Troyes – PSG 1-2, 19/10/02, Ligue 1 02-03

Martin Cardetti

Samedi 19.10.2002, Championnat de France, Ligue 1, 11e journée (3e place) à Troyes, au Stade de l’Aube :
A.T.A.C. TROYES – PARIS ST-GERMAIN F.C.  1:2 (1:2)
– 13 976 spectateurs. Buts : Martin Cardetti, 3′, Ronaldinho Gaùcho, 7′, Saïfi, 18′.
L’Équipe du PSG : Lionel Letizi – Cristóbal Parralo, Mauricio Pochettino, Gabriel Heinze, Lionel Potillon – Frédéric Déhu, Paulo César – Fabrice Fiorèse (Bartholomew Ogbeche, 74′), Ronaldinho Gaùcho (Selim Benachour, 62′), Jérôme Leroy – Martin Cardetti (Talal El-Karkouri, 67′). Entraîneur : Luis Fernandez.
Avertissements à Cristóbal Parralo, Frédéric Déhu et Lionel Potillon.
Expulsion : Jérôme Leroy, 65′.


Maillot utilisé :

Maillot extérieur 2002-03 (collection maillotspsg)
Maillot extérieur 2002-03 (collection MaillotsPSG)

Billet :

(collection La Mémoire du PSG)
(collection La Mémoire du PSG)

Programme :

(collection La Mémoire du PSG)
(collection La Mémoire du PSG)

Photos du match :

Fabrice Fiorese taclé
Fabrice Fiorese taclé (Ch. Gavelle)
Bartholomew Ogbeche s'échappe...
Bartholomew Ogbeche s’échappe… (Ch. Gavelle)
Jérôme Leroy expulsé par Monsieur Bré
Jérôme Leroy expulsé par Monsieur Bré (Ch. Gavelle)
Martin Cardetti
L’argentin Martin Cardetti, qui ouvira le score dès la 3ème minute (Ch. Gavelle)
Le parcage parisien
Le parcage parisien (Ch. Gavelle)

Vidéo :


Compte-rendu (psg.fr) :

Dix minutes ont suffi à Paris pour s’offrir une probante cinquième victoire. Le temps que Cardetti puis Ronaldinho mettent Heurtebis sous l’éteignoir, et donnent ainsi au PSG un avantage irrémédiable. Et si cette victoire est belle, c’est aussi parce que réduit à dix après l’exclusion de Leroy, puis à neuf après la blessure de Paulo Cesar, ce Paris a montré qu’il avait du cœur. Les absents comme les retardataires ont toujours tort. Trois buts en moins de vingt minutes dont un premier de Cardetti dès la quatrième minute, c’est dire si d’un côté comme de l’autre on a occulté le traditionnel round d’observation. Il ne fallait donc pas s’attarder dans les magasins d’usines du côté de Troyes, car cette rencontre a véritablement démarré tambour battant avant de retomber comme un soufflé passé trente minutes de jeu.
Ce premier but du PSG sera à visionner dans toutes les écoles de football. Un ballon qui arrive dans les pieds de Cardetti, seul au second poteau, après être successivement passé entre les crampons de Jérôme Leroy, Ronaldinho, puis Fiorèse. Un jeu fait de passes courtes qui déstabilise l’arrière-garde troyenne et qui permet à l’Argentin d’ajuster du plat du pied Heurtebis (4e, 0-1). Le scénario idéal pour le PSG, et qui fait du petit attaquant parisien le meilleur buteur actuel des Rouge et Bleu. Et ce n’est pas fini. Les Troyens, avant-derniers de Ligue 1 avant le coup d’envoi, ont tout juste le temps de relever le menton, que Ronaldinho les met KO debout ! Une talonnade de Cardetti lance le Brésilien à la rencontre de Heurtebis. Petite pichenette du champion du Monde, et 2-0 pour le PSG (9e). La colonie Rouge et Bleu laisse exploser sa joie. La messe est-elle déjà dite ? Que neni… Un missile de Saifi vient se loger dans la lucarne de Letizi et oblige les Parisiens à revenir sur terre (19e, 1-2).

