PSG – Bordeaux 2-0, 27/04/03, Coupe de France 02-03

Ronaldinho (Ch. Gavelle)

Dimanche 27.04.2003, Coupe de France, Demi-Finale
à Paris, au Parc des Princes :
PARIS ST-GERMAIN F.C. – F.C. GIRONDINS DE BORDEAUX  2:0 (1:0)
– 39 122 spectateurs. Buts : Ronaldinho Gaùcho, 22′ ; Ronaldinho Gaùcho, 81′.
L’Équipe du PSG : Jérôme Alonzo – Cristóbal Parralo, Mauricio Pochettino, Gabriel Heinze, Lionel Potillon – Alioune Touré (André Luiz, 60′), Frédéric Déhu, Jérôme Leroy, Stéphane Pédron (Hugo Leal, 74′) – Fabrice Fiorèse (Francis Llacer, 92′), Ronaldinho Gaùcho. Entraîneur : Luis Fernandez.
Avertissement à Fabrice Fiorèse.
Expulsion : Caneira, 56′.


Maillot utilisé (avec sponsors) :

Maillot domicile Coupe de France 2002-2004 (collection http://maillotspsg.wordpress.com)
Maillot domicile Coupe de France 2002-2004 (collection MaillotsPSG)

Billet :

0203_PSG_Bordeaux_CdF_billet


Photos du match :

Percée d'Alioune Touré (Ch. Gavelle)
Percée d’Alioune Touré (Ch. Gavelle)
Stéphane Pédron (Ch. Gavelle)
Stéphane Pédron (Ch. Gavelle)
Gabriel Heinze (Ch. Gavelle)
Gabriel Heinze (Ch. Gavelle)
Ronaldinho (Ch. Gavelle)
Ronaldinho, l’homme du match (Ch. Gavelle)
Crisobal (Ch. Gavelle)
Crisobal (Ch. Gavelle)
Le Virage Auteuil (Mouvement Ultra)
Le Virage Auteuil (Mouvement Ultra)
Le Kop de Boulogne (Ch. Gavelle)
Le Kop de Boulogne (Ch. Gavelle)

Vidéo :


Compte-rendu (psg.fr) :

Un astre brille sur le Parc

C’est presque à lui seul que Ronaldinho a éliminé Bordeaux. Bourreau à deux reprises de frêles bordelais, le champion du monde brésilien a illuminé le Parc de deux exploits individuels, offrant à Paris sa première finale de coupe depuis 2000. Le 31 mai prochain au Stade de France, Paris et Auxerre joueront une finale inédite. Un goût de première et de dernière aussi.

Au Parc des Princes

Ils en rêvaient,  » Ronnie  » l’a fait. C’est donc une semaine après leurs copains du championnat, que les Parisiens pourront partir en vacances. Avec un titre en poche ? Voilà au moins qui serait une belle façon de dire au revoir à un coach et à un Président. Car depuis quelques jours, on les disait touchés par les soubresauts survenus ces derniers jours au sein du club. Il n’en a rien été. Certes, le prestation a été prudente, mais elle a eu le mérite d’être efficace. Il n’en a pas fallu plus.

Ce fut d’ailleurs les Bordelais qui entrèrent les premiers dans cette demi-finale. Placés à merveille, et respectant à la lettre les consignes données par Elie Baup, les coéquipiers de Pauleta ne laissèrent pas un ballon leur échapper dès les premiers instants de la partie. Le Portugais, laissé seul par le tandem Pochettino-Heinze, pouvait ainsi planter la première banderille, mais sa tête décroisée ne fit qu’effleurer la lucarne d’Alonzo (4e). Puis ce fut au tour de Savio d’offrir l’occasion au portier parisien de se chauffer les gants sur une frappe expédiée des 25 mètres (8e).

Des Girondins dominateurs

Il fallut même attendre la douzième minute pour voir les Rouge et Bleu se rapprocher du but de Frédéric Roux. Sur une longue ouverture de Ronaldinho, Jérôme Leroy ne pouvait qu’effleurer le cuir avant de percuter violemment le portier girondin. Plus de peur que de mal. Mais en ces premières minutes, on se demanda plutôt si le PSG avait bien cerné que lorsque l’on joue une telle rencontre dans son enceinte, il est préférable de conserver la balle. Sur une contre-attaque bordelaise menée à grande vitesse, Meriem pouvait encore une fois trouver Pauleta dans la surface, dont le tir – bien que non cadré – était repoussé par Alonzo (16e). Bordeaux monopolisait toujours le ballon mais Pauleta n’était pas assez précis au moment de tenter sa chance des vingt mètres (21e).

