PSG – Lyon 2-2, 14/10/01, Division 1 01-02

Frédéric Dehu taclé par Govou

Dimanche 14.10.2001, Championnat de France, Division 1, 10e journée (8e place)
à Paris, au Parc des Princes :
PARIS ST-GERMAIN F.C. – OLYMPIQUE LYONNAIS  2:2 (1:2)
– 41 945 spectateurs. Buts : Née, 14′, Augustine Okocha, 18′, Govou, 27′ ; Ronaldinho Gaùcho, 79′ sur penalty.
L’Équipe du PSG : Lionel Letizi – Cristóbal Parralo (Ronaldinho Gaùcho, 69′), Mauricio Pochettino, Gabriel Heinze, Lionel Potillon (Francis Llacer, 56′) – Mikel Arteta, Frédéric Déhu, Augustine Okocha, Édouard Cissé – José Aloísio, Alex Dias (Bartholomew Ogbeche, 76′). Entraîneur : Luis Fernandez.
Avertissements à José Aloísio, Francis Llacer et Mauricio Pochettino.
Expulsion : Augustine Okocha, 90′.


Maillot utilisé (en version à manches longues) :

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Maillot domicile 2001-2002 (collection MaillotsPSG)

Billet :

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Programme :

(collection MK)
(collection MK)

Photos du match :

Gabriel Heinze
Gabriel Heinze (Ch. Gavelle)
Augustine Okocha à la lutte
Augustine Okocha à la lutte (Ch. Gavelle)
La joie des parisiens après l'égalisation d'Okocha
La joie des parisiens après l’égalisation d’Okocha (Ch. Gavelle)
L'égalisation de Ronaldinho sur penalty
L’égalisation de Ronaldinho sur penalty (Ch. Gavelle)
Frédéric Dehu taclé par Govou
Frédéric Dehu taclé par Govou
Le Virage Auteuil
Le Virage Auteuil

Vidéo :


Compte-rendu (psgmag) :

Capital. S’il y a une rencontre à ne pas perdre pour le Paris SG, il s’agit bien de ce choc face à l’OL. Déjà bien loin de leurs objectifs, les Parisiens n’ont pas le droit au faux pas. Pourtant la seule question du jour réside dans la feuille de match du club de la Capitale : Anelka ou pas, le secret est gardé jusqu’au dernier moment : pas d’entraînement sur la pelouse du Parc, histoire de ne pas dévoiler le grand secret. Et dire qu’il s’agit seulement d’un match de Championnat ! A un quart d’heure du coup d’envoi, c’est officiel, les supporters ne verront pas évoluer le champion d’Europe, absent de la composition lue par le speaker du stade. Mais le joueur est au stade, assis en tribune présidentielle. Avec Luis Fernandez à ses côtés. Après un début rythmé mais pas insoutenable, Paris donne la mesure. Une première ouverture pour Alex (4ème), un long raid de José Aloisio relayé par son compère et compatriote (6ème), le match s’emballe. Le duo sud-américain poursuit ses réglages. Alex tente une nouvelle fois sa chance, mais Caçapa lui ravit sa balle (6ème).
Paris déroule. Plein axe, Édouard Cissé tire en force dans les pieds de Grégory Coupet (9ème). Puis Mikel Arteta accélère et dépose Philippe Violeau et Marc-Vivien Foé sur place. La panique gagne la défense lyonnaise. Jacques Santini tourne en rond dans sa surface. Le jeu va d’un but à l’autre. Frédéric Née profite d’un moment d’inattention des défenseurs parisiens pour sonner une première alerte: Letizi capte la reprise (12ème). Mais le jeune international n’a pas dit son dernier mot. Sur un coup-franc tiré par Juninho, il reprend d’une tête quasi plongeante une longue balle au second poteau, sans se poser de question. Letizi non plus, qui la voit sortir. Au lieu de cela, le cuir heurte le poteau gauche avant de franchir la ligne (0-1, 12ème). Le scénario des mauvais jours semble resurgir au Parc. Paris réagit bien. Okocha, le spécialiste maison, décoche une reprise peu orthodoxe sur laquelle Coupet s’envole, accompagné par Bréchet (15ème). Le Nigérian sera récompensé trois minutes plus tard. Le long de la touche, Aloisio ouvre pour Alex. La balle trop excentrée, ce dernier choisit de donner en retrait pour Okocha, qui expédie un missile des 25 mètres. Imparable, Coupet est battu (1-1, 18ème).

