Metz – PSG 1-3, 12/12/99, Division 1 99-00

Christian, l'homme du match, échappe à un adversaire

Dimanche 12.12.1999, Championnat de France, Division 1, 19e journée (2e place)
à Metz, au Stade Saint-Symphorien :
F.C. METZ – PARIS ST-GERMAIN F.C.  1:3 (0:2)
– 19 989 spectateurs. Buts : Christian Corrêa, 17′, Christian Corrêa, 19′ ; Jestrović, 58′, Christian Corrêa, 79′.
L’Équipe du PSG : Bernard Lama – Aliou Cissé, Augusto César, Éric Rabésandratana, Igor Yanovski – Ali Benarbia, Pierre Ducrocq, Augustine Okocha (Édouard Cissé, 73′), Laurent Robert (Bruno Carotti, 76′) – Laurent Leroy, Christian Corrêa (Nicolas Laspalles, 87′). Entraîneur : Philippe Bergeroo.
Avertissements à Augusto César, Bernard Lama et Igor Yanovski.


Maillot utilisé (en version 1999-00, avec le logo PSG à entourage blanc) :

Maillot extérieur 2000-01 (collection MaillotsPSG)
Maillot extérieur 2000-01 (collection MaillotsPSG)

Billet :

(collection La Mémoire du PSG)
(collection La Mémoire du PSG)

Photos du match :

Christian aura donné bien du fil à retordre aux défenseurs messins, inscrivant 3 buts!
Christian aura donné bien du fil à retordre aux défenseurs messins, inscrivant 3 buts!
Aliou Cissé (Ch. Gavelle)
Aliou Cissé (Ch. Gavelle)
Christian célebrant l'un de ses trois but!
Christian célebrant l’un de ses trois but!
La joie des parisiens
La joie des parisiens (Ch. Gavelle)
Christian, l'homme du match, échappe à un adversaire
Christian, l’homme du match, échappe à un adversaire (Ch. Gavelle)

Vidéo :


Compte-rendu (psg.fr) :

 » On va essayer de prendre encore trois points ce soir, mais le plus important pour nous c’est de garder une invincibilité « . Ali Benarbia, ne cache pas les ambitions parisiennes avant le coup d’envoi. Et bizarrement, du côté de Metz, on affiche plutôt un visage pessimiste.  » On sait que c’est une équipe plus forte que nous sur le papier, et ce serait presque un exploit de gagner face à un PSG qui joue très bien en ce moment  » explique Christophe Schemmel.

Pourtant, à y regarder de plus près, c’est vrai que Joël Muller l’a joué plutôt prudent. Pascal Pierre prend place devant la défense, en lieu et place de Grégory Proment. Un changement poste pour poste, et un choix surtout plus défensif.

Et très vite ce choix semble être le bon. La première tentative de Laurent Leroy est contrée in extremis par Pierre (4e). Et c’est encore ce même Pascal Pierre qui freine les ardeurs de Laurent Robert, juste après une tentative de retourné acrobatique de Laurent Leroy. Les deux seules actions dangereuses des messins sont signées Skatchenko, mais la frappe de l’ukrainien est trop enveloppée pour inquiéter Bernard Lama (12e) puis Meyrieu, qui adresse la première frappe cadrée des Grenats (14e).

Jusque là, Paris n’a pas vraiment tremblé. Et c’est Christian, malchanceux la semaine passée face à Rennes, après avoir raté un penalty, qui débride la situation. L’attaquant brésilien se remet en position dos au but. Son pivot est rapide et précis, sa frappe l’est tout autant. Le résultat ? Un tir qui fait mouche (17e). Plein de pureté. Un geste dont on savait le Brésilien capable, mais qu’il n’avait pas encore eu le temps d’exhiber sur un stade de D1 française.

Christian est en jambes, et il le montre. Deux minutes plus tard, l’homme de Porto Alegre remet le couvert. Cette fois-ci sa frappe file à ras de terre sur le côté droit de Letizi, qui n’est pas exempt de tout reproche sur ce but (19e). Paris vient de briser l’élan grenat en deux minutes. Jusqu’au repos ce sont les Rouge et Bleu qui font l’essentiel du jeu.

Et c’est cette fois au tour de Laurent Robert de toucher du bois, sur une belle ouverture de Ducrocq (39e). Puis c’est côté droit, après un corner, que Laurent Robert adresse un bon ballon à Leroy qui place sa tête, mais Bastien bien revenu sauve sur sa ligne (42e). Paris a joué la partition parfaite lors de cette première période.

Triplé de Christian

A peine revenu sur la pelouse trempée de Saint-Symphorien, les Messins arborent un tout autre visage. Joël Muller, timoré en début de rencontre, a décidé de changer de régime. Skatchenko adresse la première frappe cadrée de la seconde période mais Lama, impeccable, ne tremble pas (48e). L’Ukrainien, remuant devant une défense parisienne particulièrement attentive n’est pas le seul homme à surveiller. Joël Muller a fait entrer en jeu Nenad Jestrovic. Le Yougoslave est déchaîné, et Lama l’a bien senti. Le gardien parisien sensibilise ses troupes à ce diable d’attaquant messin, mais cela ne suffit pas. Peu avant l’heure de jeu, Jestrovic trouve la terre promise. Yanovski à la traîne sur une montée défensive, couvre l’attaquant yougoslave, qui part seul battre Lama (57e). Mais Paris n’a pas dit son dernier mot, même si Metz pousse pour tenter d’arracher l’égalisation.

En fait, ce sont quand même les attaques parisiennes qui sont les plus dangereuses, car souvent produites en contre. Une frappe cadrée de Robert (58e), une autre écrasée de Christian (73e) rappelent aux Lorrains que ce Paris-là n’est pas venu pour partager mais pour gagner. Et sur un bon ballon de Laurent Leroy récupéré dans le rond central, Christian part dans le dos de Toyes, et devance la sortie de Létizi en piquant légèrement du pied droit son ballon, qui va mourrir au fond des filets messins (75e).

La messe est dite, mais la samba n’est pas finie. Christian aimerait faire mieux qu’un triplé. Un quadruplé ? Le Brésilien est tout prêt de la réussir, mais sa frappe est bien interceptée par Létizi, alors que Leroy était mieux placé pour trouver la voie royale (81e). C’est tout l’esprit brésilien qui s’illustre dans cette action précipitée, mais tellement délicieuse, tellement dansante.

Paris est heureux, mais reste concentré jusqu’au terme de la rencontre. Jestrovic tente bien de réduire la marque dans les six mètres de Lama, mais ce PSG semble avoir retenu les leçons du passé. Un passé qui préfigure d’un bel avenir, tant les hommes de Philippe Bergeroo ont été maître de leur sujet. Du début à la fin.

Réactions :

Christian : « Paris a réalisé un grand match. Aujourd’hui, j’ai joué comme au Brésil, en prenant des risques, en tentant ma chance. C’est le jeu que j’affectionne. Et c’est parce que mes coéquipiers ont confiance en moi que j’y parviens. »


Le stade :

Le stade Saint-Symphorien
Le stade Saint-Symphorien

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