PSG – Monaco 1-2, 05/01/02, Division 1 01-02

Joaquim Agostinho (O. Lejeune)

Samedi 05.01.2002, Championnat de France, Division 1, 20e journée (6e place) à Paris, au Parc des Princes :
PARIS ST-GERMAIN F.C. – A.S. MONACO F.C. 1:2 (1:0)
– 42 141 spectateurs. Buts : Ronaldinho Gaùcho, 41′ sur penalty ; S.Camara, 63′, Gallardo, 90′.
L’Équipe du PSG : Lionel Letizi – Cristóbal Parralo (Bernard Mendy, 67′), Talal El-Karkouri, Mauricio Pochettino, Lionel Potillon (Joaquim Agostinho, 67′) – Hugo Leal, Frédéric Déhu, Édouard Cissé – Bartholomew Ogbeche, Ronaldinho Gaùcho – Laurent Leroy (José Aloísio, 29′). Entraîneur : Luis Fernandez.
Avertissements à Talal El-Karkouri et Laurent Leroy.


Maillot utilisé :

Maillot domicile 2001-02 (collection http://maillotspsg.wordpress.com)
Maillot domicile 2001-02 (collection MaillotsPSG)

Billet :

0102_PSG_Monaco_billet


Programme :

(collection La Mémoire du PSG)
(collection La Mémoire du PSG)

Photos du match :

Lionel Potillon
Lionel Potillon
But de Ronaldinho sur Penalty
But de Ronaldinho sur Penalty
Edouard Cissé évite un tacle
Edouard Cissé évite un tacle
Hugo Leal à la lutte
Hugo Leal à la lutte
Joaquim Agostinho (O. Lejeune)
Joaquim Agostinho (O. Lejeune)
La Virage Auteuil fête les dix ans des Lutèce Falco
La Virage Auteuil fête les dix ans des Lutèce Falco

Vidéo :


Compte-rendu (psg.fr) :

Les avoir(s) gelés

Paris la voulait tant. Pour lui comme pour ses supporters. Une victoire pour bien débuter l’année, une victoire qui enfin en appellerait d’autres. Mais rien n’y fait. Paris est maudit dans son antre, et plus ça va, et plus le doute va se propager façon grand huit, dans l’esprit des joueurs. Mais il faut bien reconnaître le parfait réalisme de l’équipe monégasque. Les vœux parisiens ne sont pas encore exaucés.

Au Parc des Princes

Il faudra bien que ça s’arrête. Le plus tôt possible serait le mieux. Gagner au Parc, chez soi : une sinécure. Car à Paris cette saison, c’est le monde à l’envers. Impressionnants à l’extérieur, la bande à Luis ne parvient pas à s’extirper de ses vieux démons du côté de la Porte de Saint-Cloud. Et rien, mais rien n’y fait. Avant cette rencontre, on s’était même dit que Monaco, qui n’a pris qu’un seul point à l’extérieur depuis le début de la saison, était le candidat idéal pour stopper l’hémorragie.

Que nenni. Les hommes de Deschamps étaient venus avec des intentions louables qui ce sont transformés, malgré le froid, en véritable happy end.
Ce froid qui a la particularité notable de réchauffer les esprits. En l’espace de vingt minutes (10e à 30e), l’arbitre va distribuer pas moins de cinq cartons de part et d’autres (Nyarko, Marquez, Camara, El-Karkouri et Leroy). Du coup, Monsieur Duhamel demande aux deux capitaines de calmer tout leur petit monde. La pression de la rencontre conjuguée à une pelouse qui rend difficile la fluidité du jeu, et c’est tout un spectacle qui en pâtit.

Heureusement, au milieu de tout cela il y a le génie de Ronaldinho. L’international Brésilien, couvert comme jamais, a certainement besoin de se réchauffer. Ses grandes cavalcades sont un véritable régal pour le public, et ce, même si la finition n’y est toujours pas. Paris qui a bien compris qu’il fallait un peu plus laisser venir l’adversaire, s’il voulait ne pas poursuivre sa mauvaise série à domicile (sept nuls en championnat), est beaucoup moins conquérant qu’à l’accoutumée. Les actions son rares, et le spectacle offert durant la première demi-heure, peu folichon. Le premier tir arrive à la vingtième minute de jeu, c’est Gallardo qui en est l’auteur. Le lutin argentin place un bon coup de patte à vingt-cinq mètres qui rebondit devant Letizi, mais c’est sans réel danger pour le portier parisien.

Quelques minutes après cette action, Camara hérite d’un ballon perdu après un corner joué en deux temps. Le Monégasque n’a pas le temps d’en profiter car Pochettino est déjà là (24e). Paris se décide alors à sortir de sa réserve. Hugo Leal, l’un des meilleurs parisiens du soir, sert en diagonale Ronaldinho mais le ballon file entre ses jambes pour Ogbeche qui n’a pas le temps d’armer sa frappe. Tant pis, puisque Leal a suivi l’action dont il est à l’initiative, et adresse un missile qui file juste à gauche des buts de Roma (28e).

