Lorient – PSG 1-1, 15/09/01, Division 1 01-02

Samedi 15.09.2001, Championnat de France, Division 1, 7e journée (5e place) à Lorient, au Stade du Moustoir (Yves-Allainmat) :
F.C. LORIENT – PARIS ST-GERMAIN F.C. 1:1 (0:0)
– 14 466 spectateurs. Buts : P.Feindouno, 78′, Nicolas Anelka, 90′.
L’Équipe du PSG : Lionel Letizi – Cristóbal Parralo, Mauricio Pochettino, Gabriel Heinze, Didier Domi – Bernard Mendy (Hugo Leal, 65′), Frédéric Déhu, Augustine Okocha (Ronaldinho Gaùcho, 72′), Édouard Cissé – Nicolas Anelka, Joaquim Agostinho (José Aloísio, 52′). Entraîneur : Luis Fernandez.
Avertissement à Bernard Mendy.


Maillot utilisé :

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Maillot extérieur 2001-02 (collection MaillotsPSG)

Billet :

(collection La Mémoire du PSG)
(collection La Mémoire du PSG)

Photos du match :

Photo Ch. Gavelle, psg.fr
Le capitaine Frédéric Dehu (Ch. Gavelle)
Tentative d'Augustine Okocha sous les yeux de Frédéric Dehu
Tentative d’Augustine Okocha sous les yeux du même Dehu
Mauricio Pochettino à terre et Brouard qui s’échappe (archives Claude Marzin)
Nicolas Anelka, le buteur parisien du soir, à la lutte avec Gauvin
Nicolas Anelka, le buteur parisien du soir, à la lutte avec Gauvin
Okocha dans les airs...
Okocha dans les airs…
Encore Okocha, face à Abardonado (Souvenirs de 1ère division)
Photo Ch. Gavelle, psg.fr
La joie des parisien sur l’égalisation in extremis de Nicolas Anelka
Photo Ch. Gavelle, psg.fr
Le parcage parisien (Ch. Gavelle)

Vidéo :


Compte-rendu (psgmag) :

MILIEU DE TERRAIN DENSE, PARIS DÉBUTE BIEN

Paris était venu pour remporter trois points, il en ramène un, grâce à un exploit de son attaquant international, Nicolas Anelka, à une minute de la fin du match. Les Parisiens restent invaincus cette saison mais ils ont énormément souffert face à une équipe de Lorient volontaire et talentueuse, qui avait ouvert le score par Pascal Feinduno. Angel Marcos peut regretter l’unique moment de flottement de sa défense. Entre les irréductibles bretons et l’armada parisienne, les débats s’annoncent déséquilibrés. Reste que les Merlus sont invaincus depuis trois matches et reçoivent un PSG qui court toujours après un premier succès en déplacement. Rencontre indécise, donc, dans un stade du Moustoir plein à craquer. Fidèle à son habitude, Luis Fernandez préfère densifier son milieu de terrain, où Agostinho effectue ses débuts, laissant Nicolas Anelka seul en pointe. Cela n’empêche pas les Parisiens de prendre la direction du jeu, à l’image de cette combinaison entre Bernard Mendy et Édouard Cissé qui aboutit à une frappe imprécise de ce dernier (10ème).

LE MATCH S’ÉQUILIBRE, PARIS INEFFICACE

Le temps pour Lorient d’évacuer le stress et le match s’équilibre. Les Merlus méritent même un penalty sur une main de Didier Domi suite à un centre de Pascal Feindouno, mais l’arbitre ne leur offre qu’un coup – franc en dehors de la surface (15ème). Devant la générosité et la bonne organisation bretonne, le PSG use de longues ouvertures inefficaces, ce qui permet aux Lorientais de récupérer de nombreux ballons et de combiner. Et c’est surtout la « black connexion », formée par Feinduno, Tchiressoua Guel et Jean – Claude Darcheville, qui se met en évidence par intermittence. Comme sur ces deux actions de Guel, qui trouve à chaque fois idéalement Darcheville. Sur la première, le Guyanais voit son tir stoppé par Lionel Letizi (31ème). Sur la seconde, il ne peut ajuster sa tête (38ème). A la pause, le public orange peut applaudir ses protégés, dominateurs lors de la première période. Le match reprend sur un rythme lent. Il faut même attendre un mauvais dégagement de Mendy et une belle frappe d’Arnaud Le Lan frôlant la lucarne pour voir un peu de spectacle (52ème).

