PSG – Marseille 2-0, 13/10/00, Division 1 00-01

Sortie "virile" de Trevisan face au même Christian

Vendredi 13.10.2000, Championnat de France, Division 1, 11e journée (1re place) à Paris, au Parc des Princes :
PARIS ST-GERMAIN F.C. – OLYMPIQUE DE MARSEILLE  2:0 (0:0)
– 44 076 spectateurs. Buts : Laurent Robert, 61′, Christian Corrêa, 90′.
L’Équipe du PSG : Lionel Letizi – Jimmy Algérino, Éric Rabésandratana, Sylvain Distin, Bernard Mendy – Stéphane Dalmat, Frédéric Déhu (Pierre Ducrocq, 83′), Peter Luccin, Laurent Robert – Nicolas Anelka, Christian Corrêa. Entraîneur : Philippe Bergeroo.
Avertissements à Peter Luccin et Éric Rabésandratana.


Maillot utilisé (à manches longues) :

Maillot domicile 2000-01 (collection http://maillotspsg.wordpress.com)
Maillot domicile 2000-01 (collection MaillotsPSG)

Billet :

(collection La Mémoire du PSG)
(collection La Mémoire du PSG)

Programme :

(collection La Mémoire du PSG)
(collection La Mémoire du PSG)

Photos du match :

Eric Rabesandratana à la poursuite de Belmadi
Eric Rabesandratana à la poursuite de Belmadi
Nicolas Anelka devance Gallas
Nicolas Anelka devance Gallas
Christian balle au pied
Christian balle au pied
Sortie "virile" de Trevisan face au même Christian
Sortie « virile » de Trevisan face au même Christian
Le Kop de Boulogne
Le Kop de Boulogne
Le tifo du Virage Auteuil...
Le tifo du Virage Auteuil… (Mouvement Ultra)
Le match est lancé!
Le match est lancé! (Mouvement Ultra)

Vidéo (les deux buts) :


Compte-rendu (psgmag) :

PARIS DOMINE LE DÉBUT DE MATCH, MAIS SANS OCCASION

Au début du match, on sent toute la tension que l’on attendait sur le terrain : il y a beaucoup de monde au milieu de terrain, et les occasions véritables se font rares… Toutefois, c’est le PSG qui domine ce début de match et qui se trouve le plus souvent en position d’attaque : un hors – jeu (9ème) signalé contre Christian montre les tentatives des Parisiens de jouer en profondeur, malgré le resserrement de la défense marseillaise. Le premier quart d’heure est donc rapidement atteint, sans qu’aucun gardien ne soit vraiment mis en danger. Mais, à la 14ème minute, on notera tout de même la bonne frappe de Peter Luccin, monté aux avant – postes : à l’entrée de la surface, Luccin contrôle et adresse une bonne frappe du droit, malheureusement pas assez éloignée de Trevisan (14ème). Quelques minutes plus tard, c’est une longue balle en profondeur qui met le danger dans l’axe défensif marseillais, mais Anelka est devancé (16ème).

LE MATCH S’ÉQUILIBRE, PARIS EST BLOQUÉ DANS L’AXE

Les Marseillais ne parviennent pas à sortir de leur moitié de terrain, même s’ils se créent une occasion dangereuse peu avant la 20ème minute : Bakayoko est servi dans la surface, Distin se déchire et laisse passer le ballon, mais Rabesandratana viendra, dans son rôle de pompier de service, pour dégager loin. Malgré cette action, Distin réalise un très bon début de match et se montre bien plus à l’aise dans l’axe (son poste de formation) que sur le côté gauche, gagnant la grande majorité de ses duels. A l’approche de la première demi – heure de jeu, le match s’équilibre un peu et le duel entre Bakayoko et notre numéro 15 s’annonce explosif… A noter qu’il est sous le coup d’une suspension, en cas de carton jaune reçu ce soir (ce serait son troisième depuis le début du Championnat). Côté parisien, on tente toujours, mais le regroupement défensif marseillais (qui jouent à cinq derrière) empêche le PSG de jouer directement vers les buts de Trevisan. On voit ainsi beaucoup Mendy (à gauche), et surtout Algerino (à droite) monter dans son couloir : ses centres arrivent régulièrement devant le but, mais Anelka (au premier poteau) est contré à chacune de ses tentatives…

