Saint-Etienne – PSG 1-1, 08/04/00, Division 1 99-00

Duel entre Laurent Robert et Masudi, les deux buteurs du soir

Samedi 08.04.2000, Championnat de France, Division 1, 30e journée (3e place)
à Saint-Étienne, au Stade Geoffroy-Guichard :
A.S. SAINT-ÉTIENNE – PARIS ST-GERMAIN F.C.  1:1 (1:1)
– 36 000 spectateurs environ. Buts : Laurent Robert, 27′, Masudi, 38′.
L’Équipe du PSG : Bernard Lama – Nicolas Laspalles, Augusto César, Éric Rabésandratana, Igor Yanovski – Ali Benarbia, Pierre Ducrocq, Édouard Cissé (Aliou Cissé, 71′), Laurent Robert (Edwin Murati, 81′) – Mickaёl Madar, Kaba Diawara. Entraîneur : Philippe Bergeroo.
Avertissements à Ali Benarbia et Édouard Cissé.


Maillot utilisé (à manches longues) :

Maillot domicile 1999-2000 (collection MaillotsPSG)
Maillot domicile 1999-2000 (collection MaillotsPSG)

Billet :

(collection ArnASSE)
(collection ArnASSE)

Programme :

(collection La Mémoire du PSG)
(collection La Mémoire du PSG)

Photos du match :

Kaba Diawara
Kaba Diawara
Lutte aérienne sous les yeux d'Ali Benarbia
Lutte aérienne entre Nicolas Laspalles et Pedron sous les yeux d’Ali Benarbia
Retourné de Cesar
Retourné de Cesar
Duel entre Laurent Robert et Masudi, les deux buteurs du soir
Duel entre Laurent Robert et Masudi, les deux buteurs du soir
Les supporters parisiens présents à Geoffroy-Guichard (Mouvement Ultra)
Les supporters parisiens présents à Geoffroy-Guichard (Mouvement Ultra)

Vidéo :


Compte-rendu (psg.fr) :

Les victoires de Lyon et de Bordeaux ajoutées au match nul de Auxerre, ne contrarient pas tant que ça finalement, le match nul qu’est parvenu à arracher le PSG dans le chaudron stéphanois. Comme Stéphane Pédron l’avait promis ici même, il y a eu « du spectacle et des buts.» On ne sait pas quelle sera la reconversion du meneur de jeu stéphanois, mais du côté du Loto Foot on devrait peut-être faire appel à lui.

Quoi qu’il en soit, c’est à un véritable casse-tête qu’a dû faire face Philippe Bergeroo avec les absences de ses internationaux. Et enfin, nous avons les réponses à nos questions.

Le casse-tête de Philippe Bergeroo a donc un visage. Et rien, ni personne, ne pouvait imaginer un telle formation du PSG. Voyez plutôt : Aliou Cissé, Murati et Christian sont sur le banc. En attaque, c’est le duo Diawara-Madar qui est chargé de planter les banderilles parisiennes. Au milieu du terrain, si le retour de Benarbia était programmée, c’est Edouard Cissé qui profite de la non titularisation de Murati. Derrière, Laspalles prend le flanc droit, Yanovski, le gauche, et la charnière centrale Rabesandratana-Cesar est bien celle attendue.

Mais en fait, on a à peine le temps de constater toutes ces surprises, que le spectacle est malheureusement ailleurs. Dans les tribunes, bien sûr. On n’osait pas se le dire, se l’imaginer et même l’écrire, mais on s’en doutait. La tension était vive entre les supporters avant la rencontre, aussitôt en place, stéphanois et parisiens se chamaillent par fumigènes interposés. Des supporters parisiens parviennent même à pénétrer sur l’aire de jeu. Le temps de remettre de l’ordre dans tout cela, et avec dix minutes de retard, les vrais débats – entendons-nous ceux dignes et qui se jouent sur la pelouse – peuvent commencer.

Le temps de constater que les deux Nigérians ne sont évidemment pas sur la feuille de match, et c’est Ali Benarbia, dont c’est le retour à la compétition, qui se rappelle au bon souvenir de ses compagnons. Une ouverture lumineuse pour Madar, qui ne peut malheureusement cadrer sa frappe (16e). Auparavant Alex avait touché la transversale (10e), et Saint-Etienne avait obligé Bernard Lama a se montrer très attentif. Le ton est donné, cette soirée ne sera pas de tour repos pour le gardien du PSG. Benarbia et Robert réveillent la défense stpéhanoise, le premier sur un coup-franc repoussé par le mur (18e), le second sur une ouverture du même Benarbia, contrée par Sablé (19e).

