Metz – PSG 3-1, 18/04/86, Division 1 85-86

Jean-Marc Pilorget devance Bacandé

Vendredi 18.04.1986, Championnat de France, Division 1, 37e journée (1re place)
à Metz, au Stade Saint-Symphorien :
F.C. METZ – PARIS SAINT-GERMAIN F.C.  3:1 (1:0)
– 22 605 spectateurs. Buts : Micciche, 44′ ; Bocandé, 69′, Bocandé, 80′ sur penalty, Alain Couriol, 87′.
L’Équipe du PSG : Joёl Bats (Luis Fernandez, 46′) – Michel Bibard, Jean-Marc Pilorget, Philippe Jeannol, Franck Tanasi – Thierry Bacconnier, Fabrice Poullain, Oumar Sène, Pierre Vermeulen – Robert Jacques (Alain Couriol, 71′), Omar Da Fonseca. Entraîneur : Gérard Houllier.
Avertissement à Philippe Jeannol.


Maillot utilisé :

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Maillot « hiver », porté en 85-86 (collection MaillotsPSG)

Photos :

Oumar Sène à la lutte avec Bocandé
Omar Da Fonseca
Omar Da Fonseca
Bocandé, double buteur ce soir là, devance Thierry Bacconier
Bocandé, double buteur ce soir là, devance Thierry Bacconier
Luis Fernadez, entré à la mi-temps pour suppléer un Joël Bats blessé, (ne) s'inclinera (qu')à deux reprises
Luis Fernandez, entré à la mi-temps pour suppléer un Joël Bats blessé, (ne) s’inclinera (qu’)à deux reprises
A nouveau Luis Fernandez et Franck Tanasi
A nouveau Luis Fernandez et Franck Tanasi
Luis Fernandez s'applique...
Luis Fernandez s’applique…
Jean-Marc Pilorget devance Bacandé
Jean-Marc Pilorget devance Bacandé

Vidéo :


Compte-rendu (F. Balédent/A. Leiblang) :

Virtuel champion depuis sa victoire face à Monaco, P.S.G. s’en va chercher à Metz le point qui lui assurerait officiellement et définitivement le titre. Mais cet ultime déplacement ne se présente pas sous les meilleurs auspices. D’abord parce que l’adversaire messin qui nourrit encore des espoirs de qualification européenne a le besoin impératif d’engranger des points. Ensuite parce que l’équipe parisienne ne dispose pas de toutes ses forces vives. Rocheteau et Susic, blessés, ne sont pas du voyage. Fernandez, fatigué, se trouve en réserve de la république sur le banc de touche. A l’absence déjà lourde de ces trois piliers viendra s’en ajouter, au coeur du match, une quatrième. Touché au tibia dans un choc avec Bocandé, Bats devra abandonner ses partenaires à la mi-temps. C’est Fernandez qui le remplacera. Amoureux du poste de gardien, ce n’est cependant pas un véritable spécialiste. Dès lors, cela devient presque une mission impossible pour le P.S.G. face à des Lorrains survoltés par l’importance de l’enjeu. Metz qui avait ouvert le score à quelques secondes de la mi-temps par l’intermédiaire du rapide Micciche va tripler la mise. Les deux autres buts seront signés Bocandé, intenable pour sa dernière apparition sous le maillot de Metz au stade Saint-Symphorien. C’est d’abord un tir croisé du gauche à l’entrée de la surface de réparation et que Fernandez ne peut qu’effleurer (68e). Puis ce sera un penalty pour une faute de Jeannol qui a crocheté Micciche (79e). 3-0! Jamais encore cette saison, P.S.G., qui concède sa cinquième défaite, n’avait subi un tel affront. La pilule sera rendue moins amère grâce à Couriol qui effectue son retour après presque dix-huit mois d’absence et qui, de la tête, sauve l’honneur à trois minutes de la fin. Vainqueur d’Auxerre, Nantes revient à deux points. Le sacre est donc remis à huitaine, pour la dernière journée du championnat au Parc, contre Bastia.

Réactions :

Fernandez : « Je ne dois pas jouer et je me retrouve dans les buts. Nous sommes perturbés et Metz remporte la victoire sans contestation. Ils sont les meilleurs ce soir-là. »

A nouveau Fernandez, au sujet de son intérim dans les buts : « Metz, c’est à la fois un bon et un mauvais souvenir. Un bon parce que j’ai été élu meilleur joueur français cette saison-là. Les 3 étoiles que j’ai récoltées à Metz m’ont permis de gagner malgré tout ce trophée. Mais c’est aussi un mauvais parce qu’en cette période de négociations, je n’avais pas trouvé d’accord avec le PSG et que je m’apprêtais à le quitter pour le Racing. C’était la raison pour laquelle il valait donc mieux que je ne joue pas ce match…» Luis Fernandez encaissera deux buts (dont une frappe qui lui passera sous le ventre) du regretté Jules Bocandé. «Je peux dire que j’aurais joué à tous les postes dans ma carrière, explique-t-il, hilare. Ça rigolait un peu en tribune derrière moi mais franchement, c’était bon enfant, pas méchant du tout. J’étais tout de même le capitaine des futurs champions de France. Je me souviens aussi que j’avais fait un bel arrêt sur une frappe de loin ! »


Le stade :

Le stade Saint-Symphorien
Le stade Saint-Symphorien

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