PSG – Bayern Munich 1-0, 26/09/00, Ligue des Champions 00-01

0001_PSG_Bayern_Anelka2Mardi 26.09.2000, Ligue des Champions, Première phase, Groupe F, 3e journée (3e place) à Paris, au Parc des Princes :
PARIS ST-GERMAIN F.C. – F.C. BAYERN MUNICH (All.)  1:0 (0:0)
– 45 000 spectateurs environ. But : Laurent Leroy, 90′.
L’Équipe du PSG : Lionel Letizi – Jimmy Algérino, Frédéric Déhu, Éric Rabésandratana, Bernard Mendy – Stéphane Dalmat, Peter Luccin, Ali Benarbia (Pierre Ducrocq, 69′), Laurent Robert – Nicolas Anelka, Christian Corrêa (Laurent Leroy, 79′). Entraîneur : Philippe Bergeroo.


Maillot utilisé :

Maillot domicile 2000-01 en version Europe (collection MaillotsPSG)
Maillot domicile 2000-01 en version Europe (collection MaillotsPSG)

Billet :

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Photos du match :

Photo Ch. Gavelle, psg.fr
Nicolas Anelka face à Kahn (Ch. Gavelle)
Photo Ch. Gavelle, psg.fr
Crstian sous les yeux d’Anelka (Ch. Gavelle)
Photo Ch. Gavelle, psg.fr
Contrôle de Peter Luccin (Ch. Gavelle)
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Nicolas Anelka taclé
Photo Ch. Gavelle, psg.fr
Les Benarbia père et fils, lors de la présentation des équipes (Ch. Gavelle)
Le tifo du Kop de Boulogne
Le tifo du Kop de Boulogne

Vidéo (le but) :


Compte-rendu (J. Carlin, psg.fr) :

Tel un Mozart du ballon rond, Laurent Leroy a offert à Paris sa plus belle partition depuis l’ouverture de son festival en ballon rond. Un but, un seul, a suffi à faire plier le grand Oliver Kahn. Le capitaine allemand n’en est toujours pas revenu, tant l’intensité de cette rencontre laissait à penser qu’il y avait forcément du KO dans l’air.

D’ailleurs, les retrouvailles entre Paris et le Bayern ont donné des ailes aux vingt-deux acteurs. Paris a très vite envie de faire plier Kahn, et il est vrai que le blond gardien du Bayern s’est montré particulièrement confiant dans les médias avant ses retrouvailles avec Paris et son Parc des Princes. A-t-il déjà oublié les trois buts avec lesquels il était rentré en Bavière, il y a trois ans de cela (3-1) ? Ou plutôt les a-t-il mal digérés ?

Quoi qu’il en soit, s’il y en a un à qui Kahn a aussi pas mal réussi c’est Nicolas Anelka. L’ancien « merengue » n’a pas oublié qu’il avait éliminé les Allemands l’an passé dans cette même compétition, notamment grâce à un coup de tête magistral à Munich. Ce bon coup de boule lui vaudra même un « mua » (smack) à la « Une » du plus important des quotidiens sportifs d’Espagne. C’est dire, si ceux qui l’avaient détesté tout au long de la saison ont vite retourné leur veste. Enfin, tout ceci n’est que de l’histoire ancienne, ce soir, Paris a un standing à respecter, Bayern ou pas.

Et c’est justement le môme de Trappes qui allume la première mèche sur un centre de Mendy, mais Tarnat revient juste à temps pour écarter (2e). On vous l’a dit tout va aller à deux cent à l’heure. D’un côté comme de l’autre. Le Bayern réagit et c’est Tarnat qui reprend de volée un ballon qui file à gauche des buts de Létizi. Les premiers duels sont importants, et souvent musclés. Luccin et Sforza se font des misères, et par deux fois Monsieur Messina est obligé d’intervenir (12e et 14e). Ce même Luccin qui frappe dans les pieds allemands, avant que Robert ne manque d’un rien sa reprise (16e). Paris est dans le tempo, et impose un beau défi physique et technique à des allemands attentifs.

Ça coince dans l’axe, si bien qu’en véritable métronome, Ali Benarbia va se charger d’exploiter les côtés. C’est Robert qui adresse un premier centre parfait pour Anelka, mais Linke est bien revenu (18e). Salihamidzic essaye de faire oublier deux minutes plus tard cet assaut parisien, mais il ne trouve personne au bout de son centre. Le pressing est constant et Monsieur Messina est obligé de couvrir pas mal de mètres pour suivre ce jeu allègre et rythmé, qui file d’un but à l’autre.

