PSG – Guingamp 1-1, 26/07/95, Division 1 95-96

Paul Le Guen fixé sur le ballon

Mercredi 26.07.1995, Championnat de France, Division 1, 2e journée (13e place) à Paris, au Parc des Princes :
PARIS ST-GERMAIN F.C. – E.A. GUINGAMP  1:1 (1:0)
– 37 388 spectateurs. Buts : Julio Dely Valdés, 42′ ; Divert, 57′.
L’Équipe du PSG : Bernard Lama – Laurent Fournier (Xavier Gravelaine, 71′), Alain Roche, Stéphane Mahé, Patrick Colleter (Pascal Nouma, 79′) – Daniel Bravo, Paul Le Guen, Vincent Guérin – Youri Djorkaeff, Raí Oliveira, Julio Dely Valdés. Entraîneur : Luis Fernandez.
Avertissement à Laurent Fournier.


Maillot utilisé :

Maillot domicile 1995-96 (version du commerce, collection MaillotsPSG)
Maillot domicile 1995-96 (version du commerce, collection MaillotsPSG)

Billet :

(collection La Mémoire du PSG)
(collection La Mémoire du PSG)

Photos du match :

Youri Djorkaeff devance un guingampais
Youri Djorkaeff devance un guingampais
Patrick Colleter
Patrick Colleter
Stéphane Mahé se bat sur une balle aérienne
Stéphane Mahé se bat sur une balle aérienne
Vincent Guérin à l'oeuvre
Vincent Guérin à l’oeuvre
Raï mis à mal par un promu qui repartira du Parc avec un point
Raï mis à mal par un promu qui repartira du Parc avec un point
La joie de Dely Valdes après l'ouverture du score
La joie de Dely Valdes après l’ouverture du score
Le Guen à la lutte
Le Guen à la lutte
Youri Djorkaeff balle au pied
Youri Djorkaeff balle au pied
Paul Le Guen fixé sur le ballon
Paul Le Guen fixé sur le ballon
Raï à la lutte pour le ballon
Raï à la lutte pour le ballon

Compte-rendu (Paris GO) :

Des Promesses pour un promu

Premier match de la saison au Parc des Princes, première grosse affluence et premiers sifflets… L’entraineur parisien avait promis du spéctacle, au terme des 90 minutes, Luis et ses joueurs se retrouvent d’ores et déjà au pied du mur.

La réception de GUINGAMP marquait la première apparition du onze francilien devant son public, depuis le ‘mémorable’ PSG/LE HAVRE pour les raisons que tout le monde connait, et rien que pour cela, joueurs et supporters avaient la ferme intention de démontrer leurs qualités réciproques. La grande « réconciliation » était prévue ce Mercredi 26 Juillet, et cela passait obligatoirement par un succès sur le nouveau promu costarmoricain. Mission à priori plus qu’envisageable vues les qualités offensives démontrées lors de la première journée…

Lorsque les 22 acteurs pénètrent sur la pelouse pour l’échauffement, les travées du Parc des Princes sont quasi-désertes, ce qui n’empêche nullement les « rouges et bleus » de recevoir une salve d’applaudissements. Même si la musique crachée par les enceintes du stade les couvrent aisément… Chaque joueur voit son nom scandé par les tribunes Auteuil et Boulogne, y compris Patrice LOKO dont le nom apparaît seulement sur une pancarte publicitaire lourde de sous-entendus « TRANSIOKO »… Les déboires du néo-parisien n’ont pas laissé insensible les supporters de la Capitale qui ne manquent pas de lui témoigner leur soutien à l’aide de diverses banderoles « Courage LOKO », ou encore « LOKO, on est avec toi ». L’atmosphère est donc bien différente par rapport à la fin de saison dernière, et chacun réaffirme, à sa façon, son désir de voir le PSG se hisser dans le haut du tableau. « Une foi jamais éteinte »‘ « A l’aube d’une ère nouvelle » et « Seuls des guerriers pourront faire rêver ! ». Le message est clair, aux joueurs de le démontrer sur le terrain…

