Photos du match :

Pierre Ducrocq et Christenval
Pierre Ducrocq et Christenval
Peter Luccin devancé
Peter Luccin devancé
Stéphane Dalmat
Stéphane Dalmat
Augustine Okocha
Augustine Okocha

Vidéo :


Compte-rendu (V. Brunel, psgmag) :

Le match démarre doucement, et déjà on entend les supporters parisiens marquer leur territoire… Après avoir craqué plusieurs torches, ils donnent de la voix et amènent la première action parisienne, mais Distin ne peut reprendre la balle dans la surface (2ème). Toutefois, la première occasion du match est monégasque : suite à un corner, il y a un énorme cafouillage dans la surface parisienne qui permet à Djetou de placer sa tête. Letizi est totalement pris à contre – pied mais, grâce à un formidable réflexe, il se retourne et repousse d’une main gauche très ferme… sur Nonda, qui pousse la balle au fond des filets à bout portant (1-0, 4ème). C’est le neuvième but sur coup de pied arrêté encaissé par les Parisiens (sur 22 !). Les Parisiens sont cueillis à froid, mais ils essaient de réagir : Okocha et Leroy combinent côté gauche à l’entrée de la surface, mais ils ne parviennent pas à entrer dans les 16m 50.
CUEILLI A FROID, PARIS ESSAIE DE RÉAGIR

Paris essaie de faire le jeu, mais ne parvient pas à trouver la bonne organisation qui leur permettrait de déstabiliser Monaco, qui joue en contre. Paris passe beaucoup côté gauche, avec Paisley et Okocha notamment : le numéro 3 parisien glisse au Nigérian, qui sert Robert aux 30 mètres. Le Réunionnais alerte Leroy sur sa droite ; dans une position difficile, il contrôle et enchaîne par une reprise du gauche en déséquilibre, qui passe à coté (14ème). Paris va mieux et prend le jeu à son compte : Christian est lancé en profondeur côté droit, il déborde dans la surface et croise bien sa frappe, contrée par Christanval en corner (16ème). Le match s’endort peu à peu puisque Monaco attend confortablement les Parisiens dans leur camp, et seules les initiatives parisiennes donnent de la vie à ce match pour le moment : Christian se trouve dans la même position que précédemment et voit Leroy se placer devant le but. Mais Djetou se place parfaitement et Christian est obligé de centrer fort devant le but… mais trop loin pour que Leroy ne puisse couper la trajectoire (19ème). Forts de leur but d’avance, les Monégasques empêchent les Parisiens de développer leur jeu au milieu de terrain et se déploient rapidement en attaque. On voit ainsi Gallardo frapper au but (24ème) sans que Paris n’arrive à en faire de même (aucune frappe cadrée, aucune dans la surface).

2ÈME OCCASION MONÉGASQUE, 2ÈME BUT | ARBITRAGE

Et Monaco se procure ainsi sa deuxième occasion à la 26ème minute : sur une belle action à une touche de balle, Simone lance Nonda, qui est hors – jeu ! Mais l’arbitre ne siffle rien, et le Burundais peut fusiller Letizi à bout portant (2-0, 26ème). Paris a beaucoup de mal à réagir et Monaco ne semble pas débordant d’envie, les actions ne sont donc pas légion… Robert permute avec Dalmat et se retrouve à gauche, sans parvenir toutefois à organiser le jeu parisien. Sur ce couloir droit, Robert se retrouve ainsi face à Gallardo qui, après un dribble entre les deux hommes, se relève, attrape la jambe de Robert et le met par terre. Il se jette alors sur l’ancien Montpelliérain, qui s’éclipse astucieusement avec une roulade arrière très stylée… Si on peut se féliciter de la réaction de Robert, qui n’a pas bronché, que dire de celles de Gallardo et de l’arbitre, qui avertit les deux joueurs (32ème) ?

FIN DE MI – TEMPS, PARIS POUSSE (LOB D’ALGERINO, …)

Paris réagit par intermittence, comme avec cette frappe d’Okocha bien servi dans la surface (37ème), puis celle de Dalmat (38ème), mais rien de bien dangereux pour Porato… La première période s’achève doucement quand Paris tente de mettre un coup d’accélérateur pour revenir dans le match : Okocha dribble quatre joueurs monégasques dans un trou de souris (comme contre Bastia en 1998/1999), mais Marquez parvient à lui subtiliser le ballon alors qu’il s’apprête à finaliser son action (42ème)… Paris pousse et se procure une nouvelle occasion : Leroy déborde à droite, dans une position assez excentrée. Plutôt que de frapper, il tente intelligemment de mettre pour Christian en retrait, mais la balle est interceptée (43ème). Pour une faute grossière, Luccin est averti (45ème) et sera donc suspendu contre Rennes… Alors que l’arbitre indique 1 minute de temps additionnel, Algerino tente une frappe de 70 mètres pour tromper Porato, gêné par le soleil, mais ça passe à côté (46ème).