On se demande même quand est-ce que Paris va enfin trouver la faille. Anelka se retrouve seul face à Kahn, mais là encore le dernier rempart munichois ne cède pas (21e). Benarbia est de tous les coups. Le milieu de terrain parisien est en confiance et fait valoir son expérience. Il s’infiltre derrière Tarnat mais se fait chiper in extremis le ballon (26e).

Après un une-deux avec Anelka, Christian adresse une bonne frappe cadrée à ras de terre qui oblige Kahn à se coucher (30e). Paris force mais Munich ne plie pas. Et si ce n’est pas faute d’essayer, il faut reconnaître aux joueurs d’Hitzfeld, d’énormes qualités défensives. En voulant marquer au plus vite, Paris s’expose au contre. Jancker est à deux doigts de tromper Létizi, mais le portier parisien, particulièrement inspiré, ne s’en laisse pas conter (32e) et dégage dans les pieds de Wiesinger qui tente instantanément un lob. Sans réussite (32e). C’est sûrement l’action la plus dangereuse du Bayern de cette première période. Le rythme baisse dans le dernier quart d’heure, même si l’on peut dénombrer encore beaucoup d’actions dangereuses. Les derniers actions des Allemands sont l’actif de Salihamidzic (tête, 33e), Sforza (tir au dessus, 44e) et de Scholl (tête cadrée, 45e). A Paris, c’est Christian dos au but (44e) puis une frappe de Déhu qui prenait le chemin des filets (45e) qui scellent une première période très agréable.

Duels Anelka-Kahn

On se dit alors qu’après pareille période, d’un côté comme de l’autre, le rythme va baisser. Il n’en est rien. Ça repart à fond. Christian laisse Sagnol et Andersson sur place, il frappe mais Kahn est encore à la parade. Que faut-il faire pour faire plier ce rempart ? Le capitaine des Bavarois est en grande forme ce soir.

Du coup, les joueurs de champ sont plus confiants, et élargissent le jeu. Ce sont cette fois les Munichois qui testent les couloirs. Scholl qui était infirme voilà encore quelques heures a retrouvé la plénitude de ses moyens. Dès qu’il touche un ballon, Paris est en danger. Du coup, Bergeroo se montre prudent et fait entrer un milieu récupérateur supplémentaire. Benarbia qui a été parfait laisse sa place à Ducrocq (65e). En face, Hitzfeld n’en démord pas et lance un attaquant supplémentaire.

Wiesinger laisse sa place à Santa Cruz (76e). Anelka n’a pas cessé sa chasse au but. Par deux fois il bute sur celui qu’il avait mystifié l’an dernier (74e et 76e). On sent ce PSG sûr de son fait tout en étant très concentré sur les affaires défensives. Le choix de Bergeroo est le bon. Deux milieux en récupération, c’est LA solution pour étouffer le milieu bavarois. Une fois encore, Létizi fait l’arrêt qu’il faut sur Scholl qui peut se mordre les doigts de rater un but qui lui tendait les bras (85e). Au lieu d’anéantir Paris, cela décuple son énergie. Leroy qui a remplacé Christian sème la zizanie par ses nombreux appels de balle en profondeur. Un seul suffira. Laurent Leroy qui n’a beaucoup d’espace, s’infiltre entre Linke et Andersson. Son contrôle de l’extérieur du pied droit c’est la première lame qui coupe le poil. La seconde nettoie tout sur son passage, et laisse Kahn hors d’état de nuire (90e).

C’était le but à mettre, et Leroy ne l’a pas raté. L’enfant de Valenciennes peut savourer cet instant. Sa patience est récompensée de la plus belle des manières qui soit. Monsieur Messina lui rappelle au passage qu’il ne s’agit pas d’un match de plage, mais la joie est si forte que Leroy renfile son maillot avec le sourire. Trois coups de siflet plus loin, Kahn est en colère, il balance ses gants puis ses protèges-tibia et se dirige aux vestiaires la tête basse. La prochaine fois, il pourra étaler ses commentaires sur Leroy et non plus sur Anelka.


Le stade :

Le Parc des Princes
Le Parc des Princes

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