PSG – Monaco 2-4, 24/08/03, Ligue 1 03-04

Pedro Pauleta aura ouvert le score, mais ça n'aura pas suffit

Dimanche 24.08.2003, Championnat de France, Ligue 1, 4e journée (13e place)
à Paris, au Parc des Princes :
PARIS ST-GERMAIN F.C. – A.S. MONACO F.C.  2:4 (1:2)
– 36 527 spectateurs. Buts : Pedro Pauleta, 14′, Giuly, 35′, Adebayor, 37′ ; Reinaldo da Cruz, 49′, Squillaci, 56′, Giuly, 90′.
L’Équipe du PSG : Jérôme Alonzo – Éric Cubilier, José-Karl Pierre-Fanfan, Gabriel Heinze, Bernard Mendy – Frédéric Déhu, Modeste M’Bami, Jérôme Leroy (Bartholomew Ogbeche, 66′) – Fabrice Fiorèse (Paulo César, 87′), Reinaldo da Cruz (Kaba Diawara, 74′), Pedro Pauleta. Entraîneur : Vahid Halilhodžić.
Avertissements à Éric Cubilier, Modeste M’Bami et Reinaldo da Cruz.
Expulsion : Modeste M’Bami, 81′.


Maillot utilisé :

Maillot domicile 2003-04 (collection http://maillotspsg.wordpress.com)
Maillot domicile 2003-04 (collection MaillotsPSG)

Billet :

(collection La Mémoire du PSG)
(collection La Mémoire du PSG)

Programme :

(collection La Mémoire du PSG)
(collection La Mémoire du PSG)

Photos du match :

Jérôme Leroy
Jérôme Leroy (Ch. Gavelle)
Percée de Modeste Mbami
Percée de Modeste Mbami (Ch. Gavelle)
Pedro Pauleta aura ouvert le score, mais ça n'aura pas suffit
Pedro Pauleta aura ouvert le score, mais ça n’aura pas suffit (Ch. Gavelle)
La joie de Reinaldo après son égalisation à 2-2
La joie de Reinaldo après son égalisation à 2-2 (Ch. Gavelle)
Le Kop de Boulogne (Mouvement Ultra)
Le Kop de Boulogne (Mouvement Ultra)
Le Virage Auteuil (Mouvement Ultra)
Le Virage Auteuil (Mouvement Ultra)

Vidéo :


Compte-rendu (psg.fr) :

Les Princes ne sont pas du Parc

Ce n’est malheureusement pas à une fronde parisienne que l’on devra l’essentiel de ces débats. Si Pauleta a ouvert son compteur pour ses débuts au Parc, Paris a pu en revanche mesurer l’écart qu’il existe entre son courage et le talent monégasque. Car les visiteurs du jour ont animé leur révolte sur les bases d’un jeu huilé, où la seule ombre restera la grave blessure de Nonda.

Maintenant, Paris sait. Il sait l’étendue du travail qu’il lui reste à accomplir pour espérer jouer les premiers rôles. Après avoir vagabondé du côté de Lille et de Metz, la venue de Monaco sonnait comme un premier passage au révélateur. Le courage et le physique parisiens n’ont pas fait le poids face à la technique et la fluidité du jeu monégasque. Et si au final, le spectacle donné a offert six buts (ce qui relève en passant, le niveau de la quatrième journée), on se dit qu’avec les deux meilleurs artificiers de la saison passée (Nonda-Pauleta), il ne pouvait en être autrement. Pourtant, à l’exception de la première réalisation parisienne de Pauleta, Shabani Nonda n’aura pas l’occasion de faire parler son talent.

Sur un ballon disputé avec Pierre-Fanfan, l’attaquant monégasque bloque son pied d’appui sur la jambe du défenseur parisien. Résultat, le tibia part dans un sens, la cuisse dans un autre (5e). L’image est horrible et l’on imagine la douleur insupportable. Nonda est rapidement évacué sur une civière, et Deschamps contraint de revoir ses plans. C’est Edouard Cissé qui récupère le flan droit, Giuly glissant en attaque aux côtés d’Adebayor.

S’il n’y a aucune faute de la part de Pierre-Fanfan, le rythme engagé dans lequel s’est engagé cette rencontre ne perd pas pour autant de son intensité.
Paris qui a très envie d’offrir le plus beau cadeau qui soit pour le centième match sur un banc de D1 de son entraîneur, se donne sans compter. Car Paris ne se cache pas derrière des qualités de fluidité qu’il n’a pas, aujourd’hui c’est surtout par son physique qu’il peut s’imposer.

