Troyes – PSG 1-0, 04/11/01, Division 1 01-02

Nicolas Anelka échappe à un Troyen (V. Lesage)

Dimanche 04.11.2001, Championnat de France, Division 1, 13e journée (8e place)
à Troyes, au Stade de l’Aube :
A.T.A.C. TROYES – PARIS ST-GERMAIN F.C.  1:0 (0:0)
– 15 688 spectateurs. But : Loko, 65′.
L’Équipe du PSG : Lionel Letizi – Cristóbal Parralo, Talal El-Karkouri (Bartholomew Ogbeche, 69′), Mauricio Pochettino, Lionel Potillon – Mikel Arteta, Frédéric Déhu, Hugo Leal – José Aloísio, Nicolas Anelka, Alex Dias (Ronaldinho Gaùcho, 55′). Entraîneur : Luis Fernandez.
Avertissements à Frédéric Déhu et Mauricio Pochettino.


Maillot utilisé (en version à manches longues) :

Maillot extérieur 2001-02 (collection MaillotsPSG)
Maillot extérieur 2001-02 (collection MaillotsPSG)

Billet :

(collection La Mémoire du PSG)
(collection La Mémoire du PSG)

Programme :

(collection La Mémoire du PSG)
(collection La Mémoire du PSG)

Photos du match :

Percée du brésilien Alex
Percée du brésilien Alex
Nicolas Anelka à la lutte pour le ballon
Nicolas Anelka à la lutte pour le ballon
Ronaldinho semble danser
Ronaldinho semble danser
Mikel Arteta
Mikel Arteta
Protection de balle du jeune espagnol
Protection de balle du jeune espagnol
Cristobal à la poursuite d'un troyen
Cristobal à la poursuite d’un troyen
Mauricio Paochettino dans un duel (très) aérien
Mauricio Paochettino dans un duel (très) aérien
Nicolas Anelka échappe à un Troyen (V. Lesage)
Nicolas Anelka échappe à un Troyen (V. Lesage)
Les fans parisiens à l'entrée des joueurs
Les fans parisiens à l’entrée des joueurs

Compte-rendu (psgmag) :

Un parfum de coupe d’Europe plane sur le Stade de l’Aube au coup d’envoi entre deux équipes brillantes dans la semaine en UEFA. Troyes (8ème) accueille le PSG (7ème) et en cas de victoire, les Aubois passeraient devant les Parisiens au classement. Paris n’a pas battu Troyes sur son terrain depuis 1974, mais les hommes de Luis Fernandez ne sont venus affronter l’Estac que cinq fois en 27 ans. Si les Parisiens ont le vent en poupe, grâce à cinq matches consécutifs sans défaite, après un début de saison des plus timides, Troyes n’a pas perdu sur sa pelouse depuis le 15 septembre contre Lille. Dès l’entame, sous un épais brouillard alourdi par des fumigènes parisiens, Frédéric Danjou tente une frappe des 35 mètres. Il voulait sans doute imiter son équipier Gharib Amzine, qui avait ouvert le score face à Leeds, en Coupe de l’UEFA, dans la même position… A la différence près que la frappe de Danjou passe largement au-dessus du but de Lionel Letizi (3ème). Le ton est donné : Loko, à la limite du hors-jeu et bien lancé par Jérôme Rothen, se présente seul devant le but adverse. Malheureusement pour les locaux, l’ancien international manque son duel devant Letizi (7ème).

Sept minutes plus tard, Loko manque encore un caviar offert par Rothen à deux mètres du but de Letizi, en se positionnant hors-jeu. Les Parisiens souffrent en ce début de mi-temps. Ils n’arrivent pas à créer, faute d’imagination et d’alchimie collective. D’ailleurs, les troupes de la capitale sont à quelques centimètres de se faire surprendre peu avant la pause. Rothen emballe le jeu et donne en profondeur pour Amzine. L’Algérien centre pour Samuel Boutal qui manque d’un rien le cadre d’une tête plongeante (45ème). A la reprise, Troyes ne s’affole pas malgré son incapacité à concrétiser sa domination. Les hommes d’Alain Perrin continuent de construire tranquillement leurs offensives. Et cela va porter les fruits. Loko ouvre le score d’une superbe tête décroisée dans la lucarne gauche de Letizi, bien servi par un centre de Karl Tourenne. Le portier parisien ne peut qu’effleurer le ballon (1-0, 66ème). Quelques minutes après, Nicolas Goussé manque d’aggraver le score d’une frappe enroulée du droit qui heurte la barre transversale de Letizi (71ème). Le PSG sent alors que le match peut tourner. Luis Fernandez fait rentrer le jeune Ogbèche, 17 ans. Le Nigérian s’illustre rapidement sur un contre mais sa frappe du droit croisée est contrée par Rothen (77ème). Les 10 000 spectateurs du stade de l’Aube retiennent leur souffle quand Aloisio trouve le chemin des filets troyens (84ème). Heureusement pour les Aubois, M. Moulin siffle un contrôle de la main du Brésilien. Dans les ultimes secondes, Ogbèche tente une frappe des 20 mètres que Heurtebis capte assez facilement (91ème). Les Troyens tiennent leurs trois points, bien mérités au vu de la physionomie du match.

