PSG – Bordeaux 1-1, 19/12/02, Ligue 1 02-03

Gabriel Heinze face à un certain Pauleta (Ch. Gavelle)

Jeudi 19.12.2002, Championnat de France, Ligue 1, 20e journée (8e place)
à Paris, au Parc des Princes :
PARIS ST-GERMAIN F.C. – F.C. GIRONDINS DE BORDEAUX  1:1 (1:1)
– 39 465 spectateurs. Buts : Fabrice Fiorèse, 14′, P.Feindouno, 40′.
L’Équipe du PSG : Jérôme Alonzo – Cristóbal Parralo, Mauricio Pochettino, Gabriel Heinze, Didier Domi (Talal El-Karkouri, 90′) – Frédéric Déhu, Alex Nyarko (Bartholomew Ogbeche, 65′) – Fabrice Fiorèse, Ronaldinho Gaùcho, Jérôme Leroy – José Aloísio (Martin Cardetti, 46′). Entraîneur : Luis Fernandez.
Avertissement à Jérôme Leroy.
Expulsion : Caneira, 84′.


Maillot utilisé (en version à manches longues) :

Maillot domicile 2002-03 (collection MaillotsPSG)
Maillot domicile 2002-03 (collection MaillotsPSG)

Billet :

0203_PSG_Bordeaux_billet


Programme :

(collection La Mémoire du PSG)
(collection La Mémoire du PSG)

Photos du match :

José Aloisio (Ch. Gavelle)
José Aloisio (Ch. Gavelle)
Ronaldinho, qui manquera un penalty (Ch. Gavelle)
Ronaldinho, qui manquera un penalty (Ch. Gavelle)
Montée rageuse de Martin Cardetti (Ch. Gavelle)
Montée rageuse de Martin Cardetti (Ch. Gavelle)
Gabriel Heinze face à un certain Pauleta (Ch. Gavelle)
Gabriel Heinze face à un certain Pauleta (Ch. Gavelle)
Le ras-le-bol des supporters de Boulogne...
Le ras-le-bol des supporters de Boulogne…
… et de ceux d'Auteuil
… et de ceux d’Auteuil

Compte-rendu (site officiel via psgmag) :

Ce championnat ne semble décidemment pas sourire au PSG. Malgré un bonne entame de match, les hommes de Fernandez sont finalement bien vite retombés dans leurs travers et n’ont pu obtenir qu’un petit nul au Parc des Princes. Espérons que la trêve arrive à point nommé et que c’est un nouveau visage qui nous sera proposé à la reprise. C’est tout le mal que nous leur souhaitons.
Pas grand chose de mieux, c’est ce que l’on a pu voir ce soir au Parc des Princes. On espérait saluer une réaction d’un PSG, battus trois fois la semaine dernière et qui se devait d’enrayer cette spirale négative avant de partir en vacances. Il faudra donc attendre le mois de janvier pour en savoir plus. Et dire que tout avait si bien commencé… C’est un froid glacial, sur le terrain comme dans les tribunes, qui accueille les Rouge et Bleu sur le rectangle vert. Quoi de mieux pour trouver la motivation et se lancer à fond dans la bataille ? Dès la première minute, un corner de Ronaldinho trouve la tête d’Heinze, mais elle passe au-dessus du but gardé par Ulrich Ramé. Dans la foulée, le champion du monde, bien lancé sur le côté droit, tente de centrer pour Aloisio mais Bruno Basto repousse… de la main. Monsieur Ledentu ne bronche pas. Le PSG a débuté comme il le fallait, et il s’en faut même de peu pour qu’il n’ouvre le score lorsqu’Heinze lance Nyarko seul face à Ramé, mais le portier international est le plus prompt (2e).

