Apoel Nicosie – PSG 0-1, 21/10/14, Ligue des Champions 14-15

La joie du buteur

Mardi 21.10.2014, Ligue des Champions, Groupe F, 3e journée (1re place)
à Nicosie, au GSP Stadium :
APOEL NICOSIE (Chy.) – PARIS ST-GERMAIN F.C.  0:1 (0:0)
– 18 659 spectateurs. But : Edinson Cavani, 87′.
L’Équipe du PSG : Salvatore Sírigu – Grégory Van der Wiel, Thiago Silva, David Luiz, Maxwell Scherrer – Marco Verratti (Yohan Cabaye, 70′), Thiago Motta, Blaise Matuidi – Lucas Moura (Clément Chantôme, 89′), Edinson Cavani, Javier Pastore (Jean-Christophe Bahebeck, 70′). Entraîneur : Laurent Blanc.


Maillot utilisé :

Troisième maillot 2014-15
Troisième maillot 2014-15

Photos du match :

Photo Ch. Gavelle, psg.fr (image en taille et qualité d'origine: http://www.psg.fr/fr/Actus/105003/Galeries-Photos#!/fr/2014/2998/42859/match/Nicosie-Paris-0-1/Nicosie-Paris-0-1)
Les parisiens avec leur ignoble maillot orangé avant le coup d’envoi (Ch. Gavelle)
Photo Ch. Gavelle, psg.fr (image en taille et qualité d'origine: http://www.psg.fr/fr/Actus/105003/Galeries-Photos#!/fr/2014/2998/42859/match/Nicosie-Paris-0-1/Nicosie-Paris-0-1)
Tentative de Lucs (Ch. Gavelle)
Photo Ch. Gavelle, psg.fr (image en taille et qualité d'origine: http://www.psg.fr/fr/Actus/105003/Galeries-Photos#!/fr/2014/2998/42859/match/Nicosie-Paris-0-1/Nicosie-Paris-0-1)
Percée d’Edinson Cavani… (Ch. Gavelle)
Photo Ch. Gavelle, psg.fr (image en taille et qualité d'origine: http://www.psg.fr/fr/Actus/105003/Galeries-Photos#!/fr/2014/2998/42859/match/Nicosie-Paris-0-1/Nicosie-Paris-0-1)
… qui fixe l’ancien sochalien Carlao et marque! (Ch. Gavelle)
La joie du buteur
La joie du buteur
Photo Ch. Gavelle, psg.fr (image en taille et qualité d'origine: http://www.psg.fr/fr/Actus/105003/Galeries-Photos#!/fr/2014/2998/42859/match/Nicosie-Paris-0-1/Nicosie-Paris-0-1)
La célébration légèrement modifiée pour ne pas traumatiser Monsieur Rainville s’il était devant sa télé (Ch. Gavelle)

Vidéo (cliquez sur l’image) :

1415_APOELNicosie_PSG_video


Compte-rendu (L’Equipe) :

