PSG – Marseille 2-0, 11/04/95, Coupe de France 94-95

Patrick Colleter

Mardi 11.04.1995, Coupe de France, Demi-Finale à Paris, au Parc des Princes :
PARIS SAINT-GERMAIN F.C. – OLYMPIQUE DE MARSEILLE (D2)  2:0 (2:0)
– 43 211 spectateurs. Buts : Ricardo Gomes, 4′, George Weah, 33′.
L’Équipe du PSG : Bernard Lama – Antoine Kombouaré, Alain Roche, Ricardo Gomes, José Cobos – Valdo Filho (Daniel Bravo, 83′), Paul Le Guen, Vincent Guérin, Patrick Colleter – George Weah, David Ginola (Raï Oliveira, 75′). Entraîneur : Luis Fernandez.
Avertissement à Antoine Kombouaré.


Maillot utilisé :

Maillot domicile Adidas 1994-98
Maillot domicile Adidas 1994-98 (collection MaillotsPSG)

Billet :

(collection La Mémoire du PSG)
(collection La Mémoire du PSG)

Programme :

(collection La Mémoire du PSG)
(collection La Mémoire du PSG)

Photos du match :

« Mister George » devance Cantona
La joie de Ricardo après son ouverture du score (A. Lecoq)
La joie de Ricardo après son ouverture du score (A. Lecoq)
Valdo (A. Lecoq)
Valdo (A. Lecoq)
George Weah
George Weah
David Ginola poursuivi par Germain
David Ginola poursuivi par Germain
Vincent Guérin (A. Lecoq)
Vincent Guérin (A. Lecoq)
David Ginola devance Joël Cantona
David Ginola devance Joël Cantona
La même action sous un autre angle...
La même action sous un autre angle…
Paul Le Guen (A. Lecoq)
Paul Le Guen (A. Lecoq)
Antoine Kombouaré à la lutte avec Barthez sous les yeux de José Cobos (A. Lecoq)
Antoine Kombouaré à la lutte avec Barthez sous les yeux de José Cobos (A. Lecoq)
Patrick Colleter
Patrick Colleter
David Ginola en déséquilibre (A. Lecoq)
David Ginola en déséquilibre (A. Lecoq)
Raï et Antoine Kombouaré
Raï et Antoine Kombouaré
George Weah dans les airs
George Weah dans les airs
Le Kop de Boulogne (A. Lecoq)
Le Kop de Boulogne (A. Lecoq)
Le superbe tifo du Virage Auteuil (Mouvement Ultra)
Le superbe tifo du Virage Auteuil (Mouvement Ultra)

Compte-rendu (Paris GO) :

JAMAIS DEUX SANS TROIS

PARIS SG/ BASTIA, PARIS SG/STRASBOURG, deux finales pour le club parisien ! Croisons les doigts pour qu’une troisieme vienne compléter ce formidable parcours 94/95 du PSG. Seuls les incidents venus ponctués l’avant-match entâchent notre joie. Cela devient une habitude mais dieu qu’elle est mauvaise !