Les Parisiens ont tellement pris le match à bras le corps qu’il faut attendre la 12e minute pour voir Bordeaux approcher le but de Jérôme Alonzo. Et approcher est même un bien en grand mot puisque la reprise de volée de Feindouno, décochée de vingt-cinq mètres, passe largement à droite. Mais c’est Paris qui est à nouveau à l’attaque. Nyarko donne à Roni qui lance Fiorèse dans la surface. La frappe croisée du numéro 14 trompe Ramé et fait exploser de joie un stade plutôt occupé jusqu’alors à manifester son mécontement (1-0, 13e). Le PSG n’avait plus ouvert le score dans le premier quart d’heure depuis une victoire à Troyes (2-1), obtenue le 19 octobre dernier. Heureux présage ?

Toujours est-il que le match perd de son rythme dans les minutes qui suivent. Fiorèse, omniprésent ce soir, tente bien une frappe du gauche dans la même position que lors de son but, mais Ramé n’est pas surpris (25e). C’est ensuite Bordeaux, par l’intermédiare d’Eduardo Costa, qui essaie d’animer les débats, mais la demi-volée du Brésilien file largement au-dessus (31e). Ronaldinho tente bien de lancer Fiorèse dans l’axe, mais le buteur du soir freine sa course et permet ainsi à Ramé de le devancer (39e). Dommage car sur l’action suivante, Bordeaux repart en contre : Savio donne à Eduardo Costa aux abords de la surface, qui décale Feindouno sur sa gauche. La frappe enroulée de l’ancien Lorientais prend Alonzo à contre-pied (1-1, 40e). Deux ans et demi après avoir donné le titre de champion de France aux Girondins, Feindouno marque à nouveau au Parc. Mais pourquoi donc Paris n’a-t-il pas continué sur sa lancée ? Les regrets ne servent de toute façon à rien, et c’est sous les sifflets que les vingt-deux acteurs regagnent les vestiaires.

A la reprise, Luis Fernandez doit remplacer José Aloisio (blessé) par Martin Cardetti, et c’est dans un silence de cathédrale que le match reprend. C’est cette fois Bordeaux qui se jette à l’assaut. Darcheville centre en retrait pour Savio, dont la reprise n’est pas ajustée (46e). Peut-être perturbés par les conditions de jeu quelque peu particulières (on se croirait à huis-clos), les joueurs des deux équipes semblent en tout cas s’endormir. Plus rien à signaler jusqu’à ce corner de Ronaldinho pour la tête de Déhu, qui rebondit aux six mètres. Heinze tente un retourné acrobatique bien compliqué qui passe au-dessus du but de Ramé (54e). Petit à petit, les hommes de Fernandez reculent et laissent les Bordelais s’installer dans leur moitié de terrain. Les Girondins ont le monopole du ballon et à chaque fois qu’un Parisien le récupère, il le perd aussitôt. Mais sur deux actions, on croit le PSG revenir dans la partie. Fiorèse donne tout d’abord à Jérôme Leroy qui s’infiltre dans la surface, réalise un double contact devant Planus qui se jette, et frappe, mais Jemmali sauve les siens (64e). Sur le corner qui suit, Ronaldinho trouve la tête d’Heinze, mais elle est encore une fois trop enlevée (65e).

Ce n’était en fait qu’un leurre. Car mis à part un bon décalage de Fiorèse pour Jérôme Leroy dont le centre est mis in extremis en corner par Planus (68e), on s’ennuie ferme ce soir au Parc des Princes. Savio essaie bien de réchauffer l’assistance en s’exerçant aux coup-francs, mais sa frappe cadrée est bloquée par Alonzo (75e). Puis c’est « l’événement » de la rencontre. A la 82e minute, Fiorèse s’écroule dans la surface, à la lutte avec Ramé pour sauver un ballon qui sort finalement en six mètres. Penalty estime Monsieur Ledentu… Excédé, Caneira vient s’expliquer avec l’attaquant parisien qui s’écroule à nouveau. Carton rouge pour le Portugais ! En deux coups tordus, Fiorèse aurait pu faire basculer la rencontre. Aurait seulement, puisque le penalty exécuté par Ronaldinho est repoussé par Ramé, avant qu’un Cardetti, bien maladroit, ne reprenne à côté (85e). Les dernières minutes n’y changeront rien, Paris et Bordeaux se quittent dos-à-dos. On s’attendait à voir la réaction de deux équipes mal en point en championnat, et si les Girondins ont « fait le métier », le PSG a de nouveau failli dans le dernier geste. Espérons juste que les Rouge et Bleu sauront tirer profit des deux semaines de repos qui leur sont proposées. Pour que 2003 enterre définitivement les désillusions de cette fin d’année.