Cette fois, il a donné son coup de fusil vers le sol, dos aux tribunes, pour ne pas avoir à écourter son plaisir de buteur. Edinson Cavani a offert, hier, au PSG sa deuxième victoire en Ligue des champions au bout d’une rencontre que les champions de France n’ont jamais vraiment maîtrisée et qu’ils auraient pu quitter moins satisfaits (1-0, 87e). Mais l’international uruguayen, expulsé vendredi contre Lens (3-1) après avoir célébré son but d’une façon un peu trop habituelle puis touché l’arbitre, a surgi dans la nuit chypriote pour échapper à Joao Guilherme et à Tiago Gomes avant, d’une frappe en pivot, d’éteindre les chants du GSP Stadium, raviver l’optimisme des siens et conserver la première place du groupe F devant le Barça. C’est étonnant comme, en à peine une semaine, la cote de Cavani a basculé. Hier moqué parce qu’il ne savait plus contrôler un ballon ou marquer un but, ce matin héros d’une équipe parisienne qui n’a pas vraiment brillé par son sens collectif et aurait pu s’estimer heureuse de ramener un point de Nicosie sans encaisser de but. Quand tous les grands d’Europe cartonnaient un peu partout, du Bayern à Chelsea en passant par Barcelone, Paris s’enlisait dans un marasme d’où seul un exploit pouvait l’extirper. On est loin du feu d’artifice du Chakhtior Donetsk à Borisov (7-0), de la remontée du CSKA Moscou sur Manchester City (2-2) ou de l’incroyable soirée de Schalke 04 face au Sporting (4-3), mais ce but de Cavani, sa bravoure, sa façon de ne jamais renoncer ont produit l’effet d’une explosion sur le banc parisien, qui ne voyait pas vraiment d’issue jusqu’à cette 87e minute. Il faut dire que pendant les quarante-cinq premières minutes, le PSG n’a pas été capable de s’approcher des buts de Pardo, autant par manque d’idées que de cohérence. Il se reposait sur des frappes de vingt mètres (Thiago Motta, ne, et Pastore, 20e) qui témoignaient d’une forme d’impuissance. Au brouillon parisien, l’APOEL opposait une vraie discipline défensive et une vitesse en contre qui faisait parcourir un frisson devant le but de Sirigu. D’ailleurs, à la pause, le gardien italien était sans doute le meilleur de son équipe avec cet arrêt sur une reprise de Sheridan (3′).

Difficile d’en dire autant de Thiago Silva, nerveux et souvent limite, plus remarqué par la manière dont il a tancé son entraîneur, après dix minutes, que par des interventions décisives. Difficile, aussi, de louer l’impact de Pastore, cette fois, dont la manie de dézoner systématiquement nuit à l’équilibre global de l’équipe lorsque l’Argentin ne réussit quasiment rien, comme ce fut le cas hier. Difficile, enfin, de déceler une véritable osmose dans cette équipe surtout quand Thiago Motta, qui a cherché des solutions courtes pendant une heure, s’est mis à jouer long juste après la sortie de Verratti (70e). Ou l’entrée de Cabaye, au choix… En revanche, Laurent Blanc doit être rassuré sur l’état de santé de David Luiz, impressionnant de sérénité et décisif à deux reprises : sur une interception à seize mètres (21e) et sur sa ligne, de la tête (56′), alors que les Chypriotes voyaient déjà la tête de Tiago Gomes au fond. Si le but de Cavani mérite un coup de fusil, le geste défensif du Brésilien vaut bien un but. Mais voilà ce qu’on retiendra de cette soirée : deux exploits individuels. Pour une équipe qui rêve de sacre, à Berlin, le 6 juin, la marge est énorme. C’est un fossé qui sépare le PSG du moment d’un vrai candidat à la succession du Real Madrid. Si leur prestation contre Barcelone (3-2, le 30 septembre) fait croire aux Parisiens, potentiellement qualifiés pour les huitièmes de finale, en cas de victoire au retour, le 5 novembre, qu’ils peuvent rivaliser avec les plus grands sans avoir à forcer leurs talents face aux plus modestes, ils ont tort. Parce que, ce matin, il y a certainement moins d’écart entre Nicosie, Lens ou Bordeaux et le PSG qu’entre Paris et le Real, le Bayem ou Chelsea.

Les notes :