BUT LORIENTAIS MÉRITÉ, ANELKA ÉGALISE

Aloisio remplace Agostinho, à court de compétition, et la rencontre s’emballe. Anelka s’échappe côté gauche, centre en retrait pour le Brésilien, qui rate totalement sa reprise (54ème). Les occasions de but se multiplient alors. Et comme souvent, côté lorientais, c’est le bulldozer Darcheville qui sème la panique. Excentré, il repique au centre et envoie un missile de peu à côté (56ème). Puis, après un nouveau numéro sur l’aile gauche, il transmet à Ulrich Le Pen, mais la reprise de volée du Breton s’envole dans les nuages (57ème). Paris fait de la résistance. Feinduno récupère un ballon aux 16 mètres et enroule une belle frappe que Letizi capte magnifiquement (61ème). Après dix minutes folles, les deux équipes se neutralisent. Fernandez lance Hugo Leal et Ronaldinho pour faire la différence. Peine perdue puisque, suite à un corner brossé de Le Pen, Feindouno réussit une magnifique reprise de volée acrobatique qui trompe l’ensemble de la défense parisienne et Letizi, scotché sur sa ligne (1-0, 78ème). Un but lorientais ô combien mérité au vu du nombre d’occasions. Pourtant, et contre toute attente, le PSG va revenir au score sur un exploit personnel d’Anelka. L’international se joue de toute la défense orange et décoche un tir puissant et croisé à l’entrée de la surface qui trouve le petit filet opposé de Stéphane Le Garrec, qui n’avait quasiment rien eu à faire jusqu’à présent (1-1, 88ème). Le PSG reste invaincu mais s’en tire bien. Du côté lorientais, on a de quoi être déçu du partage des points.

Les réactions :

Angel Marcos (entraîneur de Lorient) : « Le moindre ballon perdu pose problème face au PSG. Ce soir, on ne pouvait s’en sortir que collectivement. L’équipe a fait un bon match, nous avons joué à notre niveau. Anelka a deux actions, il en met une au fond. Il n’y rien à ajouter. »

Luis Fernandez : « Je suis de ceux qui auraient facilement accepté de ne pas jouer ce week – end. Mais il faut se concentrer sur ce match à Lorient, un promu qui réussit un très bon début de Championnat. Ils restent sur l’euphorie de leur montée en D1 et ont gardé la même confiance. Contre nous, ils n’auront rien à perdre. Mais on le sait, à nous donc de bien aborder la rencontre et de faire valoir nos armes. Le PSG n’a pas à calculer mais devra observer ce que fait Lorient avant d’agir. Il faudra gagner les duels dès le début de rencontre et garder notre esprit et notre envie. L’équipe a du caractère, de la force, nos adversaires savent que l’on peut réussir à retourner n’importe quelle situation. L’objectif premier sera de gagner, avant de penser à garder notre invincibilité. On aborde deux semaines chargées où l’on jouera cinq matches. On va faire tourner un peu l’effectif. Parfois, il faut savoir faire souffler certains joueurs si on veut aller loin dans toutes les compétitions. C’est d’autant plus facile pour moi que l’on a un gros potentiel et que les joueurs de banc adhèrent parfaitement à ce message. Tout le monde se sent concerné. On a seulement deux victoires ? C’est vrai, mais il ne faut pas oublier que l’on a rencontré des équipes comme Lille, qui joue la Ligue des champions, Lens et Auxerre, leaders du Championnat où Monaco qui reste une grande équipe. Si on avait été premiers avec trois ou six points d’avance, on commencerait à être beaux… Là, on est bien, on doit rester dans ce groupe du haut de tableau. Il ne faut pas s’inquiéter des points, le principal est de garder cette stabilité et de gérer au mieux cette période délicate que traverse le club chaque année vers novembre-décembre.

Frédéric Déhu : « C’est difficile de prendre du plaisir quand on rentre sur le terrain, on ne peut pas rester insensible à ce qui se passe aux Etats – Unis. Vendredi, on a fait trois minutes de silence dans les vestiaires. Pour moi, il aurait fallu reporter aussi la journée de ce week-end. C’est le seul petit geste que nous, footballeurs, pouvions faire pour les victimes. Ce n’est pas pour cela que nous irons à Lorient en traînant des pieds. Nous y allons pour gagner.
Je n’ai pas encore pu voir Lorient évoluer mais la qualité est là. Il faudra être vigilant et attentif et surtout ne pas faire les mêmes erreurs que contre Monaco et Lens, où l’on est mené 2-0 avant de réagir. On devra prendre le jeu à notre compte, imposer notre rythme et peser sur nos adversaires. Et si on tient le score, on sait que nos attaquants sont capables de marquer à tout instant en fin de match. »