LE MATCH TARDE A S’EMBALLER, LES ATTAQUANTS PEINENT

Le match tarde à s’emballer, en dépit des tentatives parisiennes, et on voit peu de grosses occasions : à Marseille, le jeu n’est pas véritablement organisé en attaque, alors qu’à Paris les attaquants ne parviennent pas à faire la différence. Robert est pour le moment très discret, comme Christian, et Dalmat joue trop bas… Autant dire que l’animation offensive du milieu de terrain, habituellement la force majeure du PSG, est à la peine. La plus grosse occasion parisienne interviendra à quelques minutes de la fin de la première période : les Parisiens récupèrent la balle au milieu de terrain, et mettent immédiatement en place un contre à 3 contre 3, mais l’initiateur de cette action tarde trop pour donner à Anelka, qui se retrouve alors en position de hors – jeu quand il est servi (38ème). Par ailleurs, Anelka continuera son action malgré le coup de sifflet de l’arbitre et se fera attrapé la jambe par Trevisan… Bref, il y avait sûrement quelque chose de mieux à faire, si Anelka avait été servi plus tôt…

AVANT LA MI – TEMPS, 2 GROSSES ACTIONS SAUVÉES (LETIZI)

Puis Marseille réagit de suite : Marcelinho, à gauche, combine avec Bakayoko, qui lui remet entre Algerino et Rabesandratana. Le Brésilien se présente donc seul face à Letizi et se procure là la plus grosse occasion… Heureusement, l’ancien Messin parade d’un bon réflexe et repousse la frappe de Marcelinho (39ème). En toute fin de période, les occasions se multiplient : Robert obtient deux coup – francs consécutifs, à 28 puis 23 mètres, mais ne les cadre pas… Ce sont par ailleurs ses deux seuls tirs du match ?! Puis l’OM obtient lui – aussi un coup – franc, côté droit (40ème). Finalement, c’est encore Marseille qui se montre dangereux avant la mi – temps, Issa et Dos Santos se trouvant très près de pouvoir pousser la balle au fond des filets. Mais ils se gênent, grâce au retour de Distin, et l’action ne donnera rien (43ème). Monsieur Poulat renvoie donc les deux équipes sur ce score de 0-0, au terme de 45 minutes pas des plus emballantes…

LETIZI SAUVE… ET BUT DE ROBERT JUSTE APRÈS !

Au retour des vestiaires, le milieu de terrain parisien a toujours autant de difficultés à récupérer le ballon et organiser le jeu et seules des actions individuelles parviennent à mettre le ‘danger’ devant les buts de Trevisan, comme la frappe d’Anelka des 20 mètres, mais qui passe au – dessus (51ème). Les supporters parisiens donnent de la voix, mais plus le temps passe et moins les Parisiens semblent en mesure d’inquiéter Trevisan… Le « Paris est magique », échangé entre Auteuil et Boulogne, retentit dans le Parc mais Marseille domine toujours ce début de deuxième mi – temps, Marcelinho se procurant même un nouveau face à face avec Letizi : côté gauche, il se présente devant les buts parisiens, mais Letizi sauve une nouvelle fois (60ème) ! C’est une nouvelle fois de la droite, et de Jimmy Algerino, que viendra la solution : l’ancien Castelroussin déborde jusqu’au point de corner, puis centre au second poteau… Là se trouve Robert, qui arrive lancé et seul dans la défense olympienne : il se couche parfaitement et sa tête piquée, croisée, trompe Stéphane Trevisan (1-0, 61ème). C’est le huitième but de Robert cette saison, son sixième en six matches de Championnat au Parc !

CHRISTIAN SE RÉVEILLE ET DEVIENT INTENABLE : 2ème BUT

Grâce à ce but, les Marseillais sont obligés de se livrer un peu plus et les Parisiens semblent plus libérés. Ils repartent ainsi de suite à l’attaque, et tentent de profiter des espaces dans le camp marseillais pour lancer la vitesse d’Anelka ou de Robert à gauche. Le match s’anime alors, le Parc est en fête et Paris domine à nouveau. Malheureusement, quelques minutes plus tard, les Marseillais se reprennent et dominent à nouveau les débats. Adriano remplace Marcelinho (65ème), et les coup – francs se multiplient à proximité de la surface de proximité des 16 mètres parisiens : N’Gotty montre que sa frappe de balle est toujours aussi puissante, mais Letizi veille (74ème). A Paris, Ducrocq remplace Déhu au milieu (83ème) et Paris reprend la maîtrise du jeu : on assiste alors au réveil de Christian, intenable en ce dernier quart d’heure alors qu’on l’avait peu vu jusqu’alors (comme Robert). Sur un centre de Ducrocq, à droite, Christian place sa tête au second poteau… mais elle passe au – dessus (85ème). Qu’à cela ne tienne, le Brésilien aura l’occasion de se reprendre peu après : sur le côté droit, Anelka exerce son habituel pressing sur Gallas, qui veut relancer. Cherchant à dribbler Anelka, le défenseur olympien se voit parfaitement contré par Anelka, qui accélère et glisse du plat du pied à Christian. Ce dernier contrôle, pivote et frappe en demi – volée. La balle finit dans le petit filet opposé (2-0, 90ème) : le PSG s’impose donc 2-0 face à « l’éternel rival » et reprend la tête de la Première Division, avec deux points d’avance sur Bastia.

