PSG – Troyes 3-2 ap, 04/01/04, Coupe de France 03-04

La joie des parisiens qui arrachent les prolongations in extremis

Dimanche 04.01.2004, Coupe de France, 32e de finale à Paris, au Parc des Princes :
PARIS SAINT-GERMAIN F.C. – E.S.T.A.C. TROYES (D2)  3:2  après prolongations (0:2, 2:2)
– 20 141 spectateurs. Buts : Nivet, 21′, H.Esteves, 24′ sur penalty ; Gabriel Heintze, 88′, Bartholomew Ogbeche, 90′ ; Pedro Pauleta, 95′.
L’Équipe du PSG : Lionel Letizi – Bernard Mendy, Talal El-Karkouri (Bartholomew Ogbeche, 46′), José-Karl Pierre-Fanfan, Gabriel Heinze – Hugo Leal (Romain Rocchi, 110′), Modeste M’Bami, Juan Pablo Sorin – Fabrice Fiorèse, Pedro Pauleta, Branko Bošković (Selim Benachour, 69′). Entraîneur : Vahid Halilhodžić.
Avertissements à Lionel Letizi et José-Karl Pierre-Fanfan.


Maillot utilisé (à manches longues, avec les sponsors de la Coupe de France) :

Maillot domicile Coupe de France 2002-2004 (collection http://maillotspsg.wordpress.com)
Maillot domicile Coupe de France 2002-2004 (collection MaillotsPSG)

Billet :

(collection La Mémoire du PSG)
(collection La Mémoire du PSG)

Programme (non officiel) :

(collection La Mémoire du PSG)
(collection La Mémoire du PSG)

Photos du match :

Selim Benachour sous pression
Selim Benachour sous pression (Ch. Gavelle)
José-Karl Pierre-Fanfan à la poursuite d'un troyen
José-Karl Pierre-Fanfan à la poursuite d’un troyen (Ch. Gavelle)
Fabrice Fiorèse contrôle
Fabrice Fiorèse contrôle (Ch. Gavelle)
Lionel Letizi
Lionel Letizi (Ch. Gavelle)
La joie des parisiens qui arrachent les prolongations in extremis
La joie des parisiens qui arrachent les prolongations in extremis (Ch. Gavelle)
Juan Pablo Sorin et Selim Benachour en dicussion
Juan Pablo Sorin et Selim Benachour en discussion (Ch. Gavelle)
Les organismes devront encore tenir une demi-heure...
Les organismes devront encore tenir une demi-heure… (Ch. Gavelle)
Le Virage Auteuil à l'entrée des joueurs...
Le Virage Auteuil à l’entrée des joueurs… (Ch. Gavelle)
Auteuil s'enflamme...
Auteuil s’enflamme…

Vidéo :


Compte-rendu (psg.fr) :

Paris maître des illusions

Alors que l’on croyait Paris gelé d’une de ses ambitions, Heinze puis Ogbeche ont remis leurs coéquipiers sur le chemin du paradis. Mais ce n’est que lors de la prolongation, que les hommes d’Halilhodzic ont atteint la céleste demeure. Un but du capitaine Pauleta a permis au dauphin de la précédente édition de poursuivre son aventure. Mais à quel prix !

Voilà une façon bien originale que de souhaiter une bonne année à ses plus fidèles serviteurs. Pour ce faire, Paris a donc usé d’une arme magique, qui en d’autres temps servait aussi de slogan. Cette magie dans laquelle s’est enveloppée le coup-franc de Heinze et qui redonna goût d’y croire à Paris. Tout comme cette abnégation qui permit à Ogbeche d’envelopper à son tour un coup de patte sorcier.
Car voilà, auparavant il avait bien fallu déjouer une formation troyenne qui avait surpris Paris en deux minutes. Si les coéquipiers de Pauleta, capitaine du jour, se montraient bien plus fringants aux premières minutes de jeu en 2004, c’est tout de même le pensionnaire de Ligue 2 qui lui faisait la leçon.

Un premier tir cadré, et Nivet frappait juste (21e). Un coup de froid qui en appelait un autre très vite, lorsque Esteves l’ancien joueur des Lusitanos Saint-Maur s’infiltrait entre Pierre-Fanfan et El-Karkouri et que Letizi était contraint de commettre l’irréparable. L’originaire de Bragança usait du contre-pied pour placer Troyes un peu plus au chaud encore (24e).
Et la suite ne prêtait pas à sourire. Paris malgré un flan gauche remuant (Sorin et Heinze) et deux récupérateurs inspirés (M’Bami et Hugo Leal) rencontrait toujours ce même problème de liant entre le milieu et l’attaque. Accusant aucun tir cadré à la pause, ce début d’année parisien n’était pas vraiment folichon.

