Sochaux – PSG 0-0, 05/04/03, Ligue 1 02-03

Le brésilien Aloisio à la lutte

Samedi 05.04.2003, Championnat de France, Ligue 1, 32e journée (8e place) à Montbéliard, au Stade Auguste-Bonal :
F.C. SOCHAUX-MONTBÉLIARD – PARIS ST-GERMAIN F.C.  0:0 (0:0)
– 19 682 spectateurs.
L’Équipe du PSG : Jérôme Alonzo – Cristóbal Parralo, Mauricio Pochettino, Gabriel Heinze, Lionel Potillon (Paulo César, 71′) – Fabrice Fiorèse (Hugo Leal, 66′), Frédéric Déhu, Jérôme Leroy, Stéphane Pédron – Bartholomew Ogbeche (José Aloísio, 51′), Ronaldinho Gaùcho. Entraîneur : Luis Fernandez.
Avertissements à Fabrice Fiorèse et Lionel Potillon.


Maillot utilisé :

Maillot extérieur 2002-03 (collection maillotspsg)
Maillot extérieur 2002-03 (collection MaillotsPSG)

Billet :

(collection La Mémoire du PSG)
(collection La Mémoire du PSG)

Programme :

(collection La Mémoire du PSG)
(collection La Mémoire du PSG)

Photos du match :

Stéphane Pédron opposé à Pedretti
Stéphane Pédron opposé à Pedretti (Ch. Gavelle)
Jérôme Leroy taclé
Jérôme Leroy taclé (Ch. Gavelle)
Hugo Leal, entré en cours de partie
Hugo Leal, entré en cours de partie (Ch. Gavelle)
Gabriel Heinze tente de bloquer Pedretti
Gabriel Heinze tente de bloquer Pedretti (Ch. Gavelle)
Le brésilien Aloisio à la lutte
Le brésilien Aloisio à la lutte (Ch. Gavelle)
Le pacage parisien
Le pacage parisien (Ch. Gavelle)

Compte-rendu (psg.fr) :

Un goût d’inachevé…

Fort d’un super Alonzo, décisif à trois reprises sur sa ligne, Paris ne s’en est franchement pas laissé conter en Franche-Comté, au point de faire trembler des Lionceaux recroquevillés sur eux-mêmes en fin de partie. Mais c’est sur un score nul et vierge que le PSG est reparti du Doubs, mettant un terme à une série de cinq victoires consécutives. L’Europe est encore loin…

Depuis le 30 janvier 2002 (face à Lens, 0-2), Sochaux n’a toujours pas connu le moindre revers en championnat à Bonal. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir essayé, côté parisien, de forcer ce fabuleux destin sochalien (22 matches sans défaites !), mais il est des soirs où, solides derrière, on ne peut concrétiser devant, surtout quand un  » Ronnie  » est pris  » à la culotte  » et ne peut créer les décalages nécessaires. Mais face à cette équipe doubiste qui, par trois fois, buta sur un Alonzo en état de grâce, le point du nul est après tout bon à prendre…

Chaud, très chaud, le  » show de l’année  » annoncé à Sochaux. On joue à guichets fermés à Bonal, pris d’assaut dès la mise en vente des billets il y a une semaine. Et comme là où Paris est, ses supporters sont là, serrés comme des sardines dans le coin visiteurs, on frise même le record d’affluence de ce nouveau Bonal (19682 spectateurs contre 19907 l’an dernier, pour la venue de Marseille).

Décidément très chaud, ce match sans le moindre round d’observation, pour preuve dès les premières secondes une friction Ronaldinho-Pedretti. Le champion du monde brésilien n’aurait-il pas apprécié des propos peu élogieux tenus à son égard par l’international français ? Toujours est-il que le même Pedretti allait être la cible dans la foulée (4e) d’un tacle appuyé de Potillon, récoltant un jaune pour l’occasion.

Une statue pour Alonzo !

Le ton est donc donné, celui d’une partie âprement disputée entre deux candidats à l’affût de l’Europe, bien décidés à ne pas fermer le jeu. Paris tire le premier, par Ogbeche puis Pédron, bien servi par Déhu ? C’est Monsoreau qui répond de la tête sur corner bien  » léché  » par Pedretti, obligeant Alonzo à une manchette de première classe (11e). Qu’on se le dise, Alonzo est chaud lui aussi, et c’est encore lui qui sauve la baraque sur un nouveau corner de Pedretti, toujours repris par Monsoreau (18e). Jamais deux sans trois : encore un corner millimétré de Pedretti, encore une tête, cette fois de Flachez, et encore un sauvetage réflexe d’anthologie (35e) pour le grand et flamboyant Jérôme, superbe tout de rouge vêtu (la même tenue qu’à Marseille).

