Lens – PSG 3-2, 10/11/99, Division 1 99-00

Mickaël Madar

Mercredi 10.11.1999, Championnat de France, Division 1, 15e journée (4e place)
à Lens, au Stade Félix-Bollaert :
R.C. LENS – PARIS ST-GERMAIN F.C.  3:2 (0:1)
– 38 731 spectateurs. Buts : Mickaёl Madar, 21′ ; Job, 52′, Nouma, 59′, Job, 71′, Christian Corrêa, 75′ sur penalty.
L’Équipe du PSG : Bernard Lama – Aliou Cissé, Godwin Okpara, Éric Rabésandratana, Nicolas Laspalles (Igor Yanovski, 79′) – Ali Benarbia, Pierre Ducrocq (Édouard Cissé, 82′), Augustine Okocha, Edwin Murati – Mickaёl Madar (Laurent Leroy, 72′), Christian Corrêa. Entraîneur : Philippe Bergeroo.
Avertissement à Éric Rabésandratana.


Maillot utilisé (en version à manches longues) :

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Maillot extérieur 1999-2000 (collection MaillotsPSG)

Billet :

(collection La Mémoire du PSG)
(collection La Mémoire du PSG)

Photos du match :

Mickaёl Madar en déséquilibre
Mickaël Madar en déséquilibre (Ch. Gavelle)
"Jay Jay" Okocha
« Jay Jay » Okocha (Ch. Gavelle)
Mickaёl Madar
Mickaël Madar
Eric Rabesandratana à la lutte sous les yeux d'Augustine Okocha
Eric Rabesandratana à la lutte sous les yeux d’Augustine Okocha

Vidéo :


Compte-rendu (psg.fr) :

Dès le début de la rencontre, la sérénité de Philippe Bergeroo s’affiche dans l’équipe qu’il aligne. En l’absence d’Algerino, suspendu, l’entraîneur parisien a fait confiance pour la deuxième fois consécutive à Aliou Cissé pour occuper le flanc droit de la défense.

Et s’il fait froid ce soir sur Bollaert, le jeune Cissé ne va pas trop avoir le temps de penser au thermomètre. Car la température n’a pas refroidi les vingt-deux acteurs de la soirée. Dès la sixième minute de jeu, Okocha lance Christian dans la surface de réparation, mais l’attaquant brésilien du PSG trouve Warmuz sur sa route qui dévie du bout de la main gauche une belle frappe cadrée. La rencontre se met alors à ronronner.

Duel aérien entre Christian, Madar et Ismaël, sous les yeux de Sikora.
Et plus on avance dans le match, et plus Lens tente d’asseoir son emprise stratégique. D’ailleurs, après un premier centre alarmant de Brunel (17e), Lama est obligé de s’employer pour chiper du bout des gants un corner du même Brunel, qui filait vers Nyarko, sous les yeux de Christian (18e). Finalement contre toute attente, les plus opportunistes sont les Parisiens.

De son couloir droit, Ali Benarbia lance à la limite du hors-jeu, Mickaël Madar, esseulé, et qui se retrouve du coup, seul face à Warmuz. Le meilleur buteur du PSG n’a pas trop de difficulté à augmenter son rendement comptable (8e but, 20e). Le Lensois Pierre-Fanfan qui couvrait sur cette action de jeu peut s’en vouloir.

Lens est mené au score contre le cours du jeu, il est vrai. Poussé par son public, les hommes de François Brisson tentent de remonter le temps. Un premier corner du gaucher Brunel file directement vers le but de Bernard Lama. Le gardien du PSG repousse des deux poings (29e). A la troisième tentative consécutive, Nyarko se jette juste derière Job, un peu court, mais le cuir frise le montant droit parisien (31e).

En fait, le plus dangereux chez les Sang et Or, c’est un ancien parisien : Pascal Nouma. L’ex-parisien se démène comme un beau diable pour égaliser. Une première fois du talon (32e), puis sur une belle frappe en pleine course du gauche (34e) et en apportant un coup-franc (35e), sur lequel Sikora oblige Lama à un superbe arrêt.

Paris recule et tente quelques intrusions dans le camp adverse, mais la défense lensoise est parfaitement quadrillée. Okocha adresse une frappe vicieuse à Warmuz, mais le rebond ne trompe pas le portier nordiste (39e). Nouma reprend son one-man-show. Il chipe le ballon à Okpara sur un tâcle glissé (40e), puis adresse une longue ouverture à destination de Job (44e), qui ne donne rien.

