Le Havre – PSG 2-2, 09/03/85, Coupe de France 84-85

Luis Fernandez (HAC Foot Archives)

Samedi 09.03.1985, Coupe de France, 1/16 de finale, match aller au Havre, au Stade Jules-Deschaseaux :
LE HAVRE A.C. (D2) – PARIS ST-GERMAIN F.C.  2:2 (1:0)
– 13 932 spectateurs. Buts : Prieur, 39′ sur penalty ; Prieur, 53′, Philippe Jeannol, 67′, Safet Sušić, 72′.
L’Équipe du PSG : Jean-Michel Moutier – Yannick Guillochon, Thierry Tinmar, Dominique Bathenay, Franck Tanasi – Jean-Claude Lemoult, Luis Fernandez (Gérard Lanthier, 76′), Philippe Jeannol, Safet Sušić – Nambatingue Toko (William Njo-Léa, 72′), Dominique Rocheteau. Entraîneur : Georges Peyroche.


Maillot utilisé :

Maillot domicile 1984-86 (collection MaillotsPSG)
Maillot domicile 1984-85 (collection MaillotsPSG)

Billet :

(collection La Mémoire du PSG)
(collection La Mémoire du PSG)

Programme :

(collection La Mémoire du PSG)
(collection La Mémoire du PSG)

Photos du match :

Thierry Tinmar fait faute sur Milosewicz dans la surface... (HAC Foot Archives)
Thierry Tinmar fait faute sur Milosewicz dans la surface… (HAC Foot Archives)
... penalty, transformé par Prieur qui bat Jean-Michel Moutier, pourtant parti du bon côté (HAC Foot Archives)
… penalty, transformé par Prieur qui bat Jean-Michel Moutier, pourtant parti du bon côté (HAC Foot Archives)
Franck Tanasi face à Florès (HAC Foot Archives)
Franck Tanasi face à Florès (HAC Foot Archives)
Luis Fernandez (HAC Foot Archives)
Luis Fernandez (HAC Foot Archives)

Compte-Rendu (François Bruant, Le Havre Libre, via HAC Foot Archives) :

Les Parisiens reviennent dans la dernière demi-heure

C’était bien la fête, hier soir, au stade Deschaseaux, bien avant que la rencontre ne débute, les tribunes et les gradins étaient déjà aux couleurs ciel et Marine. Certes, quelques supporters s avaient effectué le déplacement mais ils étaient noyés dans la masse. C’était bien la preuve qu’on y croyait ferme du côté des supporters Normands, mais les joueurs de Peyroche, habitués aux rencontres au sommet de Première Division, n’allaient certainement pas se laisser influencer par cette ambiance.

Toujours est-il que Romby et ses camarades pouvaient compter sur le suporrt d’un public totalement acquis à sa cause. Restait à savoir si joueurs de Didier Notheaux, décidés à jouer crânement leur chance, sauraient, quoiqu’on ait pu écrire ça et là, se libérer d’un certain trac bien compréhensible. Car si l’objectif principal demeure le championnat, il était évident qu’ils allaient tenter de réussir l’exploit de battre un adversaire qui restait, ne l’oublions pas, sur une courte défaite sur Nantes (3-2), mais surtout sur un succès à Bastia face à l’équipe corse (1-0).

Lorsque l’arbitre, M. Lambert, libéra les 22 acteurs de cette soirée, les Parisiens annoncèrent tout de suite la couleur, en tentant de monopoliser le ballon en milieu de terrain, mais le pressing havrais ne permettait pas aux visiteurs de mettre leur tactique en application. Dès la deuxième minute, Carpentier se montrait d’ailleurs dangereux, mais c’était Susic (4′) qui inquiétait Casanova, lequel sortait de belle façon. Le HAC dominait territorialement, mais tous les contres parisiens, menés très rapidement, s’avéraient dangereux.

A la 8′ minute, tout le stade crut au but, puisque sur une ouverture de Vidot, Drieu, du gauche plaçait le ballon dans la lucarne droite de Moutier, mais ce dernier, au prix d’une belle détente, détournait en corner. Le rytme de la rencontre était très élevé, notamment grâce au pressing des « Ciel et Marine ». Sous l’impulsion de Milosewicz, omniprésent, c’était encore Drieu (27′) qui inquiétait Moutier, sans succès. La défense parisienne donnait quelque peu de la bande et Bathenay n’avait d’autre ressources que de « descendre » Carpentier. Sur le coup franc qui s’en suivait, Milosewicz frappait dans le mur et Tinmar prenant le ballon de plein fouet dans l’estomac se retrouvait K.O.