Inquiétant donc, sauf que dans la minute suivante, Ronaldinho sortit l’un des ses coups de génie dont il a le secret. En chipant la balle dans les pieds de Planus, le Brésilien – comme guidé vers le but – enchaîna passement de jambe et feinte de passe avant de tromper Roux d’une merveille de frappe au ras du poteau droit (1-0, 22e). Dans une forme digne du champion du monde qu’il est, rien ni personne ne résiste à  » Ronnie « . Ce but ne sembla pourtant pas donner au PSG l’envie de dominer les débats. La balle constamment dans les pieds girondins, le danger vint plus souvent du côté du but d’Alonzo. Comme sur cette frappe de Feindouno que le gardien parisien dut aller chercher tout près de son montant droit (39e). Le PSG tentait bien en contre, de rétablir l’ordre des choses, mais le tir de Touré était trop enlevé (43e). A tel point que lorsque les vingt-deux acteurs rentrèrent aux vestiaires, les statistiques de la partie n’affichaient aucun arrêt pour Frédéric Roux et 56 % de possession de balle pour les Girondins !

Par ici le Stade de France

A la reprise, les Parisiens semblaient toujours vouloir contraindre Bordeaux à vérifier l’adage populaire :  » dominer n’est pas gagner « . Mais il s’en fallut de très peu pour que les Girondins n’obtiennent un penalty, le corner de Savio trouvant la main de Déhu (51e). Paris avait donc fait le choix d’attendre son adversaire, et de procéder en contre-attaque. Tactique dangereuse s’il en est, à moins que… A moins que la tâche ne lui soit facilitée par un Caneira surpris par le départ dans son dos de Fiorèse, et contraint de le ceinturer en position de dernier défenseur. On se remémora alors le 19 décembre dernier, mais le carton rouge reçu par le défenseur portugais fut cette fois sans contestation possible (56e).

Mais à force de refuser le jeu, Paris continua à se mettre en danger. La frappe de Béda fut ainsi contrée in-extremis par Heinze (67e), celle de Pauleta mise en corner par Alonzo (69e). Jérôme Leroy – excellent – s’offrait ensuite une occasion de doubler la mise, mais sa demi-volée sur un centre de Fiorèse était repoussée en deux temps par Roux (72e). Forcément fatigués par tant d’efforts déployés, les Girondins eurent petit à petit plus de mal à conserver la balle et commencèrent à offrir de grands espaces.

Ceux justement dont Ronaldinho raffole. Bien lancé dans l’axe par Fiorèse, le champion du monde savait avant tout le monde que Frédéric Roux était avancé. Sans le moindre regard pour le portier girondin, il logea alors une merveilleuse feuille morte dans le petit filet opposé (2-0, 80e). A lui seul, il faisait chavirer le Parc de bonheur et envoyait par la même le PSG au stade de France. Fabrice Fiorèse pouvait même encore trouver la barre transversale, plus rien ne changerait (85e).

En deux coups de génie,  » Ronnie » contribuait à offrir au PSG une occasion de sauver un peu sa saison. Restera maintenant à se débarrasser d’Auxerre le 31 mai prochain, au Stade de France. Une finale inédite. S’il fallait encore des preuves de son extraordinaire talent, Ronaldinho les a données ce soir. Définitivement. Plus que jamais quand cet astre brille sur le Parc, le football à Paris rayonne.

Réactions :

Laurent Perpère (Président du PSG)

« Je suis extrêmement heureux de cette qualification. Les joueurs méritent d’aller au Stade de France. Je suis également content pour les supporters qui vont avoir l’occasion d’aller soutenir Paris en finale. Ils n’ont cessé tout au long de la saison de montrer leur attachement au PSG. Ce soir l’émotion est à son comble. J’aime ce club, je continuerai de l’aimer et d’aller au stade même lorsque je n’en serai plus le président. Encore une fois, je souhaite beaucoup de réussite à mon successeur. »

Bertrand Delanöe (Maire de Paris)

« Ce soir, j’ai pris énormément de plaisir à venir voir évoluer le PSG. Il y a de nombreuses raisons de sortir heureux de cette rencontre avec notamment deux exploits de Ronaldinho. J’ai toujours cru en la victoire. Je vais maintenant essayer de me libérer pour la finale au Stade de France, et modifier mon emploi du temps pour aller soutenir le club de la capitale. »

Luis Fernandez (Entraîneur du PSG)

