Bastia – PSG 1-1, 17/12/00, Division 1 00-01

Les parisiens avant le coup d'envoi (O. Andrivon)

Dimanche 17.12.2000, Championnat de France, Division 1, 21e journée (11e place) à Bastia, au Stade Armand-Césari (Furiani) :
S.C. BASTIA – PARIS ST-GERMAIN F.C.  1:1 (0:1)
– 9 212 spectateurs. Buts : F.Mendy, 23′ contre son camp ; Née, 55′.
L’Équipe du PSG : Lionel Letizi – Talal El-Karkouri, Frédéric Déhu, Sylvain Distin, Igor Yanovski – Édouard Cissé, Pierre Ducrocq, Peter Luccin (Éric Rabésandratana, 90′), Stéphane Dalmat (Aliou Cissé, 69′) – Nicolas Anelka, Laurent Robert (Laurent Leroy, 64′). Entraîneur : Luis Fernandez.
Avertissements à Aliou Cissé, Peter Luccin et Igor Yanovski.


Maillot utilisé :

Maillot extérieur 2000-01 (collection MaillotsPSG)
Maillot extérieur 2000-01 (collection MaillotsPSG)

Billet :

(collection La Mémoire du PSG)
(collection La Mémoire du PSG)

Programme :

(collection La Mémoire du PSG)
(collection La Mémoire du PSG)

Photos du match :

Les parisiens avant le coup d'envoi (O. Andrivon)
Les parisiens avant le coup d’envoi (O. Andrivon)
Photo Ch. Gavelle, psg.fr
Nicolas Anelka à la lutte avec le bastiais Domoraud (Ch. Gavelle)
Photo Ch. Gavelle, psg.fr
Aliou Cissé pressé par deux corses (Ch. Gavelle)

Vidéo :


Compte-rendu (psg.fr) :

Un point d’honneur

Paris y a mis les tripes. A défaut d’avoir réussi le même exploit qu’à la fin de la saison dernière, Paris a montré un visage de combattant qu’on ne lui connaissait plus. Les hommes de Fernandez n’ont rien lâché en terre corse, et même s’ils ont été rejoints au score, c’est un beau point qu’ils ramènent de ce périple chez les insulaires.

Les plus critiques diront sans doute qu’il y a encore du pain sur la planche. Les autres, que les progrès sont réels. Et dans les deux cas, chacun aura raison. Car si Paris ce soir n’a pas réussi le même exploit à Bastia qu’en avril dernier, il y a encore montré un visage conquérant et novateur.

L’an passé, c’était après une coupe de la Ligue désastreuse que le PSG était venu chercher sa qualification en Ligue des champions. Cette saison, après une période difficile, les joueurs de la capitale viennent de montrer un visage qu’on ne leur connaissait plus, un visage de guerrier, de battant. Pourtant, on est encore loin du compte, car pour Fernandez, nul doute que les essais continuent. Cette fois, c’est Rabesandratana qui se retrouve sur le banc au profit d’une autre défense axiale à trois joueurs, Déhu (avec le brassard de capitaine) étant encadré par Distin et El-Karkouri.

De son côté, Okocha devait initialement prendre place dans le jeu, il n’a pas pu, suite à une réclamation bastiaise de bonne guerre (voir en fin d’article), et c’est donc Dalmat qui s’est vu confier le rôle de meneur de jeu. C’est dire si les chantiers sont importants et que Luis cherche et cherche encore la bonne formule.

Mais c’est peut-être d’agressivité dont il est le plus question. Ce mordant qui manque à Paris pour imposer des qualités techniques qui ne demandent qu’à briller. Et c’est d’ailleurs sous ce pli qu’on va entamer ce chapitre corse. Nicolas Anelka vient à peine de récupérer sa première passe de la soirée, de la part de Stéphanie Faby (Miss Corse, et dauphine de Miss France) et déjà il fait parler de lui. Mais son heure n’est pas encore venue. C’est un ancien parisien, Yann Lachuer, qui allume la première mèche de la soirée, mais sa frappe n’est pas assez enveloppée (9e). Paris semble bien vivre cette nouvelle organisation.

Les ballons remontent vite, et Edouard Cissé comme Stéphane Dalmat sont assez bien inspirés pour trouver les deux flèches parisiennes : Robert et Anelka. Si Robert voit sa frappe à ras de terre ne pas trop inquiéter Eric Durand (13e), en revanche, il faut un retour in extremis de Soumah pour empêcher Dalmat d’armer sa frappe dans la surface de but, bien lancé par Anelka (22e).

