PSG – Montpellier 1-3, 08/02/03, Ligue 1 02-03

Bartholomew Ogbeche (Ch. Gavelle)

Samedi 08.02.2003, Championnat de France, Ligue 1, 27e journée (10e place)
à Paris, au Parc des Princes :
PARIS ST-GERMAIN F.C. – MONTPELLIER H.S.C.  1:3 (1:2)
– 35 657 spectateurs. Buts : Jérôme Leroy, 3′, Mezague, 13′, Mezague, 19′ ; F.Mansaré, 75′.
L’Équipe du PSG : Lionel Letizi – Lionel Potillon (Bartholomew Ogbeche, 58′), Frédéric Déhu, Mauricio Pochettino, Gabriel Heinze – Jérôme Leroy, Paulo César, Alex Nyarko (Martin Cardetti, 77′), Stéphane Pédron – Fabrice Fiorèse, José Aloísio. Entraîneur : Luis Fernandez.
Avertissements à Alex Nyarko et Paulo César.
Expulsions : Mezague, 68′, Paulo César, 79′.


Maillot utilisé :

Maillot domicile 2002-03 (collection MaillotsPSG)
Maillot domicile 2002-03 (collection MaillotsPSG)

Billet :

0203_PSG_Montpellier_billet


Programme :

(collection La Mémoire du PSG)
(collection La Mémoire du PSG)

Photos du match :

Lionel Potillon (Ch. Gavelle)
Lionel Potillon (Ch. Gavelle)
Paulo Cesar (Ch. Gavelle)
Paulo Cesar (Ch. Gavelle)
Bartholomew Ogbeche (Ch. Gavelle)
Bartholomew Ogbeche (Ch. Gavelle)
Le Virage Auteuil
Le Virage Auteuil

Compte-rendu (psg.fr) :

En accueillant l’avant dernier de la Ligue 1, le PSG pensait certainement faire le plein de points à domicile. C’est pourtant la défense Rouge et Bleu, qui restait sur un but encaissé en six rencontres, qui a lâché face à une formation héraultaise jouant crânement sa chance. Et comme une fois de plus, le réalisme a cruellement fait défaut à l’attaque parisienne…
Rarement le Parc des Princes ne s’est vidé aussi rapidement. Il faut dire qu’à dix minutes du coup de sifflet final, une bonne partie des 35 000 spectateurs avait déjà déserté le navire. Boulogne et Auteuil les premiers. C’est dire le malaise qui a envahi le lieu de vie du PSG ce soir. Cela faisait pourtant bien longtemps que Paris n’avait pas inscrit un but si tôt dans une rencontre. Une première cette saison à vrai dire. Alors forcément, lorsque Nyarko lance Leroy dans le dos de Carotti après seulement trois minutes de jeu, le Parc des Princes est encore un peu engourdi. La frappe de l’intérieur du droit du milieu parisien permet donc à Paris d’ouvrir le score (1-0, 3e) et libère du même coup les fidèles de la Porte de Saint-Cloud.

Tout juste le temps d’être bercé par les chants des deux virages, que Montpellier obtient un coup-franc généreusement accordé par Monsieur Kalt suite à une faute de Pochettino sur Doumeng. Alors que le Parc résonne encore des puissantes frappes de Laurent Robert, c’est ce soir au tour du frangin de tenter sa chance. Le tir de Bertrand Robert est repoussé par le mur parisien et atterri dans les pieds de Mezague. Le milieu héraultais ne tergiverse pas et adresse une puissante frappe du gauche qui vient se loger sous la barre transversale de Letizi (1-1, 13e). Certainement le but encaissé le plus tôt à domicile cette saison. Maudites statistiques ! Alors Paris repart de plus belle. Pédron chipe le ballon dans les pieds d’Aloisio et adresse un centre au second poteau, mal contrôlé par Blanc. Fiorèse, de retour de suspension, hérite de la balle et la glisse en retrait pour Aloisio. La lourde frappe du Brésilien est détournée en catastrophe sur sa ligne par Mezague (17e). Il n’a pas fallu bien longtemps à Paris pour réagir.

Sur la relance de Pionner, Montpellier obtient un corner à gauche du but de Letizi. Du côté des Héraultais, on prend les mêmes et on recommence. Robert à la manœuvre et Mezague à la conclusion. Esseulé au second poteau le bourreau des Parisiens fusille Letizi à bout portant (1-2, 19e). Fernandez peut fulminer sur son banc. L’entraîneur parisien envoie alors Ogbeche et Cardetti s’échauffer, histoire de remobiliser ses troupes. Et sur le rectangle vert la réaction des Rouge et Bleu ne se fait pas attendre. C’est tout d’abord Aloisio qui dévisse complètement sa frappe dans les six mètres (37e), puis Leroy qui ne peut suffisamment dévier de la tête un nouveau bon centre de Pédron (40e). Deux occasions nettes sans conséquence toutefois pour le tableau d’affichage. C’est donc sous les sifflets que Paris rejoint le vestiaire.

Le PSG, qui ambitionnait de réaliser un carton plein à domicile, n’a d’autres choix que d’entamer cette seconde période tambour battant. Un centre de Pédron pour Fiorèse un peu court (49e), une tête de Heinze pas suffisamment appuyée (61e) et une frappe de Fiorèse contrée (64e), témoignent de la volonté affichée par les Parisiens pour ces quarante-cinq dernières minutes. L’exclusion du double buteur Mezague (70e) pourrait être le déclic tant espéré par Luis Fernandez. C’est pourtant l’inverse qui se produit. Bamogo profite d’un ballon en profondeur de Barbosa pour adresser une puissante frappe qui vient heurter le montant droit de Letizi. Mansare est le seul à suivre et pousse la balle au fond des filets, histoire d’accroître l’amertume parisienne (75e).