Paris et son aile gauche

L’entrée en jeu de Benachour allait justement dynamiser cette carence offensive. Certainement motivé à l’idée de retrouver son ancien coach et quelques-uns de ces ex-coéquipiers, Selim Benachour se muait en roi de l’anticipation. A croire qu’il n’a rien oublié de ses six mois passés sur les bords de l’Aube. A l’origine du coup-franc qui conduira au premier but parisien, il sera tout autant dans le coup lors de l’égalisation parisienne. Pour résumer, c’est en touchant l’arête des buts défendus par Cassard que Heinze mettait son ballon hors de portée du moindre gant (88e). Un but exceptionnel. Mais surtout, c’est à ce moment précis que la magie va opérer.

Comme rarement il avait eu l’occasion de le faire jusqu’alors, le Parc tout entier va pousser ses hommes à ce combat de l’ultime chance. Et après que Sorin ait atteint la côte d’alerte troyenne, le ballon revenait comme par enchantement sur le pied droit d’Ogbeche. L’international nigérian brossait suffisamment son tir pour empêcher Cassard de le détourner plus qu’il ne fallait (90e). S’il n’avait fallu que deux minutes à Troyes pour semer le doute dans les esprits parisiens, il n’en fallait pas plus aux coéquipiers de Pauleta pour le faire subir tout autant aux joueurs de l’Aube.

En ce sens, la prolongation devenait un exercice maîtrisable. Sur le but de la tête victorieux de Pauleta, servi magistralement par Fiorèse, Paris donnait l’impression que son entame de match relevait presque de l’illusion. S’imaginer Paris laissant filer son seul joker à deux minutes du coup de sifflet final, ça n’était pas sérieux. Effectivement, ça ne le sera pas. On pouvait alors se dire que pour 2004, Paris avait fait le vœu de réécrire le mot magie sur le fronton du Parc. Plus proche encore du paradis.

Réactions :

Vahid Halilhodzic (Entraîneur du PSG)
« Les joueurs n’ont rien lâché et c’est certainement le principal enseignement de cette rencontre. Troyes a bien joué le coup défensivement, et a inscrit deux buts mérités. Nous avons été récompensés de nos efforts après une seconde période bien maîtrisée. Après le but de Heinze, je savais que tout était encore possible. Lors de la prolongation, nous nous sommes créé quelques occasions mais il nous faudra encore un ou deux matches avant de retrouver le rythme. »

Faruk Hadzibegic (Entraîneur de Troyes)
« On est toujours déçu lorsque l’on perd un match. Mais nous cherchons avant tout à bien préparer notre deuxième partie de saison en championnat. Et au vu de notre prestation ce soir, qui plus est face à une excellente équipe du PSG, nous pouvons être optimistes. Je tiens à féliciter les Parisiens qui sont allés chercher cette victoire au plus profond d’eux. Le tournant du match est incontestablement le coup-franc « platinien » de Heinze. Le deuxième but est en revanche plus chanceux. Si le PSG continue ainsi, il va terminer dans le trio de tête du championnat de France. Bravo donc au PSG, et bravo à Troyes. »

Lionel Letizi (Gardien du PSG)
« La première mi-temps a été difficile pour l’ensemble de l’équipe, d’autant plus que nous sommes tombés sur une belle équipe troyenne. Nous avons été chercher ce résultat au plus profond de nous. Ce soir, le public est heureux du spectacle, et nous, de la qualification. J’ai ressenti de bonnes sensations ce soir même si j’ai perdu deux duels importants. Tant que le match n’est pas terminé, il ne faut pas gamberger et aller de l’avant. C’est vraiment agréable de jouer derrière cette équipe, car on sent qu’il y a du répondant. »

Selim Benachour (Milieu de terrain du PSG)
« Je suis bien entendu très heureux de ce retournement de situation. Ce match me fait d’ailleurs étrangement penser au dernier PSG-Troyes en championnat (victoire 4-2 du PSG la saison dernière) à la seule différence que ce soir j’étais dans le bon camp ! Nous y avons cru jusqu’à la dernière minute, et c’est ce qui fait notre force cette saison. Pendant vingt-cinq minutes, j’ai simplement essayé d’apporter ma contribution à l’équipe. Après le but de Heinze, on a senti le public derrière nous. Le douzième homme a pleinement joué son rôle ce soir ! A la mi-temps, nous nous sommes dits nos quatre vérités les yeux dans les yeux, et notre solidarité a fait le reste. Il y a une véritable âme dans cette équipe. A la fin du match, j’ai un peu chambré Gaby pour son coup-franc. Je crois que c’est lui qui va tous les tirer dorénavant (rires). »


Le stade :

Le Parc des Princes
Le Parc des Princes

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