Mais Saint-Etienne a aussi de bons arguments à faire valoir. Pédron trouve l’ouverture parfaite pour Aloisio, qui catapulte dès vingt mètres le ballon sur le poteau gauche de Lama (20e). Il est clair, que le score ne va pas rester vierge très longtemps. Robert adresse un corner parfait au premier poteau pour la tête de Benarbia, qui dévie au second pour la tête de Madar. Esseulé, l’attaquant parisien ne parvient pas à faire rentrer le ballon au fond des filets de Janot. Paris vient de manquer l’immanquable, mais Saint-Etienne est loin, très loin de laisser faire. Le duo Alex-Aloisio met sans dessus-dessous la défense parisienne, et notamment Cesar qui manque cruellement de repères. Mais les premiers à faire vibrer leur public, ce sont bien les Parisiens.

Diawara très remuant en ce début de rencontre adresse une ouverture au millimètre à Robert. Le contrôle orienté de Robert met Kvarme et Janot dans le vent, et la Parisien qui s’est ouvert le chemin des filets, n’a plus qu’à aller saluer la tribune du PSG (27e). Saint-Etienne est loin d’être sonné, et dix minutes plus tard, les hommes de Robert Nouzaret remettent les pendules à l’heure. Alex, le long de son couloir gauche trouve Masudi. Ce dernier d’un bon contrôle du pied gauche, efface dans la foulée Cesar qui s’est un peu précipité. Lama ne peut rien, et Saint-Etienne remet les pendules à l’heure (37e). Si cette fois-ci, Lama n’a rien pu faire, le gardien du PSG a multiplié les exploits sur sa ligne. Entre claquettes et envolées spectaculaires, celui qui a fêté ses 37 ans hier, est un seigneur. Un seigneur qui permet au PSG de retourner aux vestiaires sur une égalité logique.

Lama déterminant

Une reprise de volée sur laquelle Laurent Robert est un peu court, réouvre le bal des hostilités (46e). Paris n’a pas dit son dernier mot, et entend bien le faire savoir. Mais Saint-Etienne n’est pas en reste. Aloisio sert Masudi dont la frappe vient violemment heurter l’arcade de Bernard Lama (47e). Une fois encore, Lama est intransigeant sur sa ligne. Et le danger repart sur l’autre but. C’est uns soirée folle, complètement folle, à laquelle nous assistons. Cette fois, c’est Kaba Diawara qui manque de doubler la mise face à Janot, mais ce dernier parvient à écarter in extremis le danger de sa surface de répération (51e). Dans l’entrejeu, Edouard Cissé court et s’arrache comme un mort de faim sur tous les ballons qui trainent dans son espace. Sa titularisation est convaincante et si l’on ajoute à cela le bon travail de sape d’un Robert ou d’un Diawara, sans oublier un Ali Benarbia égal à lui même, Paris a vraiment des arguments à faire valoir pour s’offrir une victoire. Mais Saint-Etienne et Pédron ont bien envie de poursuivre la belle série entamée au lendemain d’un décévant 4-0 à Bastia. Pédron lance Aloisio à la limite du hors-jeu. Oui ou non, M. Glochon, lui, ne tergiverse pas et suit son assistant (61e).

Paris vient peut-être d’échapper à une mauvaise blague. La réussite fuit Madar, qui pèse sur le jeune Mettomo et la défense stéphanoise. Benarbia lui adresse un centre parfait après l’heure de jeu, mais l’attaquant parisien ne parvient toujours pas à briser cette cruelle spirale, son coup de tête filant au-dessus de la transversale de Janot (64e). Et trois minutes plus tard, le même Madar a l’occasion de réussire le coup parfait, et encore une fois sa frappe du gauche ne trouve pas la terre promise. Paris n’est pas verni. Secoués, les Stéphanois tentent de mieux contenir le milieu du PSG. Le dernier quart d’heure, Paris est dominé mais ne plie pas. Saint-Etienne a lancé un ancien parisien, mais Llacer confond vitesse et précipitation, et ne parvient pas à donner le second souffle espéré.

Lama est dans un grand jour et repousse une énième attaque stéphanoise, comme sur cette remise de la tête d’Alex pour Sablé (81e). Le dixième corner des Verts de la soirée n’est pas plus productif, et au bout du compte, les deux formations se séparent sur ce score de parité, qui finalement fait les affaires de tout le monde. Sagement, Bernard Lama fait signe aux supporters du PSG de se calmer, et de ne pas gâcher une soirée, somme toute réussie, si l’on excepte l’avant match. Peu de cartons et de mauvais gestes, beaucoup d’actions et de beau jeu. Bref, la sagesse doit l’emporter sur la passion. Merci Bernard.


Le stade :

Le stade Geoffroy-Guichard
Le stade Geoffroy-Guichard

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