Premier but de Pauleta

Pour la finition, Paris veut s’en remettre à son canonnier portugais qui découvre le Parc avec Paris. Et il ne s’en faut de pas grand chose pour que le ballon que glisse Rodriguez à Squillacci ne soit subtilisé par ce renard des surfaces (15e). Mais ce n’est que partie remise puisque dans la continuité de l’action, Fiorèse centre parfaitement au deuxième poteau. Le ballon file devant Squillacci, et devinez qui vient surgir ? Bien entendu l’intenable Pauleta, qui trompe Roma à bout portant d’un plat du pied repris de volée (15e). Voilà une façon idéale de baptiser son nouveau jardin.

Sur ces bonnes bases, Paris maintient une pression physique sur ses adversaires, ce qui lui vaut d’ailleurs très rapidement deux avertissements (Reinaldo, Cubilier) dans les cinq minutes qui suivent ce but. C’est physique donc, mais correct.
Le premier tir monégasque est l’œuvre d’Edouard Cissé, mais là encore, si ce n’est pour la statistique, il ne présente aucun danger (20e).

En revanche, ce qui arrive, est nettement plus dangereux. Après avoir bénéficié d’un coup-franc, Pauleta donc la reprise a été repoussée, revient à grandes enjambées défendre. Revenu en position de libéro, l’international portugais a senti que Monaco pouvait mener au mieux le contre, et lui comme Mendy (qui avait d’ailleurs tiré le coup-franc), se retrouvent dans la surface parisienne, avant que ce dernier ne sauve devant sa ligne un tir cadré d’Adebayor (25e).

Ça y est, la première pique est donnée, et elle ne fait qu’annoncer le vent de la révolte. Une fois n’est pas coutume, le danger va venir des ailes. Et si pour cette fois Rothen n’est pas dans le coup, le centre d’El-Fakiri est suffisamment précis pour trouver Giuly, qui passe devant Cubilier et trompe Alonzo (35e). Paris se bloque car il sait ses limites face à une formation monégasque parfaitement organisée.

Squillacci libre de tout marquage

Si bien que les hommes de Deschamps remettent le couvert deux minutes après cette égalisation. Bernardi lance le même Giuly à la limite du hors-jeu. Alonzo qui a bien senti le coup sort au-devant du capitaine monégasque, Rothen en profite pour récupérer le ballon et contourner l’obstacle Alonzo. Le gaucher monégasque sert alors Adebayor qui marque malgré la présence de trois parisiens sur leur ligne de but (37e).

C’est sur cette révolution de palais qu’un Monaco bien organisé laisse à la pause un Paris a ses désirs. Si Paris joue mieux – et Halilhodzic ne s’en est pas caché cette semaine – les lacunes techniques face à un premier morceau de choix, sont criantes. Le coach parisien qui fait de Monaco l’un de ses « favoris » au titre, en a une première explication de texte. Pourtant, le courage et l’abnégation demeurent des armes essentielles dans le football.

Le bouillonnant Mendy livre une de ses accélérations dont il a le secret avant de glisser latéralement à Reinaldo. L’ancien joueur de Sao Paulo écarte de suite pour Fiorèse, et file au premier poteau pour conclure de la tête, et donc de la plus belle façon qui soit, le service de Fiorèse (49e). Une égalisation qui galvanise Paris mais l’embellie va être de courte durée. Il ne faut qu’un corner à Rothen pour refaire parler sa fausse patte, et déposer littéralement le ballon sur la tête d’un Squillacci étrangement libre de tout marquage (56e).

C’est bien là, la force de cette équipe monégasque, capable de ne pas sombrer dans la déprime et de rester persuader de ses qualités. De son côté, Pauleta est toujours le même. Il harangue les siens, se démène comme un diable, bien épaulé par un Reinaldo inspiré et courageux. En fait, Paris réalise sûrement sa meilleure prestation depuis le début de la saison, mais face à lui, il y a ce soir un tout autre calibre que Bastia, Lille ou Metz. Là, on est dans le dur. Au courage encore, Paris arrache un poteau sur une frappe de Pauleta déviée de sa parfaite trajectoire par le poing de Roma (65e).