SIRIGU (5) : il a sorti un arrêt de grande classe dès la 3e minute sur une frappe spontanée alors que sa défense l’avait abandonné. Il est trompé par une tête de Tiago Gomes et sauvé de justesse par David Luiz (57′).
VAN DER WIEL (4) : un match brouillon qui l’a souvent mis en difficulté en défense, sinon un bon retour sur Efrem (71′) dans sa surface. Son apport offensif fut moins intéressant qu’à l’accoutumée.
THIAGO SILVA (4) : il a souffert au début de match, quand les Chypriotes ont imprimé leur rythme, avec quelques imprécisions dans le jeu et le placement. Il s’est ressaisi ensuite, démontrant son autorité sur ses partenaires, mais pas dans ses interventions.
DAVID LUIZ (7) : Conscient de devoir soutenir son revenant de capitaine, il n’avait pas la fièvre des grands espaces qu’il affectionne. Grand bien lui en a pris. Il a réussi un énorme sauvetage sur sa ligne (57′), qui vaudra cher, et une belle interception (21′) démontrant un superbe sens de l’anticipation.
MAXWELL (6) : il réalisa sans doute l’un des meilleurs — mais trop rares — appels de la rencon-tre (42′) dans l’axe de la surface sur un service de Verratti. Le reste de sa partie fut propre.
VERRATTI (4) : un match quelconque. Transparent au cœur d’un milieu de terrain qui n’a pas retrouvé l’alchimie du match contre le Barça, englué par le manque de rythme et de vitesse autour de lui. Remplacé par BAHEBECK (70e).
THIAGO MOTTA (4) : son autorité en défense et la qualité de son placement ne feront pas oublier la litanie de mauvais choix dans ses transmissions. À sa décharge, il ne fut pas aidé par l’immobilisme général autour de lui.
MATUIDI (5) : il a récupéré un nombre considérable de ballons comme à son habitude. En revanche, il n’est pas parvenu à se projeter vers l’avant sinon en de trop maigres occasions.
LUCAS (4) : il a semblé perdu et parfois déboussolé, incapable d’apporter du danger ou du déséquilibre. Une frappe intéressante, mais non cadrée (64′).
CAVANI (7) : ce but (87′) comptera sans doute beaucoup dans sa reconstruction psychologique. Sur le coup il bat deux défenseurs et libère un PSG apathique. Difficile de ne pas saluer son travail et ses appels tout au long de la rencontre.
PASTORE (4): il a pourtant réussi un début de saison lumineux et intéressant dès lors se cale derrière ses attaquants. Hier, il a beaucoup trop dézoné, déséquilibrant son équipe, jusqu’à l’entrée à sa place de Cabaye (70′).

Réactions :

Edinson Cavani (attaquant du PSG, sur Canal+) : «Le plus important pour un attaquant, c’est de marquer. Le plus important pour l’équipe était de faire un pas de plus en Ligue des champions, pour atteindre le premier objectif : la phase finale. Mon geste après mon but ? Ça a été ma décision de le faire pour que, cette fois, il ne soit pas mal interprété. Mon expulsion contre Lens ? On a tous le droit à l’erreur. On est tous des êtres humains, les images de télévision semblent évidentes en ma faveur, ce n’était pas méchant, ça a juste été mal interprété. Moi, je travaille beaucoup pour être performant pour mon équipe, pour marquer des buts.»

Nasser al-Khelaïfi (président du PSG, sur Canal+) : «Ç’est toujours compliqué de jouer ici. Ça a encore été un match difficile. Il était très important de remporter les trois points. Je suis très heureux, parce qu’on garde la première place du groupe. Si seulement on jouait en Championnat comme en Ligue des champions… En Ligue 1, on n’a jamais joué avec les mêmes onze joueurs, même si on a un groupe de très haut niveau. Mais ce n’est pas une excuse. Maintenant tout le monde est là, (Edinson) Cavani aussi. Aujourd’hui, il a prouvé qu’il était le meilleur attaquant du monde. On est là, on est bien, de retour en Championnat. C’est un nouveau départ pour nous, après le match contre Lens. Ce sera très important d’enchaîner (samedi) contre Bordeaux. Peut-être avec (Zlatan) Ibrahimovic, il fera des examens demain (mercredi).»

Thiago Silva (capitaine du PSG, sur beIN SPORTS) : «Ça a été difficile, il y a eu beaucoup de mouvements, on a été en difficulté par moment, mais on a trouvé l’équilibre pour jouer. L’aspect le plus positif a été quand on a souffert, car tout le monde a défendu. On a fonctionné comme un groupe. Il faut vraiment avancer en Ligue 1 maintenant. L’important dans ce groupe F, c’est de se qualifier, on ne pense qu’à ça. Mais on veut aussi la première place. Si tout le monde fait ce qu’il faut, cette première place est possible.»


Le stade :

Le GSP Stadium
Le GSP Stadium

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s