Un PSG/OM, ça sent le bras de fer, la compétition de haut niveau, la rivalité entre les deux meilleurs clubs de l’hexagone ces dernières saisons, et ça sent surtout la poudre entre supporters des deux camps. Car même si la formation provençale est contrainte d’évoluer en super D2, dire que la tension a disparu n’est que fantasme. Il n’est donc pas étonnant de voir, malgré l’imposant dispositif policier mis en oeuvre, des incidents éclater une bonne heure avant le coup d’envoi, porte d’Auteuil. Incidents qui auraient dû être évités si les cars de supporters marseillais ne s’étaient pas trompés d’itinéraire. Bref, durant une bonne vingtaine de minutes, panneaux de signalisation, pierres, bouteilles, pare-chocs, rétroviseurs (…) furent déversés sur la bretelle de sortie du périphérique avant que les forces de l’ordre ne reprennent la situation en main avec à la clé quelques 140 interpellations. Pour ceux qui espéraient en un apaisement de la rivalité entre les deux villes, c’est raté ! Par contre, s’il fut un endroit plus calme, ce fut la pelouse. Si les précédentes confrontations ont souvent été source de vilains gestes et autres insultes, cette demi-finale de Coupe de France n’offrit que très rarement un piètre spectacle et c’est tant mieux pour les 43 000 spectateurs venus au Parc des Princes. Alors on a beau dire, l’OM n’est plus l’OM d’il y a deux saisons, néanmoins méfiance car si l’on ne peut pas taxer Marseille de bête noire du PSG, les résultats sont là et depuis cinq ans et une victoire par 2 buts à 1 durant la saison 89/90, jamais les joueurs de la capitale ne se sont imposés face à l’Ohème. Il y avait donc une bonne carte à jouer en ce mardi 11 Avril 1995 face aux leaders de la seconde division… Une équipe phocéenne qui d’entrée de jeu va se faire sérieusement bousculer par la pression parisienne et qui va flancher dès la quatrième minute. David GINOLA est à la lutte sur le côté gauche avec Joël CANTONA qui y va franco sur l’attaquant international. Carton jaune pour le défenseur olympien et coup franc accordé à VALDO. Le petit Brésilien le tire de bon coeur et son compatriote RICARDO vient propulser le ballon de la tête au premier poteau. Cela ne pouvait pas mieux commencer pour les « rouges et bleus », et inversement pour les visiteurs désireux de prolonger le suspense jusqu’aux tirs au buts ! Du suspense, il va finalement y en avoir très peu. Les joueurs d’Henri STAMBOULI, conscients de la différence de niveau avec le PSG, ne vont cependant pas perdre espoir et jouer leur chance à fond. Ainsi, à la quatorzième minute, Jean-Christophe MARQUET d’un puissant coup franc manque d’un cheveu la balle d’égalisation, avant qu’une poignée de secondes plus tard, Marcel DIB n’enlève un peu trop une reprise du droit. Même si elle n’est pas irrésistible, la domination des hommes de Luis FERNANDEZ va de nouveau s’avérer payante. Au milieu de terrain, les Parisiens font la loi et devant, cela commence à s’en ressentir. A la vingt-cinquième minute, il faut une bonne sortie de Fabien BARTHEZ dans les pieds de David GINOLA pour écarter le danger mais huit minutes plus tard, la doublure de Bernard LAMA en Equipe de France ne pourra rien faire face à George WEAH. Patrick COLLETER vient de récupérer le ballon au milieu de terrain et lance immédiatement l’international libérien (revenu à Paris quelques heures plus tôt) qui grille les derniers défenseurs avant de tromper le gardien phocéen d’un intérieur du droit. Cela est parti vite et à l’arrivée, cela fait 2 à 0 pour un PSG qui, somme toute, ne force pas son talent… Après la pause, les coéquipiers d’Alain ROCHE vont baisser le pied vu leur avantage et comme les offensives olympiennes pêchent dans la finition, la rencontre glisse doucement mais sûrement vers la monotonie. Ce sont néanmoins les Marseillais qui, poussés par un public extraordinaire, vont se montrer les plus entreprenants. D’abord à la quarante-septième minute, minute où Marcel DIB croise trop sa reprise de la tête, puis à l’heure de jeu où c’est au tour de Franco VIGNOLA de faire admirer sa frappe de balle sur coup franc, toujours sans réussite. Du côté du PSG comme de l’OM, on fait rentrer du sang neuf sur la pelouse (RAI et BRAVO à la place de GINOLA et VALDO; FERRERI et JAMBAY à la place de LIBBRA et de CANTONA) mais cela ne change pas grand chose dans le déroulement des opérations. Au bout de 90 minutes, l’arbitre, Monsieur AUCHARD, siffle la fin de la rencontre, et le PARIS SAINT-GERMAIN accède à une nouvelle finale, sa préférée, et c’est bien cela le plus important !

Notes :

LAMA : 13/20. Match tranquille pour le gardien international qui n’aura été que sollicité sur quelques balles aériennes.
COBOS : 13/20. Chargé de contrer les montées de VIGNOLA, José a parfaitement rempli sa tâche et a bien épaulé son milieu de terrain.
COLLETER : 13/20. L’ancien Brestois est à créditer d’une bonne prestation. Précieux dans la récupération, il est également à l’origine du second but.
ROCHE : 13/20. Très bon match du capitaine parisien qui, outre ses bonnes relances, aura bien contrôlé les attaquants adverses. RICARDO : 14/20. Le Brésilien a encore prouvé sa valeur en défense, CASCARINO et LIBBRA en furent témoins, et a de nouveau inscrit un but de la tête. Sympa !
KOMBOUARE : 12/20. Le moins en vue de toute l’équipe. Antoine a réalisé un match sans éclats et fut passible d’une main volontaire en début de rencontre. Un peu tendu.
LE GUEN : 13/20. Le nouveau capitaine des tricolores a encore touché un nombre incalculable de ballons même si son apport a semblé un peu moindre.
GUERIN : 14/20. Nous nous répétons souvent quand il s’agit de Vincent en ce moment mais que voulez-vous c’est comme ça ! Encore un match parfait…
VALDO : 13/20. Remplacé à la 83ème minute par Daniel BRAVO, Candida a joué juste tout au long de la partie tant au milieu qu’en défense.
WEAH : 13/20. Malgré une apparente fatigue, dûe à son expédition en Afrique, George a néanmoins sû faire parler la poudre en inscrivant le second but.
GINOLA : 13/20. Avant son remplacement par RAI, à un quart d’heure du coup de sifflet final, David s’est démené sur le front de l’attaque mais n’a pas eu la réussite. Surveillé de près par les défenseurs provençaux, en particulier CANTONA.


Le stade :

Le parc des Princes
Le parc des Princes

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