PSG – Marseille 0-0, 05/03/06, Ligue 1 05-06

Mario Yepes s'échappe devant Gimenez (G. Vandystadt)

Dimanche 05.03.2006, Championnat de France, Ligue 1, 29e journée (7e place) à Paris, au Parc des Princes :
PARIS ST-GERMAIN F.C. – OLYMPIQUE DE MARSEILLE  0:0 (0:0)
– 43 906 spectateurs.
L’Équipe du PSG : Lionel Letizi – Stéphane Pichot, David Rozehnal, Mario Yepes (Jérôme Rothen, 46′), Bernard Mendy (Paulo César, 31′) – Christophe Landrin, Édouard Cissé, Modeste M’Bami, Cristian Rodriguez (Fabrice Pancrate, 69′) – Bonaventure Kalou, Pedro Pauleta. Entraîneur : Guy Lacombe.


Maillot utilisé :

dom0506
Maillot domicile 2005-06 (collection MaillotsPSG)

Billet :

0506_PSG_OM_billet


Programme :

(collection MK)
(collection MK)

Photos du match :

Modeste M'Bami
Modeste M’Bami
Cristian Rodriguez poursuivi par Gimenez et Bocaly (R. Martin)
Cristian Rodriguez poursuivi par Gimenez et Bocaly (R. Martin)
Pedro Pauleta et Carrasso dans les airs
Pedro Pauleta et Carrasso dans les airs
Cristian Rodriguez
Cristian Rodriguez
Mario Yepes s'échappe devant Gimenez (G. Vandystadt)
Mario Yepes s’échappe devant Gimenez (G. Vandystadt)
Bonaventure Kalou semblant résigné... (D. Fèvre)
Bonaventure Kalou semblant résigné… (D. Fèvre)
Le tifo du Virage Auteuil
Le tifo du Virage Auteuil
Et celui du Kop de Boulogne
Et celui du Kop de Boulogne

Compte-rendu (psg.fr) :

Impensable !

Jamais Marseille n’aura inquiété le PSG ce soir. Pas une frappe, pas un centre… Mais comme un match de football ne se gagne pas aux points, Paris a quitté la pelouse la tête dans les chaussettes, les Minots en levant les bras. Un triste spectacle à tout point de vue !

Au Parc des Princes,

Mais où étaient-ils ? Entre une équipe du PSG étrangement absente et un onze olympien méconnaissable, la grande fête du football a tourné à la mascarade. Excepté onze Minots surmotivés par l’évènement, tout le monde sort perdant de ce sommet torpillé par les dirigeants marseillais.

Des maillots numérotés 37, 41, 36, 39… Autant de nombres qui indiquent que les onze joueurs marseillais présents sur la pelouse du Parc sont plus habitués aux joutes de CFA 2 que de Ligue 1. Un championnat exigeant physiquement et où de nombreux joueurs pros rongent cependant leur frein chaque week-end.

Paris sait donc que la tâche ne sera pas aussi aisée que cela et met la pression d’entrée sur l’OM. Kalou reprend de la tête un coup-franc de Rodriguez pour la première inquiétude olympienne de la soirée (3e). Mais face à un mur bleu ciel et blanc, le PSG se crispe rapidement et bafoue son football. Passes mal appuyées, centres approximatifs, les maladresses se succèdent offrant aux Marseillais un soupçon d’espoir.

N’Diaye pénètre ainsi dans la surface parisienne mais se laisse tomber à l’approche de Yepes (22e). Les Parisiens doivent impérativement desserrer le frein à main qui les immobilise s’ils veulent marquer au plus vite ce petit but salvateur. Pas évident cependant d’affronter une équipe bien en place défensivement et qui n’a surtout rien à perdre.

De l’attaque-défense !

Bernard Mendy est le premier à faire les frais des errements parisiens. Le latéral parisien cède sa place à Paulo Cesar après 30 petites minutes de jeu, alors que Jérôme Rothen débute son échauffement. Ambiance ! Le Parc se réveille alors et les joueurs avec. Sur un corner tiré de la droite, Carasso boxe le cuir dans les pieds de Paulo Cesar dont la puissante frappe est repoussée sur sa ligne par Cantareil (37e). L’OM poursuit sa mission « forteresse » et Gimenez s’époumone, souvent en vain, sur le front de l’attaque.

