Angers – PSG 0-2, 11/12/76, Division 1 76-77

François M'Pelé, s'il n'aura pas marqué au stade Jean-Bouin, est un poison pour les défenses adverses (archives Rétro SCO)

Samedi 11.12.1976, Championnat de France, Division 1, 18e journée (12e place)
à Angers, au Stade Jean-Bouin :
ANGERS S.C.O. – PARIS ST-GERMAIN F.C.  0:2 (0:1)
– 3 991 spectateurs. Buts : Philippe Redon, 17′ ; Francis Piasecki, 58′.
L’Équipe du PSG : Ilja Pantelić – Jean-Marc Pilorget, Jacques Novi, Éric Renaut, Denis Bauda – Jacky Laposte, Dominique Lokoli, Francis Piasecki – Philippe Redon, François M’Pelé, Mustapha Dahleb. Entraîneur : Vélibor Vasović.


Maillot utilisé :

Maillot domicile des années 70 (collection MaillotsPSG)
Maillot domicile 1976-77 (collection MaillotsPSG)

Photos du match :

François M'Pelé, s'il n'aura pas marqué au stade Jean-Bouin, est un poison pour les défenses adverses (archives Rétro SCO)
François M’Pelé, s’il n’aura pas marqué au stade Jean-Bouin, est un poison pour les défenses adverses (archives Rétro SCO)

Compte-rendu (M. Bihan, via Rétro SCO) :

SOUMISSION ET DOMINATION

ANGERS. — L’équipe parisienne n’avait jamais gagné en voyage cette saison. C’est chose faite depuis samedi soir. On a retrouvé ainsi Velibor Vasovic, conforme à son personnage : « Tout est possible en football », répète-t-il. Et rien d’acquis pourrait-on ajouter. Humberto qui faisait la mauvaise tête depuis quelques semaines parce qu’il n’opérait plus comme « libero » fut éjecté vers l’équipe de troisième division. Justier arrivé un quart d’heure au rendez-vous avant le départ à Angers céda sa place d’autorité à Lokoli. Cet aspect disciplinaire ne s’est pas retrouvé sur le terrain.

Pendant quatre-vingts minutes, Paris donna une exhibition faite de panache, de vitesse, d’intelligence, d’initiative. La rigueur venant en supplément.

Un remarquable NOVI

« Depuis huit ou dix matches, c’est Novi, l’élément déterminant de l’équipe », assure Vasovic. Bien sûr, en classe pure on trouve mieux. Dahleb par exemple, M’Pelé, Piasecki. Mais du point de vue de la sûreté, de la relance du jeu, du geste juste, Novi se montra impeccable samedi soir. D’abord, il plaça Barthélémy sous l’éteignoir. A la lumière du déroulement de la saison, il s’agit là d’une tâche malaisée, même pour un stoppeur qui fut international vingt fois.

Cuissard, le recruteur du Stade Rennais, qui espionnait Paris comparait Barthélémy à Fontaine « au moment où il est arrivé à Nice, à ses débuts ». Mais le jeune Angevin trouva son maître, samedi. Novi, réalisant même deux interventions déterminantes dans les dix premières minutes. Augustin qui paraissait en verve avait transmis deux ballons brûlants, deux balles de buts (2′ et 10′). Novi sauva les deux situations. Comme Augustin fut mis hors de combat par Pilorget (coup au tendon d’Achille, 22′), le S.C.O. perdit son attaquant le plus incisif. De plus, à l’heure de jeu, il eut le malheur d’enregistrer une nouvelle blessure de Brucato. Comme Gonfalone avait déjà suppléé Augustin, l’ex-Rémois s’exila à l’aile droite, en boitillant, Cassan devenant arrière gauche. Cette succession de malheurs était éprouvante, bien sûr. Car Lech et Boskovic manquaient beaucoup et Amersek en condition précaire, après un arrêt de dix jours, se montrait prudent. Mais avisés dans les moments où il pouvait utiliser le ballon.

Aimé Mignot regrettait le manque de ressort de son équipe à la fin du match. Accablé, celle-ci pécha par soumission.

Le « show » parisien

Elle paraissait incapable de s’opposer au rythme et aux trouvailles des Parisiens, pratiquant un football créatif et spectaculaire.

M’Pelé laissant filer habilement entre ses jambes, une balle centrée par Laposte, permit à Redon de marquer sans peine (16′). Le Congolais, qui réussissait toutes ses remises, à destination de Dahleb, rata pourtant le contrôle d’un ballon alors qu’il se présentait seul devant Fouché (51′). Mais Piasecki échappant à un paquet de défenseurs ne laissa aucune chance au gardien angevin (59′). Dahleb, malgré une grippe tenace, dirigeait le festival. Celui-là figure au palmarès des plus grands manieurs de balle présentés au stade Jean-Bouin, depuis une décade avec Guillou, Magnusson, Chiesa, Rocheteau et Paulo César.

Il dispose de dignes assesseurs. Laposte, filant au but fut fauché par Brulez (54′). Redon s’infiltrait sans peine dans toutes les failles d’une équipe désorganisée. Jouant groupés et avec maîtrise, les Parisiens paraissaient invulnérables. Pourtant à l’arraché, les Angevins se créèrent quelques occasions par Cassan et Ferri (58′). Par Amersek et Cassan (69′), par Ferri et Barthélémy (73′). A chaque fois, Pantelic ou l’un de ses protecteurs s’en tirèrent sans dommage.

Le S.C.O., par contre, laissait filer son neuvième point de la demi-saison.

Première conséquence : le président Keller a promis un treizième homme pour les rencontres au stade Jean-Bouin.


Le stade :

Vue aérienne du stade Jean-Bouin
Vue aérienne du stade Jean-Bouin

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