Strasbourg – PSG 1-0, 05/03/00, Coupe de France 99-00

Augustine Okocha

Dimanche 05.03.2000, Coupe de France, 8e de finale
à Strasbourg, au Stade de la Meinau :
R.C. STRASBOURG – PARIS ST-GERMAIN F.C.  1:0 (0:0)
– 15 302 spectateurs. But : Bertin, 86′.
L’Équipe du PSG : Bernard Lama – Aliou Cissé, Talal El-Karkouri, Éric Rabésandratana, Igor Yanovski – Pierre Ducrocq, Augustine Okocha, Edwin Murati (Laurent Robert, 87′) – Laurent Leroy, Christian Corrêa, Kaba Diawara (Mickaёl Madar, 65′). Entraîneur : Philippe Bergeroo.
Avertissements à Christian Corrêa, Talal El-Karkouri, Edwin Murati et Igor Yanovski.


Maillot utilisé (avec RTL) :

Maillot domicile Coupe de France 1998-2002 (collection maillotspsg)
Maillot domicile Coupe de France 1998-2002 (collection MaillotsPSG)

Billet :

(collection La Mémoire du PSG)
(collection La Mémoire du PSG)

Photos du match :

Edwin Murati devancé...
Edwin Murati devancé…
Igor Yanovski
Igor Yanovski
Augustine Okocha
Augustine Okocha

Vidéo (le but strasbourgeois) :


Compte-rendu (site officiel) :

Paris laisse une coupe en Alsace

Messieurs, les données sont simples : en cet fin d’après-midi dominical frisquet mais agréable baignant La Meinau, il reste une place pour rejoindre en quart de finale Rennes, Lyon, Bordeaux, Nantes, Nîmes, le petit poucet Calaisien et… Monaco. A l’heure du coup d’envoi de ce Strasbourg/PSG, les leaders du Championnat étaient en effet assurés, sauf tremblement de terre, de leur qualification puisque menant 2-0 face à l’équipe de CFA de Pontivy.

Qui aura donc le plus d’appétit ? Strasbourg, avec une confiance recouvrée après s’être offert en cette année 2000 des gros morceaux (Monaco deux fois, Lyon, Auxerre) et à l’affût d’une place européenne grâce à cette Coupe de France … Ou Paris, seule équipe restant en course sur les trois tableaux (Coupes de France et de la Ligue et qualification pour la Champions League)…

Le coup d’envoi ne laissa en tous cas pas le doute s’installer : le PSG, qui rongeait son frein à la même époque la saison passée, luttant pour son maintien, s’attaquait sans ciller au hors d’oeuvre, avec Murati préféré à Laurent Robert en milieu gauche, la surprise Diawara à la place de Madar, pourtant attendu en attaque, et El Karkouri fidèle au poste en défense centrale.

Pour preuve les deux frappes d’Okocha durant les cinq premières minutes, face à une formation alsacienne où Bagayoko avait finalement été titularisé alors que Diop restait sur la touche, pour un schéma de type 1-3-3-3-1 contrarié bientôt par la blessure au tibia d’Ehret, l’homme en forme qui, au passage, avait répondu en Championnat au Parc par deux fois au fameux quadruplé de Christian, le 26 janvier dernier.

Diop rentré à la place d’Ehret, Strasbourg pointait le bout du nez après un quart d’heure de jeu sur un coup-franc de l’inévitable artilleur Teddy Bertin, de peu à côté. Mais c’est le PSG qui dominait, à l’image de Laurent Leroy débordant côté droit pour mieux centrer sur Diawara, dont la reprise du pied gauche fut claquée en corner par Debes (17e).

Scénario inverse dix minutes plus tard : Luyindula se présentait seul face à Lama qui… détournait du pied droit sa frappe croisée. C’était le signe de la rébellion, car Strasbourg allait alors tisser sa toile dominatrice jusqu’à la pause, pour preuve les cartons jaunes récoltés en rafale par Christian, Murati, puis Yanovski.

Mais ni Luyindula, d’une tête trop décroisée (36e), ni Camadini, sur une tête à bout portant détournée par un superbe réflexe de Lama suivi d’un vrai billard dans la surface (42e), ne purent concrétiser cette domination jusqu’à la mi-temps sifflée par M. Bré. Une mi-temps très attendue par des Parisiens courageux à souhait et finalement toujours dans le coup.