C’est finalement sous une bordée de sifflets que les joueurs du PSG regagnent leur vestiaire, incapables de mettre du rythme dans cette rencontre. Le retour se fera dans le calme, alors que Rothen succède à Yepes (45e). La seconde période sera pourtant du même acabit. Le virage Auteuil ne verra que le dos des maillots parisiens, Boulogne celui des joueurs l’OM. En vain !

Une attaque/défense en règle sans que cela ne se concrétise sur le tableau d’affichage. Paris campe en effet toujours autant dans la moitié de terrain marseillaise mais vient systématiquement buter sur la défense olympienne dirigée par Andre Luis.
Le public s’impatiente et rend la fin de match électrique. Kalou s’infiltre pourtant dans la surface marseillaise et bute sur Civelli sans que monsieur Sars ne bronche. Pour un geste similaire, Sylvand Armand avait été invité à rejoindre le vestiaire la semaine dernière à Nantes… Décidément rien ne veut sourire au PSG ce soir. Même pas cette frappe écrasée de Pancrate alors que le but lui semblait ouvert (89e). Non vraiment, une sale soirée !

Réactions :

Pierre Blayau (Président du PSG)
«C’est un sentiment de honte et de tristesse. Le PSG n’a pas été à la hauteur de l’événement, ni sur le plan moral, ni sur le plan physique. J’éprouve un sentiment de honte du spectacle offert même si on savait bien qu’il s’agissait d’un match piège et que tout était possible sur un match. La tristesse m’habite depuis le début de semaine et je pensais qu’avec la victoire du PSG on pouvait gommer cette horrible semaine. On n’a pas su le faire. Au nom du club, je présente mes excuses solennelles au public du Parc des Princes. […] Mais le 0-0 d’aujourd’hui est triste. Je ne remets pas en question l’entraîneur qui fait son travail. On va continuer de travailler. Les joueurs ont été pris dans un match piège. Le PSG mérite de la stabilité.»

Guy Lacombe (entraîneur du PSG)
«Nous n’avons pas trouvé les solutions afin de passer leur plan de jeu en 5-4-1 qui est toujours difficile à franchir. Même si nous n’avons pas fait un grand match, il y a eu un déficit de réussite. Je suis déçu pour les joueurs et pour le public. On n’a souvent pas eu l’investissement nécessaire pour gagner un tel match. Ce qui s’est passé nous avait mis dans l’obligation de gagner à tout prix. Maintenant, il faut être objectif, il ne s’agissait pas d’une équipe de CFA 2 puisque, en face, il y avait de bons joueurs comme Carrasso, André Luis, Civelli et Gimenez. Il y avait tout de même des joueurs de qualité dans cette équipe même si ce qu’elle devait faire était plus facile à faire que ce que nous avions à faire. Ils ont très bien défendu, honneur à eux. Quand on regarde les quatre, cinq derniers matchs, je me dis que Paris n’est pas veinard. C’est vrai que c’est un affront. Dans la vie, ça arrive. Mais on n’est pas morts pour autant. Les joueurs vont peut-être regarder les choses en face.»

Albert Emon (entraîneur de Marseille)
«Je suis content, ça fait plaisir. Les jeunes ne se sont pas mis trop de pression. Il fallait lutter, être courageux et ils l’ont fait. Sur le terrain, ça a été un combat de joueurs. On savait que Paris allait pousser, tenter de passer sur les côtés et on avait mis un dispositif pour les empêcher d’aller sur les côtés.»

José Delfim (joueur de Marseille)
«C’est le sport, le Football qui est finalement gagnant et pas le reste. Nous avons été surpris par ce qui s’est passé cette semaine mais, comme les professionnels, nous devions être là.»


Le stade :

Le Parc des Princes
Le Parc des Princes

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