Lens – PSG 1-0, 28/03/04, Ligue 1 03-04

Daniel Ljuboja

Dimanche 28.03.2004, Championnat de France, Ligue 1, 30e journée (3e place) à Lens, au Stade Félix-Bollaert :
R.C. LENS – PARIS ST-GERMAIN F.C.  1:0 (1:0)
– 37 575 spectateurs. But : Coridon, 31′.
L’Équipe du PSG : Jérôme Alonzo – Éric Cubilier, Frédéric Déhu, José-Karl Pierre-Fanfan, Talal El-Karkouri – Fabrice Fiorèse (Alioune Touré, 86′), Lorik Cana, Modeste M’Bami (Selim Benachour, 85′), Branko Bošković (Franck Dja-Djédjé, 71′) – Daniel Ljuboja, Pedro Pauleta. Entraîneur : Vahid Halilhodžić.
Avertissement à Franck Dja-Djédjé.


Maillot utilisé :

Maillot domicile 2003-04 (collection MaillotsPSG)
Maillot domicile 2003-04 (collection MaillotsPSG)

Billet :

(collection La Mémoire du PSG)
(collection La Mémoire du PSG)

Photos du match :

Lorick Cana
Lorick Cana (Ch. Gavelle)
Daniel Ljuboja
Daniel Ljuboja (Ch. Gavelle)
Eric Cubillier balle au pied
Eric Cubillier balle au pied (Ch. Gavelle)
Ljuboja bousculé
Ljuboja bousculé (Ch. Gavelle)
Lorick Cana tentant de "gratter" le ballon
Lorick Cana tentant de « gratter » le ballon (Ch. Gavelle)
Les supporters parisiens à Bollaert
Les supporters parisiens à Bollaert (Mouvement Ultra)
Le parcage à l'entrée des joueurs (Mouvement Ultra)
Le parcage à l’entrée des joueurs (Mouvement Ultra)

Compte-rendu (psg.fr) :

Paris passe l’arme à gauche

Après dix-sept journées d’invincibilité, Paris a lâché prise. Une défaite face à ces mêmes lensois qui leur avaient donné des raisons de ne plus en subir pendant presque cinq mois. Trois points perdus qui ne modifient pas le classement (3e), car si Monaco et Lyon se détachent, Sochaux reste à distance. La dernière ligne droite devrait être riche d’enseignements.

La série s’est arrêtée là où elle avait commencé, à savoir face à l’ogre lensois. Décidément, les Nordistes ont pris la fâcheuse habitude depuis quelques temps maintenant de venir contrarier les plans parisiens. Reste qu’il en faudra plus pour démotiver un groupe qui jusque là a vécu ses plus belles heures au lendemain de déconvenues. Car cette équipe de Paris a montré à Lens, au moins l’espace de la deuxième mi-temps, qu’elle n’était pas un adversaire que l’on ajoute aussi facilement à son tableau de chasse. Reste que cela devait arriver, et ce sont donc les Lensois qui ont « bouclé la boucle. » Dix-sept journées sans s’incliner, c’est beaucoup si l’on se souvient du classement des Parisiens au soir d’un déplacement désastreux à Montpellier (17e, le 30 août).

Et sans se chercher d’excuses, il faut avouer que les absences cumulées de Heinze et Sorin n’ont en rien arrangé ce déplacement en Artois. Pour preuve, Lens va très vite mettre Paris sous le joug de ses assauts. Ainsi, Coridon gagne son premier duel aérien avec M’Bami, ce qui lui permet de lancer Utaka qui voit son ballon, un peu trop croisé, finir à ras du poteau gauche d’Alonzo (7e). Le match est lancé.
Un coup de semonce auquel Ljuboja répondra par un tir cadré qu’Itandje n’aura aucune peine à bloquer (8e).

Lens a choisi de ne pas laisser Paris reprendre ses esprits, et c’est vraiment pied au plancher que s’effectue l’entame de cette rencontre.
Coridon est encore de la messe, lorsque son slalom le pousse jusque dans les pieds de El-Karkouri à quelques mètres des buts de Alonzo, mais l’international marocain lui chipe in extremis le ballon dans les pieds (13e).
Histoire de duos