Réactions :

Luis Fernandez : « Ce soir encore, la réussite nous fuit. Je reste satisfait des garçons car nous avons eu beaucoup d’occasions, mais je ne peux me satisfaire d’un match nul. Face à nous, il y avait un grand Ramé, je lui mets vingt sur vingt, mais les Bordelais ne nous ont pas fait souffrir. C’était un match assez engagé, et si je n’ai pas vu les images du penalty sur Fiorèse, je suis certain en revanche, qu’il y avait une main dès les premières minutes de la rencontre. Mais c’est ainsi, il faut respecter les décisions de l’arbitre. Je ne peux pas en tenir compte à Ronaldinho d’avoir manqué son penalty. Il a pris la responsabilité de le tirer. Il a raté, ça peut arriver. Nous méritons mieux que ce que l’on a. Nous allons essayer de refaire surface. »
Elie Baup (entraîneur de Bordeaux) : « C’est un bon match nul. Sur le penalty qui sanctionne la sortie de Ramé, je n’ai pas trop compris, mais c’est toujours bien pour un gardien d’arrêter un penalty en fin de match. J’ai besoin de récupérer comme tout le monde afin d’être en forme le 30 décembre (date de reprise). Nous sommes dans une petite série intéressante, mais ce qui m’inquiète le plus ce sont les mois de janvier et de février. Jouer tous les trois jours, je ne sais pas si c’est une bonne chose. Avec 27 points, je trouve qu’il nous en manque un peu. Je crois que les objectifs que nous nous sommes fixés, nous ont un peu perturbés. »

Mauricio Pochettino : « Je suis déçu du résultat, mais pas forcément de la manière, car nous avons beaucoup tenté ce soir. On a tout essayé, mais il n’y a que le but qui fasse la différence dans le foot, pas les occases… Je suis soulagé que cette année se termine, on va pouvoir tous se relancer pour 2003. La trêve tombe bien ! L’attitude des supporters est dure, mais il faut qu’ils sachent que la situation est difficile pour tout le monde ! Quant à la question de l’avenir de Luis au club, je peux affirmer que nous les joueurs, sommes restés sereins à son sujet. »

Ulrich Ramé (Capitaine de Bordeaux) : « Ce penalty est imaginaire, tout comme l’exclusion de Caneira (face à Fiorèse, 84e). Mais on connaît bien Fabrice Fiorèse. Au-delà de ses qualités de footballeur, c’est un joueur qui aime bien plonger… et ça a marché ce soir. Quant au tir de Ronaldinho, je n’ai pas spécialement pensé à ce qu’avait fait Landreau, ici, en Coupe de la Ligue. En revanche, je pense que lui (Ronaldinho) y a plus pensé que moi… Sur son tir, j’ai choisi mon côté, sans pensé à ce qu’avait réalisé Landreau, car si je l’avais imité, Roni m’aurait battu. Mais ce penalty n’est qu’une anecdote. On a fait un bon match, sauf lors de nos vingt premières minutes. Ce résultat nul me paraît logique. Toutefois, on ne la ramène pas parce que on a pris un point, mais si nous avions perdu, il y aurait eu de quoi crier au scandale ! »