Dès le début de la rencontre, les coéquipiers d’Alain ROCHE ne font pas dons le détail et forcent les Guingarripais à dégager en touche au bout de quinze secondes,.. La « machine PSG » fait peur et à la hème minute Angelo HUGUES doit s’employer à détourner un centre-tir de Patrick COLLETER. Les locaux font assez preuve d’aisance face à des Bretons qui cependant restent très regroupés en défense. Il faut d’ailleurs attendre la 10ème minute pour les voir s’engouffrer dans le camp parisien par l’intermédiaire de CARNOT, mais DIVERT ne parvient pas à prendre en défaut la défense parisienne. Du moins pas pour le moment… Les hommes de Luis FERNANDEZ ont beau monopoliser le ballon, ils ne parviennent que trop rarement à s’approcher des dix-huit mètres adverses, comme ce tir de LE GUEN qui vient se perdre au-dessus des cages de HUGUES. A l’inverse, les Guingampais ne font preuve d’aucun complexe et, dès qu’ils en ont les moyens, ne se privent guère pour passer par les ailes avec un tandem ROUXEL-DIVERT très remuant. A la 13ème minute, CARNOT manque de se faire remarquer en tentant un lob d’une quarantaine de mètres qui ne trouve pas le cadre, et dans la foulée Bernard LAMA capte son premier ballon sur un centre de Nicolas LASPALLES. Ce n’est donc pas le début de match tonitruant que l’on était en droit d’attendre, et ce d’autant plus que le tableau d’affichage se fait un malin plaisir d’indiquer l’ouverture du score nantaise à Martigues… Hasard ou pas, l’équipe francilienne se décide à mettre enfin le turbo.

A la 19ème, RAI lance DJORKAEFF en profondeur, HUGUES se couche. Deux minutes plus tard, le numéro 10 brésilien décale de nouveau l’ancien monégasque côté droit qui remet en retrait pour Paul LE GUEN dont le tir est contré in-extremis. A la 24ème, RAI y va de sa tentative… au-dessus. Le PSG accumule les occasions, mais rien n’y fait. Nouvelle illustration une poignée de secondes plus tard, avec cette tête de Julio César DELY VALDES venant percuter le montant droit du portier guigampais ! Les encouragements redoublent d’intensité, à l’image des déboulés de Laurent FOURNIER ou de Youri DJORKAEFF. Et à la demi-heure de jeu, sur un nouvel une-deux franco-brésilien, RAI voit malheureusement son tir repoussé par Angelo HUGUES. Toujours est-il que la qualité s’améliore et même si Gheorghe MIHALI écope d’un avertissement à la 33ème minute, l’opposition se déroule dans un bon état d’esprit. Les hommes de Francis SMERECKI ne sont pas au mieux en cette fin de première mi-temps et à quatre minutes de la pause, ce qui devait se produire arrive enfin. Paul LE GUEN hérite d’un ballon de Patrick COLLETER, l’enveloppe admirablement et le dépose sur la tête de DELY VALDES qui ne manque pas d’ouvrir le score. Première déferlante à Boulogne… et première embrouille !

Une occasion transformée, c’est un peu maigre, mais il faut croire que le feu d’artifice est pour les quarante-cinq prochaines minutes. Dès la reprise, l’EN AVANT GUINGAMP se décide à évoluer un peu plus haut et la prise de risque va s’avérer payante. On joue la 56éme minute lorsque CARNOT place une accélération côté droit, avant de servir DIVERT au point de pénalty. La défense parisienne n’y a vu que du feu et l’ancien héraultais parvient à tromper LAMA. Vite fait, bien fait ! Et comme si cela ne suffisait pas, le PSG sombre petit à petit dans la mollesse. Les « rouges et noirs » jouent chaque coup à fond et arrivent à semer la panique dans le camp parisien plus d’une fois. Ce qui semble excéder quelque peu FOURNIER qui récolte un carton jaune après une faute sur ROUXEL.

A la 62ème minute, la « Patate de Pencran » de LE GUEN met à contribution HUGUES, avant que DJORKAEFF ne place un tir à gauche du cadre. A 800 kms de là, les Canaris font mumuse avec les Martégaux, il est donc indispensable pour les hommes de FERNANDEZ de se montrer plus réaliste devant les buts. A la 63ème, FOURNIER, aux prises avec un défenseur breton, choit en pleine surface de réparation, mais l’arbitre Mr KALT n’étant pas né de la dernière pluie, de penalty il n’y a point. Plus les minutes défilent et plus les travées s’impatientent. Le PSG est le plus souvent maître du ballon mais s’entête à vouloir passer dans l’axe, là où justement la défense bretonne est la plus attentionnée… A la 70ème minute, le coach parisien effectue son premier changement. Laurent FOURNIER cède sa place à Xavier GRAVELAINE, qui reçoit pour l’occasion une salve d’encourage-ments, et Francis SMERECKI l’imite aussitôt en sortant un milieu de terrain, TOMIC, pour un défenseur, GUILIANO.