Si on note de bons enchaînements au rayon des satisfactions, le liant fait encore défaut. La preuve tout de même que le travail commence à payer. Enfin, cela ne suffira pas à faire douter Monaco, malgré quelques énervements en fin de match – M’Bami rejoindra même les vestiaires plus tôt que ses camarades (80e) -. C’est même Giuly qui s’offrira un doublé dans les arrêts de jeu de la rencontre. Un but comme une signature au bas de la copie parisienne. L’élève parisien peut mieux faire.

Réactions :

Vahid Halilhodzic (Entraîneur du PSG)
« Monaco mérite sa victoire. Le poteau de Pauleta (ballon dévié par Roma sur son montant, nda) à 2-3, aurait certes pu changer le cours du match, mais je ne comprends vraiment pas notre passage à vide de deux minutes après la demi-heure de jeu qui nous a coûté deux buts ! C’est incroyable à ce niveau ! En seconde période, j’avais demandé à ce que le ballon remonte plus vite vers l’avant, ce qui s’est passé sur notre superbe second but. Mais celui que l’on encaisse ensuite sur corner est inexcusable : Squillaci est absolument tout seul, personne n’est au marquage !
Sinon, l’un de nos gros problèmes réside dans le fait que pour progresser de dix mètres, il faut faire vingt passes… Nous ne possédons pas les joueurs pour faire face au pressing. Chaque fois, on contrôle au lieu de remiser. Sinon je suis très triste pour Nonda, en précisant que le tacle sur lui était régulier. Je ne comprends pas le banc de touche monégasque qui n’a pas arrêté de pleurer. C’était tout simplement un match costaud, vivant. Les Monégasques, eux, ont provoqué, même giflé… C’est à nous de nous faire respecter au Parc ! Néanmoins, je n’apprécie pas du tout le geste de M’Bami ayant conduit à son expulsion. Enfin, je suis triste pour le public, qui a été continuellement derrière nous. Je vois bien les faiblesses de certains joueurs, dont certains se voient « trop beaux ». Il reste beaucoup de travail à accomplir. »

Didier Deschamps (Entraîneur de Monaco)
« Toutes les équipes jouent de façon agressive contre nous, certaines davantage… Ne pas sanctionner des fautes comme celle sur Nonda, désormais « out » pour la saison, laisse la porte ouverte à tous les excès, même si je sais pertinemment que Pierre-Fanfan n’avait pas l’intention de lui faire mal. Je ne veux pas jouer les pleureuses, mais il va falloir bien réfléchir sur la tournure que risque de prendre le football français. Quant à notre prestation, pleine de conviction et de détermination avec Giuly et Rothen en chefs de file, elle me satisfait pleinement. Nous avons eu beaucoup d’occasions, avec en contre-partie des failles défensives. Mais je préfère que mon équipe aille de l’avant. Ce soir, je pense avant tout à Shabani, l’un de nos joueurs majeurs. Je suis très triste pour lui… »

Fabrice Fiorèse (Attaquant du PSG)
« Pourquoi nous sommes-nous relâchés après trente-cinq excellentes premières minutes qui ont mêlé fluidité et beau jeu ? Si seulement je le savais. C’est vraiment dommage qu’une telle débauche d’énergie de notre part n’ait pas été récompensée. Il va falloir effacer les points négatifs, reconnaître nos erreurs et travailler. Certains évoquent des problèmes défensifs, mais n’oublions pas que les premiers défenseurs sont les attaquants ! Quant à ma prestation personnelle (Notamment les deux passes décisives sur les deux buts parisiens, nda), je m’en moque puisqu’il n’y a pas la victoire au bout. Je joue pour mon club, mon équipe. Un groupe qui est très soudé, agréable, au sein duquel nous tirons tous dans le même sens. Cela va bien finir par payer ! »

José Karl Pierre-Fanfan (Défenseur du PSG)
« Je suis perturbé par la blessure de Shabani, suite à une action défensive de ma part. Aussitôt, quand j’ai vu l’état de son genou, j’ai tout de suite compris que c’était grave. C’est un ancien coéquipier, un ami. Je suis allé le voir dans l’ambulance à l’issue de la rencontre. Ce soir, je pense à lui. »


Le stade :

Le Parc des Princes
Le Parc des Princes

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