Les réactions :

Frédéric Déhu : « Nous n’avons pas eu de problème physique, les deux équipes étaient d’ailleurs à égalité sur ce point-là. Nous sommes forcément déçus par ce résultat. Maintenant, il va falloir revoir nos objectifs à la baisse. »
Luis Fernandez : « Avant tout, je tiens à féliciter Troyes pour sa volonté et son agressivité. Ils étaient en confiance après leur bon match face à Leeds. Si le PSG n’a pas été bon ce soir, c’est à cause de cette équipe. Et effectivement, nous n’avons pas produit un grand match ce soir. A moi maintenant de trouver les solutions pour les prochaines rencontres. Les ambitions du PSG sont toujours d’être le plus haut possible. Et malgré tout, je constate que nous n’avons pas perdu de terrain sur nos adversaires directs. »

Lionel Potillon : « Nous ressentons un sentiment de frustration car nous avions la possibilité de faire mieux. C’était un match équilibré, mais ils ont marqué les premiers et nous n’avons jamais su revenir au score. Dans un match comme celui-là, il faut savoir mettre au fond le peu d’occasions que l’ont se procure et ne pas encaisser de but. C’est dommage, c’était l’occasion d’accrocher les premières places. »

Patrice Loko : « C’est une bonne semaine pour nous car nous avons bien su gérer ces deux rencontres importantes. Personnellement, c’est vrai que cela fait toujours plaisir de marquer contre son ancien club. »

Les notes du Parisien :

Letizi (5,5). Pour son retour dans le but parisien, il a effectué de grandes parades devant Loko (7ème) et Boutal (45ème). Un but encaissé sur lequel il ne peut rien.
Cristobal (4). Chargé de gérer le couloir droit, il a mis de longues minutes à s’entendre avec El Karkouri placé juste derrière lui. Du coup, il a souvent été pris de vitesse et ses montées offensives n’ont rien apporté.

El Karkouri (3,5). Sale soirée. Après avoir agacé Luis Fernandez par des relances peu précises, il a été souvent en retard, notamment sur le but de Loko. Il a quitté la pelouse sous les sifflets des kops troyen et parisien lors de son remplacement par Ogbèche (70ème).

Déhu (4,5). En première mi-temps, la solidité de son jeu de tête s’est avérée utile. Nerveux, il a commis plusieurs fautes devant sa surface. Après la pause, il est monté d’un cran pour épauler Arteta au milieu.

Pochettino (4,5). Avait-il déjà la tête à son voyage vers l’Argentine ? Il s’est montré beaucoup moins serein que d’habitude. Ses incessantes relances sous formes de longues balles vers les attaquants n’ont rien apporté.

Potillon (4,5). Dans son couloir gauche, il a touché peu de ballons. Milieu de terrain avant de poursuivre le match dans un rôle plus défensif, il n’a pas apporté un soutien offensif utile et s’est fait prendre de vitesse par Tourenne sur le but.

Arteta (6). Le meilleur Parisien. Aux côtés d’Hugo Leal, il a occupé tous les rôles du milieu de terrain. Récupérations, balles en profondeur : il a construit l’essentiel du jeu de son équipe. Mais il ne peut pas tout faire.

Hugo Leal (3,5). Le Portugais reste un mystère. Il a passé plus de temps à remettre en place son serre-tête qu’à porter la balle. En retard sur plusieurs ballons, il a laissé son ami Arteta se démener sans savoir vraiment quel rôle jouer à ses côtés. Remplacé par Cissé (55ème).

Alex (3,5). Titulaire surprise, le Brésilien a couru derrière Anelka et Aloisio sans toucher beaucoup de ballons. Quelques bons contrôles lui ont permis d’accélérer le jeu. Mais il n’est jamais allé bien loin. Son rendement est resté faible. Une frappe cadrée (53ème). Remplacé par Ronaldinho (55ème).

Aloisio (4). Il aurait pu être le sauveur du PSG. Mais l’arbitre a refusé son but égalisateur (83ème) pour un contrôle du bras. Jusque-là, il s’était surtout mis en évidence par ses multiples fautes inutiles dans la conservation du ballon.

Anelka (5). Une tête (73ème) et une frappe tendue (87ème) : le bilan offensif de l’attaquant parisien est maigre. Il n’a jamais été servi dans de bonnes conditions. Souvent dos au but, il a tenté de conduire la balle ou de trouver des solutions simples mais ses efforts n’ont pas été récompensés.


Le stade :

Vue aérienne du stade de l'Aube en travaux
Vue aérienne du stade de l’Aube en travaux

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