Metz – PSG 1-0, 19/08/00, Division 1 00-01

Nicolas Anelka tentant de semer le messin Bastien

Samedi 19.08.2000, Championnat de France, Division 1, 4e journée (6e place)
à Metz, au Stade Saint-Symphorien :
F.C. METZ – PARIS ST-GERMAIN F.C.  1:0 (0:0)
– 19 178 spectateurs. But : Hassli, 75′.
L’Équipe du PSG : Dominique Casagrande – Bernard Mendy, Talal El-Karkouri, Éric Rabésandratana, Sylvain Distin – Édouard Cissé, Peter Luccin (Laurent Robert, 78′), Stéphane Dalmat, Ali Benarbia (Pierre Ducrocq, 73′) – Christian Corrêa (Laurent Leroy, 78′), Nicolas Anelka. Entraîneur : Philippe Bergeroo.
Avertissements à Pierre Ducrocq et Peter Luccin.


Maillot utilisé :

Maillot extérieur 2000-01 (version du commerce, collection maillotspsg)
Maillot extérieur 2000-01 (collection MaillotsPSG)

Billet :

(collection La Mémoire du PSG)
(collection La Mémoire du PSG)

Programme :

(collection La Mémoire du PSG)
(collection La Mémoire du PSG)

Photos du match :

Peter Luccin (JB Quentin)
Peter Luccin (JB Quentin)
Nicolas Anelka à la lutte avec Toyes
Nicolas Anelka à la lutte avec Toyes
Nicolas Anelka tentant de semer le messin Bastien
Le même Anelka tentant de semer le messin Bastien

Vidéo (le but messin) :


Compte-rendu (psg.fr) :

Du soleil en Moselle, mais des doutes du côté foot. C’est dans un climat mi-sourire, mi-colère que les Parisiens sont venus relever le défi lorrain. Même le Républicain Lorrain s’y est mis ; lors de leur première réception à Saint-Symphorien, les Grenats de Joël Muller avaient concédé la défaite face aux Bourguignons d’Auxerre et essuyé quelques critiques du quotidien local. Une ire du président Molinari en réponse à ces plumes plus acides qu’amies, et les hommes de Kastendeuch ont ramené un point de chacun de leur périlleux déplacements lyonnais et bordelais.

Le sourire, il est plutôt parisien ce soir, même sur le visage d’un Letizi remplaçant, cet  » enfant du pays  » qui revient vers les vestiaires visiteurs les bras chargés de cadeaux. Anelka, lui, signe des autographes à tour de bras. Premier déplacement avec le PSG en tant que titulaire, premier engouement populaire. Après qu’un Manolo local à grosse caisse, des mini-pom pom girls et… un chat se soient offerts un tour de pelouse dans ce stade encore en réfection, les 22 acteurs entrent dans la lumière magique de cette belle journée d’été.

Rabé entouré de Talal, Mendy et Distin assurent la défense parisienne qui n’a encaissé qu’un but par match depuis la reprise du Championnat. 400 supporters Rouge et Bleu ont avalé les 330 kilomètres d’autoroute Paris-Metz pour défendre aussi les couleurs Capitale et brandir ce  » gagne pour nous, on vit pour toi  » comme une confession de foi. Une foi aveugle en Cissé (Edouard)-Dalmat-Luccin-Anelka, jeunesse parisienne encadrée pour cette levée estivale par le métier de Christian et Benarbia. Dix minutes de jeu et déjà quelques flèches  » anelkaiennes  » qui font trembler la vieille garde messine Pierre-Kastendeuch. Que le juge de touche signale une incertaine faute de Christian à la 16e minute, et ce sont quelques 19000 spectateurs qui reprennent leur souffle sous un ciel d’orage. Le ballon est donc parisien dans ce premier quart de la partie, remonté en passes courtes et tours de passe-passe par un Dalmat facile et un Luccin serein.

