Lyon – PSG 3-1, 28/04/72, Division 1 71-72

Lacombe trompe Delhumeau

Vendredi 28.04.1972, Championnat de France, Division 1, 33e journée (15e place) à Lyon, au Stade de Gerland :
OLYMPIQUE LYONNAIS – PARIS ST-GERMAIN F.C.  3:1 (2:1)
– 9 529 spectateurs. Buts : Lacombe, 14′, Di Nallo, 15′, Gérard Hallet, 40′ ; Lacombe, 65′. Arbitre : M. Verbecke.
L’équipe du PSG : Guy Delhumeau – Jean Djorkaeff, Jean-Louis Léonetti, Roland Mitoraj, Claude Arribas – Sylvain Léandri, Bernard Guignedoux – Jean-Claude Bras, Michel Prost, Jacques Rémond, Gérard Hallet. Entraîneur : Pierre Phélipon.
L’équipe de Lyon : Chauveau – Domenech, Mihajlovic, Baeza, Lhomme – Cacchioni, Trivic – Chiesa, Lacombe, Di Nallo, Ravier. Entraîneur : Mignot.


Le maillot utilisé :

Réédition maillot domicile 1970-72, version hiver, collection http://maillotspsg.wordpress.com
Réédition maillot domicile 1970-72, version hiver (collection MaillotsPSG)

Photos du match :

Lacombe trompe Delhumeau
Le lyonnais Lacombe trompe Guy Delhumeau

Compte-rendu (France-Football) :

Il semble en vérité se confirmer que les victoires remportées sur Sochaux sont décidément sans… lendemains qui chantent. En effet lorsque le 19 mars dernier l’équipe de Reims s’alignait contre l’Olympique, elle venait de tailler les Francs-Comtois en pièces (3-0) et de les éliminer de la Coupe de France. Or, au stade de Gerland, les Champenois, qui étaient encore entrainés par Fruchart, ne faisaient pas le poids et furent complètement submergés : 5-0.

Le fait se reproduisit assez curieusement pour Paris-S.-G. qui avant d’affronter le Team rhodanien, s’était couvert de gloire en triomphant de Sochaux (2-0), et cela au stade Bonal même.

En réalité à Lyon le onze parisien fut loin de justifier tout le bien qu’on avait dit de lui après son déplacement à Sochaux. Toujours est-il qu’il parut asphyxié par la cadence infernale que les hommes de Mignot surent imprimer à la partie. Certes, quand son adversaire se permit quelques périodes de relâchement après des flambées étincelantes il manoeuvrait au centre du terrain avec une certaine autorité mais dès que les Rémond, Prost et Bras arrivèrent à proximité du but de Chauveau, ils furent rapidement et facilement dépossédés du ballon.

« Une seule fois en 90 minutes, fit justement remarquer Aimé Mignot, Paris-S.-G. réussit à cadrer un tir. Ce fut celui qu’après 40 minutes, Hallet de 25 mètres décocha et qui surprit Chativeau, acculé en quelque sorte au chômage. »

Ce simple exemple situe, bien sûr, la stérilité des attaquants parisiens. la faiblesse de leurs shots et leur manque total de puissance d’infiltration.

M. Pibarot traduisit sans doute l’impression générale, quand il concluait qu’un score de 5-1 eût plus fidèlement reflété la physionomie d’ensemble des opérations. D’ailleurs les Parisiens ne contestèrent nullement la supériorité technique, tactique et physique de leurs rivaux ni ne cherchèrent aucune excuse à leur défaite. Leur président, M. Patrelle, reconnut: « Il est une fois de plus prouvé que les petits gabarits ne nous conviennent pas », alors que l’ex-Lyonnais, Djorkaeff, toujours aussi juste et mesuré dans ses propos, rendit hommage au style collectif de l’ensemble lyonnais. De son côté, le Stéphanois Aimé Jacquet, venu en voisin, ne cacha pas son étonnement et son… admiration devant la sûreté technique des joueurs de l’Olympique et plus particulièrement devant la soudaineté des infiltrations meurtrières de Chiesa, de Lacombe et de Di Nallo, auxquels peu de défenseurs français eussent vraisemblablement résisté vendredi soir.

Précisons qu’après quinze minutes de jeu la cause des visiteurs était entendue et… perdue. Aux 14e et 15e minutes ils concédèrent deux buts dont le premier acquis par Bernard Lacombe fut un chef-d’oeuvre du genre. Le second fut obtenu par Di Nallo après un double et spectaculaire travail préparatoire de Chiesa au milieu du terrain, et de Lacombe à l’aile droite.

Le troisième et dernier but des Rhodaniens, inscrit à 25 minutes du coup de sifflet final, fut encore marqué par Lacombe après que Di Nallo, Ravier et Baeza eurent raté une demi-douzaine de très bonnes occasions.

C’est assez dire qu’au terme d’une première mi-temps fort honnête, les Parisiens n’étaient jamais en mesure d’imposer leur rythme et d’inquiéter les Lyonnais. Parmi ceux-ci, Di Nallo. Ghiesa et Lacombe furent, malgré un manque de réussite evident, transcendants, mais à ce succès il importe d’associer Baeza, Trivic, R. Domenech, au perçant offensif très accusé, Mihailovic et L’homme en forme grandement améliorée. Quant aux vaincus, ils ont joué à leur rythme qui, contrairement à celui des Lyonnais, fut lent, décomposé et inefficace. S’ils sont néanmoins parvenus à éviter le désastre, ils le durent à leur gardien Delhumeau, à Leonetti, à Guignedoux et à Hallet, seul attaquant digne de ce nom. En revanche, Rémond, Bras et Prost — en dépit de ses fréquentes permutations avec ses ailiers n’inquiétèrent jamais Chauveau.

Pourtant, dans leur morosité les représentants de la capitale promirent à leur président que dès demain ils feront payer par Monaco les pots cassés par Lyon.


Le stade :

Le stade de Gerland
Le stade de Gerland

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