Lens – PSG 1-1, 24/01/02, Division 1 01-02

Ronaldinho

Jeudi 24.01.2002, Championnat de France, Division 1, 22e journée (4e place)
à Lens, au Stade Félix-Bollaert :
R.C. LENS – PARIS ST-GERMAIN F.C.  1:1 (0:0)
– 36 372 spectateurs. Buts : Ronaldinho Gaùcho, 85′ sur penalty, Pédron, 88′.
L’Équipe du PSG : Lionel Letizi – Cristóbal Parralo, Mauricio Pochettino, Gabriel Heinze, Lionel Potillon (Bernard Mendy, 46′) – Mikel Arteta, Hugo Leal (Édouard Cissé, 64′), Frédéric Déhu, Jérôme Leroy (Alex Dias, 72′) – Bartholomew Ogbeche, Ronaldinho Gaùcho. Entraîneur : Luis Fernandez.
Avertissements à Édouard Cissé, Hugo Leal, Jérôme Leroy et Ronaldinho Gaùcho.


Maillot utilisé (en version à manches longues) :

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Maillot extérieur 2001-02 (collection MaillotsPSG)

Billet :

(collection La Mémoire du PSG)
(collection La Mémoire du PSG)

Photos du match :

Mikel Arteta balle au pied
Mikel Arteta balle au pied
Alex tentant de semer deux lensois
Alex tentant de semer deux lensois
Tir de Bartholomew Ogbeche
Tir de Bartholomew Ogbeche
Ronaldinho
Ronaldinho

Vidéo :


Compte-rendu (psg.fr) :

Avec de tels arguments, comment Lens ne pourrait-il pas être le futur champion ? Menés à cinq minutes du repos final grâce à un penalty de Ronaldinho, les Nordistes ne doivent leur salut que par le pied gauche de Stéphane Pedron. Auparavant, les deux formations avaient eu chacune leur période pour prendre le contrôle de la rencontre. Les cinq dernières minutes ont déjoué tous les pronostics.

A faire pâlir d’envie Simenon, Hitchcock et consorts. Voilà le dernier scénario que l’on pouvait imaginer d’une telle rencontre. Pourtant, on croyait avoir tout envisagé, du plus rapide au plus stratégique. Mais c’était sans compter sur la ténacité locale. Et qu’on le veuille ou non, Pedron aura été l’homme de ce match, de bout en bout. La première action est initiée par Arteta relayé par Leal puis Ronaldinho, pour finir dans les pieds du premier. Wallemme a juste le temps de mettre son pied en opposition pour éviter le premier face à face entre Warmuz et un joueur parisien. Puis c’est au tour de Pedron de s’emmêler les pinceaux devant Heinze et Pochettino (7e). Les dispositifs mis en place de part et d’autre incitent à écarter le jeu et favorisent le spectacle. On file très vite d’un but à l’autre, même si Ronaldinho n’arme pas assez sa frappe du gauche malgré un service impeccable de Ogbèche (11e).

A ce rythme, on se dit que la première des deux équipes qui craquera, l’emportera. Mais l’harmonie est parfaite puisque pendant un bon quart d’heure, les deux formations vont souffler. C’est aussi une période durant laquelle les esprits s’échauffent et où Monsieur Ledentu est contraint de rappeler chacun à ses devoirs en adressant trois avertissements en trois minutes (Ronaldinho, Bak et Leroy). C’est Ismaël qui redonne des volts à la rencontre, sur une jolie frappe qui frise le poteau droit d’Alonzo (25e), juste avant que Moreira n’agite également le rythme du jeu. Lens semble avoir repris le contrôle des manettes, et il s’en faut encore de peu pour que ça sourit lorsque Pedron adresse son coup-franc sur le crâne d’Ismaël qui finit encore une fois à moins d’un mètre des buts parisiens (29e). C’est chaud sur l’échelle de Richter mais il n’y a encore aucune raison de s’alarmer. Pour l’instant, il ne s’agit que de la première coulée. Reste que la moindre inattention peut se payer le prix cher. Comme sur cette passe dans l’axe de Heinze que Pedron ne parvient, on ne sait comment, à transformer en or (38e). Paris n’est pas au mieux, et il faut une accélération d’Ogbèche qui se termine par une frappe dans les airs, pour se dire qu’il relève la tête (45e).