Sur une action anodine le long de la touche, Leroy dispute un ballon à Gallardo. Sur son tacle, l’attaquant parisien tombe à terre en se tordant de douleur. Cette cheville droite cassée qu’il a soigné pendant plus de six mois a peut-être souffert plus qu’il n’en faudrait. En tout état de cause, il quitte le terrain précipitemment, laissant sa place à Aloisio (29e).

L’incident passé, Nonda se remet au travail et place un tir dangereux (33e). Dans ce concert d’occasions peu franches ou avortées trop tôt, Paris choisit de ranimer la flamme. Sur un long centre fuyant, Potillon cherche la tête d’Aloisio. Venu s’interposer, Rool pousse l’attaquant brésilien, du coup Monsieur Duhamel désigne sans sourciller le point de penalty. Ronaldinho s’en charge (43e). Paris a pour l’instant bien laissé venir son adversaire.

Maîtrise monégasque

Après la pause, Cissé et Paris repartent d’un bon rythme. Une première volée du milieu parisien s’échoue dans les bras de Roma (46e), avant qu’une tête d’Aloisio sur un centre de Ronaldinho, ne termine sa course à côté du but visiteur. Mais Monaco n’a pas dit son dernier mot. Loin de là même. L’ex-Niçois Cubilier alerte les gants d’un autre ancien aiglon, Letizi (61e). Un avertissement sans frais, puisque dans la minute qui suit, Camara dispute à Cristobal et El-Karkouri un ballon qui tarde à être dégagé. L’attaquant de Monaco s’arrache et lâche un joli extérieur du pied droit qui termine dans la lucarne (62e).

Echaudés, les hommes de Luis repartent à l’assaut des buts de Roma. A bout portant, Leal oblige le gardien monégasque à un arrêt décisif de l’épaule, mais l’action ne s’arrête pas là puisque le ballon revient dans les pieds d’Aloisio qui la reprend comme elle vient, mais cette fois encore ce n’est pas cadré (63e).
Luis met toutes les chances de son côté, et cette fois Cristobal et Potillon laissent leurs places à Mendy et Agostinho (66e).

Bien inspiré le Luis, puisque l’action la plus dangereuse qui va suivre est l’œuvre de ces deux hommes. Un centre au cordeau d’Agostinho trouve la volée du droit de Mendy, qui frôle le poteau gauche de Roma (74e). C’est chaud, très chaud. En même temps, Monaco ne montre pas de signes inquiétants. Paris place deux bonnes accélérations avant les trois minutes de jeu additionnel. Ogbeche seul face à Roma ne cadre pas assez sa frappe (89e), avant que Mendy n’en fasse de même dans la continuité de l’action. Pourtant, les hommes de Deschamps semblent plutôt sereins.

Et cela se vérifie dans la dernière minute de la rencontre. Bien décalé par Nonda, Gallardo se retrouve au coin de la surface de réparation et arme une frappe qui va mourir dans la lucarne opposée (90e). Monaco tient sa première victoire à l’extérieur, tandis que les rêves parisiens se font un peu plus cauchemardesques.

Réactions :

Luis Fernandez (Entraîneur-Manager du PSG)
 » C’est une grande déception car si nous avons fait une bonne première période, Monaco nous a été supérieur après la pause. Il faut reconnaître que sur l’ensemble de la partie Monaco a été meilleur que nous et a fait le match parfait. Mais nous sommes surtout déçus pour Lolo Leroy. Le voir se blesser à nouveau aussi grièvement, cela nous affecte tous beaucoup. Nous n’avons pas su marquer le second but qui nous aurait permis de nous mettre à l’abri. Ce soir, je ne peux pas dire que notre adversaire a fermé le jeu. Monaco est venu avec l’envie d’aller de l’avant. Leur égalisation nous a mis KO et nous n’avons pas su réagir. Je crains que nous ayons un blocage au Parc. J’ai pourtant décidé de faire entrer deux ailiers. Cela ne m’a pas réussi ce soir, cela me réussira une autre fois.  »

Didier Deschamps (Entraîneur de l’AS Monaco)
 » Nous avons bien maîtrisé notre sujet. Après avoir été injustement mené à la mi-temps, j’ai calmé mes joueurs à la pause, pour mieux repartir de l’avant. Même si la victoire en toute fin de match est un peu heureuse, nous nous sommes créés des opportunités. Ces trois points sont très importants pour nous, d’autant que j’ai de nombreux motifs de satisfactions. Mais il ne faut surtout pas s’enflammer, nous avons un mois de janvier démentiel à gérer. Gallardo c’est un peu comme Zidane, s’il est bon, l’équipe suit.  »

