PSG – Nice 3-0, 09/01/77, Division 1 76-77

Dimanche 09.01.1977, Championnat de France, Division 1, 20e journée (6e place) à Paris, au Parc des Princes :
PARIS ST-GERMAIN F.C. – O.G.C. NICE  3:0 (0:0)
– 34 213 spectateurs. Buts : Francis Piasecki, 47′, François M’Pelé, 85′, François M’Pelé, 87′.
L’Équipe du PSG : Ilja Pantelić – Jean-Marc Pilorget, Jacques Novi, Éric Renaut, Dominique Lokoli – Jacky Laposte, Philippe Redon, Francis Piasecki – Jean-Pierre Tokoto, François M’Pelé, Mustapha Dahleb. Entraîneur : Vélibor Vasović.


Maillot utilisé :

Maillot domicile des années 70 (collection MaillotsPSG)
Maillot domicile 1976-77 (collection MaillotsPSG)

Programme :

(collection MK)
(collection MK)

Photos du match :

Les niçois avant le coup d'envoi
Les niçois avant le coup d’envoi
Intervention de Baratelli, qui s'inclinera à trois reprises
Intervention de Baratelli, qui s’inclinera à trois reprises
Francis Piasecki devance Guillou et prend sa chance
Sortie de Baratelli devant Mustapha Dahleb
Sortie de Baratelli devant Mustapha Dahleb
Le match résumé en une image : l’infortuné Baratelli dans ses filets et François M’Pelé qui célèbre son but
Mustapha Dahleb poursuivi par Guillou
Tir et but de François M’Pelé : 3-0!
Philippe Redon à la poursuite de Guillou

Compte-rendu (presse) :

C’était bien le match qu’on attendait. Entre une équipe parisienne qui s’est senti soudain pousser des ailes à la faveur de quelques bons résultats et une formation niçoise que l’on disait régénérée par la « prise de pouvoir » de Guillou.

Le public de Paris ne s’y est d’ailleurs pas trompé, qui est venu nombreux bien que le prix des places ait pu constituer un motif de refus. Sur cette question, Daniel Hechter, le président de Paris S.-G. s’est expliqué. Il a eu la satisfaction de constater que les Parisiens comprenaient ses arguments, puisqu’ils sont venus à 35 000. M Hechter est tout à fait conscient de la situation et quand les problèmes financiers qui troublent ses nuits seront — pour une large part — résolus, on pourra assister aux matches de son équipe pour un prix raisonnable.

Pour les joueurs de Paris S.-G., il s’agissait là du match à gagner. Histoire de montrer aux supporters que la progression de l’equipe ne constituait en aucune manière un feu de paille, mais reposait sur un fond de jeu solide, une sérénité retrouvée, une confiance sans défaillance. Ce match les coequipiers de Dahleb l’ont dominé de la tête et des épaules. Certes, ils ont souffert, surtout en première mi-temps quand ils ne surent de quelle manière percer la « ligne » niçoise. Ils ont souffert parce que Nice, tout au long de cette première période, parvint à approcher plusieurs fois — et de façon dangereuse — des buts de Pantelic. Mais en vérité, l’absence de rythme ne pouvait finalement poser un grave problème aux défenseurs parisiens, magistralement drivés par Novi et Renaut.

On attendait mieux de Nice, mais comme nous le confiait dans la soirée Jean-Noël Huck : « Cinq matches sans défaite, ce n’est tout de même pas mal. Ce n’est pas parce que Jean-Marc a pris l’équipe en main que nous ne devrions plus perdre… »

Fort heureusement, les hommes de Vasovic firent l’essentiel du spectacle après le repos et comme ils eurent le bonheur de marquer dès la reprise : un but fort ben amené et parfaitement conclu, le match se débrida, gagna en ampleur et en intérêt. Nous vîmes alors un Paris S.-G. dominateur et sûr de lui, variant les combinaisons, multipliant les exploits techniques et se créant de nombreuses occasions de but. Au vrai les niçois, dominés dans tous Ies compartiments du jeu, s’en tirèrent à bon compte. Leur défaite aurait pu se transformer en désastre.

Cette équipe parisienne a décidément fort belle allure et I’on ne sait qui l’on doit admirer le plus. De Novi impérial sur qui les ans n’ont décidément pas de prise, à Renaut qui s’impose au poste de libero, en passant par Laposte ratissant de nombreuses balles, par Redon qui se trouva souvent sur la trajectoire de Huck, privant l’adversaire de l’un de ses « moteurs ».

Mais les plus beaux joyaux se trouvent incontestablement « devant », à partir de Piasecki, qui effectue une très belle saison et connait actuellement une forme optimale et jusqu’au trio de pointe qui rivalise en adresse et en classe. Posséder en attaque, trois hommes de le valeur de Tokoto, M Pelé et Dahleb, c’est un fameux bonheur pour un entraineur.

Vasovic, d’ailleurs, ne se plaint pas. Il n’est pas, non plus, homme à rechercher les compliments. Après le brillant succés obtenu par ses élèves, il s’était éclipsé. Nous l’avons cherché en vain .

Toujours est-iI que le Yougoslave est en passe de réussir son pari : amener Paris S.-G. jusqu’à une place européenne. Quand on se trouve à cinq points des leaders tous les espoirs sont en effet permis. Le test que passeront les Parisiens, dimanche prochain à Nancy, autre « terreur » sera fort éclairant. S’il est victorieux, alors iI faudra ranger Paris S.-G. non plus dans les outsiders, mais parmi les prétendants au titre.


Le stade :

Le Parc des Princes
Le Parc des Princes

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