« Bordeaux a monopolisé le ballon en première mi-temps, période durant laquelle nous avons procédé en contres. Après l’expulsion de Caneira, nous avons su trouver les solutions. Au bout du compte, ce fut un grand match que nous avons su emballer, avec des occasions de part et d’autre et une qualification finalement méritée pour le PSG. C’est une victoire collective éclairée par le génie de « Ronnie », évoluant en parfait attaquant, comme je l’ai toujours pensé. Jérôme Leroy a lui aussi été éblouissant, « énorme » aussi bien en défense qu’en attaque. Nous avions très bien préparé cette rencontre.
J’avais su préserver « Ronnie » en le sortant à Nantes, et la mise au vert de Deauville s’est avérée très profitable pour l’ensemble du groupe. La coupe de France est une tradition à Paris. La victoire n’est pas encore en poche face à la redoutable équipe d’Auxerre, au sein de laquelle j’aurai énormément de plaisir à retrouver Guy Roux, un homme que j’admire et que j’aime. Tout ce que j’espère d’ici là, maintenant que les personnes qui ont cherché à nous déstabiliser sont démasquées, c’est que l’on nous laisse enfin travailler dans la sérénité. Ce groupe le mérite tellement. En ce qui concerne Laurent Perpère, il faut respecter l’homme et le Président, et finir ensemble cette saison jusqu’à la finale. »

Jérôme Alonzo (Gardien du PSG)

« Ma joie est immense, mais cette victoire n’est pas une fin en soi. Il reste encore une marche à gravir. Depuis le temps que je passe devant le Stade de France en allant ou en revenant de Roissy, je vais enfin m’y arrêter au moins une heure et demie. « Ronnie » ? C’est un « fou », une espèce de joueur que je ne voudrais jamais rencontrer un jour face à moi… Il me laisse sans voix, et cela me ferait beaucoup de peine s’il partait la saison prochaine. Je voudrais également ajouter que la façon dont Laurent Perpère a été évincée me laisse perplexe. Il a essayé de faire au mieux avec son cœur et ses moyens, certes sans connaître trop de réussite. Mais il ne faut pas tirer sur l’ambulance. En tout cas, avec moi, il a toujours été très sympa. Dans ce contexte d’une « affaire » qui éclate avant chaque match, nous avons du mérite de rester concentrés, mais c’est vraiment usant. Il ne faudrait quasiment plus lire les journaux, ni regarder la télé ! »

Ronaldinho (Attaquant du PSG)

« Si j’aurais aimé que Luis me sorte à deux minutes de la fin pour une standing ovation ? Non, je n’aime pas sortir. Je veux toujours et encore faire mon maximum sur un terrain, y aider mes copains et faire plaisir aux supporters. »

Elie Baup (Entraîneur de Bordeaux)

« Tout d’abord, je tiens à adresser mes félicitations au PSG. La finale contre Auxerre sera à coup sûr d’une très grande qualité. Nous aurons peut-être mérité mieux parce que nous avons essayé de faire le jeu, de prendre le match à notre compte. D’ailleurs à ce titre, la position de Camel Meriem a surpris les Parisiens. Mais nous avons perdu trop de ballons, et ces erreurs nous coûtent chères. L’absence de Smertin nous aura été aussi très préjudiciable. Le résultat est décevant mais nous allons rebondir en championnat avec ce qui aurait pu être la finale contre Auxerre. »

Jean-Claude Darcheville (Attaquant de Bordeaux)

« Nous sommes très déçus car collectivement nous étions vraiment bien en place, et je pense même supérieurs à Paris. Malheureusement, nous n’avons pas été assez efficaces en attaque. Personnellement, j’accepte ma sortie, je suis un joueur et je n’ai pas à commenter la décision du coach. J’espérai que le proverbe « jamais deux sans trois » s’appliquerait pour moi mais cela n’a pas été le cas. Ce n’est pas grave car je compte bien remettre ça l’année prochaine (le buteur bordelais a joué deux finales l’année dernière, en coupe de la Ligue et en coupe de France, nda). Ronaldinho a été l’homme du match, et il a démontré encore une fois qu’il pouvait tuer un match à lui tout seul… »

Ali Benarbia (Ex-joueur du PSG et de Bordeaux, évolue à Manchester City)

« Notre qualification est méritée (sic). Le PSG a profité des petites erreurs de Bordeaux. Ce soir, on a vu un grand Ronaldinho et je repars avec le maillot de Jérôme Leroy. Une belle soirée à Paris en conclusion. Ça faisait d‘ailleurs un petit moment que je n’avais plus mis les pieds au Parc des Princes. »


Le stade :

Le Parc des Princes
Le Parc des Princes

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