Lille – PSG 2-0, 13/12/00, Division 1 00-01

Stéphane Dalmat sous les yeux de son nouvel entraîneur, Luis Fernandez

Mercredi 13.12.2000, Championnat de France, Division 1, 17e journée, match en retard (9e place) à Lille, au Stade Grimonprez-Jooris :
LILLE O.S.C. – PARIS ST-GERMAIN F.C.  2:0 (1:0)
– 14 719 spectateurs. Buts : Sterjovski, 13′ ; Sterjovski, 71′.
L’Équipe du PSG : Lionel Letizi – Aliou Cissé (Grégory Paisley, 65′), Éric Rabésandratana, Sylvain Distin, Igor Yanovski (Fabrice Abriel, 81′) – Édouard Cissé, Pierre Ducrocq, Peter Luccin (Stéphane Dalmat, 46′), Laurent Robert – Nicolas Anelka, Laurent Leroy. Entraîneur : Luis Fernandez.
Avertissement à Peter Luccin.


Maillot utilisé  :

Maillot extérieur 2000-01 (collection MaillotsPSG)
Maillot extérieur 2000-01 (collection MaillotsPSG)

billet :

(collection La Mémoire du PSG)
(collection La Mémoire du PSG)

Photos du match :

Stéphane Dalmat sous les yeux de son nouvel entraîneur, Luis Fernandez
Stéphane Dalmat sous les yeux de son nouvel entraîneur, Luis Fernandez

Compte-rendu (psgmag) :

En match retard de la 17ème journée (le match avait été interrompu à la 63ème minute pour cause d’intempéries alors que le score était de 1-1, but de Robert pour Paris), le PSG se déplaçait à Lille, où il n’a jamais brillé. En cas de victoire, les Parisiens, privés de Christian, Frédéric Déhu et Jay – Jay Okocha, se replaceraient dans le haut du classement. Quant aux Dogues, qui évoluent sans Pascal Cygan, blessé, mais qui enregistrent le retour de Djezon Boutoille sur le banc, ils prendraient position dans le trio de tête. Sur un terrain à la limite du praticable et balayé par des rafales de vent, Lille se sent à l’aise en début de rencontre. Deux transversales des Dogues montrent de manière criarde les limites de la défense à trois du PSG. Sur la première, d’Edwin Murati, très motivé contre ses anciens partenaires, Mile Sterjovski saute plus haut qu’Éric Rabesandratana et reprend du crâne. Lionel Letizi recule de deux pas et capte (5ème). Sur la seconde, décisive, Christophe Pignol trouve Mikkel Beck, qui prend sans problème le dessus sur Aliou Cissé et Sylvain Distin. Le Danois dévie pour Sterjovski, libre comme l’air. L’Australien s’avance et fusille Lionel Letizi à bout portant. Le ballon se loge sous la transversale (1-0, 12ème). Imparable !
PARIS EST DANGEREUX, LE MATCH S’ÉQUILIBRE

Le PSG tente de revenir rapidement au score. Pas évident: la défense lilloise reste la plus solide du Championnat, avec seulement 14 buts encaissés en 19 matches. Laurent Robert combine avec Nicolas Anelka à l’entrée de la surface. L’ancien Gunner frappe à ras de terre, sans danger pour le géant Gregory Wimbée (15ème). Une longue ouverture du capitaine Rabesandratana, prolongée de la tête par Laurent Leroy puis Anelka, parvient à Igor Yanovski, accouru de son aile gauche. Le Russe décoche un tir violent qui fouette le montant droit de Wimbée (27ème). Sans dominer, Paris se montre dangereux sur coup de pied arrêté. Un premier corner entraîne un cafouillage nordiste qui doit logiquement déboucher sur un but, mais Leroy voit sa frappe aux six mètres contrée in extremis par un tacle désespéré de Johnny Ecker (28ème). Sur le second, Robert trouve Édouard Cissé au premier poteau. L’ancien Rennais décroise sa tête avec beaucoup d’énergie mais Wimbée se jette avec autorité sur la balle (29ème). La fin de première période est équilibrée, sans véritables occasions dangereuses. Luis Fernandez fait le choix de la vivacité pour percer le verrou lillois en seconde période. Stéphane Dalmat, regonflé à bloc par son coach, remplace Peter Luccin, particulièrement nerveux. Cela ne change pas la physionomie du match, disputé à présent sur un champ de patates. Il faut dire que le jeu direct des Dogues est efficace.