Après vingt minutes complètement folles, l’intensité diminue d’un cran et les Parisiens cèdent le monopole du ballon à leurs hôtes. Ou comment attendre pour mieux contrer. Et l’occasion va être limpide. Paulo Cesar lance Cardetti puis Leroy avec le seul Meniri comme défenseur entre les deux joueurs au maillot blanc. L’Argentin attire vers lui le dernier rempart troyen et peut tranquillement glisser le cuir à Jérôme Leroy. On joue alors la 41e minute, et ce troisième but aurait fait le plus grand bien au PSG. « Aurait » car le milieu de terrain parisien manque le cadre à la grande colère de Luis Fernandez. C’était la balle du KO. Il est des déplacements où les supporters du PSG surpassent vocalement leurs homologues locaux. C’était le cas ce soir ! Mais pas de quelques décibels. Des encouragements récompensés par une belle percée de Leroy qui vient se heurter sur le roc Meniri (50e). Face à des Troyens peu enclins à tenir le ballon et à faire le jeu, le PSG joue à la passe à dix, en attendant que les joueurs de Bonnevay se décident à jouer. Tout simplement.

La petite altercation entre Déhu et Meniri a le don de réveiller les vingt-deux acteurs, et redonne du même coup de l’envie à la colonie parisienne. Un regain d’engagement vite gâché par le geste de Leroy. Une faute non sifflée par M. Bré pousse le parisien à commettre l’impardonnable. Au coude à coude avec Hamed, Leroy s’essuie les crampons sur le torse de son vis-à-vis. Personne ne conteste véritablement la décision de l’arbitre, et c’est la tête basse que Leroy quitte ses partenaires (65e)… Le remplacement de Cardetti par El-Karkouri en dit long sur les intentions de Luis Fernandez. Les Parisiens doivent s’accrocher à ce petit but d’avance, et Luis lance Ogbeche à l’assaut des buts d’Heurtebis. Comme bien souvent dans pareilles situations, le PSG recule et ne fait que repousser les offensives troyennes. La blessure de Paulo Cesar (84e) alors que les trois remplacements ont déjà été effectués au PSG, ne fait qu’accentuer les difficultés des partenaires de Pochettino. C’est finalement grâce à des arrêts de classe internationale de Letizi, et un sauvetage de Talal sur sa ligne, que le PSG obtient ce qu’il était venu chercher. Trois points qui placent Paris dans d’excellente disposition avant la réception de Marseille samedi prochain. Un tout autre match. Sans aucun doute.

Déclarations d’après-match (via psgmag) :

Lionel Letizi : « On a vraiment beaucoup souffert face à des Troyens qui n’ont rien lâché. En première mi-temps, cela s’est bien passé. En seconde période, à dix, c’était plus difficile. Mais nous avons défendu et nous nous sommes bien accrochés pour ramener les trois points. Nous avons puisé dans nos réserves, mais c’était primordial avant de recevoir Marseille. Disons qu’on a été conquérants au début, à la peine à la fin. On n’a pas grand-chose à se reprocher. Mais franchement, je pensais que cela allait être un peu plus simple. En menant assez vite deux à zéro, on peut s’attendre à une soirée tranquille. Mais bon, malgré tout nous n’avons rien lâché et nous ne nous sommes pas endormis sur nos lauriers. On a su être efficaces. On aurait même pu marquer un troisième but en fin de première période. A onze, c’est déjà pas évident… Mais alors à neuf ! (sourire) C’est difficile. Tout le monde doit s’accrocher, des attaquants aux défenseurs. C’était vraiment une victoire collective. On ne s’occupe pas trop des autres équipes de tête. L’important, c’est nous. Si on continue les bons résultats, forcément un jour ou l’autre on va s’installer tout en haut. Mais il ne faut pas s’enflammer. »
Luis Fernandez (entraîneur-manger du PSG) : « Nous avons été héroïques en seconde mi-temps où l’on a vu toute la volonté d’un groupe. Nous avons été courageux ce soir lorsque nous sommes passés à dix, puis à neuf après la blessure de Paulo Cesar (distension du ligament interne du genou gauche, le docteur Chalabi fera le point à ce sujet lundi, nda). Nous nous sommes retroussés les manches face à une bonne équipe de Troyes. Nous avons voulu faire mieux que face à Lille (1-2) et à Montpellier (1-1). Contre Marseille, Andre Luiz sera de retour, Nyarko également, nous allons récupérer nos blessés, c’est bon signe. »