Finalement comme rien ne marche, Nouma triche, et simule une faute dans la surface de réparation. Monsieur Puyalt a bien compris la supercherie, et adresse un avertissement à l’attaquant lensois (45e). Pour l’instant Paris maîtrise son sujet.

Paris moins frais

En rentrant aux vestiaires, Pierre Ducrocq a bien cerné les carences des siens. « On court beaucoup pour gagner de rares ballons, je crois qu’il faut que l’on soit plus présent dans les duels. »

Okocha et Dacourt : lutte farouche de « sprinters » pour la possession du ballon.
Bien vu, mais entre le discours et la méthode, le PSG va semble-t-il connaître un décalage. Le premier quart d’heure est complètement lensois. Les Nordistes ont décidé de mettre le feu à Bollaert, et s’y emploient à merveille. Si Nouma a été le plus remuant en première période, celui qu’il va falloir suivre s’appelle Joseph-Désiré Job.

Le môme de Vénissieux, transféré de Lyon cet été, met tout le monde d’accord, y compris Rabesandratana et Laspalles qui ne se comprennent pas. Job vole le ballon à la défense centrale parisienne et part dribbler Lama (52e).

Tout est à refaire pour le PSG. Okocha veut être celui qui impulse le mouvement quand rien ne va. Dans la minute qui suit le but de Job, la frappe de l’international nigérian oblige Warmuz à un nouvel arrêt dangereux. Lens a pris un ascendant sur le PSG, et cela se sent. Sikora déboule sur le côté droit, centre sur Coridon qui remet intelligemment le ballon du plat du pied à Nouma. L’ex-parisien reprend le ballon en pleine course et donne ainsi l’avantage à Lens (60e).

Philippe Bergeroo baisse les yeux, mais il sait ses hommes capable de redresser pareille situation. C’est l’incontournable Okocha qui offre un ballon d’égalisation à Okpara. Le défenseur parisien est trop court, et Paris vient de rater le virage qu’il fallait prendre pour inverser la tendance (63e). Murati y met aussi du sien, mais Sikora dévie et Warmuz veille (69e).

Lens, plus dangereux en contre, profite d’un PSG qui est obligé de se découvrir pour placer quelques bonnes accélérations. Sur l’une d’elles, Dacourt profite d’un retour tardif d’Aliou Cissé pour lancer Job dans le dos de la défense parisienne. L’attaquant lensois double son capital pour la soirée, et Paris est assommé, mais pas vaincu (71e).

Laurent Leroy succède à Madar, mais l’attaquant parisien ne fait pas aussi bien que face à Saint-Etienne : entrer en jeu puis marquer. Celui qui trouve pour la dernière fois de la soirée, le chemin des filets, c’est Christian. Accroché dans la surface par Pierre-Fanfan, le Brésilien se fait justice lui-même en transformant le penalty (74e).

On se dit alors que tout est encore possible. On veut y croire. Rabesandratana adresse un ultime coup-franc qui oblige Warmuz à se coucher (90e). Bollaert crie, exulte. Paris n’a pas démérité, mais Paris est battu. Les Rouge et Bleu avaient le match en main, mais trop de déchets techniques lui ont coûté les trois points de la victoire, puis celui du match nul. La leçon est cruelle. Terrible.

Le fait du match :

Juste avant la mi-temps, Nouma, poursuivi par Okpara, file vers le but de Lama. A l’entrée de la surface, le Lensois s’écroule et M. Puyalt siffle une faute… contre lui, pour simulation ! Révoltés par ce qu’ils considèrent être une injustice, les Lensois, menés 1-0 depuis la 21e (but de Madar), entameront la seconde période comme des « morts de faim » et inscriront trois buts face à des Parisiens hors du coup, même si Christian entretiendra l’espoir sur penalty.

Réactions :

Jay-Jay Okocha : « Nos vingt-cinq premières minutes ont été correctes. Nous étions bien compacts en défense et nous parvenions à sortir les ballons correctement. Mais après avoir inscrit notre but, nous avons trop relâché notre défense. »


Le stade :

Le stade Bollaert
Le stade Bollaert

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