Le Parc gronde de colère, demande à ses protégés de mouiller le maillot et ne bronche pas lorsque Paulo Cesar hérite d’un second avertissement synonyme d’exclusion (79e). Les dix dernières minutes sont anecdotiques. Les assauts Rouge et Bleu viennent systématiquement se heurter à la muraille héraultaise sous les sifflets du public. Les banderoles des associations de supporters se défont les unes après les autres. Les travées du Parc se vident, au rythme des accélérations de Mansare. Le coup de sifflet final de Monsieur Kalt met fin au calvaire parisien et libère la colonie montpelliéraine. Heinze reste prostré quelques longues secondes dans sa moitié de terrain. Pour une fois, il est le dernier à rejoindre le vestiaire. Décidément, ce PSG ne tourne pas rond.

Réactions (via psgmag.net) :

Luis Fernandez : « Il faut féliciter l’adversaire. Ils ont bien joué le coup et mis deux buts sur coup de pied arrêté. Nous avons manqué de réalisme, on a eu des occasions mais nous n’avons pas été efficaces. En football, si tu ne marques pas, tu perds confiance. On ne va pas s’en prendre à l’arbitrage, seulement à nous-mêmes. Tout reste jouable. Si nous ne sommes pas premiers, il y a encore les 2e et 3e places, ainsi que la Coupe de France, à jouer. J’y crois toujours, c’est dans ma nature. Je suis hyper tranquille. Ma défense à été très bien. »

Laurent Perpère : « Les choses vont devenir problématiques si on ne gagne pas au Parc contre des équipes à notre portée. Nous avons un problème d’efficacité. Cette défaite implique une remise en cause au niveau de l’envie, de la motivation, de la condition physique. Pourtant, on sentait une bonne dynamique, on croyait avoir oublié nos vieux démons. C’est une grosse déception. Ce Championnat est curieux, d’autres clubs ont connu des déceptions ce soir (samedi). »

Gérard Bernardet (entraîneur de Montpellier) : « Il nous fallait prendre des points. C’est fait et c’est bien. On a montré qu’on savait jouer au football. Avec trois joueurs devant, on a pris des risques, nous n’avons a pas fermé le jeu. Pourtant, à 1-0 contre nous, on a cru qu’on allait prendre une ‘rouste’. Cette deuxième victoire de suite, la première à l’extérieur, c’est beaucoup de bonheur. »

Les notes du Parisien :

Letizi (4,5). Il aurait eu trois interventions à effectuer mais il a pris trois buts. Dur.
Paulo Cesar (3,5). Pour son retour au poste de latéral droit, il a vécu un enfer. Mis en difficulté par la vitesse des attaquants montpelliérains, notamment celle de Bertrand Robert, il a laissé Mezague seul sur le second but. De ses montées offensives, il n’a ramené qu’une expulsion…

Pochettino (4,5). Sur le côté droit de l’axe central, il a été souvent amené à compenser les absences de Paulo Cesar, laissant du coup de larges boulevards à Bamogo voire à Mezague, après lesquels il a beaucoup couru.

Heinze (5). Malgré une fougue inébranlable, il ne peut pas toujours être le sauveur. Sans lui et notamment son jeu de tête, l’addition aurait néanmoins pu être plus lourde.

Potillon (5). Arrière gauche, il a longtemps eu peu de travail à effectuer. Sa bonne entente avec Pédron, placé devant, lui a permis de lancer les quelques offensives parisiennes dangereuses. Remplacé par Ogbeche (60e), qui a cherché sa place sur le terrain tout en se montrant percutant.

Déhu (4). A l’image de son équipe, il a pris l’eau comme rarement. Débordé, il a vu d’un bon oeil Nyarko revenir l’épauler. Avant de redescendre en défense centrale, il n’a jamais apporté de solutions offensives.

J. Leroy (5,5). Un début de match rêvé pour l’homme en charge du côté droit du milieu parisien. Buteur, il aurait pu devenir passeur sur plusieurs ballons qui ont manqué souvent de précision. Il a manqué de réalisme sur une volée (25e) et une tête décroisée (41e) mais s’est toujours battu.

Nyarko (4). D’abord relais entre Déhu et Aloisio, le Ghanéen a cherché à dynamiser le jeu parisien. Passeur décisif pour Leroy, son influence s’est ensuite sérieusement atténuée. Remplacé par Cardetti (78e).

Pédron (3,5). Sa présence a été remarquée après vingt minutes de jeu. Le milieu gauche parisien a effectué quelques bons centres avant de disparaître à nouveau du jeu.

Fiorèse (4). Pour son retour de suspension, il s’est encore fait remarquer par ses multiples courses et appels de balle. Sans résultat.

Aloisio (4). S’il avait fait preuve de réalisme, l’histoire aurait pu s’écrire différemment. Mais Mezague a détourné son tir sur la ligne de but (16e) et le Brésilien s’est ensuite emmêlé les pieds à trois mètres de la ligne (36e).


Le stade :

Le Parc des Princes
Le Parc des Princes

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