PSG – Marseille 0-0, 29/11/01, Division 1 01-02

... et toujours Ronie!

Jeudi 29.11.2001, Championnat de France, Division 1, 16e journée (7e place) à Paris, au Parc des Princes :
PARIS ST-GERMAIN F.C. – OLYMPIQUE DE MARSEILLE 0:0 (0:0)
– 42 178 spectateurs.
L’Équipe du PSG : Lionel Letizi – Cristóbal Parralo, Talal El-Karkouri, Mauricio Pochettino, Gabriel Heinze – Hugo Leal (Francis Llacer, 67′), Frédéric Déhu, Mikel Arteta, Ronaldinho Gaùcho – José Aloísio (Bartholomew Ogbeche, 55′), Laurent Leroy (Alex Dias, 59′). Entraîneur : Luis Fernandez.
Avertissements à José Aloísio, Mikel Arteta et Ronaldinho Gaùcho.


Maillot utilisé (en version à manches longues) :

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Maillot domicile 2001-2002 (collection MaillotsPSG)

Billet :

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Programme :

(collection La Mémoire du PSG)
(collection La Mémoire du PSG)

Photos du match :

Photos Ch. Gavelle, psg.fr
Ronaldinho… généreux
Photos Ch. Gavelle, psg.fr
…encore Ronnie…
... et toujours Ronie!
… et toujours Ronnie!
Photos Ch. Gavelle, psg.fr
Laurent Leroy
Photos Ch. Gavelle, psg.fr
Séance de french cancan de Gabriel Heinze
Photos Ch. Gavelle, psg.fr
Aloisio en plein vol
Photos Ch. Gavelle, psg.fr
Bartholomew Ogbeche
Alex, entré en cours de match, à la poursuite de Belmadi (B. Tessier)
Alex, entré en cours de match, à la poursuite de Belmadi (B. Tessier)
Hugo Leal balle au pied
Hugo Leal balle au pied
Le jeune espagnol Mikel Arteta
Le jeune espagnol Mikel Arteta
Le Virage Auteuil
Le Virage Auteuil

Compte-rendu (psg.fr) :

C’est une dure leçon du football moderne. La tactique, sous l’emprise d’un engouement dissimulé par des consignes de jeu, peut tuer un match. Il y a d’abord ce Ronaldinho sur lequel on fait faute à trente mètres de ses buts. Ou bien encore les couloirs que l’on bloquent avec les mains. Alors d’accord c’est aussi le football : faire déjouer. Mais pour le spectacle, merci on repassera. Des artifices qui écartent inéluctablement du droit chemin, et lorsque l’on ajoute cette somme d’incongruités, on peut trouver un arbitre perdu dans un océan de malhonnêtetés. D’un côté comme de l’autre, d’ailleurs. Et ainsi vont les sommets, les derbys, les classiques. Appelez-les comme vous voulez, car au final c’est tout un spectacle qui s’y perd. On regrettera d’autant plus, que l’envie de bien faire était là. Très vite, les premiers contacts avec les buts se font sur coups de pied arrêtés. A Paris comme à Marseille. Ronaldinho à l’entrée de la surface (au-dessus, 2ème) et Andre Luiz, dans une sorte de mini corner n’est pas plus inspiré (6ème).

Pas plus de précision que de round d’observation, dans une rencontre où tout a commencé par de l’intox. L’équipe alignée par Luis Fernandez, à trois « détails » près, n’est pas celle qui figure sur les papiers distribués avant la rencontre. Leroy, Aloisio et El Karkouri sont bien sur la pelouse, Ogbèche, Mendy et Llacer, annoncés, n’y sont pas. C’est vrai que l’on imaginait pas Paris débuter avec seulement deux joueurs à vocation offensive (Ogbèche, Ronaldinho). Puis, c’est le premier incident de la rencontre. Ronaldinho s’apprête à tirer un corner côté gauche, lorsque l’intellectuel de service parmi les supporters marseillais lance un pétard vers l’international brésilien. Surpris par la détonation, Roni se tient l’oreille, le temps qu’un regroupement se forme autour de lui (7ème). Il est vrai qu’on oblige pas à avoir un cerveau pour pénétrer dans un stade… Sur le terrain, par contre, les hommes de Tomislav Ivic sont à la hauteur de l’événement. Le milieu de terrain phocéen presse très haut, ce qui complique la tâche parisienne. On devine même très vite quelques consignes, comme celle d’empêcher Ronaldinho de porter le ballon. Les fautes pleuvent à trente mètres sur « Gaucho ». Et très vite, Monsieur Layec va être obligé de sortir le premier avertissement de la soirée à Van Buyten, coupable sur Roni, bien entendu (8ème).