A La pause, Mendy succède à Potillon, ce qui oblige à un remaniement. Heinze glisse côté gauche, Déhu décroche dans l’axe défensif avec Pochettino, Leroy glisse dans l’entrejeu laissant le couloir droit au jeune Mendy. Une option plus offensive mais surtout qui va inciter les Parisiens à écarter encore un peu plus le jeu. Et c’est exactement ce qui se passe lorsque Ronaldinho s’échappe à droite. Son contrôle en pleine course fait la différence, et offre à Ogbèche l’occasion de briller, mais son tir du gauche frise les buts de Warmuz. Une occasion parfaite (55e). En ce début de période, Paris domine mais s’expose au contre. Comme sur cette échappée de Moreira toute aussi cadrée que celle d’Ogbèche, une minute plus tôt. Lens revient dans la partie grâce à quelques géniaux coups de patte de Pedron, mais Paris est loin de dire son dernier mot. Beaucoup plus offensifs qu’en première période, les hommes de Fernandez s’appuient sur de nouveaux arguments plus incisifs. Les vingt premières minutes de cette seconde période sont d’ailleurs à mettre à leur crédit. Ronaldinho est intenable pour les Nordistes. Plus discret, Alex qui vient de rentrer, accompli également un bon travail de sape.

Et c’est justement ce dernier qui va déclencher l’ire du public Sang et Or. Mendy joue rapidement le long du couloir gauche, Alex se démène pour s’extirper du marquage de Wallemme. En se retournant, celui qui fut la saison passée pendant quelques temps son entraîneur, commet une faute de débutant. C’est dans la surface et sous les yeux de Monsieur Ledentu. Ronaldinho se charge de la sentence, et offre à Paris un avantage précieux à cinq minutes du coup de sifflet final. Mais le génie de Pedron n’est pas encore passé par là. Moreira l’habille de lumière à gauche, juste ce qu’il faut pour que Pedron déborde la défense parisienne et plante une banderille douloureuse. La sortie est saluée comme il se doit, et c’est peut-être (l’avenir nous le dira) l’acte lensois de la saison. Paris vient de mieux comprendre pourquoi, ici, ils sont couverts de sang et d’or.

Les réactions (via psgmag.net) :

Stéphane Pedron : « Si le PSG avait gagné, cela aurait été un hold-up. On a pris un gros coup sur la tête quand ils ont marqué mais on y a cru jusqu’au bout. On laisse Paris à 10 points. C’est une bonne opération pour nous. »

Jérôme Alonzo : « Nous aurions pu réaliser le hold-up du siècle en nous imposant à Lens. Malheureusement, il ne manquait pas grand-chose. Je dis hold-up, mais ce n’est pas très juste, car la victoire était méritée. En fait, nous ratons l’affaire du siècle. Nous repartons simplement avec la belle occasion du mois. En fait, il faut avoir une vision globale du championnat. Nous venons de nous déplacer deux fois et nous avons glané quatre points sur six. C’est beau, non ? Et puis, si on nous avait proposé de repartir avec un point au matin du match, nous aurions été comblés. N’oublions pas que nous étions sur le terrain du leader du championnat. »

Luis Fernandez : « Je suis déçu, surtout pour les garçons parce qu’ils ont mis beaucoup d’envie dans cette rencontre. Nous avons su tenir le rythme d’une équipe de Lens qui a justifié sa première place du championnat. Je voudrais féliciter les Lensois d’avoir tout donné jusqu’au bout. Ils ont fait beaucoup d’efforts et le nul est mérité. Nous nous sommes montré dignes des équipes de tête. Maintenant, visons la 2e ou la 3e place. Et demain, quelqu’un devrait arriver. »