Le match est relancé : Née réplique immédiatement, sa tentative passe à côté (19ème). L’OL sent qu’il y a un coup à jouer. Nouveau coup de pied arrêté. Paris, assez fébrile depuis le début, cède. Juninho au corner, Sidney Govou saute plus haut que Cristobal pour doubler la marque, dans la même lucarne gauche de Letizi (1-2, 27ème). Cette fois, les joueurs de Fernandez accusent le coup. S’ensuit un quart d’heure sans intérêt. Le jeu se débride. Les Rhodaniens laissent venir et Paris ne sait comment s’y prendre. Une tentative de Cristobal (39ème) et de Jean-Marc Chanelet de la tête (43ème) ne changeront rien. Déjà des « Nico, Nico » s’élèvent de la tribune Boulogne. Au retour des vestiaires, Fernandez n’a toujours pas quitté sa tribune. La défense lyonnaise, bien en place, tient son match. Coincé à l’entrée de la surface, Paris est contraint de tirer de loin. Un nouveau missile d’Okocha claqué par Coupet en corner (65ème) précède une frappe puissante de Cissé (66ème). Idem.

Décousu, le match n’en est pas moins inintéressant. Née s’échappe à droite, adresse une transversale à Éric Carrière qui n’a pas d’autre solution que de lui remettre. Letizi s’en sort sans dommage (67ème). Tendu, Fernandez réintègre le banc de touche pour la fin de la partie. Ronaldinho fait son entrée, ovationné par les supporters (69ème). Les dernières 20 minutes s’annoncent chaudes, Okocha gratifie le Parc de ses inimitables gri-gri. Dans la surface, le « Magicien » fait tourner deux de ses chiens de garde en bourrique et centre pour qui veut. C’est trop profond pour Alex, sifflé par Auteuil (71ème). Francis Llacer y va alors de sa tête, sans danger (76ème). Requinqué par l’entrée de « Roni » et d’Ogbeche, Paris s’approche de la surface lyonnaise. Épuisé, Chanelet, dans un choc avec les deux nouveaux venus, heurte de la main, volontairement ou non, le jeune attaquant parisien. M. Bré n’hésite pas : penalty ! Ronaldinho se présente devant Coupet. Décidé, il place sa balle au ras du poteau gauche (2-2, 78ème). Fou de joie pour son premier but parisien, le Brésilien se rue sur le banc de touche et saute dans les bras de Boubacar. Le jeu dès lors se durcit. M. Bré distribue les cartons à tout-va. Pour un mauvais coup sur le capitaine Violeau, Okocha est exclu (89′). Les quatre minutes supplémentaires ne permettront ni au PSG, ni à Lyon de faire la différence. Un nouveau match sans victoire pour les Parisiens. Du côté lyonnais, la décision de M. Bré, jugée injustifiée, reste en travers de toutes les gorges.

Réactions :

Jacques Santini (entraîneur de l’Olympique Lyonnais) : « Nous savions que Paris allait mettre de l’agressivité dans ce match. Les rencontres au Parc sont toujours des matches particuliers avec du spectacle. Ce soir, nous avons vu un bon match avec quatre buts. Le PSG comme Lyon avons des rencontres européennes, et je regrette que Monsieur Bré (l’arbitre) n’ait pas plus protégé les joueurs pour les compétitions à venir. »
Jean-Louis Gasset : « Le PSG a réalisé un bon match avec notamment deux occasions nettes en première période face à l’une des meilleures défenses du championnat. Être mené 2-1 à la mi-temps me paraît très sévère au vu de la physionomie du match. Nos quarante-cinq premières minutes constituent une sérieuse base de travail. Nous avons mis à mal cette équipe lyonnaise avec un but de talent de Jay Jay Okocha. Nos deux buts sont le résultat de deux erreurs de concentration. Mais revenir au score à deux reprises face à Lyon est toutefois une très bonne chose. Ce soir, nous avons limité la casse. Il faut maintenant réaliser une série de victoires pour recoller au peloton de tête. Roni a fait preuve de courage pour tirer ce penalty, je crois que ce but va le libérer. Il n’y a plus de problème avec Nicolas Anelka, il s’est entraîné avec nous, samedi, et il le fera également lundi. »

Frédéric Déhu : « Le constat est le même depuis un certain temps : on laisse échapper des points à domicile. On s’est pourtant procurés de nombreuses opportunités. C’est d’autant plus dommage que nous avions la mainmise sur le jeu. Je crois que l’on paye cash deux erreurs sur coups de pieds arrêtés. Même si nous ne sommes pas satisfait de ce résultat, nous avons pris du plaisir, et je crois que nous avons donné. »

José Aloisio : « C’est très important de ne pas avoir perdu. L’équipe a réalisé un très bon match. J’ai eu quelques problèmes avec l’arbitre et j’ai dû jouer les mains dans le dos. Ce match a vraiment été difficile pour moi. L’entrée en jeu de « Roni » nous a fait énormément de bien. »

Lionel Potillon : « Nous avons mis du cœur dans ce match sans pour autant trouver la solution. Ce soir, il nous a manqué de la réussite. Sur le premier but de Lyon, je suis fautif, c’est une erreur de marquage. Luis nous a demandé de poursuivre dans cette voie car le travail finira par payer. »