Reste que le PSG se procure la plupart de ses occasions sur coups de pieds arrêtés, comme à la 72ème où il ne manque que quelques centimètres à MAHE pour redresser un corner de LE GUEN; ou encore cinq minutes plus tard, où ROCHE voit sa reprise atterir sur la barre transversale ! Même si l’arbitre avait préalablement signalé une faute, le constat est sévère, cela ne rentre pas… FERNANDEZ espère qu’avec un cinquième attaquant (!), en l’occurence NOUMA, sa formation va enfin trouver la faille, mais force est de constater qu’il n’en est rien. Certes, tour à tour, DJORKAEFF, ROCHE et NOUMA ont la balle de deuxième but, soit au bout du pied, soit de la tête, mais le promu ne flanche pas. A la dernière minute de jeu, RAI obtient un coup-franc idéalement placé à l’entrée de la surface de réparation. Le mur breton a du mal à se mettre en place, DIVERT et LECOMTE écopent d’ailleurs d’un avertissement, malheureusement HUGUES est sur la trajectoire… Mr KALT siffle la fin de la rencontre, les supporters de la Capitale peuvent alors siffler copieusement leurs « guerriers » !

Réactions (« Champions d’Europe! ») :

Luis Fernandez : « Je suis bien évidemment déçu par le résultat, car une fois encore, nous aurions dû nous mettre à l’abri plus tôt. Guingamp a fait son match et s’est bien battu, mais ce n’est pas une raison suffisante. Mon équipe n’est pas encore au top, ce qui est normal, car tous les joueurs n’ont pas suivi la même préparation. Perdre deux points ainsi est rageant, mais le championnat est encore long. Maintenant, il faut se dire que nous allons rattraper cela à Nantes. Donc qu’on y va pour gagner. Ce sera dur, mais j’y crois. »

Les notes (Paris GO) :

LAMA : 11. En tout et pour tout, Bernard ne fut sollicité qu’en quatre occasions, dont une, lui fut fatale. En résumé, il a surtout assisté au manque de réalisme de ses coéquipiers…

FOURNIER : 10. Laurent a éprouvé quelques difficultés dans son couloir et en particulier sur le but guingampais. Xavier GRAVELAINE qui l’a remplacé a démontré une envie évidente de se battre.

ROCHE : 12. Son placement fut rarement pris en défaut et ses interventions sont toujours aussi appréciables. Légèrement « sonné » en début de seconde période, ce qui ne l’a pas empêché de porter le danger sur les corners.

MAHE : 12. Pour sa première apparition sous ses nouvelles couleurs, Stéphane a éprouvé quelques difficultés à maîtriser tantôt DIVERT, tantôt ROUXEL, mais la présence de ROCHE l’a mis au fur et à mesure au diapason.

COLLETER : 11. Patrick s’est signalé d’entrée de jeu en effectuant un centre-tir plutôt vicieux, et a par la suite tenté plusieurs débordements qui n’ont pas connu la réussite escomptée. Remplacé par Pascal NOUMA à la 78ème.

BRAVO 11. A une nouvelle fois parcouru le terrain de long en large, mais Daniel fut beaucoup moins en vue qu’à l’accoutumée.

GUERIN : 11. Idem que Daniel.

LE GUEN 12. Une passe décisive, une demi-douzaine de corners, deux tirs, un coup-franc, Paul a étalé sa panoplie et fut à l’origine de nombreux mouvements offensifs.

DJORKAEFF : 11. On attendait beaucoup de ce premier contact avec le Parc des Princes, et Youri nous laisse finalement sur notre faim. S’est toutefois réveillé en fin de match, mais la réussite l’a encore fui.

RAI : 13. Le meilleur parisien sans aucun doute. Passeur, relayeur, notre champion du monde fut dans tous les bons coups. Dommage qu’il n’ait pas eu le même réalisme que contre Bastia.

DELY VALDES : 12. Première titularisation en Championnat de France et première réalisation de l’international panaméen. Une tête sur le poteau avait donné le ton, sa seconde tentative n’est donc que justice.


Le stade :

Le Parc des Princes
Le Parc des Princes

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