Entre temps, le PSG n’avait pas non plus laissé sa part aux Lionceaux, à l’image d’une belle action collective Ronaldinho-Pédron-Fiorèse, ponctuée d’une frappe cadrée de ce dernier bien captée par Richert (21e). Six minutes plus tard, c’est encore Fiorèse qui s’illustre en s’écroulant à la limite de la surface. Plongeon, jugera M. Colombo ! Et jaune pour la peine. Ce n’était peut-être pourtant pas si évident que cela…

En tout cas, on se régale à Bonal, Sochaux menant tout de même aux points mais pas à la marque, n’hésitant pas à lancer la cavalerie Frau-Pagis en profondeur, flirtant avec le hors-jeu. Et Paris gouverne plutôt bien sa barque jusqu’au port de la mi-temps, non sans que  » Ronnie « , bien servi par Pédron, n’ait fait des vagues en s’écroulant dans la surface (40e) sans que M. Colombo ne bouge une oreille. Un Ronaldinho sans doute pas si flamboyant qu’à son habitude, la faute à Tall l’ayant pris en individuel, un système d’ordinaire peu utilisé par Guy Lacombe.

Les Lionceaux se recroquevillent…

Marseille mené au Vélodrome par Guingamp, Bordeaux perdant à Rennes… Il y a de quoi, de part et d’autre, mordre dans la seconde mi-temps à pleine dents, ce que s’empressent de faire les Francs-Comtois avec Pagis, d’un tir lointain repoussé par Alonzo sur Oruma, recadrant à son tour une nouvelle  » mine  » cette fois bloquée par le portier parisien (48e).

Mais la partie semble se verrouiller, la valse des changements, dont ceux pour cause de problèmes physiques d’Ogbeche (pour Aloisio) puis de Fiorèse (pour Leal) n’arrangeant d’ailleurs rien à l’affaire jusqu’à l’entrée dans le  » money-time  » des dix dernières minutes. Petit à petit, Sochaux s’est recroquevillé en défense au point de jouer jusqu’à cinq derrière, ne procédant plus que par contres, son style de jeu habituel. Petit à petit, le PSG s’est accaparé le ballon, Ronaldinho à l’affût devant avec Aloisio en point de fixation, Leal, Jérôme Leroy et Pédron un cran derrière, sans compter les montées de l’inusable Cristobal.

Et c’est fort logiquement que Paris tire les dernières salves par Pédron (84e) puis  » Ronnie « , dont la frappe est détournée en corner par Richert. Sochaux tremble, frissonne dès que Ronaldinho chatouille le cuir, mais tout cela va finalement se terminer en… eau de boudin après trois minutes de temps additionnel, sur un corner sochalien que M. Colombo décida de… ne même pas faire tirer ! Un goût d’inachevé à l’image de cette rencontre bien rythmée au cours de laquelle il n’aura manqué que des buts pour s’emballer.

Déclarations d’après-match :

Luis Fernandez (Entraîneur-Manager du PSG)
 » Nous avons réalisé un bon match face à une brillante équipe de Sochaux. Il est certes dommage que nous n’ayons pu concrétiser une certaine emprise sur cette partie, mais ce résultat n’entache pas notre bonne série. Le groupe joue bien et dégage de la sérénité… Il nous faut maintenant battre Lens au Parc et aller gagner à Nantes.  »

Guy Lacombe (Entraîneur de Sochaux)
 » Notre bonne série se poursuit, ce qui n’est pas négligeable quand on sait que l’on vient de rencontrer un adversaire de la qualité du PSG, une formation qui joue aujourd’hui sur sa vraie valeur, celle d’un champion de France potentiel. Les Parisiens doivent être contents, nous aussi… Mais un 2-2 aurait été mieux pour notre public !  »

Jérôme Alonzo (Gardien du PSG)
 » Ce soir, j’ai vu les gars déçus sous la douche, ce qui prouve bien que Paris a faim ! J’ai affaire à des compétiteurs autour de moi ! Mais ce nul face à un Sochaux dans le texte, solide derrière, affectionnant le contre et dangereux sur coups de pied arrêtés, n’est tout de même pas un si mauvais résultat que cela… A nous de nous surpasser pour atteindre l’objectif suprême : la Ligue des Champions.  »


Le stade :

Le stade Auguste-Bonal
Le stade Auguste-Bonal

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