Jérôme Alonzo : « 2002 avait mal commencé avec la défaite face à Monaco (1-2). Ça ne pouvait pas bien finir. Mais on a réussi à briser la spirale de la défaite. Ce n’est qu’un point, mais c’est un point ! Et la logique aurait voulu qu’on en prenne trois. C’est un mauvais résultat. Aucun joueur n’est excusable. Mais il ne nous manque pas grand-chose, juste un peu de réalisme. Si ça sourit, on peut gagner 4-1. Je suis allé réconforter Ronaldinho en fin de match car j’ai senti que c’était le moment : il ne verra plus personne pendant dix jours. Je voulais juste qu’il sache qu’il peut en rater trois par match, il sera toujours mon ami. Mais je dois l’inspirer, parce qu’avec moi, il les met tous ! Il a eu les tripes de prendre sa décision et de s’avancer pour tirer. Il faut accepter qu’il le rate. L’attitude des supporters ? Elle est dure, mais pas exagérée. Certains doivent faire des sacrifices pour se payer un billet. Pour les reconquérir, il faut gagner, même sans la manière. Tant qu’il n’y a pas de débordement, ça va. Moi aussi, j’ai été supporter et j’ai sifflé. Quand je vais saluer le virage, je n’y vais pas pour les cinq ou six qui m’insultent. J’y vais pour tous ceux qui se donnent du mal pour venir nous voir. »

Les notes du Parisien :

Alonzo (5,5). Encore une drôle de soirée pour le remplaçant de Letizi, qui n’a pas eu grand-chose à faire. Ne peut rien sur le plat du pied de Feindouno. En seconde période, il a rempli sa tâche avec sobriété.
Cristobal (4,5). L’Espagnol a parfois accusé le poids des ans. L’ancien joueur de Barcelone a souffert lorsque Darcheville était dans sa zone. Pris de vitesse comme le reste de la défense, il n’a pu que regarder Feindouno armer sa frappe victorieuse devant lui.

Pochettino (5). L’Argentin est souvent sorti de sa position centrale pour venir soulager Cristobal. Ses relances, notamment de la tête, ne sont pas à montrer dans toutes les écoles de football.

Heinze (6). Soirée sans histoire pour le défenseur parisien, qui s’est surtout illustré devant le but… bordelais. Il aurait même pu ouvrir la marque de la tête (1re). L’Argentin a bien mérité ses vacances au pays.

Domi (5). Il a eu du mal à se situer en début de match, son aile gauche étant désertée par l’attaque bordelaise. S’est repris ensuite, même s’il n’a jamais pu apporter le surnombre au milieu. Remplacé par El Karkouri (89e).

Déhu (5,5). Fidèle à son poste de libero devant la défense, l’ancien Lensois a été le digne penchant de Nyarko dans la récupération. Quelques relances imprécises ternissent sa performance.

Fiorèse (6). A la combativité et l’esprit de sacrifice, il a aussi ajouté l’opportunisme et l’efficacité. Il ouvre superbement le score du pied droit (13e), est hyperactif en attaque, jusqu’à simuler grossièrement un penalty lors d’un tête-à-tête avec Ramé (84e).

Nyarko (5,5). Le travail qu’il a abattu au milieu avec Déhu aurait mérité un meilleur sort. Remplacé par Ogbeche (65e).

J. Leroy (5). Discret et nerveux, l’ancien Marseillais a déçu en première période. Sa fin de match laisse cependant entrevoir une embellie. Averti (37e) pour un tacle par-derrière sur Jemmali.

Ronaldinho (4,5). Le champion du monde n’était pas en veine. Ronnie a distillé quelques belles ouvertures et ne s’est pas économisé sur ses appels de balle. Mais son ballon perdu au milieu de terrain est à l’origine de l’égalisation bordelaise. Et il a encore raté un penalty…

Aloisio (4). Seul en pointe, le Brésilien s’est épuisé dans des combats inutiles, commettant encore trop de fautes. Remplacé à la pause par Cardetti (3), qui a touché son premier ballon à dix minutes de la fin, et n’a toujours pas trouvé le chemin des filets. Très inquiétant…


Le stade :

Le Parc des Princes
Le Parc des Princes

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