Swansea – PSG 0-1, 20/10/82, Coupe des Coupes 82-83

Dominique Bathenay balle au pied

Mercredi 20.10.1982, Coupe des Vainqueurs de Coupe, 8e de finale, match aller à Swansea, au Stade Vetch Field :
SWANSEA CITY A.F.C. (Gal.) – PARIS ST-GERMAIN F.C.  0:1 (0:0)
– 9 500 spectateurs environ. But : Nambatingue Toko, 71′.
L’Équipe du PSG : Dominique Baratelli – Jean-Claude Lemoult, Jean-Marc Pilorget, Dominique Bathenay, Yannick Guillochon – Luis Fernandez, Pascal Zaremba, Ossi Ardiles, Mustapha Dahleb – Nambatingue Toko, Kees Kist. Entraîneur : Georges Peyroche.
Avertissement à Mustapha Dahleb.


Maillot utilisé :

Oswaldo Ardiles posant avant le match
Maillot domicile 1982-83, version Europe, sans sponsor

Billet :

(collection La Mémoire Du PSG)
(collection La Mémoire Du PSG)

Programme :

8283_Swansea_PSG_programme


Fanion du match :

8283_PSG_Swansea_fanion


Photos du match :

Les Parisiens avant le coup d'envoi
Les Parisiens avant le coup d’envoi
Oswaldo Ardiles posant avant le match
Oswaldo Ardiles posant avant le match
Nambatingue Toko, le buteur du jour
Nambatingue Toko sera le seul à trouver le chemin des filets ce soir là
Protection de balle de Mustapha Dahleb
Protection de balle de Mustapha Dahleb
Le capitaine donne ses directives
Le capitaine donne ses directives
Oswaldo Ardiles attentif
Oswaldo Ardiles attentif
Yannick Guillochon
Yannick Guillochon
Jean-Claude Lemoult
Jean-Claude Lemoult
Nambatingue Tokyo et Pascal Zaremba
Nambatingue Tokyo et Pascal Zaremba
De nouveau l'argentin (B. Thomas)
De nouveau l’argentin (B. Thomas)
Dominique Bathenay balle au pied
Dominique Bathenay balle au pied

Vidéo :


Compte rendu (Onze) :

Du jamais vu à Paris! Enfoui le temps des Racing, Stade Français et Reims qui faisaient les vibrantes soirées du vieux Parc des Princes dans les années soixante. La décennie qui vient de débuter permet à Paris Saint-Germain de s’inscrire d’ores et déjà dans l’histoire. Non pas qu’une qualification en quarts de finale de la Coupe des Coupes soit un exploit universel, mais bel et bien parce que c’est la première fois qu’un club parisien parvient à cet échelon de la compétition. Et ce, pour sa première apparition dans une coupe européenne ! Au tour précédent, les Parisiens avaient montré des qualités essentielles dans ce genre d’épreuve : un match sérieux sur terrain adverse avant le retour, plus dynamique et basé sur un pressing constant. Le Lokomotiv Sofia n’avait pas pesé bien lourd face à de telles conceptions. Et face aux Bulgares, le P.S.-G. avait offert à son public une débauche de buts.

Pour le deuxième tour, les vainqueurs de la Coupe de France n’en menaient pas large. Affronter des Britanniques n’est jamais chose aisée, ne serait-ce qu’à cause de l’engagement physique et de la volonté inébranlable qui caractérisent ces footballeurs. Le voyage de Swansea s’annonçait donc difficile d’autant plus que l’absence de Rocheteau est quand même un sacré handicap. Mais Peyroche avait bien conditionné ses joueurs par des entramements appropriés et Bathenay, qui avait espionné ses adversaires, mettait en garde ses partenaires en ce qui concerne ce sacré jeu aérien. L’expédition galloise se passait par un mauvais temps qui donnait un avantage certain à Swansea, habitué à ces pelouses grasses, ces ballons glissants où le football physique prend le pas sur un jeu plus technique. Heureusement pour Paris Saint-Germain, si Rochetcau était absent, l’entraîneur gallois Toshack ne pouvait compter sur Irwin et Rajkovic, sa défense centrale, et ses demis Thompson, Stevenson et L. James, ce dernier, plus ou moins blessé. Dès lors, il suffisait aux Parisiens de tenir le coup et d’attendre la bonne occasion sinon le match retour. Autrement dit, « wait and see » comme le préconisent si bien les Britanniques.

Les supporters locaux devaient bien sentir que les chances de Swansea – comme le temps – n’étaient pas au beau fixe. L’ambiance n’avait rien de galloise et le stade Vetch Field allait être un champ d’honneur pour les Parisiens. Ceux-ci se battaient sur tous les ballons – plus paniculièrement aériens – que des Gallois sans imagination balançaient sans cesse dans « la boite » – la surface de réparation – des Français. Baratelli boxait sans discontinuer ; Lemoult jouait défenseur latéral pour juguler les tentatives de dribbles de Curtis, pas maladroit du tout ; Femandez s’attachait aux pas de Stanley sans oublier de placer des contre-attaques rageuses ; Guillochon se jouait de Mahoney ; Pilorget ne laissait pas respirer Latchford, pourtant un des meilleurs buteurs du Royaume-Uni ; Zarcmba pesait sur R. James de toute sa puissance physique. Et au milieu de tout ce beau monde, le capitaine Bathenay organisait la manoeuvre avec calme d’abord, sérénité ensuite. Au milieu du terrain, Ardiles, même sans génie, effectuait son habituel labeur de fourmi. Mais on sentait qu’il lui manquait les appuis indispensables pour concrétiser toutes ses qualités. D’autant plus que « Moumousse » Dahleb ne semblait pas dans le coup au vu de ses nombreuses fautes techniques. Enfin, devant. Kist était sacrément présent sur tous les ballons et Toko, en alternant le bon et le moins bon, parvenait à devenir le héros de la fête en marquant après une heure de jeu un but qui propulsait Paris Saint-Germain en quart de finale. Même si chacun le sentait, tout le monde avait la pudeur d’attendre le match retour. Au P.S.-G., on sait déjà que la Coupe d’Europe réserve de ces surprises qui en font d’ailleurs tout son attrait. Jusqu’au Président Borelli, méconnaissable tant il était mesuré pendant le voyage du retour.


Le stade :

Le Vetch Field de Swansea
Le Vetch Field de Swansea

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