Susic, bien pris par Vidot, n’avait pas son rendement habituel, alors que Fernandez était étrangement absent. Pourtant, le PSG, sans faire grosse impression, semblait se reprendre. Avait-il laissé passer l’orage ? Les Havrais cherchaient-ils leur second souffle ? Toujours est-il qu’à la 27′ minute, sur une nouvelle ouverture de Milosewicz, poursuivie par Prieur, Jacquet et Moutier s’élançaient pour la conquête du ballon et l’avant-centre local, touché par le gardien visiteur, sortait du terrain pour se faire soigner. Plus de peur que de mal, puisqu’il reprenait sa place quelques minutes plus tard.

Drieu excellent, manquait encore de peu d’ouvrir le score, à la suite d’un exploit individuel (32′), mais une fois de plus, Moutier était à la parade.

Et puis, cinq minutes plus tard, à la suite d’une action collective menée par Carpentier et Prieur, Milosewicz s’infiltrait dans les 18 mètres adverses, mais il était « descendu » par Tinmar. C’était le penalty indiscutable, que Prieur transformait.

Menant 1-0 au repos, les Havrais se voyaient récompensés car ils avaient mieux fait que faire jeu égal avec leurs adversaires. Il restait 45 minutes, non seulement pour tenir, mais pourquoi pas, aggraver la marque.

Le P.S.G. revenait sur le terrain avec de mauvaises intentions. Rien à voir avec ce que l’on avait vu en première période, et Guillochon (46′) obligeait Casanova à détourner en corner. Mais il ne s’agissait en fait que d’un feu de paille puisqu’après des actions de Prieur (50′) et de Rocheteau (53′), Prieur doublait la mise dans la minute suivante. En effet, sur une monumentale erreur de Fernandez, Prieur interceptait et de l’intérieur du pied droit ne laissait aucune chance à Moutier.

Deux-zéro le public n’en revenait pas et il continuait naturellement à soutenir de la voix une équipe absolument remarquable. Le H.A.C. aurait pu calmer le jeu, laisser venir, mais ce n’était pas le cas, à la grande joie du public. Mais cette tactique allait finalement être fatale aux locaux. Rocheteau (62′) manquait déjà de peu de réduire le score. Un avertissement sans frais ? Non, puisque cinq minutes plus tard, à la suite d’un corner de Rocheteau, Jeannol, dans une forêt de jambes, trompait la vigilance de Casanova. Ce but avait le don de relancer les Parisiens et les locaux connaissaient alors quelques minutes difficiles. C’est ainsi d’ailleurs que Susic (72′), à la suite d’un bon travail de Toko et de Rocheteau, égalisait pour son équipe.

Deux-deux tout était à refaire et l’on sentait bien que le match pouvait basculer dans un camp ou dans l’autre. Pourtant, les meilleures occasions étaient encore havraises, puisque Prieur (72′, 74′, 78′) et Milosewicz (81′) obligeaient Moutier à se mettre en évidence. La dernière action havraise revenait même à Pain (87′), mais l’ex-joueur des Neiges échouait encore de peu.

Ce score nul de 2-2 peut certes nous laisser quelque peu sur notre faim, car nous avons longtemps pensé que les « Ciel et Marine » étaient non seulement capables de vaincre, mais en plus, de se qualifier. Pour ne pas avoir su (c’est toujours facile à écrire) calmer le jeu et temporiser, les Havrais se sont fait piéger par les Parisiens. Mais n’est-ce pas là que réside en fait la différence entre une équipe de Première et de Seconde Division.

Une certitude, les Havrais ont emballé le public, et il est probable qu’hier soir ils ont prouvé à l’évidence qu’ils étaient susceptibles. pourquoi pas dans les prochains mois, de rejoindre l’élite. Mais n’était-ce pas en fait l’objectif prioritaire du H.A.C. ?


Le stade :

Le stade Jules-Deschaseaux
Le stade Jules-Deschaseaux

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