Du coup, pressé très haut, Roni se fait chiper par Dos Santos un ballon à trente mètres du but parisien. L’ancien Montpelliérain adresse un bon centre qui file devant la défense parisienne, mais également devant l’attaque marseillaise. La rencontre est hachée car l’homme en noir est contraint d’arrêter les débats, un peu trop souvent. Point d’agression, juste une envie commune aux vingt-deux acteurs de tout donner. Finalement, on n’en demande pas plus. Le jeu y gagne en efficacité ce qu’il y perd en clarté. Lebœuf (coup-franc, 16ème), puis Ronaldinho (tir hors cadre, 21ème) raniment quelques frissons. Et sur un de ces coup-francs marseillais repoussé par la défense parisienne, il s’en faut de peu que Leroy ne trompe Runje, après avoir fait voir la couleur de son numéro à un Swierczewski, un peu lent (24ème). Puis c’est l’action de cette première période. Le deuxième corner parisien de cette première période trouve la tête d’Andre Luiz qui manque de tromper son propre gardien. Runje veille, et repousse le ballon sur sa barre (32ème). C’est chaud, très chaud même. Vingt-six fautes au total lors de cette première période, pour un temps de jeu réel de vingt-deux minutes, c’est tout dire. Un dernier une-deux entre Roni et Hugo Leal, se termine par une frappe un peu molle de l’espoir portugais (42ème). C’est encore dans un concert lumineux, que les kops reprennent le match. Les fumigènes d’Auteuil nuisent quelques minutes à la visibilité. Mais au vu du spectacle offert durant le premier quart d’heure, on n’y a pas perdu au change.

Le jeu s’articule dans la périphérie de l’arc central, et on finit par regretter le tempo haché de la première période. Il y a bien ce corner d’Andre Luiz pour la tête de Fernandao, mais la tête de ce dernier est déviée par Déhu. Luis en profite pour effectuer ses trois changements (entre la 60e et la 68ème). Ogbèche, Alex et Llacer rejoignent leurs coéquipiers (Aloisio, Leroy et Leal les quittent). Et la fougue d’Ogbèche va progressivement remettre Paris en appétit. Batho est de tous les coups. Du haut de ces 17 ans, il provoque le champion du Monde Lebœuf, et se nourrit de quelques espaces, qui du même coup aiguisent aussi nos appétits. Dans son sillage, Ronaldinho trouve Alex à l’entrée de la surface de réparation. Bien lancée, l’ancienne panthère stéphanoise, d’habitude très prolixe face à Marseille (six buts en deux matches la saison passée) tergiverse face à Runje. Une hésitation coupable qui permet au dernier rempart phocéen, de souffler du bout des gants, un tir qui prenait la direction des ses filets (74ème). Dix minutes plus tard, Alex trouve enfin le chemin du but, mais il est logiquement refusé par Monsieur Layec, qui a bien vu le hors-jeu (85ème). Trois minutes plus tard, la décision est beaucoup plus difficile à supporter dans les kops. La tête de Heinze est repoussée de la main par Yobo ce qui doit avoir le don d’exaspérer Luis (88ème). L’arbitre assistant s’en plaint, et il est poliment demandé à l’entraîneur parisien de rejoindre les vestiaires. Dur, très dur. Le « classique » s’achève donc sur une note salée. Une fois n’est pas coutume, la montagne a accouché d’une souris.

Réactions :

Luis Fernandez : « Je ne suis pas déçu. C’est un résultat favorable. Si c’était un combat de boxe, je dirais qu’on a gagné aux points. On s’est créé des occasions. On a tenté de bonnes choses, mais on a payé nos efforts des matches précédents. Le PSG est toujours invaincu au Parc et c’est déjà pas mal, mais nous méritions la victoire. On ne peut pas dire que c’était un grand match, mais il y a eu de l’envie. Et puis, l’OM est une équipe sérieuse qui a su nous bloquer. Elle nous a posé des problèmes sans avoir d’occasion nette. J’ai vu des PSG-OM où il n’y avait pas trois passes de suite, des matches pourris. Là, je félicite les 22 acteurs de ce match engagé, mais qui est resté dans les limites de la correction. Des deux côtés, il y avait une volonté d’aller de l’avant. Le foot, c’est 22 joueurs… et trois autres (NDLR : l’arbitre et ses deux assistants) qui étaient en panne sèche. Ils connaissent d’ailleurs beaucoup de problèmes en ce moment. Le but sifflé hors-jeu, il faut voir… Mais il y a eu la main en pleine surface. Il y avait penalty. On dit que c’est à l’appréciation de l’arbitre, mais la main était bien là. Ça commence à bien faire. Moi, je n’accepte pas les erreurs de l’arbitre. On ne peut pas les accepter. Il y a main dans la surface, mais il ne veut pas la signaler. Il me sort parce que je lui ai répété qu’il y avait cette main. Et puis, il y a aussi cette histoire avec le juge de touche. Avant le match, quand l’arbitre nous a réunis avec les responsables de l’OM, il y avait Ceccaldi, leur président, l’entraîneur Tapie et son adjoint, Ivic. Le juge de touche est entré et m’a adressé un clin d’œil. Tapie l’a remarqué et a ensuite mis la pression. Les quatrièmes arbitres me font toujours un marquage à la culotte. C’est normal, ils ont compris qu’il y avait les photographes et les caméras et donc qu’il fallait être proche de moi. J’ai bien aimé la performance d’Aloisio, mais il est un peu visé par les arbitres en ce moment. Je ne comprends pas pourquoi. »

