Angers – PSG 3-1, 12/01/75, Division 1 74-75

Tentative de l'angevin Ferri

Dimanche 12.01.1975, Championnat de France, Division 1, 23e journée (14e place)
à Angers, au Stade Jean-Bouin :
ANGERS S.C.O. – PARIS ST-GERMAIN F.C.  3:1 (1:0)
– 4 954 spectateurs. Buts : B.Antić, 25′ ; Berdoll, 47′, Albert Poli, 56′, Berdoll, 72′.
L’Équipe du PSG : Ilja Pantelić – Louis Cardiet, Jacques Novi, Éric Renaut, Denis Bauda – Albert Poli, Bernard Dumot, Jean-Pierre Dogliani – Louis Floch, François M’Pelé, Michel Marella. Entraîneurs : Just Fontaine et Robert Vicot.


Maillot utilisé :

Maillot domicile des années 70 (collection MaillotsPSG)
Maillot domicile 1974-75 (collection MaillotsPSG)

Photos du match :

Guillou taclé...
Guillou taclé…
Tentative de l'angevin Ferri
Tentative de l’angevin Ferri

Compte-rendu (via Rétro SCO) :

Angers comme Berdoll

Cette rencontre avec le Paris Saint-Germain, c’était, pour l’équipe d’Angers beaucoup plus qu’un match de reprise puisque aussi bien les Angevins retrouvaient le championnat où ils occupent la dernière place avec un nouvel entraîneur et une nouvelle méthode qui consiste surtout à beaucoup plus de détermination dans les actions offensives et beaucoup plus de rigueur dans les actions défensives.

« Fini le bon football », regrettait mélancoliquement quelqu’un. Mais Angers en est arrivé à l’heure du choix : ou continuer à jouer d’une façon romantique face à des équipes qui ne visent que le résultat, ou essayer de s’en sortir, car dans ce championnat qui n’est pas tellement brillant, cela serait presque une désolation qu’une équipe comme Angers apparaisse finalement comme une des trois plus mauvaises et descende en Seconde Division. Et pourtant elle est, si on peut dire, sur le bon chemin qui conduit à la descente puisque, en dépit de sa victoire devant Paris — victoire qui aurait dû être beaucoup plus nette — elle est toujours bonne dernière, les trois autres équipes l’ayant devancée puisqu’elles ont gagné et même deux d’entre elles, d’une façon fort confortable.
Il va falloir maintenant drôlement s’accrocher si l’on veut réussir à se maintenir au S.C.O. ! Dimanche devant Paris Saint-Germain, Angers a raté d’un rien le bonus face à une formation parisienne pourtant assez pâle. Mais Raymond Kopa, qui reste un fervent supporter des Angevins, faisait très justement remarquer que si les Parisiens avaient précisément paru être aussi pâles, c’est sans doute parce que les hommes de Jean-Marc Guillou avaient su, d’entrée, les prendre à la gorge. Raymond n’avait pas tort, il faudra que le S.C.O. continue de cette façon, avec cette même détermination jusqu’au dernier jour pour pouvoir espérer s’en tirer.

Ce qu’il y a de bien, finalement, dans la nouvelle méthode d’Angers, c’est que Guillou demeure un joueur libre aussi bien en attaque qu’au milieu du terrain et qu’il ne sera plus astreint au rôle de chien de berger qu’il a été souvent obligé de tenir en dernier ressort. Ce n’est plus l’homme qui est obligé de « sauver les meubles », mais le capitaine qui crée et oriente le jeu et il a retrouvé un Berdoll qui revient à très grands pas sur le chemin de sa meilleure forme, tandis que de son côté Antic pourra lui aussi retrouver toute sa verve. Lorsque Edwige se sera mis à l’unisson — et cela ne saurait tarder — les Angevins pourront envisager une fin de championnat moins malheureuse. Car, en fait, cette équipe n’est quand même pas faite pour continuer indéfiniment à jouer les derniers rôles.

Mais le réveil n’est-il pas trop tardif ? Le calendrier angevin n’est pas des meilleurs, en effet. Qu’on en juge : le S.C.O. recevra Marseille, Nîmes, Saint-Etienne… de drôles de clients (d’autant que Nîmes a toujours gagné à Angers ces temps derniers), Strasbourg, Monaco, Metz et ira à Troyes, Lens, Bordeaux, Nantes, Saint-Ouen, Sochaux, Reims, Nice.

C’est à Nice qu’il y a deux saisons les Angevins étaient devenus pour la première fois de leur carrière les leaders du championnat. C’est peut-être à Nice qu’ils auront à jouer leur dernière cartouche. Curieux retour des choses pour une équipe assez paradoxale qui, dimanche, a été privée de son troisième bonus (alors qu’elle ne compte que trois victoires !) par Albert Poli qui, la saison dernière était encore le brillant complice de Jean-Marc Guillou.


Le stade :

Vue aérienne du stade Jean-Bouin
Vue aérienne du stade Jean-Bouin

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