PARIS CRAQUE EN FIN DE MATCH, INCAPABLE DE RÉAGIR

Après un mouvement offensif de grande ampleur, Sylvain N’Diaye frappe puissamment du droit. A côté (57ème). C’est ensuite Murati, décidément inspiré ce soir, qui tente un corner direct. Letizi peut souffler, le ballon heurte la transversale (64ème). Paris a une occasion de refaire son retard. Robert, de son pied gauche, brosse un corner au point de penalty. Anelka se trouve à la chute et reprend de l’épaule. Wimbée réussit une parade – manchette salvatrice sur sa ligne (66ème). C’est le moment que choisit Lille pour enfoncer définitivement la fébrile défense parisienne. Ecker ouvre sur l’aile gauche pour Pignol. Le latéral dépose le ballon sur la tête de Sterjovski, libre de tout marquage. L’Australien place sa reprise hors de portée de Letizi et réalise le doublé (2-0, 70ème). Les Parisiens se montrent incapables de réagir. Les combinaisons offensives sont inefficaces et ne trouvent pas Anelka, esseulé en pointe. Les Nordistes sont même tout près de donner un peu plus d’ampleur à leur victoire. Laurent Peyrelade, rentré en jeu, humilie Rabesandratana d’un simple crochet et centre en retrait. Djezon Boutoille, de retour après avoir manqué quatre rencontres, hérite du ballon, s’infiltre et frappe. Au – dessus (80ème). Les hommes d’Halilhodzic peuvent savourer cette victoire avec leur public. Ils sont désormais troisièmes du Championnat !

Réactions :

Luis Fernandez : « Mon équipe et encore jeune, elle a besoin d’être encadrée. Je suis venu pour cela. Nous sommes tombés sur une équipe en pleine confiance qui a marqué rapidement. Ensuite, nous avons eu quelques actions intéressantes et deux ou trois occasions. Tout aurait changé si nous avions réussi à marquer à ce moment – là. En deuxième mi – temps, nous avons payé la répétition des matches et le rythme infernal que nous imposent le Championnat et la Coupe d’Europe. »

Vahid Halilhodzic : « Nous avons touché le ciel. C’est vrai que dans le Nord, en ce moment, il est plutôt bas. Je crois que nous avons montré une autre dimension dans la maîtrise du jeu. Comme en plus, nous faisons toujours preuve d’une énorme volonté, il devient très difficile de nous battre. Sterjovski? Je lui ai donné sa chance depuis quelques matches, il a su la saisir et a montré toutes ses qualités. »

Christophe Pignol : « Nous nous sommes appuyés sur la victoire face à Sedan. Nous avons pris conscience que nous pouvions progresser techniquement et nous avons su allier la générosité, qui est notre force principale, et la fluidité dans le jeu. »

Edwin Murati : « Cela a été pour moi une rentrée idéale, il fallait que je joue ce match contre mes anciens équipiers. J’y ai mis tout mon cœur. Tout comme l’ensemble de l’équipe. Nous avons gagné les duels, c’est ce qu’il fallait faire face aux Parisiens, car sur un coup d’Anelka ou de Robert, ils sont toujours capables de marquer, même en jouant moyennement. »

Djezon Boutoille : « Nous voilà avec 33 points. Quand nous aurons atteint la barre des 42, nous pourrons penser à viser d’autres objectifs. Beaucoup d’entre – nous sont un peu fatigués, mais l’apport de joueurs frais nous a fait énormément de bien. »

Luis Fernandez : « Ce but nous a fait du mal en même temps qu’il faisait beaucoup de bien à Lille. Je pense que c’est plutôt contre le cours du jeu à ce moment – là, mais il faut aussi dire que notre adversaire a parfaitement géré son match. Je les félicite. Après, il y a eu un peu plus d’emprise sur le jeu de notre part, on s’est trouvé, il y avait des solutions, etc. On a même eu une ou deux occasions qui auraient pu nous permettre de revenir. Mais on puise beaucoup dans nos réserves et c’est logique qu’on baisse de rythme en deuxième mi – temps. Cela dit, au niveau de l’état d’esprit, je ne suis pas déçu. La volonté était clairement là, les garçons se sont battus, sur un terrain qui n’est pas facile à jouer. Maintenant, il va encore falloir enchaîner alors qu’on a laissé beaucoup de jus, tout en essayant de retrouver un peu de confiance. Mais je retiens surtout qu’ils ont eu le mérite de se battre. Il manque des petites choses, des réglages, il y a des solutions à trouver. Et je vais les trouver. Ce qui nous fera du bien, déjà, c’est de récupérer certains des blessés pour aller à Bastia. »

Lionel Letizi : « Il va encore nous falloir du temps, de la patience et du travail. Mais il ne faut pas se décourager. Ce soir, nous nous sommes évertués à courir après le score, mais nous n’avons pas été payés de nos efforts. Avec un peu plus de confiance et de réussite, nous nous en serions bien mieux sortis. Il faut que l’on persévère. C’est vrai que ce soir on comptait beaucoup sur ce match pour revenir dans le haut du tableau, il va donc falloir aller chercher des points contre Bastia et Troyes. Il y a toujours de l’envie et je suis certain que la tendance va s’inverser. »

Pierre Ducrocq : « Je ne crois pas qu’il faille chercher une excuse en raison de l’état du terrain. Les deux équipes y ont eu droit. Non, je crois que ce soir il aurait été mieux que l’on joue moins au ballon et que l’on soit plus réaliste. Lille l’a été à deux reprises, alors que nous, nous avons commis des petites erreurs. Mais attention, ça n’est pas au niveau de l’état d’esprit que nous avons pêché ce soir. »


Le stade :

Le stade Grimonprez-Jooris
Le stade Grimonprez-Jooris

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