Jacky Bonnevay (entraîneur de Troyes) : « Nos deux erreurs ont créé un début de match très difficile pour nous, et malheureusement notre match se résume à cela. S’il faut marquer trois buts pour gagner face au PSG, c’est trop ! »

Mauricio Pochettino (défenseur et Capitaine du PSG) : « Peut-être que Troyes sera notre match de référence pour la solidarité. Nous avons bien joué en première mi-temps, moins bien lors de la seconde mais c’était là un moment difficile à vivre, surtout lorsque nous nous sommes retrouvés à neuf. Reste que pour accomplir les ambitions du PSG cette saison, il faut gagner ce type de match. »

Les notes du Parisien (via psgmag) :

Letizi (7,5). Irréprochable, il s’est illustré à plusieurs reprises par des interventions remarquables, dont une dans les arrêts de jeu. Décisif, comme souvent. Paris lui doit ses trois points.
Cristobal (5,5). Peu à son avantage en première mi-temps, il s’est parfois fait surprendre par des appels dans son dos. Sa science du placement fut fort utile en fin de partie. Averti (93e).

Pochettino (6). Beaucoup plus présent en seconde période, le capitaine parisien ne semble pas toujours à son aise. Ses relances hésitantes ont rarement trouvé preneur.

Heinze (7). L’Argentin a encore réussi un très bon match. Il n’était pourtant pas aisé de combler les larges espaces laissés par le milieu de terrain. Tranchant, il sait mettre l’équipe dans le bon sens.

Déhu (5,5). Il s’adapte tant bien que mal au poste ingrat de « libero devant la défense ». Précieux dans la récupération, il ne sait pas comment se rendre utile quand Paris a le ballon. Averti (82e).

Fiorèse (5,5). Une passe décisive sur le but de Cardetti et c’est à peu près tout. Il s’est rarement montré dangereux dans son couloir droit car son association avec Paulo Cesar a fait double emploi. Remplacé par Ogbeche (74e), qui a manqué de lucidité.

Paulo Cesar (5,5). Après ses coups d’éclat face à Guingamp, le Brésilien a pris confiance et tente de plus en plus de gestes difficiles. Résultat : il est beaucoup moins efficace et gagnerait à simplifier son jeu.

J. Leroy (3,5). Beaucoup moins brillant qu’en début de saison, il rate l’immanquable en fin de première période quand il se retrouve seul face au but. Il perd son sang-froid de façon incompréhensible et est logiquement expulsé (65e). Comme l’an dernier, il ne jouera pas contre Marseille…

Potillon (6). Peu à l’aise dans le rôle de joueur de couloir gauche, il a rarement dépassé la ligne médiane. Solide en défense. Averti à la 28e.

Ronaldinho (6,5). Deuxième attaquant derrière Cardetti, il est à l’origine du premier but et met Paris à l’abri sur sa première occasion. Il a ensuite attendu les bons ballons. Remplacé par Benachour (63e), volontaire mais parfois brouillon.

Cardetti (6). Seul en pointe, il inscrit son premier but à l’extérieur, son septième de la saison. Il améliore ses statistiques quatre minutes plus tard en adressant une passe décisive à Ronaldinho. Très discret par la suite, il sera remplacé par El Karkouri (68e), auteur d’un geste décisif dans les arrêts de jeu.


Le stade :

Vue aérienne du stade de l'Aube pendant les travaux de 2002
Vue aérienne du stade de l’Aube pendant les travaux de 2002

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