Réactions :

Philippe Bergeroo : « Les joueurs ont respecté le schéma tactique. Ils se sont montrés agressifs pour gagner les duels. On a su attendre et développer notre jeu. A 1-0, les Marseillais se sont découverts. L’important, c’est que les gars n’ont rien lâché. J’ai plusieurs options. On sait que Frédéric Déhu peut jouer en milieu de terrain. Mais je n’oublie pas Pierre Ducrocq, ni Édouard Cissé. On a besoin d’un groupe d’une vingtaine de joueurs. C’est important de prendre la tête du Championnat et de rester invaincu au Parc des Princes. »

Abel Braga : « L’OM a été fort. Mon gardien n’a pas fait d’arrêt alors que Letizi a été le meilleur joueur du match. Si tu as des occasions et que tu ne marques pas, c’est difficile. Eux ils ont eu une occasion, ils ont marqué, ils ont eu de la chance. On a essayé de jouer, on a été bien placé, on a fait un beau marquage de zone. Ce qui n’est pas bon, on en parle entre nous. Le résultat n’est pas bon, mais pour le jeu on a été les meilleurs. C’est pas de chance. Nous n’avons pas eu de réussite, nous avons fait un bon match, nous étions bien place. Ils n’ont pas eu une seule occasion et soudain, un centre, un but. C’est la réalité du haut niveau. Le réalisme a payé. »

Peter Luccin : « On est heureux mais il va falloir très vite redescendre sur terre avant Munich. C’est une grosse satisfaction d’être leaders car Bastia a perdu. Lionel nous a fait des arrêts déterminants. Ils ont eu des grosses occasions mais on su mieux gérer nos efforts. Et être plus lucides. En deuxième mi – temps, ils sont un peu partis à l’abordage. Cette victoire va nous blinder mentalement. Cette victoire, c’est la moitié d’une première marche vers le titre. »

Jérôme Leroy : « Nous n’avons pas rougir de cette défaite. On est jamais à l’abri d’un contre. C’est avant le premier but de Paris que l’on aurait dû tuer le match. La réussite nous fuit actuellement. La manière est là, pas le résultat. Il ne faut pas accabler nos attaquants. On a vu un très bon match. »

Nicolas Anelka : « Je me suis trompé, ce n’est peut – être pas tout à fait un match comme les autres ce PSG – OM. L’ambiance de feu, l’envie de gagner des occasions des deux côtés. J’espère que vous tous qui avez vu le match avait pris du plaisir. C’était vendredi 13 et il nous a porté bonheur avec deux buts, trois points et la tête du championnat. Dans les vestiaires après la rencontre, je peux vous dire que c’était la joie en apprenant que Bastia avait perdu et qu’on état premier. Je voudrais d’ailleurs juste dire un mot sur Letizi. Lui, c’est le top ! Il est vraiment un grand, et même il m’impressionne. Vous avez vu comme il nous a sauvé ?! Pour moi sa place en Équipe de France il la mérite sans problème. En France en ce moment je ne vois pas qui est plus fort. »

Lionel Letizi : « J’essaie de progresser petit à petit. En ce moment, j’ai la chance de jouer sur ma vraie valeur avec un peu de réussite en plus. La différence, c’est en disputant ce genre de match qu’on la fait. Je découvrais ce genre de match très important pour nos supporters. Il y a une grosse ambiance, un peu de tension, c’est super agréable. Surtout d’entendre les supporters chanter. Je pense qu’ils sont contents. Pour l’instant, on va savourer cette belle victoire le temps d’un soir. Dès demain (aujourd’hui), on oublie tout et on se focalise sur le déplacement de mercredi à Munich. »

Christian : « Si j’ai touché des ballons exploitables pendant le match ? Oui, heu… trois, ça doit être ça ? (Rires) Je ne me voyais plus marquer. Mais Rabesandratana m’a dit de continuer, que je finirais par y arriver. Et puis, Dieu a aussi vu tous mes efforts et il m’a récompensé. Après le match, mon père m’a dit que le football, c’était ça. L’important, c’est d’être réaliste. Ce n’est pas la première fois que cela nous arrive. J’espère que c’est le signe d’une réussite de Champion ! »


Le stade :

Le Parc des Princes
Le Parc des Princes

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