Ronaldinho : « Ce but va m’apporter un peu plus de confiance. Je vais ainsi jouer plus libéré. J’attendais ce but depuis un moment déjà. Je n’ai pas eu une pression particulière au moment de tirer. Je savais simplement qu’il s’agissait d’un moment crucial dans ce match. Après avoir marqué, je suis allé voir Saar Boubacar (entraîneur adjoint). Il me parle souvent, il est toujours derrière moi pour me remonter le moral lorsque je ne joue pas. »

Jean-Michel Aulas : « Il y a de la déception pour mes joueurs car ils ont réalisé un gros match face au Paris Saint-Germain. Lyon méritait de repartir du Parc des Princes avec les trois points de la victoire. Il y a également des interrogations car le même scénario que la saison dernière s’est répété. L’an passé, M. Duhamel avait expulsé Edmilson et sifflé un penalty contre nous. Cette année, c’est M. Bré qui siffle un penalty litigieux. Il y a quand même un doute. Et quand vous doutez, il est difficile de siffler un penalty. Cela fausse le résultat d’un match et je ne comprend pas ce type de sanctions. Le PSG était très remonté mais il a commis beaucoup de fautes qui auraient également pu être sanctionnées plus durement. Le carton rouge pour Okocha n’est que de la compensation qui arrive alors que le match est déjà terminé. »

Jean-Louis Gasset : « C’était un match de très haut niveau. Le PSG a fait une première mi-temps remarquable. On a eu quatre ou cinq occasions, mais prendre deux buts sur coup de pied arrêté, c’est difficile. Avec le nul, on a limité la casse. Quant à Ronaldinho, Luis le dit depuis le début, il a besoin d’un temps d’adaptation. »

Les notes du Parisien :

Letizi (4). Impuissant sur le premier but, sa responsabilité est largement engagée sur le second. L’international du PSG n’a pas montré beaucoup d’assurance dans ses sorties aériennes.
Cristobal (4). Il a évolué dans le couloir droit en exerçant un pressing haut, collant au plus près de Carrière. Pour autant, son bilan offensif est faible. Impliqué sur le second but lyonnais, il plie sous la charge de Govou. Remplacé par Ronaldinho (70ème), qui s’est installé milieu gauche. Le Brésilien n’a pas tremblé au moment de transformer le penalty (80ème).

Déhu (5). Redescendu d’un cran, il a occupé l’axe d’une défense à trois. Dans cette configuration, le capitaine parisien a d’abord affiché calme et sérénité. S’il n’a pas été vraiment débordé dans le jeu, il n’a pas empêché le flottement de sa défense sur quelques coups de pieds arrêtés.

Pochettino (5). Dans les duels, le stoppeur argentin n’a pas connu de grosses difficultés. Mais sur les phases arrêtées, son entente et la coordination avec ses partenaires du secteur défensif n’a pas sauté aux yeux.

Heinze (5). Le deuxième stoppeur parisien ne s’embarrasse pas de fioritures. Ses interventions défensives sont rudes et pas toujours très académiques. Mais il reste un sacré client dans les duels.

Potillon (4). Pendant de Cristobal dans le couloir gauche, il réalise une bonne entame de match. Surpris par Née qui surgit dans son dos pour l’ouverture du score. Au final, il n’a jamais porté le danger dans le camp adverse et n’a pas réussi à centrer une seule fois. Remplacé par Llacer (56ème).

Arteta (5). Milieu de terrain récupérateur, il a évolué dans une position axiale qu’il affectionne. Sobre et efficace en première période aussi bien dans ses interventions défensives qu’à la relance. Moins précis après le repos.

Cissé (6). Milieu de terrain gauche, on le savait capable d’une grosse activité à la récupération. Mais il a également montré qu’il était en mesure d’apporter un plus à la construction. Il a enfilé le bleu de chauffe en seconde période.

Okocha (5). Plutôt effacé dans le premier quart d’heure, le Nigérian s’est réveillé sur une reprise monumentale du droit aux seize mètres pour signer l’égalisation parisienne. Moins précis par la suite. Expulsé pour un tacle appuyé sur Violeau (90ème).

Aloisio (4,5). Le Brésilien n’est pas sorti vainqueur de son combat avec son compatriote Edmilson. Surveillé de près, il n’a eu que de très rares occasions de s’exprimer. Reste son boulot de fixation, toujours efficace.

Alex (5). Le petit Brésilien avait des jambes et du cœur. Il rate l’ouverture du score au bout d’une course de quatre-vingts mètres mais se rattrape dans la foulée en remisant idéalement pour Okocha sur l’égalisation. Moins en vue après le repos. Remplacé par Ogbeche (87ème) qui a provoqué le penalty.


Le stade :

Le Parc des Princes
Le Parc des Princes

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