Montpellier – PSG 3-2, 28/08/03, Ligue 1 03-04

Reinaldo, qui sera l'auteur d'un doublé

Samedi 30.08.2003, Championnat de France, Ligue 1, 5e journée (17e place)
à Montpellier, au Stade de la Mosson :
MONTPELLIER H.S.C. – PARIS ST-GERMAIN F.C.  3:2 (0:1)
– 13 893 spectateurs. Buts : Reinaldo da Cruz, 18′ ; Bamogo, 57′, Bamogo, 64′, Reinaldo da Cruz, 72′, Rui Pataca, 84′.
L’Équipe du PSG : Jérôme Alonzo – Éric Cubilier, José-Karl Pierre-Fanfan, Gabriel Heinze, Bernard Mendy – Frédéric Déhu (Lorik Cana, 54′), Paulo César, Hugo Leal (Kaba Diawara, 87′), Jérôme Leroy (Branko Bošković, 71′) – Reinaldo da Cruz, Pedro Pauleta. Entraîneur : Vahid Halilhodžić.


Maillot utilisé :

Troisième maillot 2003-04 (collection MaillotsPSG)
Troisième maillot 2003-04 (collection MaillotsPSG)

Billet :

(collection La Mémoire du PSG)
(collection La Mémoire du PSG)

Photos du match :

Hugo Leal
Hugo Leal (Ch. Gavelle)
Lorick Cana balle au pied
Lorick Cana balle au pied (Ch. Gavelle)
Reinaldo, qui sera l'auteur d'un doublé
Reinaldo, qui sera l’auteur d’un doublé (Ch. Gavelle)
Pedro Pauleta
Pedro Pauleta (Ch. Gavelle)
La joie de Reinaldo et Pauleta après le but du premier nommé
La joie de Reinaldo et Pauleta après le but du premier nommé
Les supporters parisiens
Les supporters parisiens (Ch. Gavelle)
Vue du parcage sous un autre angle
Vue du parcage sous un autre angle

Compte-rendu (psg.fr) :

Pataca quel pataquès !

Deux passes décisives et un but, voilà quelles sont les statistiques du Portugais Rui Pataca. Entré en jeu à la mi-temps, le Montpelliérain a été le grand artisan de cette première victoire héraultaise à domicile. A Paris, il faudra retenir que Reinaldo est de plus en plus le buteur que l’on n’attendait pas. Auteur d’un doublé, le Brésilien est, lui, la seule satisfaction de la soirée.

En expert et dans son for intérieur, Vahid Halilhodzic a dû apprécier le coaching de Gérard Bernardet. Les remplacements opérés à la pause ont permis à Montpellier de remporter son premier match de la saison à domicile. Mais il faut dire que Paris n’a pas non plus retenu les erreurs du passé. Ses errements lui ont encore été fatales. Preuve que cette équipe va encore avoir besoin de temps pour sortir de cette spirale infernale. Pourtant, Dieu sait si l’on a vu Paris s’acharner au travail cette semaine. Mais ça ne suffit pas encore.

Et si Paris a beaucoup travaillé les coups de pied arrêtés, cela a eu le mérite d’être très vite concluant. Ces schémas de jeu placé lui ont permis de peaufiner la finition en même temps qu’ils ont ajouté à la confiance hebdomadaire. Si bien qu’après trois tentatives non lucratives (Paulo Cesar, 1re puis Heinze, 5e repoussé par le mur et enfin Pauleta, 10e), c’est le plus excentré de tous qui va payer. Depuis la ligne médiane et face à son banc, Bernard Mendy cherche et trouve la grande carcasse de Reinaldo. Le Brésilien surclasse Carotti dans les airs, avant de loger le ballon dans la lucarne droite de Riou (19e).

Montpellier, hormis une incursion de Mansaré vite avortée par le pied de Déhu (15e), n’a pas montré qu’il était chez lui. Car les hommes de Bernardet vivent également ce complexe du  » match à domicile  » et arborent le même tableau de marche que Paris dans leur antre : une défaite et un match nul (une défaite 0-2 face à Lyon et un match nul 1-1 face à Rennes, nda).

Coaching fatal

Par la force des choses, les joueurs de l’Hérault vont être obligés de se découvrir un peu plus. Et si les risques sont calculés, comme la semaine passée face à Monaco, Paris va connaître deux chaudes alertes en deux minutes de temps. La première est l’œuvre de Laigle. Après un une-deux avec Mansaré, l’ancien lyonnais expédie le cuir à ras du poteau gauche d’Alonzo (34e). Puis, c’est parce que la défense ne remonte pas assez vite, qu’il s’en faut de peu que Bamogo ne fasse plus que de donner de simples frissons à l’assistance. Après s’être jeté devant Mansaré, Heinze se replace trop lentement en se tenant la cuisse, et Bamogo peut tenter une lourde frappe (36e).