Même une intervention au pied de Casagrande dans les pieds de Jager (16e) ou encore une pichenette de Mendy au-dessus de sa propre transversale ne semblent pas troubler le bon esprit constructeur des hommes de Bergeroo. A la demi-heure de jeu, une balle dans l’axe de Benarbia, maître des passes décisives, trouve un Anelka lancé à toutes pompes.  » Nico  » pénètre dans la surface, mais trouve les gants de Mondragon au bout de sa frappe. Une tête du grand Proment fracasse la barre horizontale de  » Casa  » à la 36e minute, à la réception d’un corner du meneur de jeu Meyrieu. Les esprits s’échauffent, un Luccin un peu rugueux au goût de monsieur Moulin écope même d’un carton jaune juste avant le repos.

Un nuage blanc-fumigène enveloppe la surface de réparation parisienne quand les débats reprennent. Pas vraiment le feu, même si la première offensive est lorraine sous forme d’un lob trop imprécis balancé du rond central par Meyrieu. A la 49e minute, c’est Boffin qui est envoyé dans les panneaux publicitaires par son gardien du soir Mendy. Le Belge trentenaire en est quitte pour un beau bandage à la tête, et le match pour une température qui monte d’un cran. Les fautes pleuvent, l’orage gronde. Un coup d’éclair de Geoffray Toyes oblige le portier parisien à une parade au pied, puis au poing sur un bolide de Meyrieu. Paris souffre, mais Paris résiste.

Une combinaison Boffin-Baticle-Bastien, un slalom du dernier nommé et une tête lobée du premier. Ca chauffe pour captain’ Rabé et tous les maillots gris. A la 75e minute, alors que Ducrocq vient de suppléer Benarbia, c’est Hassli, le jeune remplaçant messin, qui brûle la politesse à Mendy le long de la ligne de touche suite à un sauvetage de Toyes sur Anelka. L’attaquant Espoir résiste au retour d’El Karkouri avant de placer un tir croisé que Casagrande ne touche que du regard. 1-0 pour le FC Metz.

Les deux Laurent, Leroy et Robert, sont tout de suite lancés sur le terrain par Bergeroo pour tenter d’arracher le nul. Le pied gauche de  » Lolo  » Robert distille des centres tendus qui ne trouvent pas preneurs, pas plus qu’un tir puissant du même international ne trouve le cadre protégé par Mondragon. 4 minutes de jeu additionnel n’y feront rien : le PSG concède ici sa première défaite. Le sourire a changé de camp en 90 minutes.

Réactions (via psgmag) :

Stéphane Dalmat : « Nous n’avons pas été bons, surtout au niveau de la circulation du ballon. Nous avons voulu aller trop vite vers l’avant et le milieu de terrain n’a pas apporté assez de soutien à l’attaque. Nous avons fait un mauvais match, ça arrive. Maintenant, il ne faut pas tout remettre en cause et continuer à bien travailler comme nous le faisons depuis le début de la saison. Il faudra récupérer pour bien préparer le match contre Bastia. Nous devrons absolument récupérer contre les Corses les trois points perdus à Metz. »
Philippe Bergeroo : « On nous attendra partout et c’est normal. Je n’ai aucun reproche à faire à mes joueurs. Ils ont fait un très bon match. Ce genre de partie se termine souvent par un KO et Metz a su être efficace au bon moment. Je suis déçu du résultat, pas de la manière. »

Dominique Casagrande : « On est pourtant entré plus vite dans la partie que d’habitude. Des 2 côtés, il n’y a pas eu beaucoup d’occasions. Personnellement, je me sens de mieux en mieux dans cette équipe. »

Sylvain Distin : « On a manqué de répondant physique. Surtout, on prend un but bêtement en perdant un duel. En phase offensive, on a du mal a trouver la brèche quand on s’approche de la surface, on pêche par manque de mouvement. Cette défaite nous fait un peu mieux voir nos défauts. A nous de les effacer en travaillant. »

Éric Rabesandratana : « On a été trop timide dans le jeu, on ne s’est pas créé autant d’occasions que d’habitude. On sait qu’on va être attendu partout, il n’y aura pas de match facile. »


Le stade :

Le stade Saint-Symphorien
Le stade Saint-Symphorien

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