Lionel Letizi : « On s’en sort bien. Il faut être lucide, on n’a pas été bon samedi. Et ce n’est pas la première fois qu’on se retrouve en difficulté. Désormais, il va falloir se méfier. A Lorient, on est tombé sur une équipe parfaitement organisée qui pouvait se satisfaire du nul. Donc, on les a trouvés tous derrière en première mi – temps. Il aurait fallu qu’on soit en mesure de percer ce rideau défensif, de produire du jeu en mouvement. Ce qu’on n’a pas su faire. On ne s’est jamais affolé mais à part balancer de longs ballons devant, on ne savait pas quoi faire. Derrière, Pochettino – Heinze étaient obligés de jouer à la « passe à dix » parce qu’ils ne trouvaient pas de solutions. »

Mauricio Pochettino : « En football, les choses vont très vite. C’est bien de ne pas rester trop longtemps sur ce qui s’est passé à Lorient. On n’a pas le temps de gamberger. Bucarest, ce sera autre chose que Lorient. Il faut réussir un bon résultat pour aller là – bas tranquille. On n’a pas fait un bon match, voilà tout. Lorient nous a mis une bonne pression au milieu du terrain, ils étaient aussi bien organisés en défense. Nous, on n’a pas su comment réagir. On n’a jamais su comment ressortir le ballon et développer notre jeu. On ne s’y attendait pas. On est quand même revenus avec le nul et ce n’est pas si mal. Il faut se souvenir de ce qu’on a fait de bien jusqu’à maintenant. Notre prestation face à Rennes, par exemple (3-0). »

Les notes du Parisien :

Letizi (6). Il a longtemps retardé l’échéance avec plusieurs arrêts déterminants. Impuissant sur le but de Feindouno. Derrière un collectif ballotté de toute part, il s’est montré sûr dans ses interventions.
Cristobal (4,5). Gêné par la vivacité des attaquants lorientais, il a joué sur son expérience plus que sur ses qualités. Ce n’est pas suffisant.

Pochettino (5). Plus sollicité que prévu, le libero parisien a effectué quelques interventions décisives. Mais il a aussi abusé de ballons dans l’axe de la défense lorientaise. Une soirée laborieuse.

Heinze (5). Parfois obligé de parer au plus pressé, l’Italo – Argentin n’a pas ménagé ses efforts. Mais dans la relance il a trop souvent sauté son milieu de terrain pour balancer des ballons dans le dos de la défense adverse. Avec comme principale conséquence de rendre la maîtrise du jeu à Lorient.

Domi (4). Un retour difficile dans le onze de départ. Latéral gauche, il a eu du mal à entrer dans la partie. Une main dans la surface qui aurait pu coûter un penalty au PSG (15ème). Dans l’embarras face au remuant duo Feindouno – Guel.

Déhu (4). Franchement, le capitaine du PSG a passé une mauvaise soirée dans le Morbihan. Il perd des ballons et n’en récupère finalement pas beaucoup. Au bout du compte, il est de peu d’effet sur le jeu parisien.

Cissé (4). D’abord milieu récupérateur droit, il est passé à gauche à la demi-heure de jeu. Pour un rendement guère plus productif. Indéniablement, des problèmes de placement ont perturbé son action générale.

Okocha (4). Mal à l’aise dans la nouvelle organisation tactique du PSG, le milieu de terrain nigérian a cherché ses marques. Désespérément. Dans l’axe ou côté droit, il n’a jamais éclairé le jeu parisien. Ronaldinho lui a succédé (74ème) sans plus de réussite.

Mendy (4). Un but injustement refusé par l’arbitre après seulement une minute de jeu. Sa fougue initiale a alors laissé place à l’approximation. Il était censé profiter de sa vitesse pour investir le couloir droit et déborder. Ce qu’il n’a jamais fait. Remplacé par Hugo Leal (66ème) qui n’a pas davantage trouvé sa place sur le terrain.

Agostinho (3,5). On attendait beaucoup de la première titularisation du Portugais. Dans le couloir gauche, il a couru en pure perte derrière des ballons difficilement exploitables. En manque de rythme, il faudra attendre pour juger de ses qualités et savoir ce qu’il peut apporter au PSG. Remplacé par Aloisio (54ème) qui est venu soulager Anelka. C’est lui qui sert l’international français pour l’égalisation.

Anelka (6). Seul attaquant de pointe jusqu’à l’entrée d’Aloisio, il a attendu en vain des opportunités de s’illustrer. Livré à lui-même, il a pris ses responsabilités et s’illustre sur une action individuelle qui amène l’égalisation (89ème). Dans l’ensemble, il reste un mystère pour ses coéquipiers incapables de le solliciter dans le bon tempo.


Le stade :

Vue aérienne du stade Yves-Allainmat, dit du Moustoir
Vue aérienne du stade Yves-Allainmat, dit du Moustoir

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