LA REPRISE EST PARISIENNE, OKOCHA TENTE EN VAIN

Au retour des vestiaires, Ducrocq remplace Dalmat et Simone frappe sur le coup d’envoi pour tromper Letizi, à son tour gêné par le soleil… Mais là encore c’est à côté (46ème). Toutefois, la reprise est clairement parisienne, qui domine et se procure plusieurs occasions intéressantes, par Okocha et Robert notamment. Paris siège dans le camp de l’ASM sans parvenir à frapper au but, mais il faut encore faire attention aux contres monégasques : Simone part côté gauche et se retrouve face à Letizi. Alors qu’il pouvait mettre un extérieur du droit imparable, il pousse son action jusqu’au duel avec Letizi, qu’il perd, sa pichenette du gauche passant à côté (50ème). Sur une offensive de Riise à gauche, Paisley récupère et relance vers Luccin puis Robert. Les Parisiens lancent rapidement le contre, et Christian est lancé sur la gauche, mais l’arbitre signale un hors – jeu… imaginaire celui – là ! Décidément, les arbitres ont du mal (57ème). Okocha tente de mener la révolte, mais ses dribbles et ses combinaisons avec Robert ne parviennent pas à mettre en péril la défense monégasque, très regroupée. Le premier tir parisien de cette seconde période intervient à la 59ème minute, une frappe de Christian cadrée, mais plein axe, donc sans problème pour Porato (59ème).

MONACO SE RÉVEILLE ET SE MONTRE TRÈS DANGEREUX

Okocha tente encore sa chance aux 25 mètres, mais il y a une nouvelle fois un dos ou une jambe pour contrer (64ème). Sur un contre, Giuly se retrouve encore en tête à tête avec Letizi sur la gauche (couloir qui laisse pas mal d’espaces aux Monégasques malgré le retour d’Algerino, peut – être à court de forme ?) : Letizi reste sur ses appuis et stoppe la balle en l’air (65ème). Monaco se réveille et se montre de plus en plus dangereux : eux arrivent à pénétrer facilement dans la surface et porter le danger devant les buts de Letizi. Ainsi Simone sème la panique dans la surface et on n’échappe aux troisième but que grâce à l’excellent retour de Grégory Paisley (67ème) ! Paisley laisse pourtant sa place à Mendy à vingt minutes de la fin du match, peut être fatigué pour son deuxième match de reprise (70ème) et Luccin tente sa chance… à côté (71ème) ! Monaco revient fort en cette fin de match et multiplie les offensives : dans la surface, Nonda élimine Déhu avec un grand pont étrange et se trouve devant Letizi. Sa frappe du droit passe sur la gauche du poteau de Letizi (73ème).

C’EST TROP TARD, PARIS PERD ENCORE A L’EXTÉRIEUR…

Monaco cherche le KO et Paris tente de revenir : Robert, à gauche, centre en retrait pour Leroy, devancé de justesse par Marquez (78ème). Puis c’est encore Okocha qui se met en évidence : il est servi en profondeur à la limite du hors – jeu et se trouve en un contre un avec Porato. Il tire trop à droite (de peu), mais était de toute façon signalé hors – jeu (encore une fois imaginaire) (79ème). En fin de match, c’est encore Monaco qui se montre le plus dangereux : Nonda part plein axe entre Déhu et Algerino. Arrivé dans la surface, il tente un extérieur du droit alors que Déhu revient bien, mais ça passe à gauche (84ème). Christian est lancé côté gauche, mais alors qu’il veut contrôler en position aérienne, il est clairement poussé de la main, dans la surface. L’arbitre ne siffle rien, bien évidemment, ce qui a le don d’énerver Christian (87ème). Quatre minutes de temps additionnel sont annoncées, alors que Ducrocq reçoit un jaune pour un geste d’énervement (90ème).

Réactions :

Claude Puel : « Nous attendions une telle victoire, pour mettre fin à la spirale négative dans laquelle nous nous trouvions. Nous avons très bien géré le match, en démontrant un excellent état d’esprit. C’est un match référence, mais il ne faut pas pour autant se précipiter. Nous devons nous attacher à gagner en régularité, tout en veillant à respecter les consignes. Les joueurs voulaient réagir, c’est ce qu’ils ont fait. La configuration de jeu à trois défenseurs avait pour but de permettre à chacun de se changer les idées. Nous avons fait preuve de plus de solidarité que contre Galatasaray. »

Philippe Bergeroo : « Le football est ainsi fait. Après de belles périodes, on peut connaître une mauvaise passe. Nous avions en tête les problèmes de Marseille et de Bordeaux la saison dernière avec la Ligue des champions. Et nous sommes confrontés à ce même épuisement. Nous savons nous créer des occasions, mais actuellement les joueurs manquent de lucidité devant le but adverse. Ce manque de réalisme est surtout imputable à une grosse fatigue. Nous avons trois jours pour récupérer et se motiver pour le match contre La Corogne, mardi. Nous étions venus pour faire un résultat. Le PSG n’a jamais gagné à Monaco, c’est remis à la saison prochaine. »

Shabani Nonda : « Nous sommes enfin parvenus à bien débuter la rencontre, ce que nous n’étions pas parvenus à faire depuis longtemps. C’était le meilleur moyen pour aller chercher ensuite la victoire. Tout le monde s’est montré très volontaire jusqu’au bout. Cela peut être un match référence, parce que nous avons livré un match plein. Nous devons poursuivre dans cette voie, pour se relancer définitivement dans ce Championnat. Avec cette victoire, nous oublions aussi un peu la désillusion de l’élimination en Ligue des Champions. »

Jimmy Algerino : « Prendre un but aussi rapidement, n’est jamais une bonne chose pour essayer de ramener quelque chose de Monaco. Nous avons poussé, sans parvenir à concrétiser les occasions. Face à un adversaire qui avait envie de faire quelque chose de bien, c’est trop dur de prendre un tel but. Nous nous sommes retrouvés dans une situation difficile. En seconde période, nous avons créé plus de jeu, mais il n’était pas évident de revenir. C’est une mauvaise période, mais mardi, avec l’ambiance de la Ligue des champions, nous devons nous retrouver et renouer avec la victoire. »


Le stade :

Le stade Louis II
Le stade Louis II

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