Frédéric Déhu (Défenseur et capitaine du PSG)
 » C’est difficile de commencer l’année par une défaite. C’est très douloureux, surtout parce que nous perdons une nouvelle fois Lolo. Après une très bonne première mi-temps, nous avons pris un coup derrière la tête dès leur égalisation. Comme nous vivons un vrai syndrome en ne parvenant pas à l’emporter au Parc, la confiance fuit et le doute s’installe. Maintenant, il ne nous reste qu’à continuer à travailler, et essayer d’inverser la tendance à la maison. Et ce, dès mardi face à Guingamp.  »

Mauricio Pochettino (Défenseur du PSG)
 » C’est une grande déception. Notre objectif était de l’emporter et de revenir sur la tête du classement. A 1-0, nous aurions du savoir garder cet avantage et même inscrire un second but. Après l’égalisation, nous nous sommes encore plus découverts et nous leur avons offert des espaces. Lorsque l’on voit un joueur comme Gallardo, le match qu’il fait et le but qu’il inscrit, je ne peux que le féliciter.  »

Marcello Gallardo (Milieu de terrain de l’AS Monaco)
 » C’est très bien pour nous de démarrer l’année 2002 par une victoire, qui plus est à l’extérieur ce que nous n’étions pas parvenus à faire lors des six premiers mois. Monaco a retrouvé qualité et caractère. J’ai bien récupéré de mes blessures, et je me sens fin prêt pour réaliser de grandes choses avec Monaco. Il faut continuer comme cela et nous ferons une grande deuxième partie de saison.  »

Les notes du Parisien :

Letizi (4,5). Une soirée d’impuissance. Il a regardé passer les deux missiles monégasques sans pouvoir agir.
Cristobal (3). En charge du couloir droit, il ne s’est vraiment pas imposé. Sa mésentente avec Pochettino a permis à Monaco d’égaliser. Par ailleurs, ses relances ou ses ouvertures manquent cruellement de précision. Remplacé par Mendy (68e).

Pochettino (3,5). Le défenseur central argentin peut beaucoup, mais pas tout… Sa responsabilité est engagée sur les deux buts monégasques. C’est dommage, car il s’était par ailleurs montré précieux par de multiples et efficaces interventions.

El Karkouri (3,5). Il aurait dû quitter la pelouse après un tacle monstrueux sur Camara. Mais il n’a reçu qu’un avertissement (32e). Sans ce vilain geste, sa prestation aurait été correcte. Le défenseur central marocain a en effet longtemps tenu le choc. Avant de céder, comme tous ses coéquipiers.

Potillon (3). Latéral gauche, il a souffert devant la vivacité de Nonda. Pris plusieurs fois de vitesse, il a compensé par de bonnes montées offensives. Son centre est à l’origine du penalty. Remplacé par Agostinho (68e).

Déhu (3,5). Positionné seul devant sa défense ou redescendu en défense centrale, comme en fin de match, le capitaine a récupéré bon nombre de ballons. Mais il a été lui aussi incapable d’enrayer l’assaut rouge et blanc de la seconde période.

Cissé (4). Associé à Hugo Leal dans la récupération, il a cherché à apporter un soutien offensif en combinant notamment avec Ronaldinho. Après le replacement de ce dernier sur le côté gauche, son rôle est devenu de plus en plus défensif. Il a terminé presque comme un défenseur, illustrant la dérive de son équipe.

Hugo Leal (2,5). Soirée maudite pour le Portugais. Il n’est jamais entré dans son match et a presque tout manqué, même la balle de 2-1 avec, il est vrai, une parade parfaite de Roma (64e). Il devra digérer un tel passage à vide.

Leroy (non noté). Le drame de la soirée. Gravement blessé au genou la saison dernière, l’attaquant s’est de nouveau écroulé après un choc avec Gallardo. Sa jambe est fracturée. Remplacé par Aloisio (30e ; 2,5) qui s’est positionné dans l’axe de l’attaque. Son bilan est maigre, d’autant qu’il en a rajouté pour obtenir un penalty.

Ronaldinho (5). Troisième attaquant parisien hier soir, le Brésilien a montré durant une heure que le froid n’avait pas beaucoup d’effet sur lui. Dans l’axe d’abord, puis côté gauche après la sortie de Leroy, il a multiplié les conduites de balle. Malheureusement, il s’est éteint en seconde période. Il a inscrit son second penalty de la saison.

Ogbèche (3,5). Le Nigérian débutait son premier match de championnat au Parc des Princes. Après une entame prometteuse, il a presque disparu pour réapparaître avec une balle de match frappée à côté (89e).


Le stade :

Le Parc des Princes
Le Parc des Princes

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