C’est pourtant un duo qui sera à l’origine des actions les plus dangereuses de cette rencontre. Moreira-Utaka, deux hommes à qui Paris a toujours bien réussi. Et on croit même qu’il en sera encore de même lorsque Moreira déborde à droite et trouve le crâne du Nigérian, mais le ballon fuse au-dessus du cadre (21e).
L’autre duo du soir, c’est celui que composent Pauleta et Ljuboja. Il y a d’abord un premier une-deux qui n’aboutit pas comme Pauleta l’espérait (26e), avant que le Portugais ne colle une bonne tête juste à droite des buts d’Itandje, après un intelligent slalom de Ljuboja (30e).
Puis vient le coup de froid. Sur une mauvaise relance de Déhu contraint à aller défendre très haut, Moreira fait un premier échange avec Utaka avant d’en faire de même avec Coridon. L’ancien guingampais est cette fois bien lancé, et il n’a plus qu’à tromper à bout portant Alonzo du plat du pied droit (32e).
Le pressing constant des hommes de Muller a porté ses fruits, et Paris va devoir prendre plus de risques en deuxième période s’il veut combler le retard.
C’est Cubilier, qui le premier porte le danger jusque la défense nordiste, mais sa frappe rasante du gauche n’inquiète pas plus que ça Itandje (53e). Reste que Paris sait qu’il doit réagir, et vite. Trois minutes après cette tentative d’un défenseur parisien, c’est un autre homme de l’arrière ban qui fait irruption dans les dix-huit mètres lensois. El-Karkouri reprend parfaitement du droit le corner de Boskovic mais pour l’occasion Itandje sort le grand jeu (56e). Ce quart d’heure où Paris a poussé Lens dans ses bases se révèle pourtant stérile.

Lens qui laisse venir son adversaire du soir cherche par conséquent à le surprendre. Et il s’en faut de peu que les quelques contres emmenés par son capitaine Moreira ne fassent mouche. Comme sur cette remise de la poitrine que Coridon reprend instantanément de volée (62e, hors cadre). Sur une formidable relance de Déhu, Pauleta riposte d’un bon coup de tête qui s’écrase sur la barre transversale (66e). C’est le tournant du match.

Pauleta touche du bois

Et si chacun mesure l’ampleur du travail à accomplir. Lens en rédemption doit se convaincre qu’il n’est pas à sa place au classement (8e), tandis que Paris doit lui confirmer qu’il est un précieux concurrent à Lyon et Monaco. Fort de cette équation somme toute logique, Halilhodzic lâche en fin de match ce qu’il compte de joueur à vocation offensive. Si les débuts du jeune Djadjedje ne sont pas ce que l’on peut rêver de mieux, pour Benachour et Touré, la mission est clairement de faire parler la technique face au physique usant des hommes de Muller.
Là encore, les solutions ne seront pas payantes. Et en s’exposant aux contres, Paris sera même à deux doigts de voir se corser l’addition (Thomert, 87e et Sarr, 89e). Paris stoppe ici une longue série de dix-sept matches sans défaite en championnat. Initiée au lendemain de sa défaite au Parc des Princes, le 2 novembre dernier face à ces mêmes lensois, ceux-là même qui lui offriront une joie comptable seront les plus malins à lui reprendre. La vie est faite de cycle, et pour Paris le temps de la remobilisation est donc venu. Et au soir du 2 novembre dernier, cela lui avait plutôt réussi…

Réactions :

Vahid Halilhodzic (Entraîneur du PSG)
« Chaque série a une fin. Nous avions quelques défis à relever aujourd’hui face à une équipe que l’on dit être la bête noire de Paris. Je constate qu’elle le sera encore un peu. Nous avons eu de belles occasions en deuxième période mais nous n’avons pas su marquer ce but. Trop statique, un jeu approximatif et lent, il était difficile de tenir notre objectif. D’ailleurs, le titre ne l’a jamais été, nous souhaitons juste être européen. »

Joël Muller (Entraîneur du RC Lens)
« C’est une victoire méritée. Ce soir, nous avons retrouvé une certaine stabilité défensive, ainsi l’équipe a été plus compétitive. Paris a été contrarié et on est forcément heureux. Depuis six-sept matches, il y a eu une prise de conscience collective. Nous allons continuer à jouer notre rôle, et nous verrons bien alors à quelle place nous terminerons ce championnat. »

Daniel Moreira (Attaquant et capitaine du RC Lens)
« Nous avançons doucement mais sûrement. Cette victoire, nous la méritons, et puis jusqu’à présent les grosses écuries nous ont plutôt bien réussies. Le but est une contre-attaque parfaite. En championnat, tout reste encore possible, et j’espère que la sixième place sera qualificative. »

Frédéric Déhu (Défenseur et capitaine du PSG)
« Il y a le sentiment d’une grosse frustration. Sur une erreur de relance de ma part, nous encaissons ce but. Ensuite, nous ne sommes pas parvenus à inverser la tendance. C’est donc d’autant plus difficile à digérer car en plus notre série s’arrête. C’est un coup d’arrêt face à notre bête noire. Mais je suis confiant car il y a cinq mois l’équipe avait su rebondir, il n’y a aucune raison que l’on ne fasse pas pareil pour les huit matches qu’il nous reste à jouer dans ce championnat. »

José Pierre-Fanfan (Défenseur du PSG)
« Il y a un peu d’amertume à trébucher ici, mais il faut tout de suite relever la tête car nous attaquons aujourd’hui la dernière ligne droite. Il s’agit de bien asseoir notre troisième place, et ne rien lâcher pour la conserver. Cette série était une pression supplémentaire mais positive. Il ne faut donc pas se morfondre et se projeter très vite vers l’avant car il y a encore de beaux challenge à relever. »


Le stade :

Le stade Bollaert
Le stade Bollaert

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