Joël Muller (entraîneur du RC Lens) : « Il aurait été injuste que nous soyons battus dans les dernières minutes. Nous sommes revenus sur une magnifique action collective et je suis bien sûr très heureux d’avoir pris ce point. Daniel Moreira a effectué un très grand match côté droit, faisant preuve de beaucoup d’allant et de vitesse pour aller provoquer son adversaire direct. Ce résultat est doublement important : il laisse à 10 points une formation parisienne ayant les moyens de briguer la première place, et il nous évite de concéder une seconde défaite à domicile qui aurait fait planer le doute. »

Frédéric Déhu : « Nous ressentons une très grande frustration mais c’est ainsi. Lens n’a jamais perdu à domicile en championnat cette saison, ce qui prouve qu’il est très dur de venir l’emporter ici. Le titre sera de plus en plus difficile à décrocher, mais même si nos chances sont minimes, il faut garder espoir. Nous continuerons à jouer toutes les compétitions à fond. »

Jérôme Leroy : « C’est une grosse déception car nous avions tout de même le match en main. Nous avions fait le plus dur en ouvrant le score à cinq minutes de la fin. Depuis le début de la saison, nous avons eu plusieurs occasions de revenir dans la course, mais à chaque fois, nous n’avons pas su prendre les trois points. Encore une fois, cela se vérifie. Nous aurions peut-être dû reculer plutôt que d’essayer de marquer un deuxième but. Mais notre équipe est très jeune. Nos objectifs restent la ligue des Champions, et les deux coupes. Maintenant, le titre est quand même très loin. »

Les notes du Parisien (via psgmag.net) :

Alonzo (5,5). Le remplaçant de Letizi n’a rien à se reprocher sur le but de Pedron. La défense parisienne semble lui vouer une grande confiance. Il sait s’en montrer digne, même si ses dégagements au pied manquent cruellement de précision.

Cristobal (5). Une énorme faute d’inattention sur le but de Pedron entache une prestation sérieuse. Tout aussi à l’aise à droite qu’à gauche, il ne prend aucun risque et se trouve rarement pris en défaut.

Pochettino (6). Son duel avec Rodriguez ne lui a posé aucun problème. L’Argentin a joué au plus fin avec l’attaquant lensois et a facilement gagné.

Heinze (6). Son dégagement contré par Moreira aurait pu coûter cher (31e). C’est sa seule erreur d’appréciation. Décalé sur le couloir gauche en deuxième mi-temps, il n’a malheureusement pas eu souvent le loisir de monter.

Potillon (5). Il est monté à quelques reprises dans son couloir gauche, mais ses centres ont manqué de précision. Dommage. Blessé à une cuisse, il a cédé sa place à Bernard Mendy (46e), qui ne sait jouer que sur sa vitesse (5).

Déhu (6). Beaucoup plus à l’aise dans les tâches défensives qu’offensives, le capitaine parisien, d’abord milieu récupérateur, a mis son équipe en danger dès qu’il a passé la ligne médiane. Luis Fernandez l’a replacé en défense centrale en deuxième période. Un poste où il est plus efficace.

Arteta (6). Même s’il semble un peu moins en forme qu’en fin d’année dernière, son influence sur le jeu reste prépondérante.

J. Leroy (5). Collé au couloir droit en première période, il s’est énervé sans raison et a récolté un avertissement (29e). Positionné en milieu offensif axial en deuxième mi-temps, il a fait apprécier son jeu long. Remplacé par Alex (74e), qui provoque le penalty.

Leal (5). Faux meneur de jeu en première période, le Portugais, trop attentiste, n’a pas pesé sur la partie. Ses adversaires se sont vite aperçus de son manque d’expérience. Remplacé par Édouard Cissé (65e), beaucoup plus précieux.

Ogbèche (5,5). Il sait prendre sa chance et s’est procuré deux bonnes occasions. Mais ses tirs n’étaient pas cadrés. Il a été une fois de plus l’attaquant parisien le plus tranchant.

Ronaldinho (6,5). Seul en pointe en première période, un rôle qu’il n’affectionne guère, le Brésilien s’est d’abord montré assez discret, malgré quelques raids. A la 86e minute, il n’a pas tremblé pour inscrire son troisième penalty de la saison. Il est dangereux dès qu’il est en possession du ballon.


Le stade :

Le stade Bollaert
Le stade Bollaert

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