QUITTE OU DOUBLE

Strasbourg qui pousse… Paris qui tient, avec toujours un pied pour contrer les tirs… Le match qui devient heurté… Une magnifique frappe en demi-volée extérieur pied gauche de Murati, obligeant Debes à s’envoler pour détourner le ballon en corner… On l’a compris : les nerfs des deux équipes vont être mis à rude épreuve en cette seconde période, comme vient de le prouver ce premier quart d’heure.

Petit à petit, les Parisiens retrouvaient en tous cas leur assise, même si un centre-tir de Bagayoko les faisaient frissonner à la 66e. La minute que Philippe Bergeroo choisissait pour lancer au coeur de la bataille Madar à la place de Diawara, dans une partie sentant de plus en plus le quitte ou double.

Ça y est, but de Leroy ! Mais non, il y a eu faute, selon M. Bré, de Madar qui aurait gêné dans sa sortie Debes (72e)… Attention, remise de la tête dans l’axe de Christian, ciseau manqué de Leroy, Madar reprend, seul au point de pénalty… mais au dessus ! Ca va vite de part et d’autre : c’est maintenant Luyindula qui se présente quasiment seul face à Lama, si ce n’est Ducrocq qui se bagarre comme un lion derrière pour le gêner… Faute ? Pénalty ? Rien, jouez juge M. Bré.

On le sent, ça va basculer… Et c’est le capitaine alsacien Teddy Bertin qui va s’en charger, d’une frappe très puissante de l’extérieur du droit prenant Lama à contre-pied (86e). Robert eut beau remplacer Murati et Rabesandratana monter pour tenter de refaire le coup de Nancy, les dés étaient jetés et Luyindula faillit même doubler la mise, sur deux frappes enchaînées repoussées par Lama puis Yanovski.

Dur-dur pour Paris qui n’a pas démérité, chapeau Strasbourg qui a su saisir sa chance et qui rencontrera pour le compte des quarts de finale… les amateurs de Calais. Le tirage a en effet eu lieu dans la foulée du match télévisé sur TF1, par le tandem Larqué-Rolland qui fêtait là ses 20 ans de “ vie commune “ (de commentateurs).

Bordeaux/Nîmes, Nantes/Rennes et un sacré Lyon/Monaco seront les autres affiches, alors que le PSG a déjà la tête en Championnat, à Sedan, où il lui faudra samedi prochain montrer autant de détermination mais plus de réalisme dans la course à la Champions League…

Réactions :

Philippe Bergeroo :
“ Le match aurait certes pu basculer d’un côté ou de l’autre, mais Strasbourg a gagné plus de duels que nous… Le PSG a manqué d’efficacité devant les buts, gâché trop d’occasions, sans compter un certain manque de réussite, même si les Alsaciens n’ont pas volé leur succès. Nous avons laissé passé notre chance et c’est une déception… Notre joker a été utilisé et il va falloir se reconcentrer très vite sur le Championnat et la Coupe de la Ligue. “

Talal El Karkouri :
“ Je suis très triste d’être éliminé ce soir, dans une épreuve comme la Coupe de France qui est essentielle pour une équipe comme le PSG. Nous avions tous tellement envie de disputer la finale au Stade de France… Mais dominer n’est pas gagner : nous méritions davantage la victoire, les Strasbourgeois n’ont pas démontré grand chose… Mais ce sont eux qui sont passés ! “

Edvin Murati :
“ Nous ne sommes pas passés loin de la qualification. On a laissé véritablement qu’une seule fois un espace et Strasbourg en a profité ! Ca se joue à rien, surtout que le but marqué par Laurent Leroy était valable et qu’il n’y avait absolument pas faute sur l’action ! “

Jay-Jay Okocha :
“ Je suis triste ce soir et je n’ai pas trop envie de parler. C’est le foot… Il nous faut surtout continuer à aller de l’avant, en Coupe de la Ligue et en Championnat. “


Le stade :

Strasbourg_LaMeinau_84_actuel


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