La fin de cette première période est à sens unique. Les compagnons de Carotti font le siège devant le but de Alonzo. Robert s’essaye à la volée (39e) mais c’est au-dessus. Et un peu avant que Monsieur Colombo ne renvoie tout ce petit monde aux vestiaires, Montpellier obtient côté gauche un bon coup-franc à l’angle de la surface de réparation. En deux temps, Laigle glisse à Bamogo qui dévisse sa frappe (42e).

Mansaré mis sous pression par Heinze, et Robert que l’on a finalement peu vu durant les quarante-cinq premières minutes, Gérard Bernardet opère quelques réajustements au repos. Doumeng se chargera de l’animation offensive et tentera de servir au mieux Pataca, venu épauler Bamogo. Des choix judicieux puisque Montpellier va quitter ses habits de chat échaudé pour afficher un visage plus conquérant. Jusqu’à l’heure de jeu, Paris ne peut que laisser venir. Et si Pataca a ouvert le bal des occasions manquées en logeant le ballon au-dessus des buts parisiens (52e), l’attaquant portugais est plus inspiré dans les minutes qui suivent.

Le PSG dix-septième !

Une frappe de Doumeng se retrouve contrée puis coincée entre Heinze et Cana (qui vient de remplacer Déhu, nda). Le ballon finit dans les pieds de Pataca qui a vu Bamogo seul dans la surface. Le service est parfait, la conclusion l’est tout autant (57e). Malheureusement, comme la semaine passée, Paris perd tout le bénéfice de sa bonne première période en l’espace de quelques minutes. Sept minutes après ce but, c’est encore Pataca qui devance de la tête Heinze. Le Portugais remet grâce à l’arrière de son crâne à Bamogo. Le buteur montpelliérain contourne Pierre-Fanfan et trompe pour la deuxième fois de la soirée Alonzo (64e). La question que l’on se pose alors est : Paris s’en relèvera-t-il ?

21h36 : c’est l’heure des débuts officiels de Branko Boskovic. L’international serbo-monténégrin remplace Jérôme Leroy. Dans la minute qui suit, comme un porte-bonheur pour ce Paris qui a tant couru après un gaucher, Paris retrouve le chemin de la terre promise. Cette fois, c’est Paulo Cesar qui lance Reinaldo pour un doublé dans le dos de la défense adverse (73e). En deux matches, le Brésilien a réglé quelques maux de tête offensifs à Halilhodzic.

Mais il était écrit que cette soirée à la Mosson n’avait pas fini de nous offrir son lot de surprises. Ce diable de Pataca, qui doit louer Bernardet de l’avoir fait entrer en deuxième période, se charge de replonger Paris dans ses doutes. Avec deux passes décisives et un but, Pataca a été l’homme de cette deuxième période. Bien plus que les deux buts servis sur un plateau à Bamogo, le Portugais de Montpellier a remis Paris face à ses responsabilités, et pas seulement celles qui sont défensives.

La meilleure façon de panser les plaies c’est de vite se remettre au travail ensemble. Le hasard du calendrier fait que Paris sera privé pendant une dizaine de jours de ses internationaux. Et si cela permettra à certains de penser à autre chose, ceux qui resteront au camp des Loges se préparent quelques heures désagréables. Des moments pas franchement drôles lorsque l’on est dix-septième ex-æquo…

Réactions :

Louis Nicollin (Président de Montpellier)
« Ça fait du bien. J’étais en colère après notre défaite à domicile face à Lyon (0-2). Le football est ainsi fait. Mais attention, je suis sûr que Paris n’en restera pas là où ils en sont. Croyez-moi. »

Vahid Halilhodzic (Entraîneur du PSG)
« C’est bien-sûr une déception. Comme face à Monaco, nous avions bien commencé le match. Ce soir, à chaque tir cadré, Montpellier a marqué. Sept buts en deux matches, ça fait beaucoup. Mais vous savez lorsque rien ne va…Montpellier a récupéré trois ballons, et les trois fois cela s’est transformé en but. Nous avons trop reculé et perdu trop vite les ballons en deuxième période. Idem dans les duels aériens, où nous avons fait preuve de négligence. Cette équipe est traumatisée, c’est une question d’ordre mentale et psychologique. Pourquoi recule-t-elle quand elle mène ? Nous aurions pu éviter ça. Notre bilan n’est pas terrible, mais je m’en doutais un peu. J’espère de meilleurs jours. »

José Pierre-Fanfan (Défenseur du PSG)
« Je ne dirai que défensivement il y a une certaine appréhension. Nous savons qu’il y a de la fragilité derrière mais nous ne jouons pas pour autant avec un frein. Quant à savoir ce que nous a dit le coach. Vous vous en doutez non ? »

Gabriel Heinze (Défenseur du PSG)
« C’est clair, nous commettons des erreurs. A chaque fois, cela s’est soldé par un but. Mais le football ce sont onze joueurs, et pas seulement des défenseurs qui se font dribbler. Nous nous en sortirons par le travail. »


Le stade :

Le stade de La Mosson-Mondial 98
Le stade de La Mosson-Mondial 98

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