Alex : « C’était un bon match, et nous avons obtenu un bon résultat. Luis a décidé de me faire rentrer à droite, en plaçant Roni à gauche et Batho dans l’axe, mais ainsi nous n’avons pas réussi à marquer. En tout cas le groupe est fort. Parfois, je suis remplaçant, parfois je joue, c’est ainsi. »

Tomislav Ivic (entraîneur de l’OM) : « On a pris un bon point ce soir. J’ai été agréablement surpris par le PSG, ils ont de jeunes prometteurs. Mais Marseille ne se rend jamais, surtout quand il joue à Paris. Nous avons beaucoup progressé ces derniers matches, et j’espère qu’on est capable de continuer comme ça. Il y a encore du travail en milieu et en attaque, mais je suis complètement satisfait, j’ai confiance en mes joueurs. »

Frank Leboeuf : « On est assez fier même si on aurait pu pousser plus vers l’avant pour marquer, mais on était à l’extérieur, ce n’est pas vraiment à nous de le faire. Je suis content de cette performance, on a rien à se reprocher. Peu de gens croyaient en nous en début de saison mais on arrive à la moitié du championnat et tout le monde voit qu’on est présent. »

Les notes du Parisien :

Letizi (5,5). Aigri après le but concédé face à Guingamp, il avait à cœur de faire un bon match. Ce n’est que partie remise, car il n’a pratiquement rien eu à faire.
Pochettino (5,5). Quelques fautes inutiles et des relances difficiles dues à des coéquipiers souvent statiques ne lui ont pas offert beaucoup de choix. L’Argentin reste néanmoins un pilier de l’équipe.

Déhu (5). Averti pour une faute grossière sur Belmadi (6ème), le capitaine parisien s’est repris, mais a fait quelques petites erreurs inhabituelles. Son entente avec Pochettino n’est plus à démontrer.

El Karkouri (5). Il avait pour mission de museler Bakayoko. Il s’est parfaitement acquitté de cette tâche. Une intervention dangereuse devant Letizi (60ème) aurait pu coûter cher. Sa prestation d’ensemble est encourageante.

Cristobal (5). Dans une position de milieu droit défensif, il a plutôt bien bloqué son couloir, c’est ce que lui demande Fernandez. L’Espagnol vient trop rarement créer le surnombre en attaque.

Arteta (5,5). Toujours aussi présent au milieu de terrain, l’ancien Barcelonais clarifie le jeu parisien, c’est dire tout son mérite. Il n’a pas beaucoup pesé en attaque, mais on ne peut pas tout lui demander.

Hugo Leal (5,5). Le Portugais s’intègre de mieux en mieux dans le collectif parisien. Précieux dans la récupération du ballon, il manque encore de clairvoyance en attaque. Touché à la cuisse, il est remplacé par Llacer (67ème).

Heinze (5,5). Dans son nouveau rôle de milieu gauche, il a été moins en vue qu’à Nantes, mais offre des garanties indéniables à ce poste. Ba ne lui a posé aucun problème en défense, il aurait pu en profiter pour se monter d’avantage.

Ronaldinho (6). Très actif lors de la première demi-heure, il s’est ensuite peu à peu éteint. Le Brésilien a souvent poussé les Marseillais à la faute. Il pèse de plus en plus sur le jeu mais pêche encore par excès d’individualisme.

Leroy (5). Toujours aussi percutant et volontaire, il a retrouvé le Parc avec un plaisir partagé par le public. Sa pointe de vitesse est intacte, il lui reste à trouver des automatismes avec ses partenaires. Remplacé par Alex (59ème).

Aloisio (4). Il aime les combats d’homme à homme. Avec Leboeuf et surtout Van Buyten, il a été servi et n’est finalement jamais sorti vainqueur de ses duels. Averti (38ème) et remplacé par Ogbèche (55ème) dont le culot n’a pas été récompensé.


Le stade :

Le Parc des Princes
Le Parc des Princes

Liens :

La vidéo du match complet : http://www.youtube.com/watch?v=0eSFJm2oa_c

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