Bastia n’est pas maître du jeu, et se fait même bousculer dans l’entrejeu. Et ce n’est donc pas un hasard si ce sont les protégés de Luis Fernandez qui ouvrent le score, à peine une minute après le sauvetage de Soumah devant Dalmat. Bien en jambes, Nicolas Anelka s’engouffre vers le point de penalty entre Domoraud et Soumah. L’ancien gunner a vu Robert qui arrive à grands enjambées et cherche à prolonger du bout de sa chaussure. Mais Mendy, revenu à sa hauteur, dévie de l’intérieur du pied gauche. Durand est battu (23e).

La suite de cette première période est plutôt à l’avantage des Bastiais. Ferreira monté en attaque prêter main forte lâche quelques frappes qui donnent des frissons aux Parisiens. Puis c’est au tour de Lachuer de distiller quelques bons ballons pour Née et André, mais à chaque fois, il se trouve un pied ou une tête pour repousser la menace corse.

Faute de réalisme, c’est Paris qui procède alors en contres. Luccin récupère un énième ballon et lance Robert qui échappe à la vigilance de ses protecteurs, mais Durand, sorti à trente-cinq mètres de ses buts joue les pompiers de service (44e).

Une faute anodine

Les joueurs de Frédéric Antonetti reprennent le chemin de l’école avec des vertus un peu plus besogneuses. C’est dans ce domaine que Paris surprend ce soir, et c’est aussi grâce à cela qu’il mène à la pause. Les insulaires mettent tout de suite une forte pression sur le but de Lionel Létizi. Seul un coup-franc à ras de terre de Robert, côté droit, vient troubler cet acharnement local (51e).

Pour commencer les vraies hostilités, il y a tout d’abord un centre de Ferreira que Swierczewski, esseulé au second poteau, contrôle tranquillement avant de précipiter sa frappe seul face à Létizi (55e). Puis arrive, pour les 9 000 spectateurs d’Armand-Cesari (et 50 fidèles Parisiens), le but de l’égalisation. Ou comment une faute anodine de Robert au milieu du terrain va se transformer en but.

Soumah a vu que la défense parisienne n’était pas replacée, il joue vite, droit devant lui, côté droit. Bien lui en prend puisque cela passe dans le dos de la défense et tombe dans les pieds de Née qui se retrouve seul face à Létizi et l’ajuste d’un lob astucieux (57e). Tout est à refaire pour Paris. Et cela s’annonce d’autant plus difficile que Bastia n’a pas pour habitude de « lâcher », question d’état d’esprit. Mais cette fierté corse, Paris va quand même parvenir à la titiller.

Celui qui a un peu plus le démon que les autres, c’est Yann Lachuer. On connaît la motivation des joueurs à affronter leurs ex-partenaires, surtout lorsque l’on a le sentiment d’avoir laisser passer quelque chose. C’est d’ailleurs ce qu’expliquait en substance le meneur de jeu bastiais cette semaine. Reste que sur la pelouse, il n’a pas la réussite qu’il escomptait. Il est tout prêt de parvenir à ses fins mais il ne finit pas son geste (61e).

Pas plus que André ou Swierczewski. Il y a bien ce coup-franc qu’accorde M. Veissière à la suite d’un dégagement de Letizi au-delà, selon lui, de sa surface de réparation. Ce coup-franc est idéal, mais Née frappe trop haut (67e). Comme les coups de pieds arrêtés ne prennent plus, Swierczewski tente un tir lointain que Létizi repousse cette fois des deux pieds (79e).

Bastia pousse encore et encore, mais autour de Frédéric Déhu, l’arrière garde parisienne se montre plutôt à son avantage. Lachuer essaye une dernière fois, mais sur ce centre qui trouve l’ancien parisien au premier poteau, le ballon file dans les airs de Furiani (90e). Finalement ce n’est que justice, Paris a beaucoup donné et mérite ce point corse.


Le stade :

Vue aérienne du stade Armand-Cesari de Furiani
Vue aérienne du stade Armand-Cesari de Furiani

Note : merci à Olivier Andrivon pour nous avoir concédé le droit d’utiliser sa photo


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